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Focus

Dans les coulisses du Petit Palais

Mise à jour le 20/01/2020
Les charmes du Petit Palais sont multiples mais parfois invisibles aux yeux du public. Suivez-nous dans les coulisses de ce musée de la Ville de Paris depuis plus d’un siècle.
La galerie de colonnes cernant le jardin du Petit Palais, aussi appelée le péristyle, donne aux visiteurs du fil à retordre : ou poser son regard, alors que les volutes des mosaïques du sol font concurrence aux fresques dynamiques et colorées du plafond ? Faut-il s’échapper dans le jardin exotique ou s’abriter sous les bras protecteurs des anges dorés du lanternon ?
Le Petit Palais ne se lasse pas de surprendre et d’impressionner. Ce joyau architectural, imaginé par Charles Girault pour l’Exposition universelle de 1900, n’a pas à rougir face à son acolyte du même âge, le Grand Palais. C’est en 1901 que la Ville de Paris l’acquiert pour y installer son musée des Beaux-Arts, d’abord consacré à l’art moderne et contemporain. Dès lors, il va accueillir des collections composées d’œuvres acquises auprès d’artistes contemporains (sculptures, esquisses, peintures, etc.). Lorsque l’on déambule sur ses parquets fraîchement cirés, difficile d’imaginer que son histoire est bien moins lisse qu’il n’y parait.
La nouvelle galerie des sculptures ouvertes en 2018
Emilie Chaix / Ville de Paris

La gratuité sinon rien

En 1902, le destin du Petit Palais bascule. Sa vocation première est remise en cause par une lettre d’un notaire de Rouen qui vient bouleverser sa jeune existence. «Ce notaire annonce à la Ville de Paris que les frères Dutuit, deux riches collectionneurs, ont décidé de léguer leur immense collection, ainsi qu’une somme d’argent considérable, à la condition que l’entrée du musée soit gratuite pour tous», détaille le directeur du musée, Christophe Leribault. Une fortune que le Petit Palais mettra à profit jusqu’au début des années 2000 pour ses acquisitions.
«Un vrai miracle» pour ce responsable d’un musée alors peu fourni, qui doit cependant s’adapter à cette nouvelle collection riche de quelque 20 000 œuvres allant de l’Antiquité à la Renaissance. Par la suite, ses collections ne cessent de s’enrichir, grâce a des dons directs d’artistes et de leur famille ou à des acquisitions. «Dans les années soixante, le musée est plein à craquer. Toutes les œuvres datant d’après 1914 sont alors transférées au Palais de Tokyo», précise le directeur.
Vue depuis le lanternon
Emilie Chaix / Ville de Paris

Une vue imprenable sur Paris

Aujourd’hui, pas moins de 150 personnes travaillent à la conservation des 49 050 œuvres et à l’accueil des visiteurs (près de 950 000 visiteurs en 2019). Le Petit Palais rivalise maintenant avec les autres musées parisiens pour attirer curieux et amateurs d’art. Mieux, il se démarque en mettant en lumière des artistes oubliés par la postérité avec l’idée de «surprendre et émouvoir le visiteur», souligne Cécilie Champy, conservatrice responsable des sculptures. Surpris et émus, on ne cesse de l’être, alors que l’intimité du Petit Palais nous est progressivement révélée.
Mais ce dernier garde quelques secrets, à l'image du lanternon, avec sa vue imprenable sur Paris. Nul besoin d’être bon en escalade pour accéder à cet appendice non accessible au public qui couronne l’édifice et offre une vue à 360° de la ville. Pourtant le souffle est mis à l’épreuve : il vient d’abord à manquer lors de l’ascension des escaliers tortueux menant au plus haut point du Petit Palais. Puis il est coupé alors que la ville s’offre sous nos yeux ébahis. Du haut du lanternon, à 25 mètres du sol, le temps s’arrête. Enfin, on inspire, et le Grand Palais ne semble plus si grand. On admire le Sacré-Cœur, on contemple la Seine indolente et on se perd dans le ballet ininterrompu des voitures et des piétons qui s’agitent à nos pieds.
De nombreuses oeuvres sont restaurées sur place dans l'atelier d'arts graphiques
Emilie Chaix / Ville de Paris
L’intimité de l’atelier d’arts graphiques
Voici le royaume de Manichanh Sengsouk. Ici, la température et l’humidité sont savamment contrôlées, mais la fraîcheur de l’atelier n’entame en rien la bonne humeur du responsable des lieux. Avec passion, il détaille son travail qui consiste à encadrer les photographies, dessins et gravures avant leur sortie au grand jour : «C’est moi qui contrôle tout de A à Z ! Pas le droit à l’erreur, tout doit être calculé.» Le temps d’une exposition, sublimées par leur cadre construit sur-mesure, les œuvres se révèlent aux visiteurs. Puis elles sont désencadrées avant de retrouver le calme des réserves.
RER
Invalides, RER C
Métro
Champs-Élysées - Clemenceau, lignes 1, 13 Franklin-Roosevelt, ligne 9
Velib
Station 8001, av. dutuit Station 8029, 1 avenue franklin roosevelt Station 8031, 2 rue jean mermoz

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