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Le saviez-vous ?

Cinq boutiques d'autrefois inscrites aux monuments historiques (2/2)

Mise à jour le 10/07/2020
À Paris, on dénombre 1940 sites classés ou inscrits aux monuments historiques, au titre du patrimoine architectural. Si on pense d'abord à la tour Eiffel ou au musée du Louvre, il existe aussi des petites pépites inscrites à ce label, et notamment d'anciennes boutiques.
Ces cinq boutiques que nous vous proposons de découvrir sont inscrites aux monuments historiques et témoignent de commerces du XIXe et du début du XXe siècle. Tous les monuments sont répertoriés par le ministère de la Culture sur une plateforme ouverte.
Pour mémoire : un monument historique est un édifice qui a été classé ou inscrit afin de le protéger, du fait de son intérêt historique ou artistique. Son champ temporel s'étend de la période préhistorique au XXe siècle.

Le bar à tapas de poissons dans une ancienne poissonnerie du 9e

Ne passez trop vite dans la rue du Faubourg Montmartre (9e) car vous pourriez manquer, au 24, la petite devanture du restaurant Salina qui garde son entourage d'origine avec sa mosaïque et son inscription « poissonnerie ». En effet, ici était située la poissonnerie Bernheim fondée en 1879. Mais le plus incroyable est son décor intérieur…
La poissonnerie avait été décorée par la manufacture lorraine de faïence fine, Sarreguemines, qui avait à Paris un siège social et un dépôt au 28, rue de Paradis. La céramique d’architecture va, à la fin du XIXe siècle, recouvrir brasseries, boutiques ou encore établissements thermaux. À partir de 1880, la manufacture conçoit des fresques souvent réalisées sur-mesure dans son atelier de décoration parisien.
La devanture et le décor intérieur ont été inscrits aux monuments historiques par arrêté du 23 mai 1984.

Un coiffeur dans une ancienne crèmerie des années 1930 dans le 1er

Au 25, rue Danielle-Casanova (1er), peut-être y avez-vous vos habitudes pour vous refaire une nouvelle coupe, mais sa façade ne laisse pas de doute, ici se tenait une ancienne crèmerie.
L'immeuble date du XVIIIe siècle et comporte, au premier étage, cinq balcons en fer forgé. L'enseigne (beurre, oeufs, laiterie) y a été installée dans les années 1930. La devanture occupe le rez-de-chaussée et l'entresol, en marbre et fer forgé. La composition est originale pour ce type de devanture.
A l'intérieur, le salon a gardé le style marbre et fer forgé. Et surtout, à ne pas manquer en levant la tête : un sublime plafond en toile peinte de décors floraux stylisés, fixés sous verre. C'est un décor créé par l'atelier Benoist et Fils qui a existé sur trois générations entre les années 1860 et 1935.
La devanture et le décor intérieur ont été inscrits aux monuments historiques par arrêté du 23 mai 1984

La pharmacie Belle Epoque du 7e

Malgré l'inscription sur la devanture, vous êtes bien devant le 54, boulevard de la Bourdonnais (7e) et vous entrez dans une pharmacie qui se tient ici depuis 1900.
On reconnaîtra l'écriture dorée sur fond noir, typique de la Belle Epoque (fin du XIXe jusquà 1914)
La devanture s'orne de toiles peintes fixées sous verre. Le décor intérieur comporte des boiseries sculptées représentant des fleurs de pavot… et un magnifique sol en carrelage ancien est à admirer.
La devanture et le décor intérieur ont été inscrits aux monuments historiques par arrêté du 23 mai 1984.
A quelques rues de là, au 23, avenue Rapp, toujours dans le 7e, une autre pharmacie, elle aussi inscrite aux monuments historiques, peut être admirée.

Le commerce, aujourd'hui interdit, du magasin Aux Tortues dans le 8e

A l'angle du 55 boulevard Haussmann et du 35-37 rue Tronchet dans le classique et chic 8e, s'élève une devanture étonnante dont l'ancien commerce est aujourd'hui prohibé. Le magasin, fondé en 1864 par Léonidas Garland, était en effet spécialisé dans la vente d'objets en écaille et en ivoire, rapportés des colonies françaises.
Le décor en marbre de la façade actuelle, d'inspiration Louis XVI, daterait de 1910 et comporte deux têtes d'éléphant et deux tortues, réalisées en bronze.
La devanture et l'élévation ont été inscrites aux monuments historiques par arrêté du 23 mai 1984.

Bistrot Le Flaubert, ancienne épicerie fine dans le 17e

Au 10, rue Gustave Flaubert, le bistrot de Michel Rostang s'appelait encore il y a quelques années « Le bistrot d'à côté », du fait de sa proximité avec le restaurant gastronomique qui lui appartient aussi. Pour la petite histoire, c'est le premier bistrot de chef de Paris, ouvert il y a une trentaine d'années.
Bien des années encore avant, s'élevait ici une épicerie fine dont la devanture garde le souvenir. L'intérieur conserve le charme de l'ancien. On peut y admirer une collection de pichets en Barbotine et les premières éditions des guides rouges Michelin.
La devanture a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 23 mai 1984.

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