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Les animaux à Paris

Mise à jour le 18/07/2019
Vous ne le savez peut-être pas mais Paris accueille plus de 1 300 espèces animales sauvages, dont des renards, des chauves-souris ou encore de nombreux oiseaux et insectes. En outre, environ 250 000 chats et 100 000 chiens, mais aussi des nouveaux animaux de compagnie, comme les lapins, les hamsters ou encore les tortues, partagent au quotidien la vie des Parisien.ne.s.
Ces animaux font partie de notre vie quotidienne et partagent avec nous l’espace urbain. En cela, il est important d’assurer une cohabitation harmonieuse entre l’Homme et l’animal.

La stratégie Animaux en ville

Ces dernières années, le regard de la société sur l’animal a évolué, jusqu’à la transcription légale de ce changement dans le Code civil qui reconnaît en 2015 les animaux comme « êtres vivants doués de sensibilité ». La stratégie issue des travaux de la mission Animaux en ville et votée par le Conseil de Paris en novembre 2018 se décline en 4 axes, 15 objectifs et 71 préconisations.

Les 4 axes de la stratégie Animaux en ville

  • Mieux informer et mieux communiquer sur la place des animaux en ville (23 actions)
  • Promouvoir le respect et le bien-être des animaux (11 actions)
  • Renforcer la place de l’animal domestique en ville (19 actions)
  • Changer de regard sur la faune sauvage en ville (18 actions)

Bien vivre avec son animal de compagnie à Paris

Le Guide de l’animal en ville

Le Guide de l’animal en ville répond aux questions les plus fréquentes relatives à la présence d’animaux en ville. Il informe les propriétaires d’animaux de compagnie, ou non, de la réglementation à respecter à ce sujet et des bons gestes à adopter pour qu’animaux et humains cohabitent sereinement en ville.

En le parcourant, vous pourrez découvrir ce qui se cache derrière le terme « NAC » (p. 18), connaître les bénéfices de l’éco-pâturage (p. 23), être conseillé.e si vous souhaitez adopter un chat (p. 14) ou un chien (p. 8) ou encore apprendre les bons gestes pour réussir à capturer un animal sauvage blessé (p. 40) après avoir évalué la situation (p. 38) et avant de l’acheminer vers un centre de soins de la faune sauvage (p. 39).

Les responsabilités du propriétaire d’un animal de compagnie

Recommandations

  • L’identification de votre animal est obligatoire : à effectuer par le moyen d’une puce électronique ou d’un tatouage chez un vétérinaire. Pensez à prévenir l’I-CAD en cas de changement de coordonnées (propriétaire, adresse, numéro de téléphone…).
  • La stérilisation est vivement conseillée : s’occuper d’une femelle gestante et de ses portées est une grande responsabilité et devenir éleveur est soumis à des réglementations.
  • Pour le bien de votre animal, il est recommandé d’effectuer un suivi annuel chez le vétérinaire et une mise à jour régulière des vaccinations : un animal en bonne santé est la garantie d’un comportement sociable.
L'abandon
100 000 chiens et chats sont abandonnés en France chaque année, dont 60 000 pour cause de départ en vacances. Pourtant, des solutions de garde - dont certaines gratuites - existent comme le pet-sitting, la pension, la mise à disposition du logement en échange de l’entretien de l’animal… De plus, de nombreuses initiatives voient le jour depuis quelques années afin de pouvoir emmener son animal en vacances. La Fondation 30 millions d’amis a par exemple lancé la plateforme Nos Vacances entre Amis qui propose des conseils pour voyager avec son animal ainsi qu’un annuaire des établissements proposant la garde d’animaux.

Maltraitance animale

Si vous êtes témoins d’un abandon et, plus largement, d’actes de maltraitance animale, signalez-le au commissariat de l’arrondissement.

Pensez à l’adoption en refuge

De nombreux animaux vivant dans les refuges ou en famille d’accueil attendent l’adoption. Consultez les annonces an ligne des refuges d’Île de France ou un annuaire de refuges, comme l’annuaire de la protection animale publié par la Fondation 30 millions d’amis.

Bien vivre avec son chien à Paris

Le ramassage des déjections canines est obligatoire

C’est un acte de civisme envers les autres usagers de la voie publique. L’amende pour non ramassage des déjections de votre chien s’élève à 68 €. Par ailleurs, si vous constatez la présence de déjections canines dans l’espace public, il est possible de le signaler via l’application DansMaRue ou sur paris.fr.

