Ville de Paris

Le saviez-vous ?

Cinq lieux parisiens qui ont crevé l’écran au cinéma

Mise à jour le 26/07/2022
Parce qu’on aime le cinéma, et parce qu’on aime encore plus Paris, on vous propose de découvrir cinq lieux qui ont tenu le haut de l’affiche, parfois de manière surprenante.
Ville de 7e art, Paris a inspiré nombre de réalisateurs parmi les plus prestigieux. « Ce film est une lettre d’amour que j’adresse à Paris », expliquait Woody Allen lors de la sortie de son film Minuit à Paris en 2011. « Plus qu’un hommage, cela a été un pèlerinage vers ce qui reste pour moi un lieu saint : la ville du cinéma », déclarera Martin Scorsese à la sortie de Hugo Cabret (2011).
Certains consacrent même une grande partie de leur filmographie à la ville lumière, à l’image de Cédric Klapisch, dont les deux derniers opus, Deux moi (2019) et En Corps (2022), subliment les rues parisiennes du 18e, 19e et 20e, celles qu’on n’a pas forcément l’habitude de voir s'illustrer au cinéma (Rosa Parks, Botzaris, La Chapelle).
Témoin du Paris des années 1970, La maman et la putain (1972) de Jean Eustache a été restauré et diffusé en avant-première lors du festival de Cannes 2022, à l'occasion des 50 ans de sa sortie. Il a immortalisé des lieux comme le café de Flore, les Deux-Magots ou encore le jardin du Luxembourg.

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Au-delà de la rive gauche, du canal Saint-Martin, maintes fois et à toute époque immortalisé dans les salles obscures (Amélie Poulain, Hôtel du Nord, Mission Impossible, etc.), des berges de Seine, de Notre-Dame de Paris ou du Quartier latin, d’autres lieux parisiens, parfois plus confidentiels, ont crevé l’écran. Chacun à leur manière, et pas toujours pour les mêmes raisons. En voici une sélection, forcément non exhaustive et subjective.

« Paris », quand Klapisch déclame son amour

À tout seigneur tout honneur. On vous le disait en préambule, Cédric Klapisch a fait de Paris son décor privilégié pour ses films. Et si l’on ne devait en retenir qu’un (mission presque impossible), on choisirait en toute simplicité Paris, sorti en 2008. Le film aux trois oscars (meilleur film, meilleur second rôle pour Karin Viard et meilleur montage) dresse un portrait de la capitale qu’on découvre sous toutes les coutures, et pas forcément les plus glamours.
De l’aveu du réalisateur, ce film a été tourné pour sortir des clichés et de la vision négative, un peu snob, que peut parfois véhiculer Paris. Si la trame initiale n’a rien de très joyeux – Romain Duris campe le personnage d’un danseur du Lido dans l'attente d'une transplantation cardiaque –, elle est un prétexte pour redécouvrir la ville, ses monuments (Bastille, université de la Sorbonne, jardin du Palais Royal, place de la Concorde, Opéra Garnier, Sacré-Cœur, etc.), et surtout les gens qui la font vivre : des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin camerounais… Tout ce petit monde se retrouve dans ce film choral, qui prend la forme d’une véritable ode aux Parisiens.

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Le siège du PCF, du polar à la comédie romantique

Le siège du Parti communiste, œuvre de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer, a séduit trois réalisateurs qui souhaitaient poser leurs caméras dans un Paris plus populaire, moins carte postale. Pour trois films sortis… la même année, en 2013. Sous l’impressionnant dôme de la place du Colonel Fabien (20e), l’Espace Niemeyer et son spectaculaire plafond ont accueilli les performances de Virginie Efira et Pierre Niney à l’occasion de la rencontre de leurs personnages dans le film 20 ans d’écart (2013).
Michel Gondry y a aussi tourné les premières séquences de son film L’Écume des Jours (2013), adaptation de l’œuvre de Boris Vian, où l’on peut voir des centaines de dactylos taper frénétiquement sur leurs machines dans un univers à l’ambiance très dystopique. Enfin, deux autres monstres sacrés, chacun dans leur style, s’y sont illustrés dans le film La Marque des Anges, un polar franco-belge : Gérard Depardieu et Joey Starr, rien que ça !

