Gare aux moustiques tigres !

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Mise à jour le 30/08/2023
Moustique tigre (Aedes albopictus)
Une surveillance renforcée du moustique tigre est mise en place par les autorités du 1er mai au 30 novembre. Présent et actif à Paris, le moustique tigre peut, dans certaines conditions particulières, être vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou le virus du Zika… En adoptant les bons réflexes, chacun peut participer à la lutte contre sa prolifération.
Dans des cas précis, il peut parfois être nécessaire de procéder à des opérations de désinsectisation. C’est une mesure de dernier recours et de santé publique pour réduire le risque de propagation de ces maladies dites « tropicales » qui se transmettent via les moustiques tigres. Ainsi, lorsqu’un cas avéré de dengue, zika ou chikungunya est signalé dans une zone où le moustique est présent, et si le patient est encore en période de virémie, l’Agence Régionale Santé peut diligenter une « démoustication » ciblée, à l’aide de produits chimiques pulvérisés sur les gîtes des moustiques (buissons, feuillages…) dans une zone circonscrite autour du domicile de la personne atteinte.
Signalement moustique tigre
Vous pensez avoir observé un moustique tigre près de chez vous ?
Vous pouvez faire un signalement à cette adresse signalement-moustique.anses.fr

À noter : pour pouvoir signaler la présence d'un moustique tigre aux autorités sanitaires, il faut disposer d'au moins 1 de ces 2 éléments :
- une photo d'un moustique tigre
- un moustique dans un état permettant son identification.

Comment reconnaître un moustique tigre ?

Le moustique tigre (Aedes albopictus), originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, est une espèce invasive de moustique particulièrement nuisible installée en France depuis 2004. C’est un moustique de petite taille (5 mm), actif dans la journée, avec un pic d’agressivité au lever du jour et au crépuscule. Il possède des rayures noires et blanches sur le corps et les pattes.

Où le trouve-t-on ?

L'espèce est aujourd'hui implantée dans plus de 100 pays sur les 5 continents. Le moustique tigre est classé parmi les espèces les plus invasives au monde grâce à son adaptabilité aux régions ayant des hivers froids.

Au 1er janvier 2023, 71 départements sont colonisés par le moustique tigre.
Il est déclaré officiellement implanté et actif dans une majorité des départements français, dont Paris, la Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-d’Oise et le Val-de-Marne.
La colonisation du moustique tigre en île-de France continue de progresser avec 105 territoires colonisés. L’ensemble du territoire parisien reste en vigilance.
En 2022, la colonisation du moustique tigre s'est étendue à 4 arrondissements, en plus du 12e arrondissement : les 14e, 15e, 16e et 17e arrondissements. Il a également été observé épisodiquement dans 6 autres arrondissements : les 9e, 10e, 13e, 18e, 19e et 20e.

Quels risques pour la santé ?

Le moustique tigre peut être vecteur de certaines maladies comme la dengue, le chikungunya ou le virus Zika. Pour transmettre l’une de ces trois maladies, il faut qu’il ait précédemment piqué une personne malade. Bien que ces maladies sévissent principalement en zones tropicales, des personnes de retour de voyage dans les zones où circulent ces maladies (Afrique, Antilles, Amérique du Sud, Asie du Sud-Est, océan Indien) peuvent pendant les quelques jours de contagiosité contaminer un moustique qui les pique.
Le moustique devient alors porteur du virus et pourra le transmettre localement en piquant de nouvelles personnes. Il y a alors constitution de chaines locales (autochtones) de transmission et possiblement développement d’une épidémie.
À noter que le moustique tigre ne transmet pas le Covid-19.
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Comment prévenir sa prolifération ?

