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Comment végétaliser un toit ou un mur ?

Mise à jour le 30/06/2022
Sommaire
De la mise en oeuvre de votre projet aux différentes étapes et consignes à respecter pour sa réalisation, suivez nos conseils pour passer du gris bitume au vert sur les toits et les murs.
La végétalisation du bâti représente un véritable enjeu pour les villes d'aujourd'hui et de demain. Elle est à la fois source de bien-être et de lien social pour les habitants, participe au développement de la biodiversité locale et contribue à la lutte contre les effets du dérèglement climatique (lutte contre les îlots de chaleur et l'effet de serre, gestion des eaux de pluie et stockage de carbone, etc.)

Végétaliser un toit

Vue d'un toit végétalisé du Boulevard André Citroën.
Toit végétalisé du Boulevard André Citroën
Héloïse Mangin
La création d’une toiture végétalisée est intéressante à plus d’un titre. Ses principaux bénéfices sont la rétention de l'eau pluviale et la préservation de la biodiversité.
Les toitures végétalisées offrent un abri et des ressources pour la faune : les plantes fournissent de la nourriture pour de nombreux insectes, des tiges pour y faire leur nid, des graines et des fruits pour les oiseaux, ou encore du pollen et du nectar pour les insectes pollinisateurs, comme les abeilles.
Ces aménagements améliorent l'esthétique des bâtiments, donnent une fonction à la toiture et peuvent également contribuer au rafraîchissement et à la dépollution de l'air ambiant.

La mise en œuvre

La création d’une toiture végétalisée nécessite quelques modalités particulières lors de son installation afin de garantir le succès de votre réalisation. Vous trouverez toutes les informations utiles dans le guide des toitures végétalisées et cultivées, à la fin de cette rubrique.

Substrat en continu, bacs…des solutions techniques qui varient en fonction des projets

L’installation d’une toiture végétalisée en substrat continu est classiquement faite en ajoutant une couche anti-racine selon les cas, une couche drainante et une couche filtrante, puis le substrat et la végétation, en couches successives et continues au-dessus du complexe étanchéité-isolation.
Composé d’un mélange de matière organique et de granulats, le substrat permet d’assurer l’ancrage des racines, mais aussi l’apport en eau, éléments nutritifs et l’aération du milieu de culture pour le bon développement des plantes. La diversité de ces matériaux utilisés permet d’obtenir des solutions les plus légères pour limiter les charges.
Différents contenants peuvent être utilisés en toiture : jardinières, bacs, sacs souples, etc.. Ils présentent l’avantage de structurer l’espace (par exemple pour délimiter des zones de jardinage), et de permettre la végétalisation même sur de petites toitures. Cette solution permet aussi de répartir les charges ponctuellement sur la toiture (positionnement des bacs sur les structures portantes) et une hauteur de substrat plus importante.
Le poids du contenant et du substrat qu’il contient doit toujours être pris en compte dans les calculs de charge.
La culture de plantes potagères ou de fruits peut se réaliser en substrat continu ou en contenants comme pour la végétalisation ornementale.

Accès

Les accès aux toitures peuvent être multiples : accès prévu initialement par escalier ou ascenseur, accès par échelle dite « à crinoline » (avec protection antichute), intérieure ou extérieure, accès par échelle inclinée et skydôme ou puits de lumière.
Ces accès sont essentiels à prendre en compte dans la mise en place du projet car ils définissent qui peut accéder à la toiture (public ou professionnels), le nombre de personne pouvant accéder simultanément à la toiture et les modalités d'entretien.

Les règles de sécurité

Les accès et les dispositifs de sécurité varient selon les types de toitures et selon la réglementation en vigueur. Il existe des normes françaises concernant les règles de sécurité et de protection contre les chutes (relatives aux dimensions des garde-corps, main-courante, plinthe de butée etc.).

Étanchéité

Avant toute nouvelle installation, il faut en premier lieu s’assurer du bon état du complexe étanchéité-isolation préalablement à l’opération de végétalisation. L’étanchéité doit être compatible avec la végétation (anti-racines) ou être protégée par une membrane anti-racine.

Eau

Les besoins en eau varient selon l’âge de l’installation, les plantes sélectionnées, les saisons, les conditions météorologiques locales et l’environnement de la toiture, et selon l’épaisseur et la composition du substrat.
Un point d’eau est donc indispensable en toiture ou à proximité immédiate pour assurer un arrosage régulier ou ponctuel.

