Ce qu'il faut savoir pour installer un WC broyeur dans votre logement
Focus
Mise à jour le 20/04/2026
Sommaire
Vous souhaitez installer un WC broyeur (ou« sanibroyeur ») dans un logement ? Voici les autorisations à demander et les règles à respecter.
Les règles à respecter
Avant d'installer
un WC broyeur dans un logement à Paris, vous devez obtenir l’autorisation de
la copropriété (en assemblée
générale). Pour ce faire, il est préconisé de fournir au syndic le descriptif
de l’installation projetée, un plan du logement, ainsi qu’un plan de l’étage
faisant apparaître le cheminement de la canalisation jusqu’à son raccordement
sur la colonne d’eaux-vannes et l’ensemble des autres descentes communes.
À noter
La réglementation nationale a évolué : l'autorisation de la Ville de Paris n'est plus nécessaire pour installer un WC broyeur à Paris.
L’installation
d’un WC broyeur reste toutefois strictement encadrée, les règles à respecter sont fixées
à l’article L. 1331-30 du code de la santé publique et l’arrêté ministériel du
10 juillet 2024 relatif aux conditions auxquelles doivent satisfaire les
dispositifs de désagrégation et d'évacuation des matières fécales.
> Cette installation est interdite dans les logements déjà pourvus d’un cabinet
d’aisance ou lorsque la pose d’un WC classique dans un logement est
techniquement possible.
> Elle doit notamment être
conforme aux exigences techniques suivantes :
-
raccordement direct et exclusif du WC broyeur sur une canalisation d’eaux-vannes de diamètre suffisant et convenablement ventilée. Un WC broyeur ne peut pas être raccordé sur un réseau d’eaux pluviales ;
-
absence de portion ascendante sur le conduit d’évacuation et interdiction de mettre en place une pompe de relevage ;
-
isolation phonique renforcée afin de limiter les nuisances sonores ;
-
installation électrique conforme aux normes en vigueur (mise à la terre, dispositif différentiel 30 mA conformité à la norme NF C 15-100).
Les sanctions encourues en cas d’absence d’autorisation
Dans le cas
où des désordres sont signalés (remontées d’odeurs ou de matières par exemple),
un inspecteur de salubrité du Service Technique de l’Habitat pourrait être
amené à se rendre sur place.
Le
propriétaire du logement pourrait être mis en demeure de se conformer à la
réglementation sanitaire et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour
faire cesser les nuisances. En cas d’inaction, un procès-verbal d’infraction
aux règles d’hygiène et de salubrité sera dressé et le propriétaire s’expose à
une convocation au tribunal de police et à des peines d’amende.
Il s’expose
par ailleurs à des procédures civiles qui seraient engagées par des
copropriétaires affectées par les désordres et par la copropriété, en cas de
défaut d’autorisation accordée.
Votre avis nous intéresse !
Ces informations vous ont-elles été utiles ?
Attention : nous ne pouvons pas vous répondre par ce biais (n'incluez pas d'information personnelle).
Si vous avez une question, souhaitez un suivi ou avez besoin d'assistance : contactez la Ville ici.