La galerie Les Montparnos a le plaisir de vous convier à l’exposition : Le Scouëzec, Sans concession qui réunit une trentaine d’œuvres importantes autour des trois moments forts de son itinéraire : Montparnasse, l’Afrique et la Bretagne.
Le maître
mot circulant dans les ateliers de difficultés et d’espoir du Montparnasse des
années 1920. Pour Le Scouëzec, le plus breton des Montparnos, cet exil parisien
sera celui de la Rotonde, de ses
ateliers des rues Delambre et Campagne-Première, de ces rendez-vous pris dans
les académies de la Grande Chaumière et Colarossi. Ce sera le Montparnasse des
amitiés profondes, avec Clergé, Ortiz de Zarate, Loutreuil, Modigliani… Pour le
breton, ce ne sera pas le Montparnasse des Années folles, celui des soirées
déguisées, des bals tout sourire de façade de l’après-guerre, mais au contraire
celui de la face obscure des piètres verrières d’arrière-cour. Le Scouëzec, la
descente jusqu’au cœur lucide de la peinture. Peindre avec force toute la
vérité, même crue de ce Paris entre chaos et inconnu : la rue, pauvres filles
des bordels, clochards, hôpitaux. Mais pas que… Le Montparnasse de Le Scouëzec c’est
aussi les nus tout en lumière dans l’atelier, postures bien campées, taillées à
la serpe et suaves de couleurs annonçant les ailleurs. La peinture à l’épreuve
de la vie, une vie à l’épreuve de la peinture.
Le
Scouëzec, surnommé aussi l’Africain du carrefour Vavin. Après le Mexique et
Paris, il effectue quatre voyages dans les anciennes colonies françaises pour
s’enfoncer au plus loin dans les brousses et les plaines ensoleillées de la
création. Peindre. Aller trouver là-bas les limites de la couleur jusqu’à
pressentir sur l’île Rouge, l’abstraction en tout premier précurseur d’un
Nicolas de Staël. Sénégal, Egypte, Canal de Suez, Zanzibar, Soudan, Madagascar…
Toute la dignité humaine enfin trouvée ici dans la terre réconciliée des
Afriques. Avec ces personnages, peints comme des sculptures, tout en postures,
matières et gestuelles de l’âme du désert ou des bords de fleuve. Y voir des
rois, des reines et des princes, ouvrant au Montparno des horizons nouveaux.
Le
Scouëzec, le Breton, l’arpenteur de la peinture. L’homme des allers-retours
entre la Bretagne et Paris, entre la Bretagne et l’Afrique. Sa grande taille, sa
silhouette efflanquée, son célèbre chapeau, son visage creusé au couteau par la
mer, sa bouffarde, ses bottes d’aventures en font à jamais une légende vivante
du Montparnasse.
Il a vu… Bourlinguant
les océans, sillonnant les boulevards du Montparnasse, explorant l’Afrique et retrouvant
sans cesse la Bretagne, les confins de la couleur, matière-frontière, sur le
rebord de la peinture, il a vu ce qu’offre le voyage de l’homme sur la pirogue
de l’œil nu.
La
galerie Les Montparnos a le plaisir de vous convier à l’exposition : Le Scouëzec, Sans concession qui
réunit une trentaine d’œuvres importantes autour des trois moments forts de son
itinéraire : Montparnasse, l’Afrique et la Bretagne.