Biodiversité

Avec les bois de Boulogne et de Vincennes, près de 500 parcs et jardins, 100 000 arbres d’alignement, la Seine et les canaux, Paris offre de nombreux écrins pour la faune et la flore. Près de 2 000 espèces sauvages, à la fois animales (libellules, coccinelles, écrevisses, anguilles, brochets, grenouilles, tritons, faucons pèlerins, chouettes hulottes, renards, fouines, écureuils roux, hérissons et 11 espèces de chauves-souris) et végétales (orchidées, fougères, mousses, ainsi que les plantes et arbres cultivés) ont été observées à Paris ces dernières années.

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Le Plan Biodiversité 2018-2024

Le plan biodiversité 2018-2024 a été adopté à l’unanimité au Conseil de Paris du 20 mars 2018. Décliné en une trentaine d’actions, ce plan prend le relais de celui lancé en 2011. Objectif : accroître considérablement la végétalisation de la superficie non bâtie de Paris.

Le 26 septembre 2016, la biodiversité était officiellement proclamée citoyenne d’honneur de la Ville. Paris se situe à un carrefour biogéographique naturel où peuvent prospérer la faune et la flore régionales sauvages.

Trente actions issues d'une large concertation, regroupées en 3 axes

Issu d’une large concertation de plus de 2 ans avec le Parisiennes et les Parisiens, les Mairies d’arrondissement, les groupes politiques du Conseil de Paris, les partenaires de la Ville et les associations, le « Plan Biodiversité de Paris 2018-2024 » se décline en 30 actions regroupées en 3 axes.

À travers ce Plan, la Ville s’engage sur un chemin alliant pragmatisme avec des actions visibles rapidement et ambitions fortes: la vision d’une ville,

Les 3 axes du Plan Biodiversité 2018-2024 et quelques exemples de mesures concrètes

La Ville de Paris souhaite agir positivement pour la biodiversité dans tous ses champs de compétences.

. Création d’une clause ou un critère favorable à la Biodiversité pour 40% des marchés de la Ville.

L’éducation et la sensibilisation du public sont des enjeux majeurs pour la lutte en faveur de la biodiversité. Ceci suppose que chacune et chacun s’emparent du Plan Biodiversité et en deviennent les acteurs et les actrices.

. Première édition de l’événement « Faites le Paris de la Biodiversité » du 22 avril au 10 juin 2018 dans tous les arrondissements de la capitale (visites, conférences, expositions, animations pour les enfants et leurs familles, ateliers pédagogiques pour les classes parisiennes).

. Deuxième édition de la distribution de larves de coccinelles et de chrysopes pour sensibiliser le public au développement et à l’installation durable la biodiversité et des insectes auxiliaires.

Il s’agit d’ouvrir de nouveaux espaces verts, mais aussi de proposer un nouveau modèle urbain où la nature se déploie et s’invite partout où cela est possible.

. Projet « + de nature en ville » du budget participatif avec la création de 20 espaces de biodiversité et de 10 zones humides pour renforcer les trames verte et bleue.

. Des pollinisateurs sauvages dans le Parc de Bercy (12e), site identifié comme particulièrement propices aux pollinisateurs sauvages. Un hôtel à insectes, une spirale en pierres sèches, des carrés de sols tassés et des plantations seront ainsi installés.

. Une rivière et un cheminement d’eau dans le bois de Vincennes (avenue des minimes 12e, fermée à la circulation depuis 1999). Son réaménagement consiste à recréer la rivière depuis le lac des Minimes sur un linéaire d’environ 1 350 mètres.

La biodiversité à Paris en quelques chiffres

La biodiversité à Paris est liée au faible nombre de prédateurs et à une mosaïque de milieux de vie. Les espaces verts, les milieux aquatiques, le bâti et les voies de communication (berges de la Seine, voies ferrées, tunnels, rues, trottoirs) participent au maillage des continuités écologiques jusqu’au cœur de la ville dense.


700 espèces de plantes d’Île-de-France observées entre 2010 et 2014

Plus de 1 200 espèces animales recensées ces dernières années

Au moins 9 espèces végétales et 129 espèces animales protégées aux niveaux régional ou national, dont plusieurs menacées (Listes rouges régionales).

