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Actualité

Début des travaux pour l’église de la Madeleine

Mise à jour le 30/08/2021
Recouverte d’un gigantesque échafaudage, l’entrée principale de la Madeleine (8e) s’apprête à connaître d’importants travaux de restauration. Sa façade rénovée devrait pouvoir de nouveau être admirée par les Parisiens et les Parisiennes au printemps 2023.
À présent entièrement recouverte d'un imposant échafaudage, l'entrée du monument rue Royale se prépare à être restaurée et consolidée au cours d'une remise en état qui devrait durer jusqu'en 2023. Au terme de ces travaux coûtant 10 millions d'euros - dont 8 millions financés par une bâche publicitaire - l'église pourra enfin se délester de tout échafaudage et livrer sa façade au regard des passants.

L'édification d'un temple grec en plein Paris

Lorsque le chantier est inauguré en 1763, l'église de la Madeleine devait être le pendant, rive droite, de l'église Sainte-Geneviève (l'actuel Panthéon) : une immense église de style antique. Quand la Révolution éclate, le chantier s'arrête, avant d'être repris en 1805 par Napoléon Ier. Ce projet sera dans un premier temps confié à l'architecte Pierre-Alexandre Vignon, puis repris à sa mort en 1828 par Jean-Jacques Huvé.
Durant ce début du XIXe siècle, le projet évolue à de nombreuses reprises mais finira par se concrétiser sous la forme d'une église consacrée à Sainte Marie-Madeleine. L'église est achevée en 1842 et inaugurée par le roi Louis-Philippe Ier le 24 juillet de cette même année.
Conformément au projet initial, le monument est construit sur le modèle du temple antique. Il est cerné de 52 colonnes corinthiennes, posé sur un stylobate massif et accessible aux deux extrémités par deux escaliers monumentaux. Les murs sont percés de 34 niches ornées de statues dont, sur la façade d'entrée, les saints patrons du roi Louis-Philippe : saint Louis et saint Philippe.

Les causes des différentes altérations observées

Plusieurs types d'altérations ont été observés sur la façade principale de l'église, rue Royale.
Tout d'abord, longtemps soumis aux infiltrations liées aux altérations de la couverture (restaurée de 2000 à 2005), le bâtiment a connu de nombreux éclatements de pierre dus au gonflement des armatures en fer ou métalliques présentes dans sa maçonnerie.
Un deuxième type de désordre concerne la stabilité et se traduit par des fissures liées sans doute à un léger affaissement ancien du bâtiment. Plusieurs campagnes ont permis de suivre l'évolution de ces fissures, aujourd'hui stables, ou variant mais de façon infime au rythme des changements de température.
Enfin, les murs de parement ainsi que les éléments sculptés, notamment les chapiteaux corinthiens, sont très encrassés. Ces éléments ont par ailleurs fait l'objet de campagnes de restauration successives, dont certaines au ciment armé, technique en vogue à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle et générant parfois d'importantes dégradations au fil du temps.

Des travaux de restauration précédés par des phases de test

Dès 2017, une première campagne de reconnaissance à la nacelle permet de vérifier l'état sanitaire des chapiteaux (éléments qui se trouvent au sommet des colonnes). Elle a également permis de réaliser dans l'attente du chantier leur mise en sécurité, notamment à l'aide de filets.
La phase d'expérimentation qui a ensuite eu lieu de mai 2018 à décembre 2019 a permis de valider les techniques de restauration utilisées pour les chapiteaux, à savoir dans un premier temps la greffe de pierre pour leur redonner leur aspect d'origine suivie dans un second temps de la mise en place d'une couverture en bronze afin de les protéger des intempéries.

Les enjeux de la restauration actuelle

Cette restauration se concentre sur la façade principale de la Madeleine et sur les deux premières travées du pronaos. Seront ainsi restaurés :
  • Quinze colonnes d'environ 15 mères comportant chacune un chapiteau corinthien ;
  • Les éléments sculptés tels que le fronton, le tympan de la porte et les statues des niches ;
  • La voûte en berceau à caissons sculptés au-dessus de la porte d'entrée ainsi que les plafonds à caissons ;
  • Les portes monumentales en bronze et en fer, oeuvres d'Henri de Triqueti ;
  • La grille périphérique avec son soubassement ;
  • Les sols composés de cinq natures de pierres différentes ;
  • Le linteau de la porte d'entrée principale qui sera quant à lui consolidé.

Les travaux se dérouleront en quatre grandes étapes :

  • Déplombage et nettoyage de l'ensemble des parements (les parties visibles) ;
  • Restauration des façades, sols et plafonds du pronaos, escalier compris ;
  • Restauration des deuxième et troisième colonnes est et ouest ;
  • Restauration des grilles et sols périphériques.

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