5 choses que vous ignorez (peut-être) sur la statue de la Liberté

Le saviez-vous ?

Mise à jour le 23/07/2026

Promeneurs sur l'île aux Cygnes avec la statue de la Liberté en arrière plan (15ème).

À quelques mètres de l’une des 5 statues de la Liberté parisiennes, l’île aux Cygnes s’apprête à accueillir les championnats d’Europe de natation 2026. L’occasion de (re)découvrir l’histoire et les secrets de ce monument emblématique, qui célèbre cette année ses 140 ans.

Elle est née… à Paris

Avant de veiller sur la baie de New York, la statue de la Liberté a d’abord dominé les toits du 17e arrondissement de Paris. C’est au 25, rue de Chazelles, dans les ateliers de la maison Gaget, Gauthier et Cie, que les quelque 300 plaques de cuivre qui la composent sont assemblées entre 1881 et 1884. Une fois achevée, la statue est même ouverte au public : les Parisiens peuvent grimper à l’intérieur en échange d’un droit d’entrée, bien avant qu’elle ne soit démontée, puis expédiée aux États-Unis en 350 pièces. À l’époque, c’est tout simplement le plus haut monument de la capitale !

Gustave Eiffel a imaginé son squelette

Si le nom d’Auguste Bartholdi est indissociable de la statue de la Liberté, un autre Français a joué un rôle décisif dans sa conception : Gustave Eiffel. Après la disparition de l’architecte Eugène Viollet-le-Duc, l’ingénieur reprend le projet et imagine une armature métallique révolutionnaire. Suffisamment solide pour soutenir les 225 tonnes de l’œuvre, elle est aussi assez souple pour absorber les effets du vent et les variations de température. Une prouesse technique qui précède de quelques années la construction de la tour Eiffel (7e).

Il y a 5 statues de la Liberté à Paris

Vous pensez qu’il n’en existe qu’une dans la capitale ? Détrompez-vous. Paris ne compte pas moins de cinq représentations de la statue de la Liberté. La plus célèbre se dresse sur l’île aux Cygnes, face à la tour Eiffel (7e). Mais on peut également en admirer au musée des Arts et Métiers (Paris Centre), au musée d’Orsay (7e) ou encore au jardin du Luxembourg (6e) et, enfin, une mini statue place Michel-Debré (6e). De quoi organiser une véritable chasse au trésor au cœur de la capitale !

Attention !

Il existe une sixième statue de la Liberté, habituellement installée sur le parvis du musée des Arts et Métiers (Paris Centre). Cependant, elle a été prêtée à l’ambassade de France à Washington (États-Unis), le 4 juillet 2021, pour une durée de dix ans. À travers ce geste, la France souhaite renforcer les liens diplomatiques avec les États-Unis tout en réaffirmant leur alliance historique. Patience : le monument sera de retour dans l’Hexagone en 2031.

Son visage serait inspiré… de la mère de son créateur

Qui a servi de modèle à Lady Liberty ? Le mystère n’a jamais été totalement levé. L’hypothèse la plus répandue veut que le sculpteur Auguste Bartholdi se soit inspiré des traits de sa mère, Charlotte Bartholdi. Aucune preuve définitive ne permet toutefois de le confirmer. Cette histoire contribue néanmoins à nourrir la légende de l’un des monuments les plus célèbres au monde.

Le mot « gadget » viendrait peut-être d’elle

C’est sans doute l’anecdote la plus insolite. Pour financer le chantier, la maison Gaget, Gauthier et Cie commercialise de petites reproductions de la statue de la Liberté. Selon une théorie populaire, les visiteurs anglophones auraient demandé : « Do you have your Gaget? », un nom qui se serait progressivement transformé en « gadget ». Si cette étymologie est séduisante, elle reste discutée par les linguistes, qui n’ont jamais pu en apporter la preuve définitive.

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