Pour en savoir plus, consulter les supports d'exposition Chiffres enjeux et actions du Plan 2018-2024

La gouvernance du Plan

Plan biodiversité

En amont du Plan Biodiversité 2018-2024, l’évaluation du Plan Biodiversité de 2011

En 2016, une grande concertation à permis d’évaluer le premier Plan Biodiversité et d'élaborer le nouveau Plan Biodiversité de Paris.

Tous les acteurs parisiens – habitants, associations, professionnels, élus, services de la Ville, ou encore gestionnaires de parcs et jardins – ont été invités à évaluer le premier Plan de 2011 et co-construire le nouveau Plan Biodiversité, grâce à des ateliers en mairies d'arrondissement pour permettre aux différents acteurs de se rencontrer et d’échanger. des marches exploratoires et une plateforme Madame la Maire, j’ai une idée pour proposer ses idées en ligne. Cela a été l'occasion pour les Parisiens de mieux comprendre ce qui s'est fait sur leur territoire et d'évaluer ce qui reste à faire.

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    S'initier à la biodiversité de Paris

    La Maison Paris nature, un lieu ressources pour le grand public

    La Maison Paris-Nature est un lieu de sensibilisation, d’information et d’éducation sur les richesses naturelles de Paris, Elle organise des formations, des ateliers de découverte, des conférences, des expositions... Ses conseillers Environnement accompagnent aussi les associations, copropriétés, entreprises qui souhaitent valoriser un espace vert pour favoriser la biodiversité.

    Maison Paris nature
    Parc floral de Paris
    75012 Paris
    • Château de Vincennes
    • 12125 - PYRAMIDE ENTRÉE PARC FLORAL
    Voir la fiche

    Les Balades Paris durable, des parcours thématiques sur votre mobile

    Une application mobile gratuite qui propose des itinéraires pédestres pour découvrir la biodiversité urbaine. Des parcours de 2 heures environ pour (re)découvrir Paris, sa faune, sa flore, ses jardins...

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    Balade Paris durable mobile

    Les affiches sur la faune et la flore parisiennes

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    Où se les procurer ?

    Affiches en vente, au prix de 2€ l'affiche, à la boutique du parc de Bagatelle.

    Parc de Bagatelle
    Château de Bagatelle
    75016 PARIS
    • Pont de Neuilly
    • 22007 - CHARCOT (NEUILLY)
    Voir la fiche

    Identifier les Chemins de la nature

    Le territoire parisien, constitué d’un tissu urbain particulièrement dense, peut permettre la vie et le déplacement des espèces animales et végétales sauvages.

    Au travers de la trame verte et bleue, le réseau de réservoirs de biodiversité reliés par des corridors écologiques, terrestres et aquatiques, offre un maillage potentiellement vital pour les espèces sauvages.

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    Cliquer sur le lien pour ouvrir la cartographie des Chemins de la nature à Paris en plein écran.

    Agir pour la biodiversité : végétaliser et laisser pousser la flore spontanée

    Laissez faire la nature, ne désherbez pas vos jardinières. Un espace laissé libre est vite colonisé par de la flore spontanée, des plantes pionnières, adaptées au climat et au sol en place, suivies par leur cortège d’animaux. Les plantes y effectuent leur cycle complet et offrent successivement nectar et graines dont se régalent insectes et oiseaux.

    Installez des jardinières de plantes locales, sauvages, aromatiques… Elles ont un rôle essentiel comme plantes nectarifères pour les papillons (cardère, primevère…) ou les abeilles (bourrache, buis, lavande, phacélie, romarin, sarrasin, thym, rose à fleurs simples, rose trémière…) ou encore nourricières pour les chenilles (brunelle vulgaire, digitale pourpre, lierre, sauge des prés, achillée millefeuille, ortie…) Montées en graines, les plantes des jardinières sont un bon complément alimentaire pour les oiseaux : tournesol, amarante, bleuet, coquelicot, cardère…

    Toute l’année, les oiseaux se baignent pour entretenir leur plumage et se désaltérer. Placez un plat de faible profondeur et renouvelez l’eau régulièrement. N’ajoutez aucun produit même en cas de gel. Pour éviter le développement des larves de moustiques, veillez à changer l'eau deux fois par semaine.
    Vous pouvez aussi recréer un milieu humide dans un grand cache-pot étanche, une bassine ou une demi barrique récupérée (pas de récipient métallique qui risque de rouiller). Installez des plantes que vous trouverez en jardinerie : plantes de surface (petits nénuphars), immergées (cératophylle), flottantes (lentille d’eau) et émergées (plantain d’eau, jonc fleuri, myosotis des marais). Remplissez d’eau et maintenez régulièrement le niveau. Escargots d’eau (limnée, planorbe), insectes aquatiques (notonecte, dytique), libellules s’y réfugieront.

