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Variole du singe : ce qu'il faut savoir

Mise à jour le 05/09/2022
Depuis le printemps, des cas de variole du singe (ou monkeypox en anglais), ont été confirmés en Île-de-France, principalement à Paris. La Ville de Paris se mobilise pour faciliter l'accès au dépistage et à la vaccination des populations les plus exposées. Retrouvez dans cet article toutes les informations utiles.
La variole du singe (ou monkeypox en anglais) est une maladie provoquée par un virus. Ce virus circule aujourd’hui en France, en Europe et en Amérique du Nord. Sa transmission se fait par contact rapproché entre les individus.
Les cas recensés sont concentrés dans les grands centres urbains et chez les hommes ayant des relations sexuelles entre hommes. Si les cas graves sont rares, il s’agit toutefois d’un virus très contagieux en cas de symptômes.
Depuis le 8 juillet, la Haute Autorité de Santé recommande la vaccination des personnes les plus exposées au virus, et plus seulement des cas contacts de cas confirmés, élargissant ainsi le nombre de personnes éligibles à la vaccination.
Pour faire face à l'urgence sanitaire liée à la variole du singe, la Ville de Paris a ouvert un centre de vaccination dédié, ouvert au public depuis le 26 juillet.
Ce centre accueille les personnes éligibles à la vaccination, du lundi au samedi de 9h à 13h et de 14h à 20h, avec ou sans ordonnance.
La prise de rendez-vous se fait via l’application Doctolib.
Des créneaux seront régulièrement mis en ligne en fonction de la disponibilité des personnels médicaux et des doses de vaccins.
Vous pouvez prendre rendez-vous ci-dessous :

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Monkeypox Info Service 0 801 90 80 69
Un dispositif d'écoute, d'aide et d'orientation a été ouvert pour répondre à toutes vos questions et vous accompagner face au virus. Ce service est accessible tous les jours de 8h à 23h (appel et services gratuits, anonyme et confidentiel). Les écoutants sont formés et bienveillants.

Comment vous protéger de la variole du singe ?

Seules les personnes en contact physique étroit avec une personne positive à la variole du singe et symptomatique sont exposées au risque d’être contaminées par ce virus. Un contact physique étroit est un contact peau à peau, bouche à bouche ou bouche à peau. Vous pouvez consulter le chapitre « Vous pensez être cas contact ».
L’information est primordiale :
  • apprenez à reconnaître les situations à risques,
  • identifiez les symptômes sur vous (autocheck) ou sur vos proches et vos partenaires sexuels pour réagir rapidement,
  • informez vos proches et vos partenaires sexuels sur votre contamination éventuelle.

Les situations à risques sont des situations de contacts physiques directs, notamment durant des interactions sociales : événement festifs estivaux (peu ou pas de vêtements), embrassades, baiser, relations sexuelles etc.

Les rapports sexuels avec de multiples partenaires accroissent de manière importante le risque de contamination par le virus de la variole du singe, pour soi-même et pour les autres. Ainsi, une majorité de cas confirmés sont issus de la population des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), multipartenaires, notamment ceux suivis dans le cadre d'une PrEP ou pour le VIH. Pour les personnes issues de cette population exposée, il est recommandé de réduire temporairement le nombre de partenaires sexuels en attendant une meilleure connaissance de la maladie et le déploiement de la vaccination.

Les modes de transmissions principaux du virus de la variole du singe sont les suivants :
· Le contact de la peau ou des muqueuses (bouche, sexe, anus) avec les lésions (boutons de toutes tailles ou croûtes)
· Les gouttelettes de salive (éternuement, postillons, baisers etc.)
· Le partage de linge (vêtements, draps, serviettes), d'ustensile de toilette (brosse à dents, rasoirs), de vaisselle ou d'objets utilisés durant les rapports sexuels

La contamination par le virus de la variole du singe peut donc aussi concerner les femmes et les enfants.

