Ville de Paris

Le saviez-vous ?

La Concorde, une place aux multiples facettes

Mise à jour le 29/12/2022
Têtes guillotinées, cadran solaire, obélisque et autres arbres fruitiers… La plus grande place de Paris ne manque pas d’anecdotes. Depuis son inauguration en 1772, la Concorde a subi de nombreux changements au fil des années. En 2023, des travaux vont être menés afin de restaurer deux fontaines et deux des huit guérites surmontées de sculptures représentant des villes de France.
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Une place de pouvoir où les têtes sont tombées

Place de la Concorde anciennement Place Louis XV
Place de la Concorde anciennement place Louis XV, dans les années 1770.
Crédit photo : Musée Carnavalet / Roger-Viollet
Le saviez-vous ? La place de la Concorde ne s’est pas toujours appelée ainsi. A son inauguration en 1772, le lieu est créé en l’honneur du roi Louis XV. La place prend alors le nom du souverain. Le premier architecte du Roi, Jacques-Ange Gabriel, est chargé des travaux de cet espace marécageux aux frontières de la ville. En 1792, le site est renommé « place de la Révolution » en hommage au soulèvement populaire et la statue du Roi est fondue. Louis XVI et son épouse Marie-Antoinette y sont guillotinés, ainsi que Danton et Robespierre. Trois ans plus tard, le nom de la Concorde sera choisi pour marquer la réconciliation entre les Français après la sombre période de la Terreur.

Huit statues représentant huit villes personnifiées

Place de la Concorde Guérite Statue Ville de Lille
Pour réaliser cette statue de la ville de Lille, James Pradier a pris modèle sur une femme de sa connaissance.
Crédit photo : Clement Dorval / Ville de Paris
Encerclant la place, les huit statues ont été imaginées par l’architecte Jacques-Ignace Hittorf, en 1828, auquel est confié le réaménagement de la place et de l’avenue des Champs-Élysées. Réalisées deux par deux par quatre architectes différents, les statues représentent la richesse du territoire français. Elles prennent le visage féminin des principales villes de la métropole : Brest, Rouen, Bordeaux, Nantes, Lyon, Marseille, Lille et Strasbourg. Les sculptures sont positionnées géographiquement sur la Concorde, redessinant la carte de France. Affublées d’un château en guise de couronne, les armes de la ville et des attributs liés à leur localité, ces allégories féminines témoignent de la richesse économique de la France.

Avant les pavés, des guérites et arbres fruitiers

Place de la Concorde Guérite Statue Ville de Strasbourg
La Guérite de la ville de Strasbourg sera l'une des deux rénovées en 2023.
Crédit photo : Clement Dorval / Ville de Paris
Les huit statues reposent sur des petits pavillons. A cette époque, ces guérites, nommées guérites Gabriel en hommage au premier architecte de la place, sont habitées. Et avant le bitume et les pavés, il y avait des fossés ! Transformés en jardins profonds de cinq mètres et s’étalant sur une vingtaine de mètres, on y cultivait des arbres fruitiers. A la suite de trop nombreux accidents de chutes, les fossés furent rebouchés mais les pavillons conservés. Au cours de l’année 2023, des travaux de restauration seront menés afin de remettre en état deux des huit guérites, celle de Lille et de Strasbourg.

Le plus grand cadran solaire au monde

Obélisque place de la Concorde
L'Obélisque de Louxor devait être rejoint par son jumeau, mais en raison du long voyage de 14 ans qu'a subi le premier, le deuxième monument est resté à son emplacement initial : en Egypte!
Crédit photo : Guillaume Bontemps / Ville de Paris
À sa construction, la Concorde se situe aux frontières ouest de la ville. L’architecte Jacques-Ange Gabriel lui choisit une superficie jusqu'alors inégalée : 8,64 hectares, soit l’équivalent de cinquante terrains de tennis ! La place n’est pas seulement la plus grande de la capitale, elle forme aussi un immense cadran solaire. L’obélisque, implantée en son cœur, est un cadeau de l’Égypte en l’honneur du déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion, en 1822. Ce n’est que quatorze ans plus tard, en 1836, que le monument de 22 mètres de haut arrive enfin sur la place de la Concorde, par bateau. Le plus vieil édifice de Paris, appartenant à l’Etat, a été rénové en juin dernier.

Deux fontaines qui rendent hommage à la Marine

Place de la Concorde Fontaine des Mers
Les fontaines vont être rénovées en 2023.
Crédit photo : Clement Dorval / Ville de Paris
Les deux fontaines, prévues dans les plans initiaux de l’architecte Gabriel, n’ont été construites que des années plus tard, sous les ordres de l’architecte Jacques-Ignace Hittorff, dont on célèbre le 230e anniversaire de la naissance cette année. Le constructeur est chargé de donner un nouveau visage à la place, encore marquée par les têtes qui y sont tombées sous la Révolution. En 1840, deux fontaines sont inaugurées : au nord se trouve la fontaine des Fleuves et au sud, celle des Mers. Elles célèbrent le pouvoir naval et le ministère de la Marine, installé dans le bâtiment qui longe la place. Ces deux édifices font partie d’une opération de restauration, qui débutera au printemps 2023. Celle-ci comprendra la restauration de l’ornementation ainsi que la reprise de l’étanchéité des bassins et des vasques.
La Concorde aux couleurs des Jeux !
En 2024, la capitale accueille de nouveau les Jeux olympiques (du 26 juillet au 11 août) et paralympiques (du 28 août au 8 septembre). La place de la Concorde va héberger les épreuves de basketball 3x3, BMX freestyle, breaking et skateboard.

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