    Plantez des arbustes variés qui constitueront une haie accueillante pour les oiseaux, amphibiens (crapaud), petits reptiles (lézard des murailles) et mammifères insectivores (musaraigne). La diversité de fruits et fleurs qui se succèdent dans le temps les ravit. Pour les oiseaux, favorisez les arbustes aux baies nourricières (aubépine, fusain d’Europe, houx, if, ronce, sureau…) et aux branches accueillantes à la période de nidifi cation. Jardinez à la verticale ! Un mur de verdure est aussi un site de reproduction, un refuge hivernal et une source de nourriture pour toute cette faune. Choisissez des plantes à nectar, à fruits et au feuillage dense (lierre, jasmin, chèvrefeuille, glycine, clématite…) qui grimperont le long d’un treillage ou s’accrocheront directement sur le mur. En pierre ou brique, avec des anfractuosités, ce mur ravira le lézard, grand amateur de mouches et d’araignées. Végétalisez les toits. Paris incite les propriétaires à placer une couverture végétale de plantes résistantes (sédum, joubarbe) lors de la réfection de l’étanchéité des toitures planes. Les professionnels posent un rouleau étanche et thermique avant de dérouler le tapis végétal. Cet aménagement au pouvoir isolant, protège les habitations du vent, de la pluie ou du bruit, améliore la qualité de l’air.

    Agir pour la biodiversité : réaliser des aménagements pour la faune

    Dans la cour d’école ou d’immeuble, le jardin, le balcon, le rebord de fenêtre posez des jardinières de plantes sauvages et aromatiques, abris, abreuvoirs, nichoirs qui composent des micro-milieux pour attirer une faune et une flore diversifiées. Ils offrent un espace de tranquillité pour se reproduire, s’abriter, se nourrir, se désaltérer… Chaque aménagement reproduit ainsi, à petite échelle, un site spécifique favorable à l’installation d’une espèce. Vous pouvez vous aussi réaliser de petits aménagements simples pour participer au maintien et à la sauvegarde de la biodiversité en ville.

    Accueillir les oiseaux

    À la fin de l’automne, les insectes disparaissent (migration, hibernation). Certains oiseaux (accenteur mouchet, rouge-gorge, sittelle torchepot, pinson des arbres), non migrateurs, modifient alors leur comportement alimentaire : ils deviennent granivores et frugivores. Lors des périodes les plus froides, installez en hauteur une mangeoire garnie d’aliments riches en sucres et en graisses : mélange de graines, margarine, fruits. Cessez tout nourrissage dès les premiers beaux jours fin février, pour ne pas perturber la chaîne alimentaire et laisser aux oiseaux leur autonomie. Le nourrissage des pigeons est interdit pour des raisons sanitaires (propreté, effectifs et santé de ces populations d’oiseaux). La Ville de Paris met en place dans les arrondissements des pigeonniers qui contribuent à leur régulation.

    Les espaces propices à la nidification sont difficiles à trouver en ville. Posez un nichoir en bois en hiver, période durant laquelle les adultes visitent les sites potentiels. Placez-le à 2 mètres de haut, pour qu’il soit inaccessible aux chats, et l’ouverture opposée aux pluies dominantes, dans un endroit calme. Chaque nichoir, par sa forme et le diamètre de son ouverture, est spécifique à une espèce : nichoir à mésange bleue 2,8 cm, moineau 7 cm, rouge-gorge ouverture rectangulaire de 10 x 7 cm. L’hirondelle de fenêtre est menacée par l’utilisation d’insecticides et le manque de matériaux (terre argileuse) ou de structures adaptées (façades trop lisses) pour construire son nid. Elle niche dans un lieu protégé du vent et des intempéries. À défaut de pouvoir réutiliser un ancien nid, il lui faut 10 jours pour le construire.


