Ville de Paris

Service

Histoire et mémoire

Mise à jour le 10/10/2022
Paris est riche d’une histoire qui s’étend sur plus de deux millénaires. Consciente de ce passé exceptionnel, la Ville mène une politique culturelle mémorielle active ouverte vers tous les publics.

Le Comité d'histoire de la Ville de Paris

Le comité d'histoire est missionné par la Ville de Paris pour organiser des expositions, des conférences et des colloques, ainsi que publier des ouvrages sur l'histoire de Paris.


Le comité d’histoire a été créé en 2007 par le Maire de Paris. Commission consultative ayant force de propositions et placée sous la présidence de Danielle Tartakowsky, spécialiste de l'Histoire politique de la France au XXe siècle, elle est composée de 49 membres (liste ici), siégeant à titre bénévole, universitaires, chercheurs et représentants de grandes institutions travaillant sur l’histoire de Paris, de l’Antiquité à nos jours.
Ce comité soutient la recherche historique relative à Paris en proposant l’organisation de colloques, de séminaires et de publications scientifiques. Il diffuse auprès d’un large public le résultat de ses recherches en organisant régulièrement pour cela des expositions et des conférences ouvertes à tous. Il peut être saisi pour avis par les élus sur toute question mémorielle et tout projet historique relatif à Paris. Enfin, lui a été confiée par la municipalité l’organisation du Prix Augustin Thierry de la Ville de Paris.
Son service administratif support est le Département de l’histoire, de la mémoire et des musées associatifs (DHMMA), rattaché à la direction des affaires culturelles. Celui-ci met en œuvre les propositions du Comité approuvées par la Maire de Paris.


Plusieurs moyens sont mis à votre disposition :
La gazette de l'histoire
Pour la recevoir, envoyer une demande à l'adresse qnp.uvfgbver@cnevf.se[dac.histoire puis paris.fr après le signe @]
La chaîne Youtube
L'ensemble des conférences organisées par le Comité au Petit Palais et aux Archives de Paris sont consultables en ligne.
Le compte Facebook
Pour suivre la programmation du Comité et également des événements organisés par nos partenaires.


01 42 76 77 40 / [dac.histoire puis paris.fr après le signe @]qnp.uvfgbver@cnevf.se[dac.histoire puis paris.fr après le signe @]
Ville de Paris
Direction des affaires culturelles / Sous-direction du patrimoine et de l'histoire
Comité d'histoire de la Ville de Paris
Bâtiment C, 6e étage
11 rue du Pré, Paris 18e

Les conférences

Les cycles de conférences organisés tout au long de l'année par le Comité d’histoire et confiés à des universitaires spécialistes des sujets traités, retracent une époque de l’histoire de Paris, racontent la ville, ses habitants, ses activités, ses institutions ou accompagnent une exposition présentée simultanément à Paris en abordant différentes questions qu’elles soulèvent pour l’histoire.
Retrouvez nos conférences sur Youtube, Informez-vous sur Facebook, lisez la Gazette de l'Histoire


Depuis plusieurs années, les Archives de Paris et le Comité d’histoire de la Ville de Paris organisaient chacun des cycles de conférences portant sur l’histoire, gratuits et accessibles au plus grand nombre. Ces deux institutions, complémentaires par nature, ont décidé de se rapprocher afin d’établir une programmation commune traitant de l’histoire de Paris.
Les riches fonds des Archives de Paris sont ainsi mis en valeur grâce à des cycles thématiques animés par le réseau scientifique des historiens membres du Comité d’histoire.
Suivre la programmation des Archives de Paris ici

Les expositions virtuelles

Mai 68 sous l'oeil de France Soir

L'exposition virtuelle relate les évènements de Mai 68 à travers le prisme des photographies réalisées par les photographes de France-Soir.

