Dans la peau d’un scénariste de film au Luminor
Reportage
Mise à jour le 02/02/2026
Un atelier autour du scénario était organisé au Luminor (4e) par l’association des Cinémas Indépendants Parisiens à destination des personnes en situation de précarité et d'exclusion, en partenariat avec l’association Aurore et le Samu social.
« Aujourd’hui, à vous d’écrire une scène d’un
film autour de la rencontre amoureuse ! » Ambiance studieuse et
ludique au cinéma le Luminor (4e). L'événement du jour n'est pas une projection de film, mais un atelier ciné original autour de Louise Merabet,
médiatrice à l’association
des Cinémas Indépendants Parisiens et sa collègue Marine Jolivet.
Une dizaine
de personnes, accompagnées
par des établissements sociaux et médico-sociaux d’Aurore et du Samu social,
ou travailleurs sociaux de ces deux associations, planchent pendant 45 minutes sur cette scène imaginaire. Trois groupes, pour trois scénarios bien différents !
La séance du jour a débuté par un petit quiz autour de la rencontre amoureuse, le thème du jour, avant de se lancer dans l’écriture de la scène de film.
Ils imaginent une intrigue amoureuse
Le groupe de Frédéric, hébergé dans une pension de famille du 20e de l'association Aurore, a imaginé sa scène de rencontre… dans une discothèque d'Enghien-les-Bains (Val-d'Oise) : « Une fille bien habillée y fait la connaissance d'un jeune homme qui travaille à la chaine dans une usine », détaille-t-il.
Le film est un bon prétexte pour engager des discussions sur des thèmes personnels et rompre l’isolement des participants.
maître de maison dans une pension de famille de l'association Aurore
L’écriture d’une scène passionne les participants. Sur une table, des petits papiers permettent de préciser le déroulé de l'action : « Lieu », « Caractère », « Personnages »… Le groupe de Quecuta, accueilli dans une structure d’Aurore, de Julie et d’Emmanuel, tous deux professionnels de l'association, choisit de placer son intrigue la veille d’un mariage, pendant un repas réunissant les familles des mariés. La rencontre inattendue entre une serveuse et le futur époux, sur lequel elle vient de renverser un plateau, va-t-elle bouleverser les noces à venir ?
« Le film est un bon prétexte pour engager des discussions sur des thèmes personnels et rompre l’isolement des participants, estime Emmanuel, maître de maison dans une pension de famille de l'association Aurore. Le cinéma est un thème rassurant. La plupart des personnes accompagnées l'adorent, mais ils y vont très peu ».
L'écriture s'arrête à cette scène unique. Nous n'en saurons donc pas plus…« Vous nous avez fait rêver avec vos scènes de rencontre, se réjouit Louise Merabet. Maintenant, à vous d'imaginer un titre de film! ».
Le ciné-club du jour est accueilli au Luminor : le cinéma de la rue du Temple (Paris Centre) est menacé de disparition, car son propriétaire ne veut pas reconduire le bail.
Crédit photo :
Joséphine Brueder/Ville de Paris
L'atelier réunit des personnes accueillies par l'association Aurore et le Samu social et des travailleurs sociaux.
Crédit photo :
Joséphine Brueder/Ville de Paris
L'atelier débute par un quiz autour de la rencontre amoureuse, le thème de l'après-midi.
Crédit photo :
Joséphine Brueder/Ville de Paris
L'atelier cinéma est organisé régulièrement avec Aurore et le Samu social, dans l'un des 29 cinémas participants.
Crédit photo :
Joséphine Brueder/Ville de Paris
Quatre extraits de films sont projetés en fin d'atelier. L'un d'entre deux sera à l'affiche le mois prochain d'un cinéma indépendant de la capitale pour une séance unique.
Crédit photo :
Joséphine Brueder/Ville de Paris
Cinémas solidaires
Les cinémas indépendants jouent la carte de la solidarité. Ces ateliers sur le 7e art sont organisés dans le cadre du ciné-club itinérant créé par l’association des Cinémas Indépendants parisiens avec Aurore et le Samu social. Billetterie solidaire, ateliers de pratique (bruitage, doublage, cinéma d’animation…), découverte des métiers du cinéma… L’association multiplie toute l'année les initiatives en faveur des publics défavorisés.
Initiation à la programmation de films
Les participants se mettent même dans la peau… d’un programmateur ! En choisissant un film qui sera projeté pour une séance unique dans un cinéma indépendant de la capitale.
Une fois tous les deux mois, un comité de sélection, composé de personnes accompagnées par les deux associations, se réunit dans l’un des 29 cinémas indépendants partenaires.
C’est le film de Leyla Bouzid « Une histoire d’amour et de désir » (2021) qui remporte les suffrages ce mois-ci : le public pourra le (re)découvrir le 19 février prochain aux 5 Caumartin - Multiciné (9e).
« C’est un privilège de pouvoir choisir un film qui
sera projeté, même si ce n’était pas mon premier choix, se réjouit Frédéric. Je
ne vais que cinq à six fois par an au cinéma, et les quatre extraits
sélectionnés me donnent envie de voir les films en entier ».
Le Luminor, un cinéma indépendant menacé
Le Luminor-Hôtel de Ville, installé rue du Temple (4e), est sous la menace d’une fermeture, car le propriétaire des lieux ne souhaite pas renouveler son bail.
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