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    Aider les insectes

    Installez des bûches percées de trous de 3 à 8 mm de diamètre et de 3 à 4 cm de profondeur orientées vers le sud. Elles permettront à de nombreux insectes pollinisateurs ou prédateurs des pucerons, de s’abriter et de se reproduire. Des abeilles solitaires, des petites guêpes, prédatrices de chenilles, pondent leurs oeufs dans des tiges creuses, des coquilles d’escargots ou dans le sol. En ville, ces gîtes sont rares : peu de vieux murs, sol goudronné, peu de friches. Parmi les 900 espèces d’abeilles en Europe, la plupart sont solitaires. Chez les osmies, le nid linéaire est formé de plusieurs loges fabriquées à l’aide d’argile malaxée avec de la salive, de fragments de feuilles ou de pétales. La femelle pond des oeufs fécondés (qui donneront des femelles) au fond du nid et des oeufs non fécondés (mâles) près de la sortie. Un mélange de nectar et pollen pour la nourriture de la future larve est déposé à côté de chaque ponte.

    Suspendez, à l’abri du vent, des fagots de 10 à 20 tiges de 20 cm de long liés avec de la fi celle ou du fil de fer. Utilisez des tiges creuses (de paille et de bambou de diamètres variés et aux nœuds espacés) et des tiges à moelle (ronce, framboisier, sureau...). Chaque cavité bouchée indique qu’un insecte y a fait son nid.

    Enterrez à l’envers un pot rempli de paille muni d’un bambou creux planté dans le trou d’évacuation d’eau et qui affleurera à la surface du sol. Pour l’abriter de la pluie, placez, au dessus du pot, une simple planche posée sur quatre pierres.

    Les coccinelles, dévoreuses de pucerons, s’endorment à l’automne sous les écorces ou les pierres, jusqu’au printemps. Un assemblage de pots de fleurs en terre en “poupées russes”, maintenus par une tige centrale, ou un pot en terre rempli de couches successives de carton ondulé, couché sur le côté, les abritera durant la mauvaise saison. Un simple empilement d’écorces disposées en mille-feuille sur une jardinière fera aussi l’affaire.

    Accrochez par le fond, au tronc d’un arbuste infesté de pucerons, un pot rempli de paille ou de papier froissé. Il sera un lieu idéal pour les forficules (perce-oreilles) et chrysopes (« mouches» aux yeux d’or), prédateurs de ces suceurs de sève. La larve du chrysope, très discrète, dévore 60 à 100 pucerons par jour et en deux semaines 10 000 œufs d’acariens.


    Offrir des petit gîtes aux mammifères

    Un abri qui tombe à pic ! Le hérisson d’Europe, insectivore, apprécie aussi escargots et limaces qu’il chasse à la tombée de la nuit. Il se réfugie dans les haies ou dans des tas de feuilles et peut visiter plusieurs jardins voisins si un passage le lui permet. Fabriquez-lui une cachette nature : une boîte de 30 cm de côté garnie de copeaux de bois non traités et cachée sous des feuilles ou entre des bûches. Prévoyez un tuyau de 10 cm de diamètre sortant de l’abri pour empêcher les chats de rentrer et le protéger du vent.

    Un refuge aux poils ! Nocturne, la pipistrelle commune est la plus petite chauve-souris d’Europe. Un seul individu peut ingurgiter près de 3 000 insectes en une nuit autour des lampadaires, au-dessus des jardins, des points d’eau… Ce mammifère volant niche dans des cavités. En ville, ces emplacements sont rares,la pose de nichoirs est une bonne alternative. Pour permettre à la chauve-souris de s’agripper, griffez une planche de 2 cm d’épaisseur et de 40 cm de long. Clouez en U 3 baguettes de 3 cm d’épaisseur puis une planche plus courte de 30 cm. Fixez ce gîte, l’ouverture en bas, entre 3 et 5 m de haut, dans un endroit dégagé.

    Savoir vivre avec les oiseaux à Paris

    À Paris on relève plus de 56 espèces d'oiseaux nicheurs, voire plus de 70 en comptant les espèces qui vivent dans le bois de Vincennes et dans le bois de Boulogne.

    Les oiseaux sont à la fois des animaux emblématiques et des acteurs majeurs de la biodiversité de Paris. 

