Santé environnementale

Les actions de salubrité et d'hygiène à Paris

Le Service municipal d’actions de salubrité et d’hygiène (SMASH)

Le service municipal d’actions de salubrité et d’hygiène (SMASH) a pour principales missions la lutte contre les insectes et les rongeurs et la collecte les seringues usagées. Il contribue au maintien de l'hygiène et de la salubrité sur la voie publique et dans les immeubles de la Capitale. Le SMASH intervient à la demande et après enquête, évalue le niveau d'infestation ou le type de contamination à traiter. Il réalise des actions tant préventives que curatives (désinsectisation, dératisation, assainissement, désinfection).

Le SMASH a 6 missions :
- Désinsectisation
- Dératisation
- Désinfection
- Décontamination de moisissures dans des locaux publics ou privés et assainissement de locaux publics ou privés
- Maintenance des défibrillateurs
- Ramassage et collecte de seringues

Désinsectisation : lutte contre les insectes

Le SMASH procède à des désinsectisations selon des méthodes adaptées aux différents insectes et locaux traités. Pour les insectes, il utilise les produits adaptés. Pour les blattes, le SMASH utilise des gels alimentaires attractifs, mortels pour les blattes mais sans nuisance pour l’applicateur et l’usager. 

Espèces en cause : blattes, punaises, poux de corps, fourmis, puces, sarcopte de la gale, mites, moustiques.

Le SMASH peut intervenir, au domicile des Parisiens, selon les modalités suivantes :

- Pour les blattes, dans un appartement, l’immeuble entier doit être traité.
C’est au syndic ou au bailleur de faire la demande.

- Pour les autres insectes (sauf termites), dans un appartement, c’est à l’occupant de formuler une demande.

Le SMASH peut intervenir dans les commerces et les hôtels selon les modalités suivantes :

- Pour les blattes, dans un commerce ou une chambre, le bâtiment entier doit être traité.
C’est au propriétaire de l’immeuble de faire la demande.

- Pour les autres insectes (sauf termites), c’est à l’établissement de formuler une demande.

Avant toute intervention, le SMASH évalue le coût de l’opération lors d’un premier contact téléphonique, après quoi il peut établir un devis gratuit.

Dératisation : lutte contre les rongeurs (souris, rats)

Le SMASH intervient sur la voie publique, selon les modalités suivantes :

Il traite les bâtiments publics, les espaces verts et la voie publique (voies sur berges, jardins publics ou espaces verts...). C'est aux gestionnaires des établissements et espaces publics d'en faire la demande. Les usagers peuvent également faire des signalements au SMASH.

Le SMASH peut intervenir dans les immeubles privatifs, selon les modalités suivantes :

Concernant les rats et souris, le SMASH intervient uniquement dans les parties communes (et non dans les parties privatives). 

Le SMASH peut intervenir dans les commerces et les hôtels, selon les modalités suivantes :

Les commerces et les hôtels peuvent être traités. C’est au propriétaire de l’immeuble de faire la demande.

Désinfection, assainissement

Le SMASH intervient régulièrement dans les établissements publics. Il peut intervenir dans les immeubles privatifs, au domicile des usagers, dans certaines situations

Le SMASH propose différentes actions :

  • désinfection des locaux, après maladie à déclaration obligatoire
  • assainissement de locaux, avant ou après réunion publique
  • traitement de locaux après décès, sur réquisition de la Préfecture de Police
  • enlèvement des rats morts, après une opération de dératisation par le SMASH.

Décontamination de moisissures assainissement de locaux publics ou privés

Le SMASH intervient dans des locaux publics (et éventuellement privés) quand le dégât des eaux est solutionné, après l’intervention d’un plombier et éventuellement après la visite d’un expert (assurance). Avant la réalisation des travaux de peinture, le SMASH intervient pour supprimer les moisissures présentes sur les murs et plafonds.

Maintenance des défibrillateurs

La Ville a installé des défibrillateurs dans certains équipements publics (mairies, centres sportifs, musées, bibliothèques). La SMASH en assure l’entretien et la maintenance tout au long de l’année.

Ramassage et collecte de seringues

Le SMASH assure le ramassage des seringues usagées abandonnées sur la voie publique par des toxicomanes.

Siège du SMASH, 11 rue George Eastman, 75013 Paris
Tél. : 01 44 97 87 97 - Fax. : 01 44 97 87 75
Privilégier le contact mail : smash@paris.fr

Antenne Nord
66 rue de Meaux
75019 Paris
Tel. : 01 40 33 74 50
Sections de Désinfection, d’Assainissement, de Désinsectisation et de Lutte contre les Rongeurs, Collecte et ramassage des Objets Contaminants (tout Paris) : 2e, 3e, 8e, 9e, 10e, 11e, 17e, 18e, 19e et 20e arrondissements

Antenne Sud
14, rue de l’Abbé Carton
75014 Paris
Tel. : 01 56 53 77 30
Sections de Désinfection, d’Assainissement, de Désinsectisation et de Lutte contre les Rongeurs, Collecte et ramassage des Objets Contaminants (tout Paris) : 1er, 4e, 5e, 6e, 7e, 12e, 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements


Bon à savoir : 

Tarifs consultables au Bulletin Municipal Officiel de la Ville de Paris.

Le SMASH a reçu l’agrément du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche N° AIF 00068.

La lutte contre les termites relève du Service technique de l'habitat.
Service Technique de l’Habitat, 17 boulevard Morland, 75181 PARIS CEDEX 04
Tél. : 01.42.76.89.43 du lundi au vendredi de 9h à 17h.

Lutter contre les insectes et les rongeurs, désinfecter et assainir mais aussi ramasser les seringues usagées qui traînent sur la voie publique, telles sont les missions du Service municipal d’actions de salubrité et d’hygiène (SMASH).

Quelques petits conseils du SMASH pour éviter ce type de désagréments.

• Pour prévenir l'apparition des insectes :

Blattes, punaises, poux de corps, fourmis, mites, etc, envahissent votre domicile ? Dorénavant, pensez à :

- conditionner les sources de nourriture,

- éliminer les déchets alimentaires,

- ne pas conserver de lainages sales,

- brosser les tapis,

- passer régulièrement l’aspirateur sur les planchers et moquettes,

- entretenir les literies,

- éviter les sources d’eau stagnante .

Dans tous les cas, le SMASH peut intervenir sur demande selon des méthodes adaptées aux différents insectes et locaux traités.

• Pour lutter contre les rongeurs :

Il faut :

- se doter de conteneurs à ordures en nombre suffisant et maintenus fermés,

- tenir ses caves et cours en bon état de propreté,

- boucher les trous,

- grillager les soupiraux,

- ne pas laisser de denrées alimentaires accessibles,

- vérifier l’étanchéité des tampons.