Le quotidien des Parisiens pendant la Grande Guerre

Des sources rares et accessibles à tous présentant aux grands publics comme au monde éducatif des archives provenant de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

Le quotidien des Parisiens pendant la Seconde Guerre mondiale

"Mai 1940. Paris, épargné par les combats se vide des deux tiers de sa population. La plupart de ceux qui avaient fui la capitale la réintègrent toutefois après juin et, malgré quelques bombardements, Paris demeure préservé de la destruction jusqu’au terme de la guerre […] Devenue la capitale allemande de la France…elle se voit de facto réduite au statut de quasi préfecture de province…"

Le Monument aux morts virtuel des Parisiens Morts pour la France

Contrairement à la majorité des communes françaises, Paris ne disposait pas jusqu’ici de monument récapitulant les noms de ses morts du 1er conflit mondial. La Maire de Paris a souhaité corriger ce manque et a confié à la Direction des Affaires Culturelles et au Département de l’histoire et de la mémoire, la réalisation d’un monument virtuel.

Carte des lieux de mémoire parisiens de la Grande Guerre

Cette carte, fait partie intégrante du monument aux morts virtuel ci-dessus. Elle répertorie les lieux de mémoire réalisés à Paris par les institutions publiques, privées et religieuses depuis 1918. Prévue pour être exhaustive, vous pouvez la compléter de manière participative. Vous connaissez un monument, une plaque en hommage aux soldats morts pendant la Grande Guerre qui n'est pas présent sur la carte ? Vous pouvez nous le signaler (qnp-zrzbevny14-18@cnevf.se[dac-memorial14-18 puis paris.fr après le signe @].

Les expositions et les éditions

Les expositions

Le Comité d’histoire de la Ville de Paris organise une à deux expositions par an. Consacrées à Paris, elles prennent pour objets différents moments ou différents aspects de l’histoire de la Ville. Confiées à des spécialistes, croisant des documents et des témoignages variés, elles retracent pour le public des histoires de Paris éclairées par les derniers apports de la recherche.

Les éditions

Par ses co-éditions, le Comité d’histoire soutient la recherche sur l’histoire de Paris. Il contribue ainsi à l’accès du public à des ouvrages scientifiques : actes de colloques, travaux universitaires, catalogues d’expositions etc.

Il diffusait également les ouvrages autrefois édités par l’ancienne Commission des travaux historiques. Cette diffusion est actuellement arrêtée et les ouvrages ne sont plus disponibles à la vente.
En ligne, des éditions téléchargeables permettent d’accéder librement à des ouvrages sur l’histoire de Paris.
Chaque ouvrage fait l'objet d'un travail minutieux de la part des auteurs et permet d'approfondir un sujet traitant l'histoire de Paris. En partenariat avec un éditeur, il est l'émanation d'un colloque, d'un cycle de conférences, d'une exposition réalisés par le Comité d'histoire ou alors entre dans le champ universitaire d'aide à la recherche sur l'histoire de la capitale.


- DU CLOS SAINT-LAZARE A LA GARE DU NORD, Histoire d’un quartier de Paris
par Frédéric Jimeno, Karen Bowie et Florence Bourillon (dir.)
L'ouvrage en détail aux Presses universitaires de Rennes
Avec le soutien de l’université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC).
- UN THÉÂTRE PARISIEN EN QUÊTE DE LIBERTÉ, 9 thermidor-18 brumaire
par Odile Vigne-Parat
L'ouvrage en détail aux éditions Mare & Martin
- LA BELLE ÉPOQUE DE L'IMMEUBLE PARISIEN. La production exemplaire, ordinaire et commerciale d'Albert Sélonier (1859-1926), architecte. par Alexis Markovics
L'ouvrage en détail aux éditions Mare & Martin
- NOTRE-DAME ET L'HÔTEL DE VILLE. Incarner Paris du Moyen Âge à nos jours
dirigé par Isabelle Backouche, Boris Bove, Robert Descimon et Claude Gauvard.
L'ouvrage en détail aux Publications de la Sorbonne
- BONS BAISERS DE PARIS, 300 ans de tourisme dans la capitale
sous la direction de Sylvain Pattieu
L'ouvrage en détail aux éditions Paris bibliothèques
- LE PARIS DU MOYEN AGE
Sous la direction de Boris Bove et Claude Gauvard
L’ouvrage en détail aux Éditions Belin
- PARIS, DE PARCELLES EN PIXELS, Analyse géomatique de l'espace parisien médiéval et moderne
Ouvrage collectif dirigé par Boris Bove, Laurent Costa et Hélène Noizet
L’ouvrage en détail aux Presses universitaires de Vincennes
- AGRANDIR PARIS : 1860-1970
Sous la direction de Florence Bourillon et Annie Fourcaut
L’ouvrage en détail aux Publications de la Sorbonne
- FAIRE LE GRAND PARIS, Avis des habitants consultés en 1859
Textes présentés et édités par Nathalie Montel
L’ouvrage en détail aux Presses universitaires de Rennes
- CHANGER LES NOMS DES RUES DE PARIS, La Commission Merruau, 1862
Textes présentés et édités par Florence Bourillon
L’ouvrage en détail aux Presses universitaires de Rennes
- PARIS MANIF, Les manifestations de rue à Paris de 1880 à nos jours
Ouvrage collectif dirigé par Danielle Tartakowsky
L’ouvrage en détail aux Presses universitaires de Rennes
- LE PARIS MODERNE, Histoire des politiques d’hygiène (1855-1898)
Auteur, Fabienne Chevallier et préface par Guy Cogeval
L’ouvrage en détail aux Presses universitaires de Rennes