Il est obligatoire de tenir les chiens en laisse dans l’espace public

Un chien peut effrayer les promeneurs et détériorer les équipements et les espaces verts. De plus, il risquerait de s’égarer s’il s’éloignait de vous et de s’exposer aux dangers de la circulation routière.
Transports en commun
Les chiens de petite taille enfermés dans des sacs ou paniers ainsi que les chiens guides ou d’assistance sont autorisés à voyager gratuitement dans les transports en commun. Depuis juin 2016 sous réserve de l’achat d’un ticket « tarif réduit » pour chaque voyage, les chiens de grande taille sont également acceptés dans les métros et les RER à condition d’être tenus en laisse et muselés.

Éducation canine

Des éducateurs canins professionnels sont mandatés par la Ville de Paris pour répondre à vos questions relatives à l’éducation, au soin et à la propreté de votre chien. Des renseignements sont disponibles auprès de votre mairie d’arrondissement.

Où promener son chien à Paris ?

L’accès des chiens tenus en laisse est autorisé dans les parcs et jardins ne comportant pas d’aire de jeux pour enfants ou dans les très grands parcs comportant des aires de jeux (le parc des Buttes-Chaumont, le parc Montsouris par exemple). Ils sont interdits dans les cimetières à l’exception des chiens d’assistance.

Des espaces de liberté pour les chiens

Il existe à Paris 13 espaces canins où les chiens peuvent se promener en liberté, sans laisse : place Renée-Vivien (3e), allée du Séminaire Jean-Jacques-Ollier (6e), Place Fontenoy (7e), mail Pierre-Desproges (11e), square Saint-Eloi (12e), square Jacques-Antoine (14e), allée des chiens du parc Georges-Brassens (15e), sentier nature au niveau du pont du Ranelagh (16e), avenue Dode-de-la-Brunerie (16e), square Sainte-Périne (16e), avenue de la Porte de Villiers (17e), square des Batignolles (17e) et boulevard Sérurier (19e).
Par ailleurs, des espaces de libertés canins, de plus d'1 hectare, sont à la disposition des Parisiens et des Parisiennes dans les bois de Boulogne et de Vincennes. Ces espaces sont conçus en prenant en compte les besoins des chiens et de leurs maîtres.

Des chats à Paris

Des chats errants vivent aujourd’hui en petits groupes dans les jardins, cimetières et espaces verts de Paris. Depuis le 6 janvier 1999, la loi apporte une protection aux chats errants en leur accordant le sta­tut de chats libres, à condition qu’ils soient identifiés, stérilisés et relâchés sur leur territoire. Dans le cadre de la stratégie Animaux en ville la Ville de Paris a établi une convention-type autorisant l’installation et l’entretien d’abris pour chats errants dans Paris. Cette initiative a pour objectif de gérer les populations de chats errants et de s’assurer des conditions sanitaires et d’hygiène dans le respect de l’animal.

Les Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC)

Les NAC sont des animaux de compagnie qui appartiennent à d’autres espèces que le chien et le chat, tel que les furets, lapins, hamsters, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, etc. Aujourd’hui très populaires, ils représentent entre 5 et 10 % de nos animaux domestiques. Bien que généralement plus petits que des chats ou des chiens, ils ne peuvent être considérés comme des « substituts » à ces derniers car ils possèdent des besoins spécifiques.

Avant d’acquérir un NAC, il est nécessaire de s’assurer de son origine. En effet, une grande partie des NAC appartient à des espèces exotiques et menacées, et certains spécimens sont prélevés illégalement de leur milieu naturel avant d’être proposé à la vente. Lors de l’achat, il convient donc d’exiger auprès du vendeur les papiers CITES de l’animal sur lesquels figure l’adresse de son élevage d’origine.

Les trophées parisiens « Animal en ville »

La première édition des trophées parisiens « Animal en ville » a récompensé 9 lauréats répartis en 3 catégories : animal dans les résidences pour seniors, EHPAD et centres d’hébergement d’urgence ; animal dans l’espace public ; événement de sensibilisation autour de l’animal en ville.