En cas de doutes et/ou si vous êtes cas contact vérifiez si vous avez certains des symptômes suivants :
· Boutons ou éruptions sur le visage, les paumes des mains, les plantes des pieds, le sexe, au niveau de l’anus, sur le buste, les membres
· Fièvre
· Maux de tête
· Maux de gorge
· Douleurs musculaires (courbatures)
· Fatigue
· Ganglions enflés et douloureux, sous la mâchoire, au niveau du cou ou au pli de l’aine

Si vous constatez l’apparition de certains symptômes, vous devez alors vous isoler en attente du diagnostic d’un professionnel de santé.

Si vous ne constatez aucun de ces symptômes, l’isolement n’est pas obligatoire mais, durant 21 jours à compter du dernier contact à risque il vous est fortement conseillé de : · de porter un masque et de mettre en place les gestes barrières (lavage des mains etc.)
· faire une pause dans votre activité sexuelle
· pratiquer l’autocheck en contrôlant régulièrement l’absence de symptômes

L’épidémie de variole du singe telle qu’elle se présente en Europe actuellement donne lieu à des symptômes variés, parfois minimes et difficiles à déceler. Un professionnel de santé pourra cependant aisément établir un diagnostic et mener des recherches. Référez-vous au paragraphe « Vous avez besoin de consulter un médecin ».

L'autocheck consiste à surveiller sur votre corps et celui de votre partenaire l'apparition de symptômes évocateurs de la variole du singe. Certaines zones peuvent être compliquées à atteindre ou à observer : il ne faut pas hésiter à se faire aider, en évitant les contacts physiques.
Les zones à observer : le visage, les paumes des mains, les plantes des pieds, le sexe, au niveau de l'anus, sur le buste, les membres et le cuir chevelu.
Les lésions à recherche sur ces zones : boutons inhabituels, éruptions cutanées, inflammation de la gorge.

L’épidémie de variole du singe est encore peu connue du grand public ou des populations les plus exposées (communautés LGBTQI+, personnes en situation de prostitution), notamment car elle touche actuellement peu de personnes bien que l’incidence soit forte chez les publics les plus exposés.

Les recommandations sanitaires et la situation changent rapidement en fonction de l’avancée des connaissances sur les formes de cette épidémie, un peu différente de celles qui ont pu être observées en Afrique centrale. Il est donc important de transmettre des informations vérifiées, actualisées et fiables.

En France, c’est l’agence nationale Santé publique France qui a vocation à élaborer et diffuser l’information au grand public. Vous pouvez retrouver de nombreuses ressources utiles sur la variole ainsi que le suivi régulier de l’évolution de l’épidémie sur son site internet et sur son site internet dédié à la santé sexuelle .

Vous avez besoin de vous adresser à un médecin

Les dispositifs suivants sont accessibles gratuitement, avec ou sans couverture maladie :

Vous avez été diagnostiqué positif à la variole du singe

Rappel des recommandations :
  • Isolement à domicile durant 21 jours au minimum, ou jusqu’à la guérison complète des lésions de la peau ou des muqueuses
  • Éviter les contacts physiques directs avec d’autres personnes
  • Éviter tout contact avec les femmes enceintes, les enfants en bas âge et les personnes immunodéprimées
  • Désinfecter les surfaces et les objets auxquelles d’autres personnes ont accès (un nettoyage complet du domicile incluant les surfaces, la literie et la vaisselle doit être fait à la fin de l’isolement).
  • Les déchets à risques (croûtes, mouchoirs usagés, vaisselle jetable etc.) doivent être jetés dans un sac poubelle dédié et doublé d’un second sac.
  • Le port du préservatif peut être recommandé jusqu’à 2 mois après la guérison.
Vous pourrez retrouver un grand nombre de recommandations pratiques en téléchargeant la fiche destinée aux patients du COREB.

Vous avez des questions sur l’isolement

Afin de vous permettre de vous isoler, votre médecin peut rédiger un arrêt de travail de 21 jours ou, en fonction de vos symptômes, une autorisation de télétravail. Contrairement au système mis en place lors de l'épidémie liée au covid-19, il n'est pas possible de remplir soi-même une autorisation de maintien à domicile sur le site de l'Assurance maladie.