L'Affiche rouge, Adam Rayski
Paris, Compagnon de la Libération, Christine Levisse-Touzé et Vladimir Trouplin
La Rafle du Vélodrome d'hiver, 16 et 17 juillet 1942, Adam Rayski

Prix Augustin-Thierry de la Ville de Paris

Augustin Thierry, médaille à son effigie
Augustin Thierry, médaille à son effigie
Crédit photo : Mairie de Paris / Roger Viollet
L’organisation de ce prix est conforme aux dispositions testamentaires de Mme Baptistine Augustin-Thierry, décédée en 2007, qui décide d’attribuer à un ouvrage historique un prix portant le nom de son aïeul Augustin Thierry. Ce prix, d’un montant de 4 000 €, récompense un ouvrage d’histoire portant sur la période allant de l’Antiquité à la fin du XIXe siècle, ou une biographie historique.
Le règlement est consultable ici.
Pour se renseigner ou participer au prix :

Comité d'histoire de la Ville de Paris, DAC / Département de l'Histoire, de la Mémoire et des Musées associatifs, 11 rue du Pré, 75018 Paris. Tel: 01 42 76 77 40 /mail : [dac.histoire puis paris.fr après le signe @]qnp.uvfgbver@cnevf.se[dac.histoire puis paris.fr après le signe @]

2021 : Jan SYNOWIECKI, Paris en ses jardins. Nature et culture urbaines dans Paris au XVIIIe siècle, Ceyzérieu, Champ Vallon, 202 1. Présentation du livre : ici
2020 : Aurélien LIGNEREUX, Les Impériaux, de l’Europe napoléonienne à la France post-impériale, Paris, Fayard. Présentation du livre ici.
2019 : Mathilde ROSSIGNEUX-MÉHEUST, Vies d’hospices. Vieillir et mourir en institution au XIXe siècle, Ceyzérieu, Champ Vallon. Présentation du livre ici.
2018 : Emmanuel ARBABE, La politique des gaulois. Vie politique et institutions en Gaule chevelue (IIe siècle avant notre ère - 70)
Éditions de la Sorbonne. Présentation du livre ici
2017 : Thomas LABBE, Les catastrophes naturelles au Moyen Age (XIIe-XVe siècle)
CNRS Éditions. Présentation du livre ici
2016 : Florian MAZEL, L'évêque et le territoire, l'invention médiévale de l'espace (Ve-XIIIe siècle)
Edition Seuil. Présentation du livre ici
2015 : Delphine DIAZ, Un asile pour tous les peuples ? Exilés et réfugiés étrangers en France au cours du premier XIXe siècle
Paris, Armand Colin. Présentation du livre ici
2014 : Hervé MAZUREL, Byron, les philhellènes et le mirage grec
Paris, Les Belles Lettres. Présentation du livre ici
2013 : Benoist PIERRE, La Monarchie ecclésiale, le clergé de cour en France à l'époque moderne
Éditions Champ Vallon , Seyssel. Présentation du livre ici
2012 : Quentin DELUERMOZ, Policiers dans la ville, la construction d'un ordre public à Paris, 1854-1914
Publications de la Sorbonne, Paris. Présentation du livre ici
2011 : Gilles MALANDAIN, L'introuvable complot, Attentat, enquête et rumeur dans la France de la Restauration
Aux éditions de l'EHESS . Présentation du livre ici

Département de l'Histoire, de la Mémoire et des musées associatifs (DHMMA)

Paris est riche d’une histoire qui s’étend sur plus de deux millénaires. Depuis l’antique Lutèce gallo-romaine en passant par la capitale capétienne de Philippe Auguste, jusqu’aux journées Révolutionnaires de 1789 et aux combats de la Libération de Paris, il a été l’incarnation et le cœur battant de tous les grands événements qui ont façonné la France.


