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Six parathlètes parisiens en quête d'une médaille à Tokyo

Mise à jour le 20/08/2021
Six parathlètes parisiens, soutenus par la Ville de Paris, prendront le chemin de Tokyo dans quelques jours pour les Jeux Paralympiques 2020. Certains sont des habitués, d'autres découvrent l'ambiance des Jeux. Tous ont le même objectif : celui de remporter une médaille, en or de préférence.
Riadh Tarsim, Cédric Nankin, Tanguy de la Forest, Louis Radius, Thibault Rigaudeau et Valentin Bertrand. Ces noms ne vous évoquent peut-être rien, mais il s'agit des pointures du handisport parisien. Dès le 24 août, ils représenteront la France aux Jeux Paralympiques de Tokyo dans leur discipline respective.

Six parcours de vie et le même chemin : celui de Tokyo

Chacun de ces six parathlètes a un parcours de vie différent, une histoire différente. Mais pendant deux semaines ils seront liés à Tokyo, pour la compétition d'une vie.

Riadh Tarsim (handbike)

Riadh Tarsim participait à ses premiers Jeux cet été, après une non-sélection en 2016. À 47 ans, il est double champion du monde de sa discipline (2019 et 2021) et désormais vice-champion olympique avec une médaille d'argent en relais.

Tanguy de la Forest (paratir)

Si Riadh Tarsim découvre les Jeux Paralympiques, ce n'est pas le cas de la plupart de ses confrères parisiens. Tanguy de la Forest en est même un habitué. À Tokyo, il participera à ses 5e Jeux et vise à 43 ans sa première médaille paralympique, lui qui, par deux fois, s'est retrouvé aux pieds du podium (2008 et 2012). 2021 sera l'année de sa médaille !

Louis Radius (athlétisme)

Louis Radius a déjà eu sa médaille. Elle est en bronze pour sa 3e place aux Jeux de Rio en 1500 m T38. Spécialiste du 1500m et 800m, l'athlète de 41 ans sera de nouveau en piste à Tokyo pour étoffer une armoire à trophées déjà pleine de ses podiums aux championnats d'Europe et du Monde.

Valentin Bertrand (athlétisme)

Autre spécialiste de l'athlétisme soutenu par la Ville de Paris : Valentin Bertrand. En 2013, à seulement 17 ans, il est sélectionné pour participer aux championnats du Monde en 400 m T37 et au saut en longueur, deux disciplines qu'il ne lâchera plus. Habitué à jouer les premières têtes, il n'a pour le moment qu'un seul podium à son actif : une médaille de bronze au saut en longueur pour sa première participation aux championnats d'Europe, en 2016. 8e des Jeux de Rio la même année sur ses deux épreuves de prédilection, Valentin veut sauter le pas pour atterrir sur un podium paralympique à Tokyo.

« J’ai huit à dix entraînements d’une heure et demie par semaine et cela peut aller jusqu’à deux heures et demie. »

Valentin Bertrand
Saut en longueur et 400m T37

Cédric Nankin (rugby fauteuil)

Lui aussi rêve d'une médaille. 7e lors de sa première aux Jeux de Rio en rugby fauteuil, Cédric Nankin ne s'imaginait pas du tout pratiquer ce sport il y a une dizaine d'années. En 2010, il fait la rencontre de Ryadh Sallem, qui l'incite à venir faire du quad-rugby, l'ancien nom du rugby fauteuil. De son propre aveu, il imagine alors un sport mêlant quads et ballons de rugby… Pourtant, deux ans après, Cédric pousse les portes de l'Équipe de France de la discipline et participe aux Jeux en 2016 : il est même élu meilleur joueur de la Coupe du Monde 2018. Il ne manque plus qu'une médaille à Tokyo !

Thibaut Rigaudeau (para-triathlon)

Enfin, Thibaut Rigaudeau n'a pas dix ans d'expérience dans le para-triathlon, mais seulement trois. Il a pourtant su montrer son potentiel en très peu de temps. En septembre 2020, il est champion de France avec Cyril Viennot, son partenaire dans la discipline et l'un des meilleurs triathlètes français. Le duo tentera de décrocher une médaille à Tokyo pour leur première participation.
Une chose est sûre, ces six athlètes seront soutenus par la Ville de Paris entre le 24 août et le 5 septembre…et par la France entière !

Trois questions à trois champions

Pourquoi avoir fait le choix de cette discipline ?

Louis Radius : « Je cours depuis 1996, date de ma première licence FFA. J’ai commencé par le sprint un an et je me suis mis au demi-fond par la suite où j’ai pratiqué toutes les disciplines en demi-fond et en fond. Je découvre le handisport en 2006, date de ma première sélection en équipe de France. »
Valentin Bertrand : « J’ai choisi cette discipline avant tout pour être avec mes amis, puis j’ai découvert ce sport et je me suis rendu compte que j’avais un bon niveau, que je prenais du plaisir à le faire. Au début, j’ai commencé plus sur du sprint, à savoir 100 m, 200 m et 400 m, puis j’ai découvert le saut en longueur petit à petit, et j’ai beaucoup aimé. Donc j’ai plus travaillé la longueur à l’entraînement et c’est devenu ma discipline. »
Cédric Nankin : « Tout est parti d’une rencontre avec Ryadh Sallem au moment de la création de l’équipe de rugby fauteuil au sein de l’association CAPSAAA et il a su me convaincre. »

Que représente l’investissement du sport dans ta vie quotidienne en termes de temps ?

Valentin Bertrand : « Le sport dans ma vie quotidienne représente beaucoup d’heures, j’ai huit à dix entraînements d’une heure et demie par semaine et cela peut aller jusqu’à deux heures et demie. Mon projet sportif est au centre de ma vie, j’ai fait ce choix-là, mais je poursuis mes études à côté en Master 2 en deux ans pour allier sport et études. »
Cédric Nankin : « Environ 10 heures d’entraînement par semaine plus le travail vidéo. »
Louis Radius : « L’investissement est de tous les instants. Je suis en effet,détaché de mon emploi en tant que cadre technique d’état du ministère des Sports. Je m’entraine 8 à 12 fois par semaine soit 25 heures de pratique sportive, avec une team qui m’accompagne au quotidien, soit 10 personnes qui me permettent de performer et d'optimiser mes résultats. »

As-tu un modèle de sportif/sportive qui t'inspire ?

Cédric Nankin : « Michael Jordan. »
Louis Radius : « J’ai plusieurs inspirations, tout d’abord Emmitt Smith (joueur de football américain), Haile Gebrselassie (athlète éthiopien) et Nelson Mandela. »
Valentin Bertrand : « J’ai plusieurs modèles qui m’inspirent beaucoup : tout d’abord, Marie-Amélie Le Fur, qui s’entraîne avec moi. C’est une très belle personne, acharnée de travail, elle est vraiment impressionnante. Trésor Makunda, un vieux sage qui ne vieillit tout comme son guide Aymeric, lui aussi acharné de travail, quelqu’un sans prise de tête. Mais aussi Martin Fourcade et Teddy Riner, qui sont des machines de guerre. Ou encore Michael Phelps, Olivier Giroud, qui s’en prennent plein la tête, mais restent droit et font leurs preuves. Enfin, N’Golo Kanté, que j’admire beaucoup, travaille sans se mettre en avant et est très discret. Toutes ces personnes ont une capacité de travail et se subliment dans l’effort. »
Interviews complètes à retrouver sur le site de l'Équipe de France de Handisport.

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