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Actualité

Journée mondiale contre les LGBTphobies 2020

Mise à jour le 14/05/2020
Dans le contexte de crise sanitaire liée au coronavirus, la Ville de Paris reste mobilisée à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT), le 17 mai 2020.
Événement de visibilité du combat pour l'égalité et les droits des personnes LGBTQI+, l’IDAHOT vise à sensibiliser le grand public sur la réalité des LGBT-phobies, c’est-à-dire des violences et stigmatisations ciblées qui persistent et empêchent les personnes lesbiennes, gaies, bi et trans d’être libres et en sécurité dans leur vie quotidienne, bafouant ainsi leurs droits les plus fondamentaux.
Récemment, une étude réalisée à partir de l’enquête quantitative « Violences et rapports de genre » (VIRAGE) menée en 2015 par l’Institut national d’études démographiques (Ined), avec notamment le soutien de la Ville de Paris et du Défenseur des droits, a révélé l’ampleur des violences intrafamiliales subies par les filles et les personnes homosexuelles et bisexuelles avant leurs 25 ans. L’étude souligne que le sexisme et les LGBTphobies, encore très présents dans la société, constituent des facteurs majeurs d’émergence des violences au sein de la famille. Des violences s’étendant de l’obstacle à l’affirmation de soi et de son identité, jusqu’à la mise en danger des jeunes personnes lesbiennes et bisexuelles.
Alors que les Parisien·ne·s commencent tout juste à sortir du confinement, plus que jamais la Ville de Paris reste mobilisée pour prévenir et lutter contre toute forme de violences LGBTphobes et continuera à développer les actions en lien avec les acteurs institutionnels et associatifs concernés.
En 2014, la Maire de Paris inaugurait la plaque en hommage à Bruno Lenoir et Jean Diot, rappelant une période de l’histoire où l’homosexualité était pénalisée et criminalisée.
Une plaque visible rue Montorgueil dans le 2e arrondissement rend hommage aux deux amants avec cette inscription « Le 4 janvier 1750, rue Montorgueil entre la rue Saint-Sauveur et l’ancienne rue Beaurepaire, furent arrêtés Bruno Lenoir et Jean Diot. Condamnés pour homosexualité́, ils furent brulés en place de Grève le 6 juillet 1750. Ce fut la dernière exécution pour homosexualité́ en France ».
C’est sur ce lieu que chaque année, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, la Ville organise aux côtés de l’association civile homosexuelle du devoir de mémoire Les "Oublié.e.s" de la Mémoire, une cérémonie mémorielle en l’honneur de toutes les personnes victimes de LGBTphobies en France et dans le monde.
La Ville de Paris dénombre au total plus d’une quarantaine de lieux dénommés dans tous les arrondissements parisiens en hommage à des personnalités, militant·es et évènements historiques LGBTQI+.
Ces noms gravés dans les rues, places, espaces verts et équipements publics municipaux commémorent le long combat des personnes LGBT+ vers l’égalité et la reconnaissance de leurs droits. Autant d’inscriptions dans l’espace public qui font écho à l’existence de femmes et d’hommes laissant une trace indélébile dans notre histoire commune et dans notre culture populaire.

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