L’isolement physique n’est pas synonyme d’isolement social. Il est essentiel de pouvoir bénéficier d’un soutien moral et affectif.

Si vous vous sentez seul, triste ou déprimé, vous pouvez trouver une aide psychologique en contactant les numéros suivants :
• le numéro vert dédié Monkeypox Info Service derrière lequel les écoutants sont bienveillants, non-jugeant et spécialement formés : 0 801 90 80 69 (de 8h à 23h, 7j/7)
• la ligne d’écoute spécialisée en santé mentale LGBTQI+ de l’ENIPSE : 06 24 10 63 10 (du lundi au vendredi de 12h à 20h).

Si vous habitez en colocation, lavez-vous régulièrement les mains, désinfectez les surfaces touchées accessibles à vos colocataires (cuvette des toilettes, vaisselles, poignées de portes etc.), lavez séparément votre linge.

Si vous ne pouvez pas vous isoler complètement (vous avez besoin de sortir prendre l’air, faire de l’exercice), vous devez limiter vos interactions sociales aux activités de plein air sans contact physique ni échange de matériel.

Si vous avez des enfants, notamment en bas âge, ou si vous travaillez au contact d’enfants, il est important de signaler cette situation à votre médecin dans le cadre de votre diagnostic. Dans la mesure du possible, isolez-vous strictement des enfants en bas âge. Si ce n’est pas possible, restez attentif à toute apparition de symptômes. L’hôpital Necker est le centre de référence pour le suivi des cas confirmés et contacts pédiatriques de la variole du singe .

Si, à l’issue des 21 jours d’isolement, vous avez encore des lésions de la peau ou des muqueuses, vous devez maintenir votre isolement. Votre médecin peut renouveler votre arrêt de travail.

Vous avez des questions sur vos lésions

Pour réduire l’inconfort lié aux boutons, vous pouvez vous pouvez prendre du paracétamol contre les douleurs. Si ce n’est pas suffisant, contactez un médecin pour avoir un traitement adapté. Certains médicaments sont à éviter comme l’aspirine (acide acétylsalicylique) ou les anti-inflammatoires.
Il vous est conseillé de vous laver avec un savon doux, de privilégier les douches plutôt que les bains et de vous sécher en tamponnant plutôt qu’en frottant. Les éruptions cutanées ne doivent pas être grattées et il est conseillé de vous couper les ongles.
Au moindre doute ou en cas d’évolution de la situation, contactez votre médecin.
Pour favoriser la cicatrisation après la chute des croûtes, vous pouvez appliquer des crèmes cicatrisantes contenant du sulfate de cuivre et du sulfate de zinc. Ces crèmes sont à appliquer au stade des croûtes uniquement.
Pensez également à appliquer un écran solaire pour éviter la pigmentation des cicatrices après la guérison de l’éruption.
Essayez de porter des vêtements qui couvrent bien les boutons.
Évitez de vous toucher une autre zone du corps si vous avez touché des boutons, vous risqueriez de générer d’autres boutons.

Vous avez des questions sur les traitements possibles

Les symptômes disparaissent spontanément au bout de 2 à 4 semaines. Dans l’immense majorité des cas, la maladie est bénigne et guérit spontanément. Cependant, des cas graves sont possibles et les enfants, les femmes enceintes ou les personnes immunodéprimées sont fragiles face au virus.
Votre médecin peut vous accompagner pour traiter les symptômes : atténuer la douleur et faire baisser la fièvre. En cas de boutons très nombreux, un antibiotique peut être prescrit pour éviter la surinfection. Il est recommandé de bien s’hydrater. Pour les personnes à risque de développer des formes graves, on peut prescrire au cas par cas des antiviraux et/ou des immunoglobulines.

Vous avez des questions sur la douleur

La variole du singe est considérée comme bénigne car elle entraîne peu de cas graves.
Cependant, certaines personnes peuvent ressentir des douleurs intenses qui ne sont pas à négliger.
Votre médecin peut vous prescrire des antidouleurs adaptés.
Veillez à respecter les quantités prescrites, le surdosage peut entraîner d’importants effets indésirables pour votre organisme, quelle que soit la molécule (même du paracétamol, en vente libre). Certains médicaments sont à éviter (ne pas prendre d’anti-inflammatoires notamment).

