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L'association « Vers Paris sans sida »

Mise à jour le 01/12/2021
« Vers Paris sans sida » a été créée en septembre 2016 à l’initiative de la Ville de Paris. Cette association collecte des fonds publics et privés afin de promouvoir la santé sexuelle par l'innovation et la communication à Paris et en Seine-Saint-Denis.
Les solutions efficaces pour se protéger et arrêter l’épidémie se sont diversifiées. Le VIH se combat par la connaissance, par l’engagement de chacun·e et par la politique.

« Lutter, c'est vivre »

L’association « Vers Paris sans sida » rend hommage aux mobilisations, anciennes et actuelles, contre le VIH au travers de quatre films signés « Lutter c’est vivre ». Elle évoque ainsi les luttes contre l’homophobie, le racisme, la transphobie et la lutte pour l’accès au soin de tou•te•s.
Découvrez le premier film.

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Comprendre l’épidémie de VIH

Une épidémie qui régresse

La mobilisation des dernières années a porté ses fruits : les nouveaux diagnostics à Paris sont passés de plus de près de 1 100 en 2015 à 900 en 2018, soit une baisse plus marquée qu’ailleurs dans l’hexagone. Mais cette tendance est inégale, puisqu’il a été observé une baisse importante chez les HSH - les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes, sans tenir compte du fait qu’ils se reconnaissent comme hétérosexuels, bisexuels ou homosexuels- nés en France (-22%) mais moindre chez les hommes hétérosexuels nés à l’étranger, une stabilité chez les femmes et même une hausse chez les HSH nés à l’étranger.
Cependant, à partir de 2020, la crise sanitaire est venue ébranler ces avancées et créer du retard par rapport aux objectifs. De plus les données disponibles sont incomplètes. La crise a ralenti les activités de dépistage du vih et les découvertes de nouvelles infections. Pendant le confinement, le déploiement du médicament préventif du vih, la PrEP, a connu un coup d’arrêt et la reprise au premier semestre 2021 est moins vigoureuse qu’espéré.
Dans ce contexte, la mobilisation de tous·tes demeure plus que jamais nécessaire, pour rattraper les effets de la crise et continuer à progresser, de sorte que tous et toutes puissent bénéficier des apports des nouveaux outils.

Le sida en chiffres

Une épidémie discriminante

Nous ne sommes pas tous égaux face au risque du vih. À Paris comme dans le reste de la France, l’épidémie touche de façon disproportionnée certains groupes de la population, notamment les hommes homo ou bisexuels, les personnes trans, en particulier celles travailleuses du sexe et migrantes, ainsi que les personnes nées dans un pays à forte prévalence, principalement d’Afrique subsaharienne ou des Caraïbes, et dont une proportion significative, plus forte parmi les hommes, a été infectée en France.
Dans ce contexte, les associations communautaires jouent un rôle clé dans la lutte contre le vih. Non seulement, elles participent à la circulation de l’information, mais grâce à leur expertise, elles déploient aussi des programmes pour amener l’information et augmenter le recours des groupes de population les plus exposés, aux outils de prévention vih.
Afrique Avenir mobilise les diasporas africaines
Afrique Avenir agit pour renforcer les capacités des Afro-caribéens de Paris à prendre soin de leur santé.
Les migrant·e·s, principalement originaires d’Afrique subsaharienne, représentent le deuxième groupe le plus touché par le vih à Paris, avec près de 40 % des nouvelles infections, dont près de la moitié a lieu après l’arrivée en France.

> Consulter le site de l'association
Acceptess-T mobilise les travailleuses du sexe trans et migrantes
Acceptess-T agit pour faciliter l’accès à la santé sexuelle et à la santé globale des travailleuses du sexe (TDS) trans et migrantes.

Les TDS trans et migrantes, principalement originaires d’Amérique du sud, sont particulièrement exposées au vih. La migration, la législation entourant le travail du sexe et la transidentité augmentent leur vulnérabilité vis-à-vis du vih et les éloignent du système de soin.