    Découvrez ci-dessous comment les protéger en hiver, ce que dit la réglementation et quelques espèces typiques que vous pouvez rencontrer dans les rues et les espaces verts de la capitale.

    L’hiver est la saison la plus meurtrière pour les oiseaux. Ils résistent moins bien au froid à cause du manque de nourriture. Vous pouvez leur venir en aide en leur installant des mangeoires et des abreuvoirs sur votre balcon ou rebord de fenêtre. Voir comment réaliser des aménagements pour la faune

    Oui : chez vous, sur le rebord de fenêtre, sur votre balcon.

    Non : dans la rue, les espaces verts, sur l’espace public.

    Article 120 du Règlement sanitaire du Département de Paris, p. 112 : « Il est interdit de jeter ou de déposer des graines ou nourriture, en tous lieux ou établissements publics, susceptibles d’attirer les animaux errants ou sauvages ou redevenus tels, notamment les chats ou les pigeons ; la même interdiction est applicable aux voies privées, cours ou autres parties d’un immeuble ou d’un établissement lorsque cette pratique risque de constituer une gêne pour le voisinage ou d’attirer les rongeurs. Toutes mesures doivent être prises pour empêcher que la pullulation de ces animaux soit une cause de nuisance et un risque de contamination de l’homme par une maladie transmissible ainsi que de propagation d’épidémie chez les animaux (…)

    Télécharger : article 120 du règlement sanitaire du département de Paris

    L’hiver peut être critique pour les oiseaux qui consacrent la quasi-totalité de leur journée à rechercher de la nourriture pour résister au froid. C'est d'autant plus vital que leurs besoins en énergie pour maintenir leur température corporelle s’accroissent. La température d'un oiseau se situe entre 40-42°C. En hiver les insectes et les graines se font rares et l’apparition de la neige et du verglas dissimulent les ressources alimentaires. Par ailleurs les jours plus courts leur laissent moins de temps pour trouver leur ration quotidienne. En hiver, la mésange peut perdre 10 % de son poids en une seule nuit ! Pour les oiseaux présents sur notre territoire, l’hiver est la saison la plus meurtrière. Certains oiseaux peuvent changer leur mode alimentaire devant la raréfaction des proies. Ainsi, le pinson des arbres, insectivore en été, devient friand de graines en hiver.

    Vous pouvez leur rendre la vie plus douce et donner un petit coup de pouce à la nature en installant des mangeoires dans votre jardin ou sur un appui de votre balcon. Pour leur permettre de se désaltérer et de se baigner (l’entretien du plumage est primordial pour lutter contre le froid), il est recommandé de leur fournir un abreuvoir. L’eau doit être renouvelée deux fois par jour. En cas de gel ajouter simplement de l’eau tiède. Ces distributeurs, qui peuvent être achetés ou facilement fabriqués, doivent être régulièrement nettoyés afin de limiter la propagation des maladies. Ils doivent également maintenir la nourriture à l’abri de l’humidité et des intempéries et rester hors d’atteinte des prédateurs.

    Quelques oiseaux des rues et des espaces verts parisiens

    Présent partout à Paris, dans les avenues, les cours d’immeubles, les cimetières, les parcs et les bois, l’étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) est un oiseau grégaire vivant en groupes atteignant plusieurs milliers d’individus en hiver.

    Discrète le jour, la chouette hulotte (Strix aluco) est présente à Paris.

    Trois ou quatre couples seulement nichent dans Paris, Intra-muros au parc des Buttes Chaumont, au Jardin des Plantes, ainsi que dans les 44 hectares du cimetière du Père Lachaise mais est plus fréquente dans les bois de Vincennes et de Boulogne, mieux adaptés à ses besoins…

    A Paris, la chouette capture essentiellement des oiseaux, principalement des moineaux. Dans les bois, elle consomme également les petits rongeurs qu’elle observe de son poste de guet.

    En savoir plus sur la chouette hulotte sur le site d'oiseaux.net

    et sur le site La hulotte parisienne

    Les populations de Corneille noire sont en constante progression à Paris. L’espèce, sédentaire, affectionne particulièrement la capitale où elle dispose tout au long de l’année des déchets produits par l’homme. Dans les jardins, les porte-sacs poubelles transparents du dispositif « Vigipirate », sont appréciés pour leur accessibilité et fréquemment visités par ces grands oiseaux opportunistes.