Vous avez peur d’être stigmatisé

De fausses informations qui circulent contribuent à stigmatiser les personnes atteintes de la variole du singe.
La variole du singe n’est pas une « maladie des homosexuels », elle peut toucher toute personne en contact avec une personne contagieuse.
Pour vous aider à parler de la variole du singe à vos proches, votre famille ou vos collègues, une ligne d’écoute Monkeypox Info Service a été mise en place : 0 801 90 80 69
Si vous êtes victime d’agressions homophobes ou transphobes, sur internet ou ailleurs, en général ou à cause de votre contamination à la variole du singe, vous pouvez vous faire accompagner par l’association SOS Homophobie. L’association met en place une ligne d’écoute et un site ressource pour vous aider.
Tél: 01 48 06 42 41
Un officier de liaison LGBT de la préfecture de police de Paris est également disponible pour les départements de Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

Vous pensez être cas contact mais vous n’êtes pas sûr

Si vous avez eu un contact physique protégé (gants, masque chirurgical ou FFP2) avec une personne probablement infectée (diagnostic médical) ou dont l’infection est confirmée par un test PCR, vous n’êtes pas cas contact.
Si vous avez eu un contact distant non protégé à moins de 2 mètres durant moins de 3 heures avec une personne probablement infectée (diagnostic médical) ou dont l’infection est confirmée par un test PCR, vous n’êtes pas cas contact.
Si vous avez eu un contact physique direct non protégé (rapports sexuels, baiser, embrassades, actes de soin médical) avec les lésions ou les fluides corporels une personne probablement infectée (diagnostic médical) ou dont l’infection est confirmée par un test PCR, vous êtes cas contact.
Si vous avez eu un contact physique indirect non protégé (partage d’ustensiles de toilette, linge de bain, literie etc.) avec les lésions ou les fluides corporels avec les lésions ou les fluides corporels une personne probablement infectée (diagnostic médical) ou dont l’infection est confirmée par un test PCR, vous êtes cas contact.
Si vous avez eu un contact distant non protégé à moins de 2 mètres durant 3 heures (ami intime, partenaire sexuel habituel même sans rapports, personne partageant le même bureau, partenaire de sport de contacts etc.) avec une personne probablement infectée (diagnostic médical) ou dont l’infection est confirmée par un test PCR, vous êtes cas contact.

Vous êtes cas contact ou vous avez de sérieux doutes

En cas de doutes et/ou si vous êtes cas contact vérifiez si vous avez certains des symptômes suivants :
• Boutons ou éruptions sur le visage, les paumes des mains, les plantes des pieds, le sexe, au niveau de l’anus, sur le buste, les membres ou le cuir chevelu
• Fièvre
• Maux de tête
• Maux de gorge
• Douleurs musculaires (courbatures)
• Fatigue
• Ganglions enflés et douloureux, sous la mâchoire, au niveau du cou ou au pli de l’aine

Si vous avez l’un de ces symptômes, isolez-vous et contactez votre médecin ou appelez le 15.

Si vous ne constatez aucun de ces symptômes, l’isolement n’est pas obligatoire mais, durant 21 jours à compter du dernier contact à risque il vous est fortement conseillé de :
• porter un masque et de mettre en place les gestes barrières (lavage des mains etc.)
• faire une pause dans votre activité sexuelle pour protéger vos partenaires sexuels
• pratiquer l’autocheck en contrôlant régulièrement l’absence de symptômes

Si vous constatez l’apparition de certains symptômes, vous devez alors vous isoler en attente du diagnostic d’un professionnel de santé.

