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Actualité

Au quotidien, ces agents de la Ville au service des Parisiens (5)

Mise à jour le 30/04/2020
Au service des enfants des personnels mobilisés, des personnes isolées ou des personnes âgées. En cette période de crise sanitaire liée au coronavirus, tous poursuivent sur le terrain leur mission de service public à la Ville de Paris. Dans cette cinquième série, Isabelle, Mohamed, Laure et Mickaël témoignent avec une humilité à la hauteur de leur investissement.

Isabelle au service des enfants des personnels mobilisés

Isabelle Lafrate est directrice de la crèche de l'Arbre Sec, dans le centre de Paris.

Comment vit une crèche? Qui accueille les jeunes enfants des personnes qui sont au front dans cette crise sanitaire ? « Les enfants sont toujours ravis de retrouver leurs parents le soir, on est témoins de retrouvailles qui sont bien sympa ». Témoignage d’Isabelle, en vidéo.

Mohamed, volontaire au service des personnes isolées

Mohamed Benaïssa appelle les personnes isolées pour la Direction de l'Action sociale, de l'Enfance et de la Santé (DASES).

Il s'est porté volontaire pour appeler des personnes isolées inscrites au fichier utilisé lors d'une canicule. Mohamed est habituellement adjoint au chef du Pôle ressources à la Section territoriale de voirie Centre - qui s'occupe des chantiers du Centre de Paris - à la Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD).
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Mohamed Benaïssa partage des moments authentiques avec les personnes qu'il appelle
DR

Sur quelle mission avez-vous été mobilisé ?

Du fait de la mise à l’arrêt des chantiers et, de surcroit, toutes les missions habituelles n’étant pas facilement télétravaillables, il s'en est suivi une « baisse de régime » ainsi qu’une certaine irrégularité de l’activité. Face à la gravité de la situation, il était difficile de ne pas ressentir comme un sentiment d’impuissance. C’est pourquoi, avec l’accord de ma hiérarchie, j’ai répondu à l’appel au volontariat. J'ai alors été contacté pour intégrer une équipe de bénévoles pour appeler des personnes isolées. J’ai suivi une téléformation pour mieux appréhender la mission confiée.

Comment se passent ces appels ?

Depuis chez moi, je contacte des personnes isolées pour, bien entendu, prendre de leurs nouvelles mais aussi remonter certains besoins identifiés à l’aide d’un questionnaire (faire les courses, cuisiner, renouveler une ordonnance…). Nous prenons aussi le temps de les écouter et essayer d’apporter un certain réconfort. Ce sont pour la plupart des seniors- plusieurs sont même centenaires- et il y a aussi des personnes en situation de handicap qui se retrouvent fortement en difficulté. La DASES prévoit une moyenne de 20mn par appel. Cela veut dire qu’on nous laisse prendre le temps d’une vraie conversation et ne pas seulement dérouler notre questionnaire.
J’ai l’occasion de parler à des personnes formidables qui, malgré leur situation, gardent le moral, parviennent à relativiser et vous donnent une belle leçon de vie. Je trouve que cette situation exceptionnelle nous donne l’occasion de faire ressortir le meilleur en nous. Cela vaut aussi pour notre administration qui, à travers le travail et les efforts de tous ceux qui sont mobilisés et particulièrement ceux qui sont dehors, donne tout son sens à la notion de service public.

Laure au service des personnes âgées

Laure Gaborit de Montjou, 23 ans, volontaire en Ehpad

Laure Gaborit de Montjou
Laure Gaborit de Montjou
DR
Laure devait débuter une mission de service civique dans un conservatoire. Elle s'est portée volontaire dans un Ehpad de la Ville. Elle témoigne :
"Au départ, je devais débuter une mission de service civique dans un conservatoire pour faire découvrir la musique à des élèves de CE1. Puis, le confinement est arrivé et je me suis portée volontaire pour apporter mon aide : je travaille 21 heures par semaine (le temps de travail hebdomadaire pour un service civique, Ndlr), depuis le 1er avril, en renfort à l' Ehpad Annie Girardot dans le 13e arrondissement.
Je me serais sentie malheureuse de rester chez moi à ne rien faire et j'avais envie d'être utile. A l'Ehpad, je découvre un monde que je connaissais pas, celui des personnes âgées dépendantes. Ma mission est d'accompagner les résidents dans une unité de vie protégée réservée aux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. La plus âgée a 103 ans. J'essaie de les divertir comme je le peux, en leur parlant, en chantant, en leur mettant de la musique… Par exemple, je parle en anglais à une résidente anglophone.
Avec l'arrivée du Covid-19, les résidents n'ont pas la possibilité de sortir de leur étage, ce qui est parfois très difficile à vivre pour eux. Je travaille en appui des personnels soignants : ce sont eux qui font le travail le plus dur. Parmi mes tâches, il y a la préparation du goûter pour les résidents, pendant que les aide soignants leur assurent les soins. J'aide aussi certaines personnes à manger. Pour ma protection, je suis équipée d'une blouse, d'une sur-blouse, d'un masque FFP2, d'une charlotte et de gants. Les aides soignants ont également des visières de protection. Je n'ai pas peur. Ce sont surtout les résidents qui peuvent être exposés au Covid-19, pas moi."

Michaël au service des enfants des personnels mobilisés

Mickaël Tabary est Responsable Educatif Ville (REV).

Il s'est porté volontaire dans une école du 4e pour s'occuper, lors des temps péri et extra-scolaires, des activités d'une vingtaine d'enfants de personnels mobilisés, qui ont entre 3 et 14 ans. "C'est compliqué de leur faire comprendre les gestes barrières et la distanciation, mais ils ont commencé à prendre le pli. Et nous sommes là pour leur faire penser à autre chose, à s'amuser et montrer que la vie continue " Il témoigne ici, en vidéo.

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