Le S.M.A.S.H intervient systématiquement dans les bâtiments publics, espaces verts et dans le domaine privé (sur demande).

• En ce qui concerne la désinfection et l’assainissement, il est recommandé aux usagers d’utiliser des désinfectants type solutions javellisées pour la désinfection des surfaces, objets…

o le S.M.A.S.H propose différentes actions :

- la désinfection des locaux après maladie à déclaration obligatoire,

- le traitement des locaux après décès,

- l’assainissement de locaux publics et privés.

• Attention !

Ne ramassez jamais à la main les seringues usagées. Ne les jetez pas dans les conteneurs à ordures ménagères mais dans des récipients rigides et fermés et contactez le SMASH.

• en cas de piqûre : désinfectez immédiatement à l’alcool à 70° ou avec une solution javellisée, conservez la seringue et adressez vous le plus rapidement possible à votre médecin ou aux urgences.

La qualité de l'Habitat

La Ville entreprend des actions de salubrité et d’hygiène (lutte contre les insectes, les rongeurs et les termites, désinfection, assainissement, ramassage des seringues usagées), détection de la présence de plomb, d’amiante, ou autres contaminants.

Comment lutter contre les insectes, rongeurs et termites ?

Lutter contre les insectes et les rongeurs, désinfecter et assainir mais aussi ramasser les seringues usagées qui traînent sur la voie publique, telles sont les missions du Service municipal d’actions de salubrité et d’hygiène (SMASH). Quelques petits conseils du SMASH pour éviter ce type de désagréments.

• Pour prévenir l'apparition des insectes : Blattes, punaises, poux de corps, fourmis, mites, etc, envahissent votre domicile ? Dorénavant, pensez à :

- conditionner les sources de nourriture,
- éliminer les déchets alimentaires,
- ne pas conserver de lainages sales,
- brosser les tapis,
- passer régulièrement l’aspirateur sur les planchers et moquettes,
- entretenir les literies,
- éviter les sources d’eau stagnante .

Dans tous les cas, le SMASH peut intervenir sur demande selon des méthodes adaptées aux différents insectes et locaux traités.

• Pour lutter contre les rongeurs, il faut : 

- se doter de conteneurs à ordures en nombre suffisant et maintenus fermés,
- tenir ses caves et cours en bon état de propreté,
- boucher les trous,
- grillager les soupiraux,
- ne pas laisser de denrées alimentaires accessibles,
- vérifier l’étanchéité des tampons.

La pollution intérieure

Nous passons environ 90% de notre temps en espace clos, chez soi, sur le lieu de travail, à l’école, dans les transports, les espaces commerciaux ou de loisirs… L'air que l’on y respire peut avoir des effets sur le confort et la santé. Depuis la simple gêne - odeurs, somnolence, irritation des yeux et de la peau - jusqu'à l'aggravation ou le développement de pathologies et allergies respiratoires. Savez-vous que l’air intérieur est le plus souvent moins sain que l’air extérieur ? Chacun peut adopter chaque jour des comportements responsables et agir pour améliorer la qualité de l’air intérieur.  Changeons nos habitudes pour respirer mieux !

Les polluants et sources de pollution

Aucun espace clos n'est hermétiquement isolé de l'extérieur ou des locaux contigus. Les niveaux de pollution extérieure "de fond" correspondent aux niveaux minimums de pollution intérieure, les polluants des sources intérieures s'ajoutant à ces niveaux minimums.

Il faut donc ajouter à la pollution extérieure des causes de pollution spécifique de l'atmosphère des locaux qui sont multiples : les gaz de combustion (modes de chauffage, production d’eau chaude sanitaire, activités quotidiennes de cuisine), les émanations par certains matériaux, les climatisations, les gaz d'échappement automobile (garages, parkings couverts), les produits ménagers, le bricolage (colles, peintures etc.), les matériaux de construction, le mobilier, les revêtements, les activités humaines (notamment le tabagisme) et enfin la seule respiration humaine (atmosphères confinées).

L’Observatoire de la Qualité de l’air Intérieur (OQAI) a mesuré la pollution dans l’air à l’intérieur de 567 logements représentatifs du parc de résidences principales en France de 2003 à 2006. Une trentaine de paramètres ont ainsi été suivis et les résultats de cette campagne de mesure constituent la première référence française sur l’état de la pollution dans les logements.

Ainsi, cette étude a montré qu’il existe une spécificité de la pollution à l’intérieur des logements par rapport à l’extérieur qui s’exprime en particulier par :

- la présence de certaines substances non observées à l’extérieur,
- des concentrations nettement plus importantes à l’intérieur,
- et une répartition de la pollution très inégale selon les logements et selon les habitudes de vie de leurs occupants.

Pour en savoir plus : Observatoire de la qualité de l’air intérieur

Le tabac

La fumée de cigarette est une source de pollution intérieure majeure (maison, voiture).

Le fumeur, qui inhale directement les polluants, est toujours "le plus pollué" avec les risques que cela implique et qui sont aujourd'hui connus de tous. 4 000 substances toxiques identifiées dans la fumée de cigarette interviennent sur les fonctions cardio-vasculaire et respiratoire. En France, chaque année, le tabac tue plus de 60 000 personnes.

La loi Évin interdit de fumer dans les lieux fermés affectés à un usage collectif (établissements scolaires et d’enseignement, lieux d’accueil et d’hébergement, lieux de travail, transports collectifs, bars et restaurants).

Le monoxyde de carbone

Bien que souvent oubliée ou négligée, la pollution intérieure peut entraîner des accidents dramatiques (intoxications graves avec séquelles irréversibles ou même décès). Les teneurs en polluants peuvent atteindre des niveaux nocifs voire mortels en cas de ventilation insuffisante, de manque d’aération des locaux et de réglage, ou d’entretien, des appareils de chauffage. Sur Paris et sa petite couronne, en 2011, le Laboratoire Central de la Préfecture de Police (LCPP) a recensé 400 personnes gravement intoxiquées au monoxyde de carbone (CO) et 3 décès.