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Vidéo Youtube
50 pièges pondoirs ont été posés en 2022 sur le territoire parisien, principalement :
  • dans les espaces verts municipaux : Bois de Vincennes et de Boulogne, parcs et jardins, cimetières ;
  • à proximité des gares ;
  • dans les enceintes de grands hôpitaux parisiens.
Des actions sont possibles (et pour certaines simples et peu coûteuses) pour lutter contre la prolifération des larves de moustiques :
  • réparer les fuites pour éviter la formation de flaques et la stagnation de l’eau ;
  • trier, éliminer, retourner ou mettre sous abri tous les récipients où l’eau peut stagner (déchets divers, jouets, bâches, pots, seaux, poubelles de jardin, bacs, pneus, arrosoirs, brouettes…) ;
  • renouveler régulièrement l’eau des fleurs ou des boutures (une à deux fois par semaine), ou remplacer l’eau des vases par du sable humide ;
  • remplir de sable les soucoupes sous les pots de fleurs ou si possible supprimer les soucoupes ;
  • éviter l’utilisation des pots de fleurs avec réserve ; à défaut, empêcher le moustique d’accéder à la réserve d’eau à l’aide de tissu ou de moustiquaire ;
  • arroser avec modération. Garder le terreau humide sans eau apparente ;
  • vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées ; réparer, curer et déboucher régulièrement gouttières, regards, caniveaux, siphons de sol et drainages ;
  • couvrir les réserves d’eau avec un voile moustiquaire ou un simple tissu afin d’interdire tout accès aux moustiques : bidons d’eau, citernes, bassins ;
  • vider régulièrement et complètement les réservoirs et colonnes des pieds de parasol qui se remplissent avec les pluies ou l'arrosage. Lester avec du sable ;
  • en cas de stagnation d'eau sous les dalles de terrasses sur plots, éliminer l'eau ou traiter l’eau stagnante (eau de Javel, galet de chlore) ;
  • si vous possédez une climatisation, assurez-vous très régulièrement que le bac à résidus et le tuyau d'évacuation sont exempts d'eau.
Pour réduire les lieux de repos des moustiques adultes, quelques conseils :
  • entretenir son jardin ou les végétaux de sa terrasse ;
  • débroussailler et tailler les herbes hautes et les haies ;
  • élaguer les arbres ;
  • ramasser les fruits tombés et les débris végétaux.
Le saviez-vous ? Seules les femelles piquent !
C'est ce qui assure la reproduction ! La piqûre intervient après l’accouplement, une fois la femelle fécondée, le sang ingurgité constituant une source de protéines pour ses œufs. Après la piqûre, elles recherchent des points d’eau stagnante dans leur environnement pour pondre leurs œufs, qui vont éclore dans l’eau. Les larves s'y développent avant de se métamorphoser en moustiques adultes dotés d’ailes. Les gîtes de reproduction sont constitués par tout récipient ou objet pouvant recueillir de l’eau, souvent de petite voire de très petite taille.

Attention, même après plusieurs mois au sec, les œufs peuvent éclore en 4 à 6 jours s'ils se retrouvent dans l'eau. Il est donc important d’adopter les bons gestes pour prévenir la prolifération du moustique en agissant sur les gîtes larvaires. Il est nécessaire de renouveler ces opérations régulièrement et surtout après chaque pluie et chaque arrosage. En outre, le moustique se développe plus rapidement lorsque les températures augmentent.

Comment s’en protéger ?

