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Actualité

Au quotidien, ces agents de la Ville au service des Parisiens (4)

Mise à jour le 22/04/2020
Au service des personnes sans-abri ou des enfants des personnels mobilisés, volontaire en Ehpad ou inspecteur de sécurité. En cette période de crise sanitaire liée au coronavirus, tous poursuivent sur le terrain leur mission de service public à la Ville de Paris. Dans cette quatrième série, Alexis, Nadia, Manuelle et Tony témoignent, avec une humilité à la hauteur de leur investissement.

Alexis au service des personnes sans-abri

Alexis Boissoux est inspecteur de sécurité à la Ville de Paris, à l'Unité d'assistance aux sans-abri.

Alexis dépend de la Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection de la Ville de Paris. Une de ses missions : aller sur la voie publique et proposer aux personnes sans-abri un suivi social.
"Je voudrais dire aux Parisien·ne·s que tout le monde prenne conscience que les gens qui sont à la rue sont plus vulnérables en cette période de confinement."Il raconte ici son expérience en vidéo

Nadia au service des enfants des personnels mobilisés

Nadia Laribi est directrice de la crèche Pierre Bourdan (12e)

Quelle organisation a été mise en place ?

La crèche est ouverte comme d’habitude, du lundi au vendredi de 7 h 30 à 18 h 30. Pour constituer les équipes, nous nous sommes efforcés à ce que tous les établissements du secteur puissent être représentés. Nous avons choisi de créer trois groupes pour faire des rotations et donner des repères aux parents et aux enfants, afin qu’ils ne voient pas une multitude de visages.
Hygène , par le lavage des mains aux enfants
Hygiène , par le lavage des mains aux enfants
Sophie Robichon / Ville de Paris

Comment cela se passe-t-il pour les enfants ?

Au moment de l’accueil, nous discutons avec les parents, tout en respectant les gestes barrières. Les professionnelles sont disponibles pour sécuriser et accompagner les enfants, beaucoup plus que d’ordinaire, d’autant que les enfants sont plus ou moins habitués à la collectivité selon leur mode d’accueil habituel. Les enfants ont compris la situation et beaucoup d’entre eux ont besoin de 15 à 20 minutes pour décharger cette tension. Sinon, nous n’avons aucune difficulté par rapport à la prise en charge des enfants.

Qu’est-ce que cela change pour vous ?

Je travaille en binôme avec une collègue et les journées pour les responsables sont plus longues car nous devons répondre à toutes les sollicitations. Nous redoublons de vigilance par rapport aux règles d’hygiène. Nous suivons des consignes précises pour le nettoyage, la désinfection des poignées de porte et des espaces sociaux, les circuits pour le linge, l’évacuation des déchets… C’est un enjeu très fort d’accueillir des enfants qu’on ne connait pas dans un contexte qui n’est pas habituel avec des équipes qui ne se connaissent pas. Nous sommes dans un accueil temporaire qu’on peut qualifier d’accueil d’urgence. Nous échangeons beaucoup entre collègues et sommes accompagnées par notre direction. Enfin nous bénéficions de l'écoute, de l'aide et du soutien de l'ensemble des services supports.
À savoir
En cette période de confinement, plus de 400 enfants sont accueillis dans 22 crèches, gérées par la Direction des Familles et de la Petite Enfance (DFPE). L'accueil a été mis en place par la Ville pour cette période de lutte contre le Covid 19.
Lire l'article sur l'aide aux personnels mobilisés

Manuelle, agent volontaire dans un Ehpad

Manuelle Serfati est cheffe de bureau au Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris (CASVP)

Elle s'est portée volontaire pour aider dans cette période. Elle est donc en ce moment lingère dans un Ehpad parisien (photo de tête d'article). Elle raconte son expérience en vidéo "Je me suis portée volontaire en considérant que j'irai là où le service public a besoin de moi."

Tony, sensibiliser par la pédagogie

Tony Boura est inspecteur de sécurité dans le 18e.

Tony Boura inspecteur de sécurité dans le 18e
Contrôle d'attestation par Tony Boura, inspecteur de sécurité dans le 18e
Droits réservés

Qu’est-ce qui change par rapport à vos missions habituelles ?

Notre mission est toujours de sécuriser les Parisiens et nous veillons en plus à ce que les mesures de confinement soient respectées. Au début, nous sommes beaucoup intervenus sur les marchés afin de faire respecter les règles de distanciation physique qui n’étaient pas évidentes pour tout le monde. Nous faisons comprendre aux personnes que c’est pour le bien de tous. Nous demandons également aux commerçants de faire respecter les consignes et évitons les attroupements. Notre présence a un effet dissuasif et ça fonctionne bien. D’autant que nous essayons au mieux de montrer l’exemple. Pour un équipage de quatre agents, nous utilisons deux véhicules pour respecter les distances entre nous.

Comment évoluent vos missions ?

Nous nous adaptons en fonction de l’évolution de la situation et des consignes. Depuis le 8 avril, la pratique du jogging est interdite de 10 h à 19 h. La première journée de la mise en place de cette nouvelle mesure a été consacrée à une sensibilisation mais, en fin de compte, les personnes en ont pris acte tout de suite. Mais il ne faut pas relâcher notre surveillance. Nous intervenons aussi de façon renforcée pour les personnes vulnérables, notamment dans le cadre des distributions alimentaires organisées par des associations pour les sans-abri. Notre rôle est de faire comprendre les gestes barrières et de faire en sorte que tout se passe bien.

Comment se passe le contrôle des attestations de sortie ?

Aujourd’hui, nous contrôlons davantage les attestations de sortie et nous pouvons désormais verbaliser. Nous sommes avant tout dans le dialogue pour faire comprendre le danger face à l’épidémie. Notre but n’est pas de verbaliser à tout prix mais surtout de sensibiliser la population en faisant de la pédagogie. Quand les personnes ne jouent pas le jeu, nous verbalisons, mais toujours avec discernement.
À savoir
Les effectifs ont été réduits mais plusieurs centaines d’agents de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP) sont sur le terrain tous les jours. Chaque agent opérationnel est mobilisé à raison de deux ou trois jours par semaine. Depuis le 31 mars, les inspecteurs de sécurité de la Ville de Paris et les agents de surveillance de Paris sont habilités à verbaliser les contrevenants aux règles de confinement.
Lire l'article sur le sujet

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