L’amiante

L’amiante est une substance minérale longtemps utilisée pour ses propriétés d’isolation acoustique, thermique et de résistance au feu. Elle s’est révélée dangereuse pour la santé quand elle est inhalée. Depuis janvier 1997, l'usage de l’amiante est interdit en France. L’amiante peut provoquer des maladies mortelles dont les trois principales sont :

  • l’asbetose , sclérose des tissus pulmonaires conduisant à une insuffisance respiratoire qui ne touche que les personnes fortement exposées (principalement les travailleurs dans les mines d’amiantes)
  • le cancer du poumon, dont l’amiante est un facteur de risque fort au même titre que le tabagisme actif ou passif.
  • Le mésothéliome ou cancer de la plèvre, spécifique de l’exposition à l’amiante, qui peut résulter d’un exposition même faible antérieure de 20 à 30 ans à l ‘apparition des premiers symptômes.

Le saturnisme

Le saturnisme est une maladie due à une intoxication au plomb provenant d'anciennes tuyauteries en plomb ou de l'écaillage de peintures au plomb. A Paris, le saturnisme concerne surtout les enfants vivant dans des immeubles anciens, vétustes et souvent insalubres, qui mangent des écailles ou des poussières d'anciennes peintures contenant du plomb.

RENSEIGNEMENTS : ARS Ile-de-FranceDélégation territoriale de Paris - 35, rue de la Gare - 75935 Paris Cedex 19, Tél : 01 44 02 09 00. 

Liens utiles

Observatoire de la qualité de l'air intérieur (site de l'Observatoire de la qualité de l'air)

Tabac info service (Site d'information sur le tabac)

www.invs.sante.fr (Site de l'Institut de Veille Sanitaire)

Le plomb dans l'eau
Canalisations en plomb: des obligations pour les propriétaires

Parmi les substances susceptibles d'affecter la santé figure le plomb, métal toxique qui peut pénétrer dans l'organisme par voie digestive. L'eau qui sort des captages et des usines de traitement d'eau potable ne contient généralement pas de plomb. C'est au contact de canalisations en plomb des réseaux de distribution que l'eau risque de se charger progressivement en plomb, et ce d'autant plus si elle y stagne. Depuis la sortie des captages ou des usines jusqu'au compteur d'eau en pied d'immeuble, l'eau de Paris ne contient pas de plomb. Elle circule à travers de grosses conduites en béton ou en fonte, jamais en plomb, puis dans un réseau de distribution sans plomb. En revanche, les canalisations à l'intérieur des immeubles (colonnes montantes et distribution à l'intérieur des appartements) peuvent contenir du plomb. En effet, même si l'utilisation du plomb dans les canalisations est aujourd'hui interdite, beaucoup de réseaux intérieurs des immeubles parisiens n'ont pas été remplacés ou rénovés. Or il existe une norme fixant le taux maximal de plomb admissible dans l'eau potable. Elle est actuellement de 25µg/l au robinet du consommateur. A compter du 25 décembre2013, ce taux devra être ramené à 10µg/l. Cette obligation s'impose aux propriétaires des logements concernés, qu'ils soient occupants ou bailleurs. Si vous soupçonnez la présence de plomb dans les canalisations de votre immeuble, vous devez donc demander à votre syndic la réalisation d'un diagnostic, et en premier lieu des analyses d'eau. Attention: la teneur de l'eau en plomb varie en fonction du temps de stagnation. Un prélèvement ponctuel n'est donc pas significatif. Pour réaliser un prélèvement correct, faites appel à un laboratoire compétent. Eau de Paris peut réaliser des analyses du réseau intérieur, recherchant notamment le plomb. 

Si vous avez décelé la présence de plomb, des travaux devront être effectués d'ici 2013, à savoir le remplacement des canalisations concernées. Ces dépenses sont à la charge des propriétaires.

Vous pouvez vous renseigner sur les possibilités d'aides financières auprès de l'ANAH (Agence Nationale de l'Habitat) sur le site www.anah.fr

La légionellose 

De nombreux cas de légionellose, isolés ou groupés, ont fait la une des médias ces dernières années. Depuis 1996, le nombre de cas déclarés de légionellose a augmenté régulièrement pour atteindre environ 1500 cas par an. Cette maladie infectieuse prend souvent la forme d’une pneumonie aiguë. Elle est due à l’inhalation de micro- gouttelettes d’eau contaminée par une bactérie nommée Legionella pneumophila.

Les équipements à risque

Les tours aéroréfrigérantes, associées aux systèmes de refroidissement d’installations techniques, les douches, bains à remous ou fontaines décoratives figurent parmi les équipements à risque, qui favorisent la croissance et la diffusion de la bactérie. Les légionelles prolifèrent dans les canalisations et les ballons d’eau chaude à des températures entre 25° et 45°C. Ce phénomène touche essentiellement les réseaux d’eau de grande taille car les petits réseaux ont généralement un chauffe-eau de taille réduite et proche du point d’usage, ce qui limite les zones de stagnation.

L’intervention du laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris (LHVP)

Le Laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris (LHVP) réalise des analyses de légionelles dans des équipements publics, des établissements de santé, des immeubles d’habitation ou de bureaux afin d’évaluer la qualité de l’entretien des installations. Lors de la survenue de cas de légionellose, il intervient également, à la demande de la Direction des Affaires sanitaires et sociales (DASS) de Paris, pour mener une enquête environnementale dans les sites susceptibles d’être à l’origine de la contamination.

Le LHVP est accrédité par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation) selon la norme NF EN ISO/CEI 17025 pour les prélèvements d’eau et analyses de légionelles.

Un guide sur la gestion du risque lié aux légionelles est consultable et téléchargeable sur le site internet du ministère de la santé. Il présente un bilan de la réglementation et fournit toutes les prescriptions utiles aux propriétaires et gestionnaires d’installations à risque...» Consulter le site Internet www.sante.gouv.fr

L'amiante 

Toutes les variétés d’amiante sont classées comme substances cancérogènes avérées pour l’homme. Elles sont à l’origine de cancers qui peuvent atteindre soit la plèvre qui entoure les poumons (mésothéliomes), soit les bronches et/ou les poumons (cancers broncho-pulmonaires).

Les risques pour la santé

Les fibres d’amiante regroupent des minéraux naturels qui ont été transformés pour un usage industriel. Toutes les variétés d’amiante sont classées comme substances cancérogènes avérées pour l’homme. Elles sont à l’origine de cancers qui peuvent atteindre soit la plèvre qui entoure les poumons (mésothéliomes), soit les bronches et/ou les poumons (cancers broncho-pulmonaires).

Ces lésions surviennent longtemps après le début de l’exposition à l’amiante avec des délais de 20 à 40 années. D’autres pathologies, non cancéreuses, peuvent également survenir en lien avec une exposition à l’amiante telles les plaques pleurales qui épaississent la plèvre et dans le cas d’empoussièrement important, habituellement d’origine professionnelle, une sclérose (asbestose) qui réduira la capacité respiratoire et peut produire une insuffisance respiratoire parfois mortelle. Le risque de cancer du poumon peut être majoré par l’exposition à d’autres agents cancérogènes, par exemple la fumée du tabac.

