Avons-nous notre place sur Terre, nous qui avons tant de mal à en prendre soin ? Sommes-nous capables d’être plus attentifs à la Terre, plutôt que de simplement l’occuper ?
Par sa mise en scène, Philippe Quesne nous interroge. Il explore le lien entre l’Homme et la Nature, à la lumière de ses vulnérabilités et de ses possibilités et nous livre ses réflexions sur l’Anthropocène. « Tout est désormais thématique, même les accompagnements, et l’on s’oriente vers le "total thématisme" de Schönberg » note Henri-Louis de La Grange à propos de ce Chant de la Terre (1908) où Gustav Mahler parvient à unifier lieder et symphonie, les deux genres auxquels il a consacré sa vie. Malade et inconsolable de la mort de sa fille aînée, Mahler confie sa partition à son disciple Bruno Walter qui la dirigera pour la première fois en 1911, six mois après la mort du compositeur.
Musique Gustav Mahler, Das Lied von der Erde, version musique de chambre de Reinbert de Leeuw
Direction musicale Emilio Pomàrico
Assistante musicale Gabriele Bakšytė
Mise en scène, conception et scénographie Philippe Quesne
Assistante à la mise en scène Élodie Dauguet
Collaboration à la dramaturgie Camille Louis
Lumières, collaboration à la vidéo Nico de Rooij
Collaboration technique Marc Chevillon
Du aber, Mensch, wie lang lebst denn du? Nicht hundert Jahre darfst du dich ergötzen An all dem morschen Tande dieser Erde!
DAS TRINKLIED VOM JAMMER DER ERDE
Mais toi, homme, combien de temps vis-tu ? Tu n’as pas cent ans pour jouir De toutes les vanités caduques de la terre !