Le choix des espèces et l’entretien

Le cahier technique élaboré par la Direction des espaces verts et de l’environnement rassemble des informations techniques sur les substrats (le support utilisé pour réaliser vos plantations) et les espèces végétales préconisées, à choisir parmi une sélection d’une centaine de plantes appartenant à des genres différents (plantes grasses, annuelles ou vivaces, fruits et légumes…).
Le choix du substrat et des espèces végétales dépend de la typologie de l'aménagement souhaité : végétation rase, prairie fleurie, strate arbustive, aménagement paysager multi-strate, etc…
Si dans certains cas l’entretien peut être très faible, il reste indispensable. Un minimum d’interventions doit être envisagé, en fonction des végétaux choisis, pour garantir les objectifs et la pérennité de la végétalisation.
L’entretien doit être anticipé dès la conception de la toiture végétalisée !
Une bonne adéquation entre les végétaux, les conditions d’accès et les usages et objectifs de la toiture est indispensable pour un projet réussi !
Par ailleurs, certains végétaux sont strictement interdits en toiture. Voir liste dans le guide des toitures végétalisées et cultivées (disponible ci-dessous).

Aides disponibles

Document incontournable pour végétaliser un toit, le guide des toitures est un document très complet comportant de nombreuses fiches techniques sur les notions évoquées précédemment (structures porteuses, eau, étanchéité, mise en œuvre du projet…) ainsi que les principaux textes règlementaires nationaux et locaux en rapport avec la végétalisation des toits :

Pour réaliser des aménagements favorables à la biodiversité :
Il existe aux niveaux national, régional et municipal des possibilités de subventions et des démarches à remplir :

Végétaliser un mur

Mur végétalisé du Parc de Belleville
Mur végétalisé au Parc de Belleville
C. Noel
Plantes grimpantes comestibles (fruits, légumes) ou simplement belles ; en pleine terre, en bac ou en étagère : les murs fournissent un support de choix pour se lancer dans la culture verticale lorsqu’on ne dispose que de peu de surface au sol.
Facile à mettre en place et à entretenir, un mur végétalisé réunit voisins ou habitants d’un même immeuble autour d’un projet fédérateur. Il contribue aussi à l’amélioration du cadre de vie et à la préservation de la biodiversité urbaine.
Outre son aspect décoratif, un mur végétalisé de « grimpantes » présente de nombreux avantages du point de vue de la biodiversité — qu’elle contribue à enrichir —, et de l’amélioration du cadre de vie pour les riverains et les habitants d’un immeuble résidentiel ou de bureaux.
Les murs végétalisés contribuent au rafraîchissement de l’air en cas de fortes chaleurs, au confort phonique et thermique des bâtiments mais aussi à la dépollution de l’air, car les plantes fixent les particules fines à surface des feuilles.

La mise en œuvre

Tous les types de murs ou de clôtures se prêtent à la végétalisation : les façades d’immeubles et les pignons aveugles sur cour ou sur rue, les grilles et grillages…
Le type de support (mur, grille, grillage, tuteur), l’exposition à la lumière, la possibilité d’effectuer des plantations en pleine terre ou au contraire en bac, la présence éventuelle d’un point d’eau, la fréquentation du site, la nature et l’état du mur… conditionnent le choix des plantes.

Documents utiles à télécharger :

Le choix des espèces

Il existe deux catégories de murs végétalisés de grimpantes :
  • Les murs végétalisés à l’aide de plantes grimpantes qui s’accrochent seules à la paroi avec leurs crampons ou leurs ventouses. C’est le cas du lierre et de la vigne vierge par exemple.
  • Les murs végétalisés à l’aide de plantes grimpantes qui ont besoin d’un support.
    Certaines s’enroulent seules autour des grilles ou sur d’autres plantes, comme la passiflore bleue ou la clématite armandii.
D’autres, comme le melon ou la tomate, nécessitent d’être « palissées », c’est-à-dire attachées au support.

Plantes sur supports ou plantes autonomes ?

Dans certains cas, il est utile de privilégier un support autoportant (bac et treillage par exemple) : il se suffit à lui-même, pour soutenir une grimpante et limite l’impact sur le mur (car elle ne s’y fixe pas directement). Il permet aussi de contrôler sa croissance : c’est l’assurance que celle-ci ne se développera pas au-delà du support.
Voici une série de documents utiles à télécharger :

Pour toute information complémentaire sur des projets de végétalisation du bâti, les conseillers de la Maison du Jardinage peuvent vous guider dans votre projet.
Maison du Jardinage - Pôle ressource Jardinage Urbain
41, rue Paul-Belmondo - Parc de Bercy
75012 PARIS

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