En raison de son caractère cancérigène, les usages de l’amiante ont été restreints progressivement à partir de 1978, pour aboutir à une interdiction totale en 1997. Les maladies liées à l’amiante sont provoquées par l’inhalation des fibres.

Propriétés et emplois

Les fibres d’amiante ont été intégrées dans la composition de nombreux matériaux et produits utilisés notamment pour la construction du fait de leur propriétés physiques et chimiques intéressantes qui ont favorisées le développement de leur utilisation sous de multiples formes, pour la fabrication de nombreux produits industriels, de grande consommation ou dans la construction des bâtiments.

Repérages de l’amiante dans les immeubles bâtis – mesures de prévention

Les propriétaires doivent faire effectuer en fonction du type d’immeuble et des circonstances un repérage des matériaux ou produits contenant de l’amiante dans tous les immeubles bâtis dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. Ce repérage doit être réalisé par des opérateurs ayant une attestation de compétence certifiée par un organisme accrédité.

Droits des occupants

Les résultats des repérages de l’amiante dans les bâtiments effectués par les propriétaires en application du code de la santé publique doivent être tenus à disposition des occupants et une fiche récapitulative du Dossier Technique Amiante (DTA) doit leur être communiquée.

En cas de vente

Un repérage « étendu » (identique à celui servant à la constitution du DTA) donnant lieu à un état de présence ou d’absence d’amiante doit être réalisé en cas de vente par tout propriétaire d’immeuble bâti dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, y compris appartements et maisons individuelles, s’il veut s’exonérer de la garantie des vices cachés. Si un DTA a été constitué pour l’immeuble vendu, la fiche récapitulative du DTA tient lieu d’état de présence ou d’absence d’amiante, couramment appelé « constat vente » par les professionnels de l’immobilier.

À noter : En cas de vente d’un appartement, le propriétaire doit communiquer la fiche récapitulative du DTA qui a été établie par la copropriété pour les parties communes (souvent disponible auprès du syndic).

En cas de démolition

Tous les bâtiments dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, maisons individuelles comprises, doivent faire l’objet d’un repérage spécifique avant démolition. Il s’agit d’assurer la protection des salariés qui vont effectuer la démolition et de l’environnement du bâtiment qui va être détruit. En effet, les informations qui figurent dans le dossier technique amiante (DTA) ne sont pas suffisantes car issues de repérages des matériaux amiantés effectués sans sondages destructifs. Les matériaux recouverts ne sont donc pas repérés. Un, repérage spécifique doit donc être effectué portant sur un nombre plus important de matériaux, qui sont éventuellement accessibles par travaux destructifs.

En cas de travaux

Avant tout travaux sur un matériau ou produit de la construction, il est important de connaître sa composition et de savoir s’il contient de l’amiante. Pour les travaux de retrait ou de confinement concernant des matériaux friables contenant de l’amiante ou des matériaux non friables contenant de l’amiante présentant des risques particuliers, il est nécessaire de faire appel à une entreprise ayant obtenu un certificat de qualification (certification).

Le plomb 

Intoxication par le plomb, le saturnisme infantile est une maladie grave. Redécouverte en 1985 à Paris alors qu’on la croyait disparue, elle concernerait en France près de 85 000 enfants de moins de six ans. La Mairie de Paris lutte contre ce problème de santé publique sur plusieurs fronts, avec un effort décuplé depuis 2002.

Pour cibler les enfants à risque, le dépistage déjà mené depuis 1987 dans les services de protection maternelle et infantile (PMI) s’étend désormais aux écoles.

Immeuble ancien ? Attention !

Le plomb présente un danger particulier dans l’habitat ancien : jusqu’en 1948, les peintures contenaient souvent des sels de plomb. Si elles sont aujourd’hui interdites, ces peintures, en se dégradant, deviennent accessibles sous forme d’écailles ou de poussières. Si le jeune enfant en respire, surtout lors de travaux mal contrôlés, ou en ingère fréquemment, même en petites quantités, le plomb peut atteindre son cerveau de manière irréversible. Au niveau national, la probabilité de rencontrer de telles peintures est forte dans encore un tiers du parc immobilier ; à Paris, 70% des immeubles ont été construits avant 1948.

Une action concertée

L’intoxication au plomb est, en règle générale, inapparente chez l’enfant. Les quelques symptômes observés comme une pâleur, des troubles digestifs ou du sommeil, une agitation, ne sont pas spécifiques du saturnisme infantile. La famille habite-t-elle un quartier particulièrement exposé, listé par la Préfecture ? La peinture des fenêtres, des balcons ou de la cage d’escalier est-elle dégradée ? Les murs produisent-ils de la poussière ou des écailles, que l’enfant est susceptible d’ingérer en jouant ? C’est sur ces facteurs de risque que se fonde le dépistage, à l’école comme dans les centres de Protection maternelle et infantile (PMI). Le médecin de PMI ou le médecin scolaire procède à une évaluation en concertation avec les familles et prescrit, si besoin, un dosage de plomb dans le sang (appelé plombémie). La prise de sang est faite, dans les centres de PMI ou au laboratoire, par les infirmières du laboratoire d’hygiène de la ville de Paris (LHVP) qui effectue le dosage de la plombémie. En 2006, 1100 dosages pour dépistage et 1000 pour un contrôle de suivi ont été réalisés.

Quand un cas de saturnisme infantile se confirme, obligation est faite aux professionnels de santé d’en informer la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DASS de Paris), dans le cadre des mesures d’urgence prescrites par la loi de santé publique. Le LHVP entreprend une enquête environnementale dans l’habitat et, si nécessaire, dans les autres lieux fréquentés par l’enfant (école, crèche,…). Lorsque les analyses révèlent une quantité significative de plomb sur les murs, le Préfet impose au propriétaire des lieux de réaliser des travaux de recouvrement des surfaces dégradées ou des travaux de rénovation.

Mieux vaut prévenir que guérir

Selon le degré d’intoxication, la prise en charge médicale sera plus ou moins lourde. Il s’agit donc de réduire le risque en prenant des mesures simples comme par exemple :

- limiter l’accès aux poussières ou écailles contaminées par le plomb.
- dans l’attente d’une solution définitive : cacher les peintures écaillées.
- éloigner les enfants des sources de contamination. La prise des repas à la cantine, et leur prise en charge par les centres de loisirs sont recommandées.
- nettoyer le sol avec une serpillière mouillée.
- aérer souvent le logement pour en chasser l’humidité.