L’épidémie de variole du singe telle qu’elle se présente en Europe actuellement donne lieu à des symptômes variés, parfois minimes et difficiles à déceler. Un professionnel de santé pourra cependant aisément établir un diagnostic et mener des recherches. Référez-vous au paragraphe « Vous avez besoin de consulter un médecin"

Il faut, dans un premier temps, consulter un médecin. Le diagnostic de la variole du singe peut être fait lors de l’examen clinique réalisé par un médecin. Un test en laboratoire n’est pas obligatoire pour confirmer le diagnostic. En cas de doute, votre médecin pourra vous adresser à un centre de prélèvement (laboratoire spécialisé, CeGIDD ou service des maladies infectieuses d’un hôpital).

Si vous êtes diagnostiqué ou testé positif, vous devez vous isoler. Si vous travaillez vous êtes en droit de demander un arrêt de travail. Vous n’êtes pas tenu d’informer d’autres personnes sur votre état de santé. Les bénévoles de « Monkeypox Info Service » peuvent vous aider, si vous le souhaitez, à communiquer auprès de vos proches : 0 801 90 80 69

Les modes de transmissions principaux du virus de la variole du singe sont les suivants :
• Le contact de la peau ou des muqueuses (bouche, sexe, anus) avec les lésions (boutons de toutes tailles ou croûtes)
• Les gouttelettes de salive (éternuement, postillons, baisers etc.)

Les personnes les plus exposées au virus de la variole du singe sont les suivantes :
• Hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH)
• Personnes ayant des relations sexuelles avec plusieurs partenaires quel que soit le genre et l’orientation sexuelle
• Personnes travaillant dans les lieux de consommation sexuelle (sauna, bar de cruising etc.)

Si ces publics sont les plus exposés, la variole du singe peut infecter n’importe qui, adultes et enfants, compte tenu de ses modes de transmission.

Vous avez des questions sur la vaccination contre la variole

La Direction de la santé publique recrute du personnel soignant pour la campagne de vaccination variolique !
La Ville de Paris, en partenariat avec l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, déploie une offre vaccinale dans plusieurs de ses centres à compter du 13 juillet. Pour réaliser ce déploiement et renforcer ses équipes, la Ville de Paris recherche des médecins et des infirmier·e·s pour :
- contribuer à l’information des patient·e·s sur la variole du singe, ses modes de transmission et l’intérêt de la vaccination
- réaliser les vaccinations - réaliser des prescriptions permettant la réalisation du vaccin par les infirmier·e·s
- contribuer à l’évaluation du dispositif en participant au recueil de données et aux remontées d’information sur le fonctionnement de ce nouveau dispositif de vaccination Diplôme de médecine générale ou d’IDE

Postes à pourvoir dès que possible – Temps complet ou temps partiel Contact : [dsp-vs puis paris.fr après le signe @]qfc-if@cnevf.se[dsp-vs puis paris.fr après le signe @]

Dans son avis du 11 juillet 2022, la Haute Autorité de Santé (HAS) a recommandé la vaccination pour les personnes suivantes :
• Les personnes cas contacts (dans les 4 jours et jusqu’à 14 jours après le contact à risque)
• Les hommes ayant plusieurs partenaires sexuels masculins
• Les personnes trans ayant plusieurs partenaires sexuels
• Les personnes exerçant le travail du sexe • Les personnes travaillant dans les lieux de consommation sexuelle

La HAS ne recommande pas, à ce stade, la vaccination en pré-exposition des professionnels de santé prenant en charge les personnes malades, les mesures d’hygiène habituelles et le port d’équipement de protection individuelle rendant le risque de contamination très faible en pratique. Néanmoins, la HAS recommande que cette vaccination puisse être envisagée au cas par cas, selon l’exposition, l’existence de facteurs de risque individuels ou à leur demande.

Le vaccin mis à disposition pour ces personnes en Ile-de-France est actuellement IMVANEX®. Vous pouvez retrouver toutes les informations légales sur la notice de l’Agence nationale de Sécurité du Médicament (ANSM).

La variole du singe et la variole sont deux virus de la même famille, les anticorps produits par le système immunitaire en réponse à la vaccination contre la variole aident à lutter contre le virus de la variole du singe.

La vaccination permet de vous protéger mais aussi de protéger votre famille, vos partenaires sexuels et vos proches.