Consciente de ce passé exceptionnel, la ville de Paris mène une politique culturelle mémorielle active ouverte vers tous les publics afin de permettre au plus grand nombre d’y accéder.

Afin de mettre en valeur les hommes et les événements qui l’ont marqué de leur empreinte, et qui sont autant de lumières pour comprendre le présent et disposer de clés pour aborder l’avenir, elle s’est dotée d’institutions spécifiques qui soutiennent la recherche historique et la font découvrir aux Parisiens et d’une élue en charge particulièrement de ces questions.
Cette politique historique et mémorielle est coordonnée sous l’autorité de la Maire, par Laurence Patrice, adjointe à la Maire de Paris chargée de la Mémoire qui en détermine la vision et en valide les orientations.
Laurence Patrice s’appuie sur la Direction des Affaires culturelles et le Département de l’Histoire de la Mémoire et des Musées associatifs pour mettre en œuvre les grands axes commémoratifs et historiques qu’elle propose.


C’est le service référent de la Ville de Paris sur les questions historiques et mémorielles. Dépendant de la Direction des Affaires Culturelles, il met en œuvre la politique décidée par la Maire et l’élue en charge de la Mémoire et du Monde Combattant. A ce titre, Il est chargé de la réalisation du programme des expositions, des cycles de conférences et des colloques proposés par le comité d’Histoire de la Ville de Paris, commission indépendante d’historiens sur laquelle s’appuient les élus. Il instruit les hommages publics aux personnalités ou événements parisiens sous forme de plaques commémoratives ou de stèles dans les jardins et squares.

Il soutient les associations travaillant en lien avec la Mémoire, le Monde Combattant, la déportation, la Résistance ou le patrimoine historique de la Ville de Paris par l’instruction de dossiers de demande de subvention.
Enfin, il exerce une tutelle sur certains musées associatifs à vocation historique soutenus par la Ville de Paris, le Musée d’Art et du Judaïsme, le musée Clemenceau, et le musée de Montmartre, et sur un lieu de création culturelle, la Halle Saint-Pierre.

Plaques commémoratives

La Ville de Paris entretient aujourd’hui près de 1.600 plaques commémoratives. Un peu plus de 1.250 plaques sont liées aux événements de la Seconde Guerre mondiale; presque 350 rappellent des personnages ou des faits marquants tant au plan culturel qu’historique.
Hommage aux femmes arméniennes victimes du génocide
Hommage aux femmes arméniennes victimes du génocide
Crédit photo : Mairie de Paris / DHMMA
L’apposition d’une plaque commémorative suit un cheminement différent selon si elle est d’initiative privée ou si elle émane de la collectivité.

L’apposition de plaques par initiative privée

Dans le cas de plaques apposées à Paris par des particuliers, des comités ou associations, des administrations de l’État ou des entreprises, la Ville n’intervient pas, sauf si l’immeuble concerné lui appartient.
Les auteurs du projet doivent alors obtenir l’accord écrit de la Direction gestionnaire de l'immeuble.


Toute personne souhaitant apposer une plaque commémorative sur un immeuble de Paris doit en demander l’autorisation au Préfet de Paris : l’apposition d’une plaque commémorative est un « hommage public » régi par le décret 68.1053 du 29 novembre 1968.
Au terme de ce décret, aucun hommage public ne peut être décerné sans autorisation préalable donnée par un arrêté préfectoral.