Quel service contacter?

La loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions et les textes réglementaires ont confié au Préfet de Paris la responsabilité du dispositif de lutte contre le saturnisme. Ce dispositif a plus précisément été confié à la Direction régionale et interdépartementale de l'Hébergement et du Logement en Ile- de- France de la Préfecture de Paris (DRIHL).

Le bureau de la lutte contre le saturnisme de la DRIHL organise et coordonne les interventions liées à la lutte contre le saturnisme à Paris.

Contacts: Direction régionale et interdépartementale de l'Hébergement et du Logement en Ile- de- France (DRIHL), 5, rue Leblanc, 75911 Paris cedex 15, tél: 01 82 52 40 00/ 01 82 52 49 97

La cellule de conseil en santé et environnement intérieur

Une cellule de conseil en santé et environnement intérieur intervient au domicile de Parisiens suivis par un médecin spécialiste, lorsqu’un lien entre logement et pathologie est suspecté.

L’intervention de la cellule associe une visite à domicile et des prélèvements à la recherche des allergènes et polluants de l’environnement intérieur. Il s’agit de décrire l’environnement domestique, de mettre en évidence des sources de pollution et d’identifier les facteurs de risques de l’habitat.

L’objectif de l’intervention est double :

- apporter au médecin une aide dans le diagnostic et le traitement de son patient

- conseiller le patient sur les mesures d’éviction à mettre en œuvre pour limiter son exposition.

Dans quels cas demander une intervention de la CCSEI ?

Lorsque le logement semble avoir un rôle dans le déclenchement, la persistance ou l’aggravation d’une pathologie (allergie, asthme, pneumopathie…).

Comment prescrire une intervention de la CCSEI ?

Un médecin spécialiste demande une intervention en renseignant le formulaire en ligne ou en l’adressant soit par :

- courriel à : dases-ccsei@paris.fr

- fax au : 01.44.97.87.55

- courrier au : laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris, 11 rue George Eastman, 75013 PARIS

Comment se déroule une intervention ?

Un conseiller en environnement intérieur prend contact avec le patient et fixe un rendez-vous à domicile. La durée de l’intervention est d’environ deux heures et donne lieu à l’édition d’un rapport de visite et d’analyses à destination du médecin et de son patient.

Quel est le tarif d’une intervention ?

La Ville de Paris prend en charge les interventions au domicile des Parisiens prescrites par un médecin.

Les autres interventions dans des logements hors Paris, établissements recevant du public, lieux de travail… sont réalisées à titre payant.

Les étapes à suivre :

1. formulaire de demande d’intervention complété par le médecin

2. prise de rendez-vous de la CCSEI avec le patient

3. intervention à domicile (recherche de sources, entretien avec le patient, prélèvements pour analyses au laboratoire)

4. conseils d’éviction des polluants et de bon usage du logement

5. transmission d’un rapport au médecin et au patient

6. évaluation de l’efficacité de l’intervention dans les 6 mois auprès du patient et du médecin

Téléchargements :

» Formulaire de demande d'intervention de la CCSEI

» Document théorique sur la décontamination

» Protocole de décontamination moisissures des petites surfaces

» Protocole de décontamination moisissures des moyennes surfaces

» Protocole de décontamination moisissures des grandes surfaces

Plus d'infos

» En cas d'insalubrité dans votre logement

» En savoir plus sur les conseillers en environnement intérieur

» Le service municipal d'actions de salubrité et d'hygiène (SMASH)

La pollution en questions 

Vaut-il mieux rester chez soi ou prendre son vélo? Que risque-t-on à inhaler des particules fines? Et d'ailleurs qu'est-ce qu'une particule fine? Le docteur Patrick Rufin répond aux questions que pose la pollution. Le docteur Patrick Rufin est praticien attaché consultant à l'Hopital Necker. Il travaille au sein du service pneumologie-allergologie infantile.

10 questions à un allergologue pour faire le tour du problème

Toutes les formes de combustion produisent des particules. Un moteur, une cheminée, etc.

Certaines de ces particules se caractérisent par leur taille particulièrement réduite. Lorsque leur diamètre dans l'air est supérieur à 10 micromètres, les particules sont bloquées au niveau des voies aériennes supérieures, en particulier au niveau du nez. En deça, elles sont capables de pénétrer dans l’organisme et notamment dans les bronches. Avec des effets sur la santé naturellement.

Durant les épisodes de pollution, il est notamment beaucoup question des "PM 2,5". C’est-à-dire de particules de 2,5 micromètres.

Les particules les plus fines sont celles qui ont le plus d’impact sur notre santé. Plus on en trouve dans un volume d'air, plus elles sont concentrées, et plus cet impact est important. Selon les normes françaises, le seuil d’information est atteint à 50 microgrammes par mètre cube d’air. Le seuil d’alerte est atteint à partir de 80 microgrammes de particules fines.

Cette concentration est fonction de la température, du vent, de la proximité avec une source de pollution, etc.

Les personnes qui souffrent d’une maladie respiratoire chronique vont être directement touchées. Par exemple, celles qui ont de l’asthme vont ressentir une gêne pour respirer. Elles peuvent même être victimes de crise. Les patients qui ont des rhinites chroniques vont développer les symptomes suivants : nez qui coule, éternuement, picotement au niveau des yeux.

Par ailleurs, au moment d’un pic de pollution, les personnes allergiques aux pollens sont plus exposées. En effet, les plantes pollinisent davantage lorsque l’air et pollué tout d’abord ; parce que les sujets allergiques souffrent de lésions inflammatoires dues à la pollution, ce qui les rend plus sensibles encore. Enfin, les grains de pollen se fissurent sous l’effet d’un air pollué. Comme un grain de poivre, le pollen est plus agressif lorsqu’il est fissuré que lorsqu’il est entier.

Sur le long terme, des études démontrent également que les particules fines sont cancerigènes et qu’elles ont un impact sur la circulation sanguine, engendrant des Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC).

Le pire serait de faire du sport à côté du Périphérique. Il faut impérativement éviter de s’hyperventiler, donc prohiber le sport.

En réalité, on est exposé partout. Mais un cycliste est moins exposé qu’un automobiliste, parce que ce dernier se trouve parmi d’autres voitures, à hauteur des pots d’échappement, dans un espace clos. Si en plus il est coincé dans un embouteillage et dans un tunnel, c’est encore pire.

Le mieux, c’est de se trouver en hauteur. On a pu constater que la pollution diminue de manière significative au-delà du troisième étage. Cela dit, être dans un espace clos est plutôt un facteur aggravant, un appartement étant fatalement moins ventilé qu’un espace extérieur.