La préservation de la faune sauvage

La biodiversité à Paris

De nombreuses espèces animales sauvages sont présentes à Paris : libellules, coccinelles, écrevisses, anguilles, brochets, grenouilles, tritons, faucons pèlerins, chouettes hulottes, renards, fouines, écureuils roux, hérissons ou encore 11 espèces de chauves-souris. 129 de ces espèces animales sont protégées au niveau régional ou national, dont plusieurs menacées. Afin de préserver et développer cette biodiversité, la Ville de Paris a adopté un Plan Biodiversité 2018-2024. L’action 30 de ce Plan a notamment pour objectif de changer le regard des Parisiens et des Parisiennes sur la riche faune sauvage qu’accueille Paris via un certain nombre d’actions.

L’interdiction du nourrissage des animaux sauvages

L’article 120 du Règlement Sanitaire Départemental prévoit qu’il est interdit de jeter ou déposer des graines ou de la nourriture dans les lieux publics susceptibles d’attirer les animaux errants, notamment les chats et les pigeons. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les animaux sauvages présents en ville se nourrissent de manière autonome. Dérégler leurs habitudes a des conséquences néfastes sur leur environnement, leur comportement et leur santé.
Interdiction de nourrir des animaux sauvages

Des oiseaux à Paris

Pigeons

Depuis 2003, douze pigeonniers régulièrement entretenus ont été installés à Paris afin de réguler la population de pigeons et les nuisances (déjections, salissures de l’espace public), mais aussi de leur fournir une alimentation respectueuse de leurs besoins. .
Dans le cadre de la stratégie Animal en ville, une étude a été réalisée sur les pigeons parisiens et une stratégie « Pigeons » a été adoptée.

Corneilles

Pendant la phase d’émancipation de leurs oisillons, les corneilles protègent leur progéniture (vol en rase-motte, piqué aérien) et peuvent parfois percevoir les passants et usagers comme une menace, en particulier lorsque les oisillons tombent du nid. Si certains adultes très protecteurs adoptent alors une attitude qui peut être perçue comme de l’agressivité, il ne s’agit en réalité que d’une réaction défensive temporaire. En effet, les parents assistent leurs cornillats pendant quelques semaines tant qu’ils ne sont pas aptes au vol. Dès que la période de reproduction de ces oiseaux est achevée, les corneilles ne font plus preuve d’agressivité.

La lutte contre les espèces exotiques envahissantes

Les Espèces Exotiques Envahissantes (EEE) sont des espèces introduites par l’Homme, non natives du territoire, qui menacent les écosystèmes et les espèces indigènes. L'introduction de ces espèces menace la diversité biologique, c’est pourquoi il est important d’éviter leur prolifération.

Frelon asiatique

Si vous découvrez un nid de frelons asiatiques dans l’espace public, vous pouvez le signaler via l’application DansMaRue ou téléphoner aux services municipaux au 3975, qui prendront en charge sa destruction.
Si le nid se trouve sur le domaine privé, il est de la responsabilité des propriétaires des lieux de faire appel à une entreprise spécialisée dans la destruction des nids de frelons.

Moustique tigre

Ils sont un peu plus petits que les moustiques habituels. On les reconnaît aux rayures noires et blanches sur leur corps et leurs pattes. C’est une espèce invasive qui peut être porteuse de maladies. Il est aujourd’hui durablement implanté en métropole, et il a été plusieurs fois repéré à Paris.

Les animaux de ferme à Paris

Depuis 1989, la Ferme de Paris située au cœur du bois de Vincennes accueille le public afin de le sensibiliser à une gestion durable de l’environnement, mais aussi au respect de la biodiversité et du bien-être animal. L’accès est gratuit et des ateliers, visites et formations y sont organisés sur l’élevage urbain et l’alimentation durable. Plus récemment, de nouvelles fermes urbaines pédagogiques ont vu le jour à Paris.
La présence de vaches, chèvres, brebis, cochons, volailles et lapins à Paris permet de sensibiliser toutes et tous, et notamment les plus jeunes, aux respects des besoins biologiques de ces espèces animales. Des panneaux pédagogiques installés à la Ferme de Paris détaillent d’ailleurs ces besoins et comment les satisfaire.

Questions fréquentes concernant les animaux à Paris

Que faire en cas de découverte d’un animal sauvage blessé ou en situation de détresse ?

Collision avec une baie vitrée ou une voiture, l’environnement urbain regorge de dangers pour un animal sauvage. Ainsi il n’est pas rare de se retrouver face à un animal sauvage qui semble avoir besoin d’aide. Il faut pourtant savoir faire preuve de discernement afin qu’un excès de bonnes intentions ne cause pas plus de tort que de bien à l’animal.