  • Appliquer sur sa peau des produits répulsifs antimoustiques, surtout la journée. D'après l'extrait des recommandations aux voyageurs 2021 Santé publique France, les produits revendiquant une action répulsive, mais qui ne sont pas identifiés comme des produits biocides (type de produit 19) ne doivent pas être utilisés. En particulier, il n’est pas recommandé d’utiliser des huiles essentielles. Elles peuvent provoquer des irritations cutanées ou une photosensibilisation (en fonction de l’huile et de la concentration). Il n’y a souvent pas de preuve de leur d’efficacité en prophylaxie des maladies à transmission vectorielle.
  • Avant toute utilisation d’un produit répulsif, prendre connaissance des instructions figurant sur l’étiquette du produit, et les respecter scrupuleusement : les restrictions d’usage (vis-à-vis des enfants et des femmes enceintes, en particulier), les quantités à appliquer et le nombre d’applications par jour ainsi que la durée estimée de la protection y sont détaillés. En cas de doute, demander conseil à son médecin ou à son pharmacien ;
  • Porter des vêtements couvrants et amples ;
  • Utiliser des moustiquaires (moustiquaire de lit, de berceau), de préférence imprégnées d’insecticides, et penser à vérifier leur intégrité. En cas d’utilisation de moustiquaire imprégnée, veiller à ce que les enfants ne portent pas la moustiquaire à la bouche et privilégier l’emploi de moustiquaires imprégnées industriellement (disponibles en pharmacie ou dans des magasins spécialisés) à la fois pour optimiser la rémanence de l’insecticide, réduire les risques liés à la manipulation de produits toxiques et éviter la pollution de l’environnement (source : santé Publique France). Dans tous les cas, lire attentivement la notice et respecter scrupuleusement les instructions qui y figurent ;
  • Installer des moustiquaires à mailles étroites aux portes, fenêtres et autres voies d’entrées des moustiques ;
  • Un ventilateur peut aider à éloigner les moustiques, la climatisation a la réputation d’endormir les moustiques grâce à l’air froid. Les moustiques ont tendance à être beaucoup plus actifs dans les endroits chauds et humides, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne sont pas susceptibles de piquer dans un espace climatisé.

Comment et quels répulsifs cutanés utiliser ?

Concernant l’usage des répulsifs cutanés, il est recommandé de :
  • lire la notice d’utilisation, vérifier les restrictions d’usage (notamment selon l’âge) et respecter les conditions d’application (en particulier, n’appliquer sur la peau que les produits prévus à cet effet et non les répulsifs vestimentaires) ;
  • préférer les répulsifs en crème ou lotion aux répulsifs en spray, en raison du risque d’inhalation ou d’ingestion lors de leur application ;
  • appliquer les répulsifs sur la peau exposée, mais ne pas en appliquer sur la peau qui est sous les vêtements (sauf au niveau des chevilles, même en cas de port de chaussettes) ;
  • ne pas appliquer sur une peau lésée, blessée ou irritée, près des yeux ou de la bouche, sur les mains ou le visage des enfants, sur les mains ou les seins d’une femme allaitante ;
  • ne pas pulvériser les sprays directement sur la peau. Appliquer d’abord sur les mains, puis sur la peau ;
  • en cas d’application de crème solaire, appliquer d’abord la crème solaire à indice de protection maximal, puis respecter un intervalle d’au moins 20 minutes avant d’appliquer un répulsif cutané ;
  • après la baignade, réappliquer le répulsif dans la limite du nombre maximal d’applications quotidiennes recommandé ;
  • laver la peau où les répulsifs ont été appliqués avec de l’eau et du savon, lorsqu’il n’y a plus de risque (par exemple, avant de se coucher sous une moustiquaire) ;
  • ne pas pulvériser les sprays dans une pièce fermée ou à côté d’aliments pouvant être consommés ;
  • faire attention au caractère potentiellement inflammable du répulsif. Si c’est le cas, ne pas pulvériser près d’une flamme ;
  • ne pas utiliser des produits répulsifs à usage vétérinaire sur la peau ou les vêtements. De même, ne pas appliquer les répulsifs sur des animaux s’ils ne sont pas prévus pour cet usage ;
  • stocker les répulsifs dans un lieu inaccessible aux enfants.
Source : Recommandations aux voyageurs, Santé Publique France, 2021

Comment signaler un moustique tigre ?

Vous pensez avoir observé un moustique tigre près de chez vous ?
Vous pouvez faire un signalement à cette adresse signalement-moustique.anses.fr

À noter : pour pouvoir signaler la présence d'un moustique tigre aux autorités sanitaires, il faut disposer d'au moins 1 de ces 2 éléments :
  • une photo d'un moustique tigre
  • un moustique dans un état permettant son identification.