Le dossier doit comprendre :
- l’autorisation écrite du propriétaire de l’immeuble sur lequel sera apposée la plaque ;
- l’autorisation de l’architecte des bâtiments de France territorialement compétent si l’immeuble est protégé ;
- l’indication de la personne morale ou physique souhaitant procéder à l’apposition de la plaque ;
- le libellé et les caractéristiques de cette dernière (matériau employé, dimensions, style de lettres).
et doit être adressé au :
Préfet de la Région Ile de France - Préfet de Paris
Bureau des affaires réservées
5 rue Leblanc 75911 Paris Cedex 15
Tél 01 82 52 40 00

L’apposition de plaques par la Ville de Paris

L’apposition de plaques commémoratives par la Ville de Paris est réglementée par application de la délibération D-168 du 5 mars 1979. Cette délibération prévoit :
  • que tout hommage public rendu par la Ville sur son domaine ou à ses frais doit faire l’objet d’une délibération du Conseil de Paris
  • un délai de 10 ans après le décès de la personnalité doit être respecté sauf exception, motivée par le Conseil de Paris
  • les moyens de financement doivent être prévus.
Les demandes d'apposition ou de réparation des plaques commémoratives peuvent être adressées à la :
Direction des affaires culturelles
Sous-direction du patrimoine et de l'histoire
Bureau de l'Histoire et de la Mémoire
11 rue du Pré
75018 Paris


Les demandes sont présentées:

- soit par un élu ou un groupe d’élus, sous la forme de vœux adoptés en Conseil de Paris ou en Conseil d’arrondissement

- soit par une personne physique ou morale : parents proches ou associations pour un hommage à une personne ayant accompli une action ou afin d’évoquer le lieu où un Résistant a été tué durant la semaine de l’insurrection et de la Libération de Paris (18 – 26 août 1944).

C’est le Cabinet de la Maire qui se prononce sur l’opportunité de l’hommage et demande aux services de la Direction des Affaires Culturelles (département de l’histoire, de la mémoire et des musées associatifs) d’instruire le dossier.

L’Hommage aux enfants juifs morts en déportation

Par délibération en date des 24 et 25 septembre 2001, le Conseil de Paris a décidé solennellement de rendre un hommage particulier aux 11.400 enfants juifs des écoles parisiennes, morts en déportation. À ce jour, ce sont 6.890 enfants dont le souvenir est nominativement rappelé sur 391 plaques commémoratives qui sont apposées dans 384 établissements scolaires de la capitale.


Grâce au travail des associations qui dressent, école par école, la liste des enfants déportés, la Ville appose des plaques sur la façade et dans le hall des établissements, principalement des maternelles et des primaires, où ces enfants étaient élèves. Les noms des jeunes victimes sont gravés sur chaque plaque située à l’intérieur des établissements.

Ces associations effectuent un travail considérable de recherches longues et minutieuses dans les archives des établissements scolaires, en étroite collaboration avec des enseignants de chaque arrondissement, en lien avec les déportés rescapés ou les enfants sauvés et par recoupement avec l’ouvrage de Serge Klarsfeld.
La Ville de Paris, quant à elle, soutient et accompagne les démarches entreprises et les opérations à réaliser, tout en respectant l’indépendance des travaux de recherche des Associations pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés (A.M.E.J.D.).


Cependant, un certain nombre d’enfants ont été déportés avant l’âge de leur scolarisation. La Ville de Paris a donc décidé d’aider les associations souhaitant implanter une stèle ou une plaque en mémoire des enfants non scolarisés ou qui n’ont pu être rattachés à aucune école, morts en déportation. Ces stèles ont été apposées aussi dans les parcs et jardins publics interdits aux Juifs aux termes de la réglementation antisémite du Gouvernement de Vichy.

Le nom de ces enfants est gravé, accompagné de ce texte court :
«Passant, lis leur nom; ta mémoire est leur unique sépulture».


Square Michel Caldaguès (Paris 1er)
Square Louvois (Paris 2e)
Square du Temple – Elie Wiesel (Paris 3e)
Jardin des Rosiers – Joseph Migneret (Paris 4e)
Square René Viviani (Paris 5e)

Square Félix Desruelles (Paris 6e)
Square Boucicaut (Paris 7e)
Jardin Tereska Torrès-Levin (Paris 8e)
Square Montholon (Paris 9e)
Square Villemin (Paris 10e)

Square de la Folie-Titon (Paris 11e)
Square Eugène Thomas (Paris 12e)
Parc de Choisy (Paris 13e)
Square Ferdinand Brunot (Paris 14e)
Square Jean Chérioux (Paris 15e)