Dans son avis du 24 mai 2022, la Haute Autorisé de Santé a recommandé la vaccination des personnes cas contacts idéalement dans les 4 jours et jusqu’à 14 jours après le contact à risque.

Depuis le 11 juillet 2022, plusieurs centres ambulatoires ont ouvert des créneaux de rendez-vous pour les personnes éligibles à une vaccination préventive.

À l’échelle nationale, liste des centres et les modalités de prise de rendez-vous sont accessibles et régulièrement mis à jour sur le site dédié Monkeypox Info Service.

En Île de France, la liste des centres et les modalités de prise de rendez-vous sont régulièrement mises à jour sur le site de l'Agence régionale de santé d'Île-de-France.

Dès réception des doses de vaccins, les Centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD) de la Ville de Paris proposeront une vaccination contre la variole du singe aux personnes éligibles, notamment les patients suivis dans le cadre d'une PrEP et les hommes ayant des relations sexuelles entre hommes.

Cette vaccination s’organise progressivement, uniquement sur rendez-vous, dans un contexte de forte tensions au sein du système de santé à Paris et en France.

Si vous disposez d’une prescription de vaccination contre la variole établie par un médecin, par exemple dans le cadre d’un suivi PreP assuré par votre généraliste, il vous faut également prendre rendez-vous dans l’un de ces centres.

La vaccination réalisée dans l’enfance (avant les années 1980) contre la variole peut vous protéger. Mais, pour renforcer la réponse, il est recommandé pour les personnes contacts et pour les personnes les plus exposées de recevoir une dose supplémentaire pour stimuler leur système immunitaire.

Le vaccin contre la variole peut prévenir l’infection par le virus de la variole du singe. Il permet au système immunitaire de créer des anticorps protecteurs contre le virus de la variole, de la même famille que le virus de la variole du singe.

La première dose de vaccin offrirait une protection optimale contre l’infection par le virus de la variole du singe pour 80% des personnes après 42 jours.

La seconde dose de vaccin, éloignée d’au moins 28 jours de la première injection, offrirait une protection optimale contre l’infection par le virus de la variole du singe pour 80% des personnes après 7 jours.

Le vaccin ne protège pas totalement contre la maladie. Aussi, il est indispensable de continuer de faire attention même après avoir été vacciné.

Si vous devez être vacciné et selon votre cas, vous pourrez recevoir 1 ou 2 doses de vaccin.

Si vous êtes immunodéprimé
, vous pourrez recevoir une dose supplémentaire pour être bien protégé. Parlez-en avec votre médecin.

Chez certaines personnes, les vaccins peuvent provoquer une réaction à l’endroit de la piqûre. Cela disparait en une semaine.

Les autres effets indésirables possibles sont :
• maux de tête, migraine, douleurs musculaires, nausées, fatigue, frissons, douleurs articulaires, douleurs dans les extrémités, fièvre, perte d’appétit.
• si vous présentez déjà une dermatite atopique, il est possible que vous ayez des réactions localisées plus marquées.
• des réactions allergiques graves mais rares.

Vous pouvez déclarer tout effet indésirable ici : www.signalement-sante.gouv.fr.

>> Pour plus d’information sur les vaccins

On estime entre 50 000 et 80 000 personnes la population actuellement éligible à la vaccination contre la variole à Paris.

Les personnes suivies par un médecin dans le cadre de la PreP ou d’un traitement du VIH se verront proposer la vaccination contre la variole à l’occasion de leurs rendez-vous réguliers.

La Direction de la santé publique de la Ville de Paris, en parallèle de la stabilisation du dispositif de vaccination ambulatoire et de prévention, travaille à organiser en lien étroit avec les associations communautaires des opérations en direction des publics éloignés ou précaires, notamment les personnes en situation de prostitution.