FAQ Lutte antivectorielle (LAV)

Dans le cadre de la lutte contre la prolifération du moustique tigre, vecteur potentiel de certains virus (dengue, zika, chikungunya), il peut parfois être nécessaire de procéder à des opérations de désinsectisation. C’est une mesure de dernier recours et de santé publique pour réduire le risque de propagation de ces maladies dites « tropicales » qui se transmettent via les moustiques tigres. En effet, lorsqu’un cas avéré de dengue, zika ou chikungunya est signalé dans une zone où le moustique est présent, et si le patient est encore en période de virémie, l’ARS peut diligenter une « démoustication » ciblée, appelée également lutte antivectorielle (LAV).

En pratique, l’insecticide est pulvérisé, sous forme de gouttelettes, à faible dose dans l’air (traitement spatial). Le jet, dirigé sur la végétation principalement, atteint une distance de 2 à 3m. Dans le cas des espaces difficilement accessibles, il se peut qu’un autre appareil envoyant un léger brouillard soit utilisé.
L’insecticide agit pendant une période très courte (environ 1 heure) sur les moustiques présents et ne possède pas d’effet persistant.
La lutte anti-vectorielle a notamment pour objet de prévenir et de lutter contre les maladies transmises par les moustiques et d’empêcher l’apparition d’une circulation des virus de la dengue, du zika ou du chikungunya. Son objectif est d’éliminer les moustiques qui ont pu entrer en contact avec une personne infectée par le virus et ainsi éviter l’apparition d’autres cas sur le même territoire.

L’aqua K Othrine®, à base de la substance active la deltaméthrine, est l’insecticide de référence utilisé lors des opérations de LAV. C’est un produit qui fait partie d’une famille d’insecticides largement présents dans les insecticides domestiques et utilisés en thérapeutique dans les shampooings et lotions grands publics destinés au traitement de la gale et des poux.

L'Agence régionale de santé (ARS) met en œuvre des opérations lorsque des cas de dengue, de chikungunya ou de zika sont signalés dans la région en même temps que la présence du moustique tigre. L'objectif est de réduire le risque de propagation de ces virus aux personnes vivant à proximité de la personne infectée. Ces opérations ciblent uniquement les moustiques adultes,.

L’effet de l’insecticide appliqué par les générateurs d'aérosols contre les moustiques est temporaire et dépend de la durée pendant laquelle les particules aérosols restent en suspension dans l'air, généralement de 1 à 2 heures selon les conditions météorologiques. Après cette période, le produit est rapidement décomposé par les rayons ultraviolets du soleil ou est emporté vers le sol par la pluie. Il est donc normal d’observer encore des moustiques après ce genre d’opération. Les gestes d’élimination des gites larvaires doivent donc continuer d’être appliqués largement et régulièrement.

Les pesticides utilisés dans la lutte antivectorielle peuvent présenter des risques pour la santé humaine si les personnes sont exposées directement aux produits chimiques, par inhalation ou contact cutané. Certaines personnes pourraient développer des réactions allergiques aux produits chimiques utilisés. Les enfants, les personnes âgées et les individus ayant des problèmes de santé chroniques pourraient être plus vulnérables aux effets secondaires de la lutte antivectorielle. Cependant, les composés actifs utilisés le sont à faible dose (1g par hectare) et perdent rapidement en efficacité. Si vous présentez des symptômes tels que vertiges, vomissements, démangeaisons, etc., signes d’intoxication, vous devez contacter rapidement le centre anti poison au numéro suivant 01 40 05 48 48.

Les agents qui appliquent les produits y sont exposés constamment pendant plusieurs heures par jour dans le cadre de leur travail alors que la population riveraine des opérations n’y est exposée que très ponctuellement ou pas du tout.

