Le centre sportif des Poissonniers fait peau neuve pour les Jeux olympiques

Reportage
Mise à jour le 22/05/2024
Fin des travaux de rénovation du centre sportif des Poissonniers.
Isolation thermique, accessibilité renforcée, vestiaires et sanitaires remis à neuf… Les deux gymnases du complexe ont été entièrement rénovés pour les Jeux de Paris 2024. Un héritage positif pour tous les sportifs de la capitale. Les moineaux y seront même les bienvenus ! On vous dit tout.
« Pour le badminton, c’est le gymnase du haut ou celui du bas ? » : à l’accueil du centre sportif des Poissonniers (18e), plusieurs dizaines de collégiens affluaient ce 15 mai pour une compétition intercollèges. Et découvraient le nouveau visage des deux gymnases entièrement rénovés à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques, comme quatre autres sites de la capitale. « Je viens pour la première fois, témoigne Iris, collégienne du 18e arrondissement qui attend sa partie dans le gymnase situé au niveau inférieur du bâtiment. C’est très lumineux ! »
« C’est tout neuf, et plus accueillant ainsi, apprécie Stéphanie, animatrice sportive à l’école élémentaire Sainte-Isaure (18e). Je fréquente le centre sportif depuis une vingtaine d’années et j’apprécie ces changements. »
« C’est un héritage direct des Jeux pour les habitants du 18e arrondissement, se réjouit de son côté Olivier Merle des Isles, chef du pôle opérationnel au service de l’équipement de la direction de la Jeunesse et des Sports de la Ville de Paris. On avait un grand bâtiment en béton de 21 mètres de haut avec des installations vétustes et de l’amiante que l’on a entièrement rénové. »
« Les Jeux servent d’accélérateur, explique Ève Brunelle, cheffe de projets équipements à la Délégation générale aux Jeux olympiques et aux grands événements de la Ville. En deux ans, nous avons réalisé des travaux qui auraient pu prendre dix ou quinze ans sans les Jeux. »
L’architecture originelle du bâtiment, construit en 1969, a aussi été respectée. Sans tout détruire. « Le choix a été de rénover l’existant, par exemple en laissant les parois de béton du bâtiment original, sur lequel on a appliqué un revêtement de teinte naturelle », précise Olivier Merle des Isles.

Sobriété énergétique et confort des sportifs

Ces travaux d’envergure offrent un meilleur confort aux sportifs, avec des économies d’énergie à la clé. Premières concernées : les façades, qui étaient très dégradées. Une nouvelle isolation thermique a été posée et l’une des façades a été déplacée pour éviter les pertes de chaleur dans la nouvelle structure. L’isolation intérieure des deux gymnases et la rénovation globale de la chaufferie et des systèmes de ventilation renforceront également le confort des usagers, tout en diminuant les factures énergétiques.
Vestiaires, couloirs, sanitaires… Cette réhabilitation a permis de remettre à neuf tous les espaces utilisés par les nombreux sportifs de Poissonniers (clubs, établissements scolaires, grand public, etc.).
Autre innovation : la végétalisation. Des plantes grimpantes ont été implantées le long de la façade d’entrée et des plantations (rosiers, jasmin, chèvrefeuille, etc.) ont été réalisées le long du site sportif par l’association Halage, qui emploie des personnes en réinsertion.

Priorité au réemploi

Rénovation du centre sportif Poissonniers (18e)
Le réemploi est une priorité pour ce nouveau bâtiment. Avec des innovations : un matériau anglais en verre, le Profilit, utilisé dans la construction d’origine, a été réutilisé pour les façades du bâtiment. « Les anciennes parois ont été démontées et reconditionnées, certaines ont été réutilisées pour le bardage de la nouvelle façade, et les autres ont été données », détaillent Claude Vergnot-Kriegel et Julien Losset, architectes et maîtres d’œuvre de cette rénovation avec le bureau d’études Scoping. Certains panneaux en Profilit ont ainsi été incrustés dans l’espace d’accueil du centre sportif.
De nombreux éléments, qui auraient pu être jetés, connaissent une seconde vie dans le nouvel édifice, après avoir été nettoyés et remis en état : radiateurs en fonte, équipements sanitaires, bancs pour les vestiaires… Sans oublier la valorisation des déchets de chantier : 90 % de ceux produits (plastique, bois, gravats, etc.) sont réemployés grâce à des filières spécifiques.
Des moineaux nicheront… sur une façade !
Côté végétalisation, des plantes grimpantes ont été implantées le long des façades. Et la biodiversité pourrait s’inviter dans le nouveau bâtiment : plusieurs emplacements dédiés aux moineaux ont été aménagés sur une façade du bâtiment !

Accessibilité renforcée

Autre point fort de la rénovation : l’accessibilité est renforcée. La principale nouveauté est visible le long de la façade de l’entrée du site sportif. Un ascenseur permet d’accéder à tous les étages du centre. Le nouveau bâtiment bénéficie aussi de normes d’accessibilité universelle pour sa construction, avec notamment une signalétique adaptée aux personnes handicapées et une salle d’apaisement, avec une acoustique adaptée, pour les personnes souffrant de troubles autistiques.
Habitué des lieux, Joël, 28 ans, espère que « les Jeux seront une opportunité pour mettre en valeur le 18e arrondissement », où plusieurs sites d’entraînement et l’Arena Porte de la Chapelle ont notamment été construits. Les Jeux à Paris ? « On ne vivra cela qu’une fois dans notre vie. Cela donne de la valeur à ce quartier de Paris. »
Les sites d’entraînement dans les starting-blocks
Piscine Georges-Vallerey (20e), centre sportif Max-Rousié (17e), centre sportif Bertrand-Dauvin (18e) et stade Pierre-de-Coubertin (16e) : ces quatre autres sites de la capitale ont été rénovés pour accueillir des entraînements pendant les Jeux de Paris 2024. Ces rénovations de grande ampleur profiteront à tous les sportifs de la capitale. Plus d’infos ici !

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