Les masques ne parviennent pas à stopper les particules fines. Leur protection est nulle pour ce genre de pollution.

Les personnes qui sont déjà dans un état qui fragilise les voies respiratoires. Les personnes âgées. Et les enfants. Pour les bébés, cette pollution a même une incidence sur leur croissance pulmonaire et augmente la fréquence de l’asthme.

Non, il n’est pas possible de se "laver les bronches". Le mieux qu’on puisse faire, c’est essayer de respirer un air sain.

Il faut impérativement éviter de faire du sport. Au repos, un individu inhale 10 litres d’air par minute. Sa ventilation peut atteindre 100 litres par minute lorsqu’il fait du sport. Soit dix fois plus de particules fines.

Il est également préférable de limiter ses déplacements. Ainsi, on s’expose moins sur la route et on participe moins à la pollution avec son propre véhicule.

En fait, cette pollution résultait d’activités industrielles ou de moyens de chauffage employant des modes de combustion beaucoup moins efficaces. Les sources de pollution étaient donc très différentes et dégageaient des particules d’un diamètre bien supérieur.

Les hauts fourneaux du XIXe siècle étaient donc moins polluants que les moteurs diesel, simplement parce qu’ils brûlaient moins fort. Avec la suie, on inhale beaucoup moins de particules qu’avec les gaz d’échappement.

Asthme, allergie et environnement

La fréquence des maladies allergiques a considérablement augmenté dans le monde au cours des 30 dernières années et particulièrement dans les pays industrialisés.

En France, l'asthme concerne 10% de la population ; la rhinite allergique 13% et l'eczéma 25%. L'implication des facteurs génétiques dans l'apparition des symptômes allergiques est connue de longue date, mais il est peu probable que ce soit un changement génétique survenu dans l'espèce humaine qui puisse expliquer cette augmentation brutale des maladies allergiques. On peut supposer que des modifications récentes de notre environnement exercent leurs effets sur des individus présentant des variations ou des combinaisons génétiques jusqu'à présent silencieuses en l'absence d'exposition à des facteurs environnementaux (allergènes, polluants atmosphériques...). La connaissance des mécanismes favorisant le développement des allergies souligne l'importance de la prévention environnementale.

Entre 10 et 20% de la population serait allergique à des pollens, soit jusqu’à un Français sur cinq ! Et les pollinoses semblent en recrudescence : la vente d’antihistaminiques, qui double en mai et juin, est en augmentation de 5 à 10% par an. Initiée par l’Institut Pasteur de Paris dès 1985, la surveillance de ces allergènes est maintenant assurée par le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA).

A Paris, c’est le Laboratoire d’hygiène de la ville de Paris (LHVP) qui, depuis quelques années, participe à ce réseau, dans le cadre d’une convention reconduite chaque année.

La surveillance du contenu pollinique de l’air repose des capteurs installés sur l’ensemble du territoire français. A Paris, un capteur est localisé sur le toit de l’Institut Pasteur depuis 1985, près de Montparnasse. Les études comparatives réalisées avec deux autres capteurs situés dans le 12ème et le 17ème arrondissement ont montré la représentativité du capteur de l’Institut de Pasteur pour Paris intra-muros.

Concrètement, les grains de pollen sont aspirés par le capteur et recueillis sur une bande adhésive examinée ensuite au microscope en laboratoire. Les analyses bihebdomadaires permettent d’établir pour chaque pollen une teneur exprimée en grains par mètre cube d’air. Les mêmes équipes traquent également deux champignons microscopiques (Cladosporium et Alternaria), abondants pendant la période estivale et extrêmement allergisants.

A Paris, une information sans égal

A partir de ces résultats, le RNSA , Réseau National de Surveillance aérobiologique, établit un bulletin allergo-pollinique. Paris le relaie sur ses journaux lumineux, à l’attention des patients et des médecins ; c’est la seule ville française qui communique cette information deux fois par semaine. Comme pour les épisodes de pollution atmosphérique, la communication du niveau de risque allergique des pollens mesurés, couplée à un dispositif d’information efficace, présente un grand intérêt pour la santé publique : la prescription et la prise de traitements pour les personnes allergiques.

Le saviez-vous ?

Le département a lancé avec l’Université Paris Descartes une étude sur une cohorte de près de 4 000 nouveau-nés recrutés dans cinq maternités, suivis pendant huit ans afin d’évaluer la relation entre leur santé respiratoire, les allergies et leur mode et cadre de vie, en particulier les caractéristiques des milieux où ils vivent. Cette cohorte constitue un véritable observatoire de l’histoire des premières années de vie de jeunes parisiens et les résultats de l’étude devraient permettre la mise en place de stratégies préventives. » l'étude sur la santé respiratoire des enfants

En savoir plus

Le Bulletin sur les risques allergo- polliniques : deux fois par semaine, Airparif publie un bulletin sur les risques allergo- poliniques.

le Bulletin allergo- pollinique sur Airparif

www.airparif.fr

www.rnsa.asso.fr


Les laboratoires de la Ville de Paris

Les laboratoires réalisent études et analyses pour les services de santé du département de Paris, pour des directions de la Ville et des services publics, parapublics ou privés.

Le Laboratoire d'Hygiène de la Ville de Paris

Le Laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris (LHVP) mesure l’exposition des citadins aux contaminants des milieux intérieurs et extérieurs ; il développe des actions pour une meilleure connaissance de l'environnement des Parisiens.

Il surveille la qualité environnementale et évalue les risques pour la santé de contaminants physiques, chimiques et biologiques dans les lieux fréquentés par les Parisiens, afin de proposer des mesures de gestion de ces risques. Les missions du LHVP s’intègrent dans des actions de santé environnementale et d’hygiène urbaine.

Les missions du LHVP :

  • réaliser enquêtes et mesures environnementales sur demande de la Mairie de Paris, de collectivités ou de médecins ;
  • participer avec des épidémiologistes à des études d’impact sur la santé ;
  • assurer un rôle de veille sanitaire et technologique ;
  • contribuer à l’information et à l’éducation du public.

Les champs d’intervention du LHVP

Pour remplir ses missions, le LHVP intervient dans quatre domaines d’activités :

  • les pollutions physico-chimiques et microbiologiques de l’environnement
  • l’hygiène des collectivités,
  • la biologie clinique,
  • l’évaluation des risques sanitaires liés à l’environnement.
Contacts Laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris (LHVP), Institut George Eastman, 11, rue George Eastman, 75013 Paris, Tél : 01 44 97 87 87 - Fax : 01 44 97 87 55.

