Abeilles, fleurs et biodiversité : comment les pollinisateurs vivent-ils dans Paris ?
Focus
Mise à jour le 26/05/2026
Cette thèse étudie les communautés de pollinisateurs dans le milieu urbain dense parisien et leurs interactions avec les plantes au fil des saisons. Elle analyse les effets de l’urbanisation, du réchauffement urbain et de la gestion des espaces verts sur la biodiversité des insectes pollinisateurs et sur le fonctionnement écologique de la ville.
Infos clés
Dispositif : Cifre
Chercheur-se : Vincent ZANINOTTO
Période : 2019 - 2022
Statut : thèse soutenue
Direction : Direction des Espaces Verts et de l'Environnement
Thématique : politiques biodiversité, pollinisateurs, nature en ville
Chercheur-se : Vincent ZANINOTTO
Période : 2019 - 2022
Statut : thèse soutenue
Direction : Direction des Espaces Verts et de l'Environnement
Thématique : politiques biodiversité, pollinisateurs, nature en ville
Cette recherche s’intéresse au fonctionnement des communautés de pollinisateurs dans le milieu urbain dense parisien.
La thèse analyse la manière dont l’urbanisation influence :
-
la diversité des insectes pollinisateurs ;
-
leurs interactions avec les plantes ;
-
leurs rythmes saisonniers ;
-
et leur capacité à assurer la fonction de pollinisation en ville.
L’étude s’inscrit dans un contexte de déclin mondial des insectes pollinisateurs et de transformation rapide des milieux urbains.
La recherche montre que les villes constituent à la fois :
-
des espaces contraignants pour la biodiversité ;
-
mais aussi des refuges potentiels pour certaines espèces, notamment lorsque les espaces verts sont diversifiés et gérés de manière écologique.
La thèse interroge également les effets :
-
de l’îlot de chaleur urbain ;
-
de la fragmentation des habitats ;
-
des pratiques de jardinage ;
-
et des politiques de végétalisation sur les pollinisateurs parisiens.
Méthodologie
La recherche combine plusieurs approches de terrain menées à Paris et dans des milieux ruraux de comparaison.
Les travaux reposent notamment sur :
-
l’observation des insectes floricoles ;
-
l’étude des interactions plantes-pollinisateurs ;
-
des relevés écologiques dans différents espaces verts ;
-
des relevés écologiques dans différents espaces verts ;
L’enquête a permis :
-
de comparer des milieux urbains et ruraux ;
-
d’étudier les variations saisonnières ;
-
et d’analyser l’influence de facteurs locaux comme : la végétation, la taille des espaces verts ou l'intensité de l'urbanisation.
La recherche mobilise également :
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des analyses statistiques ;
-
des approches de diversité fonctionnelle ;
-
et des outils issus de l’écologie des communautés.
La recherche mobilise une approche juridique et institutionnelle du musée comme service public culturel. Elle s’appuie sur l’analyse du droit public, des politiques culturelles et des modes d’organisation administrative des musées territoriaux.
La thèse repose également sur des études de terrain, notamment au sein des musées de la Ville de Paris, ainsi que sur de nombreux entretiens menés auprès d’acteurs institutionnels, de responsables culturels, de conservateurs et de spécialistes des politiques muséales.
Résultats
Paris accueille une diversité importante de pollinisateurs
La recherche montre que les espaces verts parisiens peuvent accueillir des communautés relativement riches de pollinisateurs sauvages, malgré la forte densité urbaine.
Certaines catégories d’espaces verts, notamment :
Certaines catégories d’espaces verts, notamment :
-
les jardins diversifiés ;
-
les friches ;
-
et les espaces gérés de manière écologique,
jouent un rôle particulièrement favorable pour la biodiversité.
L’urbanisation agit comme un filtre écologique
La thèse montre que toutes les espèces ne résistent pas de la même manière aux contraintes urbaines.
Le milieu urbain favorise davantage :
Le milieu urbain favorise davantage :
-
les espèces généralistes ;
-
certaines abeilles sauvages ;
-
et les espèces capables de s’adapter aux fortes perturbations de la ville.
À l’inverse, certaines espèces spécialistes ou plus sensibles deviennent plus rares.
Les saisons sont modifiées par le climat urbain
L’étude met en évidence les effets de l’îlot de chaleur urbain sur les rythmes saisonniers des plantes et des pollinisateurs.
Les températures plus élevées en ville peuvent modifier :
Les températures plus élevées en ville peuvent modifier :
-
les périodes de floraison ;
-
l’activité des insectes ;
-
et les interactions entre plantes et pollinisateurs.
Ces transformations contribuent à une forme d’“homogénéisation temporelle” des communautés biologiques urbaines.
Les pratiques de gestion des espaces verts ont un rôle majeur
La thèse souligne l’importance :
-
de la diversité florale ;
-
des plantes locales ;
-
des pratiques de gestion différenciée ;
-
et de la réduction des pesticides.
Les espaces verts gérés avec des objectifs écologiques favorisent davantage :
-
la diversité des pollinisateurs ;
-
la disponibilité des ressources alimentaires ;
-
et la résilience des écosystèmes urbains.
La ville peut devenir un refuge pour certaines espèces
La recherche montre que les milieux urbains peuvent constituer des habitats favorables pour certains pollinisateurs, notamment dans des contextes où les espaces agricoles environnants sont fortement intensifiés.
La biodiversité urbaine dépend toutefois fortement :
La biodiversité urbaine dépend toutefois fortement :
-
de la qualité des habitats ;
-
de leur connectivité ;
-
et des politiques de végétalisation mises en œuvre.
Apports pour la Ville
Cette recherche apporte des connaissances utiles sur :
-
la biodiversité urbaine ;
-
le fonctionnement écologique des espaces verts ;
-
et les effets de l’urbanisation sur les pollinisateurs.
Les travaux permettent notamment :
-
d’identifier les pratiques de gestion favorables à la biodiversité ;
-
de mieux comprendre les effets du réchauffement urbain ;
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et d’accompagner les politiques de végétalisation et de gestion écologique des espaces verts parisiens.
La thèse contribue également :
-
aux réflexions sur l’adaptation climatique ;
-
la place de la nature en ville ;
-
et la préservation des services écologiques urbains.
Partenaires
-
Directions des Espaces Verts et de l'Environnement (DEVE) - Ville de Paris
-
Sorbonne Université
-
iEES-Paris
-
ANRT
Consulter la thèse
Le dispositif Cifre
Cette recherche est menée dans le cadre du dispositif CIFRE (Convention industrielle de formation par la recherche), qui permet à un doctorant ou une doctorante de conduire une thèse en partenariat avec une structure publique ou privée.
À la Ville de Paris, ce dispositif favorise le développement de recherches en lien direct avec les politiques publiques parisiennes.
En savoir plus sur le dispositif Cifre
À la Ville de Paris, ce dispositif favorise le développement de recherches en lien direct avec les politiques publiques parisiennes.
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