Vous recherchez des informations générales sur la variole du singe

La variole du singe et l’épidémie actuelle font l’objet d’un suivi par Santé publique France. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur ce sujet sur la page dédiée de Santé publique France.
Un numéro vert d’information, d’écoute et d’orientation médicale a été mis en place pour répondre à vos questions et vous accompagner, vous ou vos proches, à y voir plus clair dans cette épidémie : 0 801 90 80 69 (de 8h à 23h, 7j/7)

L’un de vos proche a été diagnostiqué positif à la variole du singe et doit s’isoler. Si un proche vous en parle, il est essentiel de ne pas adopter de postures de jugement, ni demander comment l’infection a eu lieu. Respectez sa vie privée, peut-être ne souhaite-t-il pas faire connaître à d’autres personnes son infection par la variole du singe.
Si cela vous est possible, des actions simples peuvent aider vos proches à l’isolement :
· Prenez régulièrement des nouvelles, n’hésitez pas à parler de leur état d’esprit, de leur humeur
· Discutez des difficultés matérielles éventuelles (perte de revenu, ressources financières
· Accompagnez-les dans leur recherche d’information sur leur maladie, sur le système de santé, sur l’offre de soin communautaire
· Encouragez-les à mettre en place des technique d’autosoin pour réduire leur détresse psychologique : encouragez-les à faire du sport, à manger sainement et régulièrement, à rester hydraté
· Proposez-leur de prendre en charge des questions matérielles (faire les courses, acheter des médicaments etc.)
· Prenez en charge leur animal de compagnie

De fausses informations circulent qui contribuent à stigmatiser les personnes atteintes de la variole du singe. Ces rumeurs brouillent les messages de santé publique et empêchent les personnes les plus exposées de se protéger, par crainte pour leur image.

La variole du singe n’est pas une maladie transmise à l’homme seulement par le singe. La majorité des contaminations a lieu, dans les pays où ce virus est endémique, au contact de rongeurs. La variole du singe doit son nom au fait qu’il s’agit d’un virus découvert en laboratoire sur des singes (au Danemark en 1958) et que ses symptômes évoquent la variole humaine (apparition de pustules).

La variole du singe n’est pas une « maladie des homosexuels », elle peut toucher toute personne en contact avec une personne contagieuse. Une personne ayant des relations sexuelles avec plusieurs partenaires, quel que soit son genre et son orientation sexuelle, doit se considérer comme une personne exposée et pratiquer des autochecks pour protéger sa famille, ses partenaires sexuels et ses proches.

La variole du singe ne touche pas que les hommes, le virus peut contaminer n’importe qui, femmes, hommes et enfants, compte tenu de ses modes de transmission.

La variole du singe n’est pas un nouveau sida. L’augmentation du nombre de cas avérés, le risque encouru pour les personnes vulnérables (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes immunodéprimées) la longue durée de l’isolement, la douleur et les pustules font de la variole du singe un sujet de préoccupation majeur pour les autorités sanitaires. L’objectif est de circonscrire rapidement cette épidémie pour éviter que le virus ne se répande au sein de la population générale. Cependant, aucun mort n’est à déplorer à ce jour en France et très peu de cas nécessitent une hospitalisation.

Les rassemblements et les événements festifs de grande taille peuvent constituer des circonstances propices à la propagation du virus de la variole du singe, en raison de la promiscuité qu’ils induisent. Ce risque semble toutefois limité dans les rassemblements festifs qui n’impliquent pas de contacts physiques intimes ou sexuels entre les participants.

Les personnes infectées par la variole du singe, les cas contacts et les personnes pour lesquelles un doute persiste, doivent s’abstenir de participer à ces rassemblements. Le Conseil de la Nuit de la Ville de Paris incite les organisateurs à proposer le remboursement des billets d’entrée aux personnes qui en feraient la demande afin d’inciter ces personnes à ne pas rompre leur isolement.

Les organisateurs et les différents acteurs impliqués dans ces rassemblements sont invités à diffuser des informations pratiques sur cette maladie émergente avec les participants, le personnel et les communautés. Des outils de communication sont à leur disposition auprès de Santé publique France sous forme d’affiches à commander ou par le biais des associations de prévention telles que Paris sans sida ou l’ENIPSE.

Où trouver des informations fiables et à jour ?

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