    Les restes de repas jetés sur la voie publique ou le nourrissage volontaire par les particuliers attirent les corneilles et les incitent à ne pas se disperser. Il en résulte des regroupements importants, bruyants et peu farouches, qui éparpillent le contenu des poubelles et, en fin de période de reproduction de mai à juin, défendent énergiquement les alentours du nid. Il peut ainsi arriver qu’elles importunent les passants qu’elles jugent trop proches.

    Comment limiter leur accroissement ?

    Réduire les ressources alimentaires disponibles est un des moyens naturels les plus efficaces sur le long terme : éviter de déposer des restes de nourriture dans les sacs poubelles des jardins, lutter contre le dépôt sauvage de déchets, stopper le nourrissage des oiseaux…

    Rappel de la réglementation : Il est interdit de jeter ou de déposer des graines ou nourriture, en tous lieux .... voir plus haut sur cette page.

    La corneille, un auxiliaire indispensable ?

    La présence d’une population raisonnable de corneilles demeure toutefois utile aux Parisiens. Elles participent efficacement à la régulation d’espèces potentiellement gênantes dont elles sont les rares prédateurs, tels les pigeons et les larves d’insectes ravageurs. Elles débarrassent également la ville des petits animaux morts et, en consommant les déchets alimentaires abandonnés par les passants, limite la propagation d’autres espèces indésirables tels les rats.

    En savoir plus sur la corneille noire sur le site oiseaux.net

    Le héron cendré (Ardea cinerea) s'est parfaitement adapté au milieu urbain et il n'est pas rare d'en rencontrer dans les jardins parisiens (parc Montsouris, parc de Bercy, parc Clichy-Batignolles - Martin-Luther-King..) et dans les bois de Vincennes et de Boulogne. Il est devenue la mascotte du parc de Bercy...

    En savoir plus sur le héron cendré sur le site oiseaux.net

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    Des nichoirs pour les moineaux

    La Mairie de Paris offre aux copropriétés et aux bailleurs des abris pour les moineaux et les insectes. Pour favoriser le retour du moineau en ville et agir contre la raréfaction de l’espèce en Europe, la Mairie de Paris vous offre des nichoirs à moineaux et des hôtels à insectes. Les nichoirs fournissent un abri pour la nidification et les hôtels à insectes contribuent au bon fonctionnement des écosystèmes. Pour une installation réussie et une utilisation optimale, chaque abri est fourni avec son guide pratique.

    Comment vous procurer un nichoir ou un hôtel à insectes

    1. Vérifier que vous disposez d’une surface de mur, d’un tronc, pelouse… orienté sud ou sud-est.

    2. Obtenir l’accord de l’organe décisionnaire compétent (propriétaire, copropriété) qui signera la charte d’installation «Des nichoirs pour les moineaux" et assurez-vous que l’installation du nichoir ne met pas en péril une partie de l’ouvrage.

    3. Un représentant du conseil syndical ou du bailleur fait sa demande à l'aide du formulaire et de la charte (ci-dessous) que vous devez télécharger, compléter et envoyer à maisonparisnature@paris.fr

    4. Une fois votre demande acceptée, vous recevez un e-mail vous indiquant où récupérer votre nichoir et/ou votre hôtel à insectes et vos guides d'installation.

    La mission Animaux en ville

    De nombreux animaux, aussi bien sauvages que domestiques, cohabitent avec les Parisiennes et les Parisiens. En 2017, la Ville de Paris a mis en place la mission «Animaux en ville», dont l’objectif était de faire l’état des lieux de leurs conditions de vie à Paris et de recueillir les propositions des élus, des acteurs du territoire, des Parisiennes et des Parisiens afin de leur permettre de mieux vivre en ville... Lire la suite


    S'informer sur la biodiversité en Île-de-France

    L'Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB ÎdF) organisme de référence pour la biodiversité francilienne publie régulièrement un diagnostique, à découvrir ci-dessous.

    Vous avez une demande ?

    Contactez le service concerné en utilisant ce formulaire :

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    Dernière mise à jour le lundi 3 décembre 2018
    Crédit photo : Sophie Tabillon / Mairie de Paris

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