» Consulter le rapport d'activité 2013 du LHVP au format pdf

Le laboratoire d’études des particules inhalées (LEPI) 

Le laboratoire d’études des particules inhalées (LEPI) est spécialisé dans l'étude des particules minérales, l'amiante notamment. 

Priorité : désamiantage !

Interdite depuis 1997, l’amiante reste présent dans de nombreux bâtiments. Composants de construction, matériaux d’isolation, etc. : une réglementation impose aux propriétaires de faire rechercher la présence de ce produit cancérigène dans leur parc immobilier ; si le diagnostic est critique, des mesures correctives doivent être mises en œuvre.

Dans cette perspective, la Ville de Paris a inscrit une démarche de prévention allant jusqu’au désamiantage au cœur de sa politique environnementale. La présence éventuelle de matériaux ou produits contenant de l’amiante, a été recherchée dans les 2 752 bâtiments municipaux.

Une approche globale : pour éclairer ces orientations réglementaires et préventives, le laboratoire d’étude des particules inhalées (LEPI) apporte une expertise reconnue sur le plan national et international, capitalisée depuis le début des années 70. Financé par le département de Paris et doté de technologies de pointe et d’une équipe de spécialistes réunissant 17 professionnels et trois médecins vacataires, le LEPI étudie les particules minérales notamment fibreuses, avec une approche unique en santé environnementale. Les fibres d’amiante, en particulier, font l’objet de recherches depuis les matériaux dont elles sont issues jusqu’à leur présence dans l’appareil respiratoire, en passant par l’atmosphère où elles sont en suspension.

Deux activités complémentaires

  1. L’étude de la pollution par l’amiante et les autres fibres minérales : première mission du LEPI, ce diagnostic implique des prélèvements d’air à l’intérieur du bâti, qu’il s’agisse de crèches, écoles, gymnases ou encore d’immeubles de bureaux, afin de contrôler la pollution atmosphérique. Le LEPI surveille aussi les expositions des travailleurs lors de travaux de maintenance sur des matériels ou produits contenant de l’amiante ou lorsqu’ils effectuent des opérations de désamiantage. Apparemment inoffensives, les fibres artificielles (laines de verre, de roche ou de laitier) peuvent être responsables d’irritations cutanées, d’allergies et de problèmes oculaires.
  2. La « biométrologie » par des marqueurs spécifiques : le laboratoire est capable d’analyser, dans l’appareil respiratoire, l’exposition à l’amiante ainsi qu’à des particules non fibreuses très fines (silice cristalline, métaux, etc.). Seule structure en France à effectuer ce type de recherche, il est sollicité par des centres hospitaliers, des cliniques ou des laboratoires, à la demande des services de pneumologie comme d’anatomo-pathologie. Les Comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles de la Sécurité sociale (CCRRMP) le consultent également pour documenter des dossiers.

Enfin, le laboratoire assure également un rôle d’information auprès du public et des institutions.

Un laboratoire accrédité

Le LEPI se pose comme référence auprès de nombreux organismes. Ses activités sont sous assurance qualité et accréditées par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation). Il est agréé par les pouvoirs publics et participe à certaines de leurs commissions. Il travaille en collaboration avec différents organismes officiels comme l’Agence Française de la Sécurité Sanitaire de l’environnement et du Travail (AFSSET), l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), l’ Agence Française de Normalisation (AFNOR) et le Comité français d'accréditation (COFRAC) des laboratoires (Accréditation Cofrac n°1-0869 - portée disponible sur www.cofrac.fr ).

Contacts Laboratoire d’étude des particules inhalées (LEPI), 11, rue George Eastman, 75013 PARIS, Tel : 01 44 97 88 46, Fax : 01 44 97 88 45.

Téléphonie mobile

La charte parisienne de téléphonie mobile

Signée entre la ville de Paris et les quatre opérateurs, la charte définit les niveaux d'exposition aux ondes.

Bien que la Ville de Paris n’ait que des compétences limitées en la matière, elle considère qu’il est de son rôle d’assurer à tous les Parisiens une information claire et transparente sur le déploiement des antennes relais, et de concilier les préoccupations des Parisiens et le développement des nouvelles technologies.

Cela avait conduit la Ville de Paris et les trois opérateurs historiques à signer le 20 mars 2003 la première charte, améliorée par la deuxième charte du 4 janvier 2006. Cette dernière, renouvelée en ses mêmes termes à plusieurs reprises a été signée par le 4e opérateur (Free Mobile) le 6 mai 2010.

Ces dernières années, le développement de la téléphonie mobile (qui apporte des services utiles voire indispensables aux usagers et contribue de manière significative au développement économique global), l’apparition des smartphones et leurs applications via internet a entraîne le doublement annuel du trafic sur les réseaux mobiles.

Aujourd’hui, le déploiement des réseaux 4G est un projet majeur d’aménagement dans l’objectif de faire de Paris une capitale du numérique, où chacun pourra accéder au très haut débit mobile avec une qualité de service optimale.

L’implantation de nouvelles antennes relais ou la modification d’antennes existantes, le déploiement des antennes du 4e opérateur et de la 4G doivent faire l’objet d’une gestion concertée avec des critères de transparence et d’information. A cette fin, dans un esprit de responsabilité et face à l'incertitude scientifique, la Ville de Paris agit au-delà de ses compétences et limite l'exposition aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile à un niveau aussi bas que possible tout en maintenant la couverture et la qualité de service à l’extérieur et à l’intérieur des bâtiments.

Conformément aux préconisations de la conférence parisienne « Ondes, santé, société » présentées le 18 juin 2009 et au vœu adopté à l’unanimité par le Conseil de Paris le 12 juillet 2011, la renégociation de cette charte parisienne de téléphonie mobile s’est faite avec pour objectifs la définition de niveaux de champ maximal d’exposition le plus bas possible tout en maintenant la qualité de service. Pour ce faire, les résultats des mesures régulièrement effectuées depuis 8 ans ont été analysés sans oublier les avancées proposées par le Comité Opérationnel issu de la table ronde sur les radiofréquences et le contexte national très évolutif.

Au terme d'un nouvel accord avec les quatre opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free mobile) une charte plus exigeante encore a été signée le 13 décembre 2012.

Les précautions à prendre pour limiter l’exposition aux ondes

Les ondes émises directement par les téléphones portables produisent un réchauffement des tissus au niveau de l’oreille et du crâne, il est donc nécessaire de prendre des précautions, particulièrement chez les jeunes dont la croissance n’est pas achevée.