Quelques conseils pour évaluer la situation

La majorité des animaux sauvages amenés dans les centres d’accueil ne sont pas réellement en situation de détresse. Le bon réflexe consiste à évaluer la situation La majorité des animaux sauvages amenés dans les centres d’accueil ne sont pas réellement en situation de détresse. Le bon réflexe consiste à évaluer la situation La majorité des animaux sauvages amenés dans les centres d’accueil ne sont pas réellement en situation de détresse. Le bon réflexe consiste à évaluer la situation afin de ne pas secourir un animal juvénile momentanément éloigné de sa mère ou, un oisillons tombés du nid attendant seulement le secours de leurs parents.). L’idéal est de ne recueillir l’animal que s’il montre des signes apparents de blessure ou un comportement anormal (aile pendante, membre inerte, saignement, etc.)

Si une intervention humaine semble nécessaire, essayez de capturer l’animal avec prudence plus de détails dans le Guide de l’animal en ville p. 40) et de l’emmener au centre d’accueil le plus proche.
Centre d’Accueil de la Faune Sauvage (CEDAF)
Le CEDAF est situé dans l’enceinte de l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort (ENVA).
7 avenue du Général-de-Gaulle, 94700 Maisons-Alfort
- 07.82.74.94.35 (ne reçoit que les SMS, uniquement pour signaler le dépôt d’un animal)
- Local ouvert 24h/24, 7j/7 (se présenter au gardien qui indiquera la salle de dépôt)
– Présence de boîtes dans lesquelles déposer les animaux
– Fiche d’admission à remplir
Pour en savoir plus sur le CEDAF cliquez ici

Que faire en cas de découverte d’un animal errant ?

En présence d’un animal errant, vous avez la possibilité de le signaler :
  • directement au commissariat de l’arrondissement dans lequel se trouve l’animal, notamment s’il s’agit d’un chien dangereux en divagation. Une fois informée de votre signalement par le commissariat, la fourrière animale s’assurera de la capture de l’animal errant.
  • s’il s’agit d’un animal domestique qui présente un tatouage visible, vous pouvez également vous rendre sur le site web du Fichier National d’Identification des carnivores domestiques (ICAD) ou chez le vétérinaire le plus proche, qui se chargera de retrouver ses propriétaires.

Que faire en cas de découverte d’un animal mort ?

En ville, tout comme dans la nature, il est normal de découvrir des cadavres d’animaux, notamment en hiver. Cette mortalité est très rarement suspecte et ne doit pas donner lieu à des inquiétudes. Ne manipulez pas l’animal, ne le jetez pas dans une poubelle ; les agents de la Ville se chargeront de la prise en charge du cadavre. Le signalement s’effectue :

Que faire en cas de morsure par un chien ?

Si vous avez été mordu par un chien, il faut laver la plaie, la désinfecter et la panser avec des compresses stériles avant de vous rendre chez le médecin. Vous devez vous rendre directement aux urgences si la plaie est importante ou si votre vaccin contre le tétanos n’est pas à jour. Si le chien n’a pas été vacciné contre la rage ou s’il s’agit d’un chien errant, rendez-vous à un centre antirabique pour vous faire vacciner.
Si vous êtes le propriétaire de l’animal, la morsure doit être déclarée à la Préfecture de Police et vous devez obligatoirement présenter votre animal à un vétérinaire dans les 24 heures qui suivent la blessure. Trois visites au total seront réalisées chez le vétérinaire sur une période de 15 jours afin de s’assurer que l’animal n’est pas porteur de la rage, qu’il soit vacciné ou non. Le propriétaire doit enfin soumettre l’animal à une évaluation comportementale durant la période de surveillance sanitaire afin de contrôler le niveau de dangerosité du chien et faire les recommandations adéquates.

Que faire si vous êtes témoins de maltraitance animale ?

En cas d’urgence, appelez immédiatement la police ou la gendarmerie. Si l’acte de maltraitance est régulier, essayez de réunir un maximum de preuves et contacter l’association de protection animale la plus proche. Les associations ne peuvent toutefois pas dresser de procès-verbal ou confisquer l’animal, c’est pourquoi il est également nécessaire de prévenir la police. Contacter une association est fortement recommandé car elle pourra se porter partie civile. Enfin, si vous découvrez une vidéo de maltraitance sur internet vous pouvez la signaler sur : www.internet-signalement.gouv.fr
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