> Consulter le site de l’association

La prévention et le dépistage

En adoptant la bonne fréquence de dépistage

L’offre de dépistage publique et gratuite est importante avec 11 CeGIDD à Paris et 6 CeGIDD / CDPS en Seine-Saint-Denis, et de nombreuses associations impliquées dans le dépistage avec des actions très innovantes au plus près des populations.
Une fois par an, tous les trois mois ou après une situation à risque, les recommandations pour faire un test de dépistage du vih varient selon les sexualités, les milieux de vie, le degré d’exposition à l’épidémie, le nombre de partenaires.
Les moyens de se dépister pour le vih sont nombreux, chacun peut trouver celui qui lui convient :
  • une prise de sang, avec ou sans prescription médicale, gratuitement, dans un laboratoire d’analyses médicales
  • dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), qui permet de connaître son statut sérologique de façon certaine dès 6 semaines après une situation à risque.

En prenant un traitement préventif

La prophylaxie pré-exposition (PrEP) s’adresse aux personnes qui ne sont pas infectées par le vih, en particulier dans des groupes ou des situations de forte exposition.
Aujourd’hui, le médicament prescrit pour la PrEP est le Truvada® ou un de ses génériques, qui associe deux molécules antirétrovirales dans un même comprimé.
Il peut être prescrit par un médecin spécialiste du vih dans un centre hospitalier ou dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD). Les médecins de ville peuvent ensuite assurer le suivi si la personne le souhaite et depuis le 1er juin 2021, faire la première prescription.

Les actions financées à ce jour

Nouveau logo de l'association « Vers Paris sans sida »
Association "Paris sans sida"
La stratégie parisienne, par son approche globale des causes de l’épidémie, par son volontarisme et par son pragmatisme, a d’emblée reçu le soutien de plusieurs financeurs.

En 2020 et 2021, elle a reçu des fonds de Gilead Sciences, de ViiVHealthcare et aussi d’institutions publiques pour les recherches qui accompagnent ses projets (ANRS, Santé publique France, Département de la Seine-Saint-Denis, ARS Île-de-France) et pour ses campagnes de communication et son soutien aux innovations.

L’association « Vers Paris sans sida » soutient à ce jour :

  • une augmentation de l’offre de dépistage avec la pérennisation et l’extension au niveau national de l’expérimentation « Au Labo sans ordo », réalisée à Paris et dans les Alpes Maritimes qui permet de se faire dépister sans frais, sans rendez-vous et sans ordonnance dans tous les laboratoires d’analyses médicales.
    Les résultats positifs de l’évaluation scientifique ont amené les autorités sanitaires à généraliser cette offre pour la France entière à compter du 1er janvier 2022.
  • la capacité de dépistage communautaire des associations intervenant auprès des migrants et des populations afro-caribéennes dans les quartiers prioritaires : financement de l’activité de dépistage d’Afrique Avenir et du programme Afrique Arc-en-Ciel qui organisent notamment des soirée voguing, associés au CeGIDD Fernand Widal ;
  • le déploiement des autotests comme solution complémentaire favorisant le dépistage fréquent pour les personnes les plus exposées et/ou les plus éloignées du soin : en négociant le prix pour l’ensemble des associations et CeGIDD habilités à délivrer gratuitement des autotests, l’association Vers Paris sans sida leur a permis d’accroître de 50% les volumes subventionnés par la dotation ARS spécifique ;
  • l’accompagnement vers l’accès à la santé sexuelle et la santé globale de personnes migrantes afro-caribéennes en situation de précarité et exposées au vih, à travers le déploiement d’une équipe médiateurs-trices de santé pair-e-s, en partenariat avec ARCAT, le Checkpoint, le Projet Makasi ;
  • l’accès des personnes trans aux droits et aux services par la sensibilisation à l’accueil des transidentités des personnels de divers structures clés de la ville ;
  • une communication ciblée via le compte Instagram « Dr Naked » vers les jeunes LGBT, notamment HSH et trans, informant des pratiques safe, dans une perspective inclusive ;
  • l’accès à la santé sexuelle et globale des travailleur·ses du sexe, à travers la création de vidéos proposant un contenu adapté mutlilingue et l’expérimentation de nouvelles formes d’aller-vers, en partenariat avec le Projet Jasmine et le Syndicat du travail sexuel en France (STRASS.) ;
  • le renforcement de l’activité « santé sexuelle » des médecins et des professionnel·les de santé, avec le dispositif d’envoi de kits « Les bons réflexes » à Paris et en Seine-Saint-Denis, qui proposent des solutions rapides et adaptées à leurs pratiques.

Plus d'infos

Un nouveau site web « Vers Paris sans sida »
A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le VIH, « Vers Paris sans sida » enfile de nouveaux habits. L’association a désormais son propre site web : parissanssida.fr
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