Les cas d’intoxication sont peu fréquents et aucun cas grave n’a été rapporté. Les cas individuels peuvent survenir en l’absence d’informations suffisantes et de mise en œuvre des mesures préventives préconisées. Les expositions professionnelles surviennent principalement lorsque les équipements de protection sont mis en défaut. (rapport de l’Institut de veille sanitaire et l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques,)

Oui, la lutte antivectorielle peut avoir un impact indirect sur d'autres insectes non ciblés, abeilles et prédateurs aquatiques par exemple. Les méthodes utilisées pour contrôler la population de moustiques vecteurs, tels que le moustique tigre, peuvent également avoir des effets sur l'écosystème environnant. Malheureusement, il n'existe pas d'insecticide spécifique qui cible exclusivement les moustiques adultes. Cependant, l'effet toxique du produit varie en fonction de l'anatomie de chaque insecte. Le moustique tigre est particulièrement sensible à l'action de ce produit. Cela permet son utilisation à une concentration plus faible (1g/hectare) que pour d'autres insectes dans un contexte de gestion des nuisibles.

Cela s'applique surtout aux animaux aquatiques et ceux à sang-froid tels que les grenouilles et les insectes. Assurez-vous de protéger vos points d'eau et de garder vos animaux à l'intérieur pendant la nuit où le traitement est effectué. Les chats errants devraient naturellement s'éloigner de la zone en raison du bruit des machines et ne sont pas exposés à de grands risques.

Il est recommandé de laver vos fruits et légumes récoltés avant de les consommer, traitement ou non. Il est recommandé dans le cas d’un traitement d’attendre 3 jours avant de consommer ses fruits et légumes du potager. La matière active est photosensible, les UV de la lumière du jour vont donc la détruire rapidement sur les surfaces des objets., En revanche ce produit a une forte persistance dans l’eau, il est conseillé de vider les contenants en eau qui n’auraient pas été couverts avant le traitement insecticide.

Votre voisin pourrait être situé hors de la zone à traiter, les opérateurs en charge de la lutte antivectorielle travaillent pour optimiser le traitement de manière à assurer son efficacité tout en minimisant les perturbations pour les résidents.

La démoustication de confort se concentre sur les pullulations de moustiques qui, de par leur nombre et leur agressivité, créent une gêne importante. Son objectif est de lutter contre la prolifération des espèces de moustiques nuisantes. Elle n’est nécessaire que dans moins de 30 % des situations, et uniquement pour les cas de forte nuisance avérée dont l’origine n’aurait pas été clairement établie ou serait en attente de résolution.

L’emploi des insecticides ne peut être répété régulièrement dans le cadre d’une démoustication « de confort » (hors de tout risque épidémique) sous peine de voir inévitablement apparaitre des phénomènes de résistances. Déroger à cette règle conduirait à mettre en péril à moyen terme l’efficacité de la lutte antivectorielle (LAV) en cas d’épidémies. C’est pourquoi, en l’absence de cas de maladies vectorielles (et plus spécifiquement d’arboviroses), l’application des produits insecticides doit être limitée autant que possible, et doit toujours être accompagnée par une action collective d’élimination systématique des gîtes larvaires. L’évolution actuelle de la stratégie de LAV vise à diminuer le recours aux traitements de confort pour ne les réserver quasiment plus qu’aux seules interventions autour des cas d’arboviroses.

Tous les moustiques ne transmettent pas de maladies. Dans certaines conditions particulières, le moustique tigre peut transmettre des maladies comme la dengue, le chikungunya ou le virus du Zika. Ce moustique devient porteur d’une de ces maladies en piquant une personne ayant contracté un de ces virus au cours d’un récent voyage dans les zones tropicales où ces maladies circulent. Après une incubation de 2 à 3 jours, il peut ensuite ainsi transmettre le virus en piquant une autre personne. Les risques de transmission de ces maladies varient en fonction de divers facteurs, tels que la présence de moustiques vecteurs et les conditions environnementales (chaleur, lieux de reproduction (eau stagnante) …).

Une fièvre élevée (supérieure à 38,5°C) apparaît brutalement, accompagnée de maux de tête, de courbatures ou de douleurs articulaires, qui peuvent être intenses, touchant principalement les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges). Les symptômes se manifestent habituellement 4 à 10 jours après l'infection et durent de 2 à 7 jours . Consultez un professionnel de la santé si vous ou un membre de votre famille développez ces symptômes.