Ils vous permettent d’éloigner le téléphone mobile de votre tête.

ou privilégiez en intérieur l’utilisation d’un téléphone fixe. Ce sont vos temps de communication, appareil à l’oreille (appels entrant et sortant) qui augmentent votre exposition.

 Ne le laissez pas sur la table de chevet, sous l’oreiller, etc. Si vous l’utilisez comme réveil, activez le "mode avion".

D'abord, pour ne pas déranger votre entourage. Mais aussi pour vous exposer moins: dans des zones de mauvaise réception (tunnel, souterrain, campagne), votre appareil augmente sa puissance d’émission, et par conséquent votre niveau d’exposition.

Votre portable doit alors entrer en relation avec différentes stations de base successives, selon votre trajet. A chaque échange de relais il émet à sa puissance maximale, ce qui augmente aussi ponctuellement votre niveau d’exposition.

Si vous prêtez votre téléphone mobile à vos enfants pour une utilisation ludique (jeu, livre, film…) activez son "mode avion" pour ne pas les exposer aux ondes inutilement.

Les effets nocifs de l'exposition aux ondes sont plus prononcés sur un enfant dont la croissance n'est pas achevée.

Apprenez-leur les moyens qui leur permettent de réduire leur exposition et veillez à un usage modéré.

Téléphoner au volant augmente le risque d'accidents, même à l’usage du kit "main libre". Il est en effet difficile d’être attentif à plusieurs activités simultanément. L’article R412-6-1 du code de la route indique que "l'usage d'un téléphone tenu en main par le conducteur d'un véhicule en circulation est interdit" et sanctionné par une amende.

text

Localisation des antennes de téléphonie

A partir des données fournies par les 4 opérateurs et son Système d’Informations Géographiques (SIG), la Ville de Paris a réalisé une synthèse cartographique des sites macro cellulaires existants. La charte prévoit la mise à jour des cartes le 30 avril de chaque année.

Le site Paris.fr utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d'audience des vidéos et des pages de Paris.fr. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.

accepter

Pour voir la carte en plein écran, cliquez ici.

Projets d’installation de sites de radiotéléphonie

Les fiches de synthèse des dossiers d’information, transmis par les opérateurs à la Ville pour tout nouveau projet ou modification d’installation sont consultables ci-dessous.

Demander une mesure de champ électromagnétique à mon domicile

Le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie a mis en place un nouveau dispositif depuis le 1er janvier 2014 pour la surveillance et la mesure des ondes électromagnétiques sur le territoire, visant à renforcer la transparence et l’indépendance du financement des mesures d’exposition aux ondes électromagnétiques.

La mesure

La mesure est gratuite et dure environ 1 heure 30, en présence du demandeur. Les résultats et conclusions sont transmis par le bureau de contrôle en charge de la mesure, au demandeur, au propriétaire des lieux s’il est différent, à l’ANFR, à l’ANSES et à la Ville de Paris.

L’analyse du rapport de mesure permettra à la Ville de vérifier l’exposition aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile (si la mesure a été réalisée dans un lieu de vie fermé) par rapport aux niveaux de champ maximal fixés par la charte.

En cas de dépassement d’un niveau de champ maximal, la Ville de Paris alerte le (ou les) opérateur(s) contributeurs de ce dépassement du niveau de champ maximal d’exposition. Le (ou les) opérateur(s) réalise(nt) des modifications d’ingénierie sur leurs installations afin d’abaisser le niveau de champ chez le demandeur. Une mesure de contrôle est effectuée chez le demandeur afin de vérifier que le niveau de champ est rendu conforme à la charte.

Si vous habitez à Paris

Que vous soyez locataire ou propriétaire, si vous souhaitez faire procéder à la mesure des champs électromagnétiques dans votre domicile, vous pouvez faire une demande en ligne simplifiée en renseignant le formulaire ci-dessous au format pdf.

Attention : Il est recommandé de télécharger le pdf et de l’ouvrir avec Acrobat, plutôt que dans votre navigateur. Remplissez le questionnaire, cliquez sur « Envoyer le formulaire » en haut à droite du document et suivez les instructions.

Votre demande sera transmise automatiquement à la Ville de Paris, qui la fera suivre à l’Agence Nationale des Fréquences. Un bureau de contrôle accrédité COFRAC (Comité français d’accréditation) et missionné par l’Agence nationale des fréquences prendra directement contact avec vous pour fixer la date de la mesure (du lundi au vendredi, en journée).

Dans tous les autres cas

Remplir le formulaire Cerfa 15003*01 de demande de mesure des champs électromagnétiques. Pour les mesures sur le territoire parisien, vous pouvez transmettre ce formulaire à: Mairie de Paris — Agence d’écologie urbaine, pôle téléphonie mobile — 103, avenue de France — 75013 Paris (cocher "collectivité territoriale" au chapitre V du formulaire).

Si vous n’avez pas de possibilité d’imprimer le formulaire, des exemplaires sont à votre disposition dans les mairies d’arrondissement.

Dernière mise à jour le vendredi 31 juillet 2015

Paris j'écoute

Vous avez une question à poser, une remarque à faire ou une expérience à raconter ? Exprimez-vous ci-dessous, des experts de la Mairie de Paris vous répondront personnellement.

Restez connecté

L’essentiel de Paris

Chaque semaine, recevez l’essentiel de Paris pour savoir tout ce qu’il se passe dans la capitale.
Je m'abonne

Paris j'écoute

9h1510h13
@Maandooouu
Bonjour, j'ai une amie qui a fait tomber son portable dans une bouche d'egout rue Taillandiers. Comment faire? Merci bien.
@Parisjecoute
Bonjour, la permanence des équipes d'égoutiers est joignable 24h/24 et 7j/7 au 01 44 75 22 75.
11h3412h9
@MyriamEbbo
bonjour. A quand le retour des livres en libre-service parc André Citroën ? #foodtruck s'en occupait...
@Parisjecoute
Bonjour, l'opération "Bibliothèque hors les murs" est présente cet été dans 4 autres parcs du 15e.
14h5615h11
@Buba_aos
Le collecte de poubelles ce font quelle heure et quelle jour sur le blvd Ménilmontant
@Parisjecoute
Bonjour, vous pouvez consulter les horaires de collecte des ordures ménagères par arrondissement ici : http://ow.ly/Qpb38
18h2219h10
@BenjaminPhilgo
On parle d'une journée sans voiture le 27/09. Quelles en sont les modalités ?
@Parisjecoute
En attendant davantage de détails sur cette journée, nous pouvons vous dire qu'un parcours @Velib insolite sera organisé. :)

Le site Paris.fr utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d'audience des vidéos et des pages de Paris.fr. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.