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La rue Bouchut, un Paris haussmannien renversant

En 2010, le réalisateur Christopher Nolan fait sensation avec Inception, film de science-fiction qui raflera 4 Oscars. Véritable ovni cinématographique, Inception explore le monde des rêves et du subconscient. On vous laisse découvrir le synopsis et voir, ou revoir (et probablement revoir encore et encore) ce petit chef-d’œuvre du 7e art, qui a la particularité de mettre la capitale en scène sous un angle… renversant. Si plusieurs lieux parisiens sont immortalisés et aujourd’hui très prisés des touristes, à l’image du pont Bir-Hakeim et du musée Galliera, une scène mérite qu’on s’y attarde : celle du café, qui a pour décor la rue Bouchut, dans le 15e, et qui montre un Paris haussmannien se déformer à 180 degrés ! On vous l’a dit, ce film est renversant.
Au-delà de la mise en valeur de l’architecture parisienne, on peut aussi apercevoir la fontaine du Puits de Grenelle, connue pour être construite sur le premier puits artésien de Paris, c’est-à-dire que l’eau y jaillissait spontanément. Si ce n’est plus le cas aujourd’hui, la fontaine, située place Georges-Mulot, vaut toujours le détour. Tout comme le quartier. Et le film, donc.

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On trouve tout à la Samaritaine… même un gorille géant !

Le célèbre grand magasin parisien, héritage architectural de la Belle Époque qui a rouvert ses portes en juin 2015 après 15 ans de travaux, s’est illustré au cinéma à plusieurs reprises, et pas que dans des films.
Un personnage de cinéma mythique des années 1930, qui a terrifié des générations de valeureux cinéphiles, a pris d'assaut la Samaritaine dans un spot publicitaire resté dans les annales. Vous l’avez ? Il s’agit du plus célèbre des gorilles : King Kong ! Apparu sur les grands écrans en 1933, le primate fait son come-back en 1974 sur grand écran en escaladant la façade du bâtiment (à partir de 38’). Autre anecdote insolite : le réalisateur Jean-Luc Godard y joue le rôle d’un aveugle perdu dans la foule (16’) !

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En 2012, Nicolas Bary y tourne son Au Bonheur des Ogres, une adaptation du roman de Daniel Pennac, dans des locaux alors désaffectés. Idem pour Bertrand Bonello, qui y tourne à l’été 2015 son Nocturama. Pour l’anecdote, ce film devait initialement s’appeler « Paris est une fête », mais à la suite des attentats de novembre 2015, qui voit le slogan être repris massivement, le réalisateur change le titre de son film.
Leos Carax a également utilisé le lieu en 2012 pour tourner une scène de son film Holy Motors, dans laquelle on peut voir Kylie Minogue et Denis Lavant s’y réfugier, comme un symbole de leur couple alors à l’état de ruine (et, alerte spoiler, l’histoire finit mal).

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Le jour où Éric et Ramzy ont vidé la place de la Concorde pendant 5 heures

Non, il ne s’agissait pas d’une mauvaise blague, ni même de l’élaboration d’un de leurs sketchs. Le duo d’humoristes, qui s’illustrent depuis quelques années au cinéma, a sorti en 2008 Seul Two, comédie qui met en scène un roi de la cambriole, espiègle et malin (Ramzy), pourchassé par un flic un peu maladroit moqué par ses collègues (Éric). Au lendemain d’une énième course-poursuite manquée, les deux protagonistes se réveillent dans un Paris… vidé de ses habitants !
Pour les deux réalisateurs, se pose alors la question des scènes à filmer sans âme qui vive dans l’une des villes les plus densément peuplées au monde. Une scène particulièrement marquante voit les deux compères évoluer sur les Champs-Élysées et sur une place de la Concorde complètement désertés. Une prouesse technique pour l’équipe du film, évidemment accompagnée par la Mission Cinéma de la Ville de Paris. En tout, la place de la Concorde aura été immobilisée 5 heures, pour des prises de vue de maximum 20 minutes. À chaque prise, des bloqueurs placés aux portes des habitations riveraines et des coins de rue empêchaient les passants de pénétrer sur la place. Un vrai défi que le film a su relever. Pour une performance saluée par une partie de la presse, un peu moins par le public.

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