Square Lamartine (Paris 16e)
Parc Martin Luther King (Paris 17e)
Square Léon Serpollet (Paris 18e)
Parc des Buttes Chaumont (Paris 19e)
Square Édouard Vaillant (Paris 20e)
Plaque en hommage aux enfants juifs - Ecole rue d'Argenteuil
Plaque en hommage aux enfants juifs - Ecole rue d'Argenteuil
Crédit photo : Marie de Paris / DHMMA

Soutien aux associations Mémorielles ou Historiques

La ville de Paris par l’intermédiaire du DHMMA soutient un nombre important d’associations qui présentent des projets en lien avec l’Histoire, la Mémoire, le monde Combattant ou le Patrimoine Historique. Elle instruit les demandes d’aide aux projets qui sont reçues via le portail SIMPA.
Accédez au service en ligne:
SIMPA devient Paris Asso

Le 25 juin, SIMPA laisse la place à Paris Asso.
Ces projets sont analysés en fonction de leur pertinence, mais aussi de la bonne gestion de la structure qui en est porteuse. Ces demandes sont ensuite soumises à l’approbation de l’élue de référence puis du Conseil de Paris qui en vote le principe.
La ville soutient aussi bien des projets portés par des associations localisées dans les arrondissements que des projets à l’échelle de Paris.

« Fluctuat nec mergitur » : un blason et une devise pour Paris

Blason de Paris

Les armoiries de Paris

Les armoiries de la Ville de Paris sont réglées par le décret du 20 août 1949 pris par le Président de la République, Vincent Auriol : « De gueules, à la barque antique équipée d’argent, voguant sur une onde du même ; et au chef d’azur, semé de fleurs de lys d’or, l’écu surmonté d’une couronne murale sommée de quatre tours d’or, soutenue de la devise : Fluctuat nec mergitur et accosté de deux branches de sinople (chêne et laurier) croisées en pointe et liées de gueules par un ruban du même auquel sont appendues, en pointe, l’Étoile de la Légion d’honneur, à dextre la Croix de la Libération, à senestre la Croix de guerre, toutes trois au naturel ».

La barque antique

Le bateau à voiles naviguant sur les flots est l’élément principal du blason. Il figurait déjà en 1210 sur le sceau de la puissante corporation des Nautes (ou « marchands de l’eau ») qui est à l’origine de la municipalité parisienne, dirigée par le « prévôt des marchands » jusqu’à la Révolution de 1789.

Les fleurs de lys

Imposées par le pouvoir royal en 1358 pour marquer son autorité sur la Ville après les révoltes menées par Étienne Marcel, alors prévôt des marchands.

La couronne murale

La couronne crénelée rappelle les remparts de la ville ancienne et symbolise son indépendance vis-à-vis du pouvoir central.

La devise

La locution latine « Fluctuat nec mergitur » (« Il est battu par les flots, mais ne sombre pas ») apparaît sur quelques jetons municipaux frappés à la fin du XVIe siècle mais n’est qu’une devise parmi de nombreuses autres. Une décision prise le 24 novembre 1853 par le baron Haussmann, alors préfet de la Seine, en fit la devise officielle de la Ville de Paris.

La branche de chêne et la branche de laurier

La branche de chêne avec glands est le symbole des actes de bravoure citoyens. Celle de laurier avec baies est le symbole de la victoire.

Les décorations

La Ville de Paris fut autorisée à faire figurer dans ses armes les trois décorations qui lui ont été décernées au cours de l’Histoire :
• au centre, la Légion d’honneur (décret du 9 octobre 1900)
• à droite, la Croix de guerre (citation à l’ordre de l’armée du 28 juillet 1919)
• à gauche, la Croix de la Libération (décret du 24 mars 1945)

Les couleurs bleu blanc rouge

Les partisans d’Étienne Marcel portaient des chaperons bleu et rouge pour marquer leur ralliement au prévôt. Le bleu faisant référence à saint Martin et le rouge à saint Denis. Elles sont depuis les couleurs officielles de la Ville de Paris.
Envie d'en savoir plus sur l'histoire de Paris ? Découvrez la Bibliothèque de l'Hôtel de Ville, ouverte au public du lundi au vendredi et la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, ouverte au public du lundi au samedi.

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