La journaliste iranienne Narges Mohammadi nommée citoyenne d’honneur de la Ville de Paris

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Mise à jour le 26/05/2026

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La journaliste et écrivaine iranienne Narges Mohammadi citoyenne d’honneur de Paris
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Prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi est actuellement détenue en Iran.
Narges Mohammadi est une journaliste et militante iranienne des droits humains. Âgée de 54 ans, elle est détenue en Iran de manière récurrente depuis plus de vingt-cinq ans. Vice-présidente du Centre des défenseurs des droits humains, organisation de défense des droits humains fondée en 2001 à Téhéran par Shirin Ebadi (Prix Nobel de la paix 2003), elle a été arrêtée à quatorze reprises et condamnée à un quantum cumulé de plus de quarante ans de prison. Elle a été notamment accusée de « propagande contre l’État » et « collusion contre la sécurité de l’État ».

Solidarité de Paris avec le peuple iranien en lutte

Le Conseil de Paris lui a accordé le 20 mai 2026 la citoyenneté d’honneur de la Ville de Paris. Un témoignage de l’attachement à la diplomatie des droits humains de Paris, et un geste de solidarité à l’égard du peuple iranien en lutte contre la tyrannie.
Narges Mohammadi est l’une des figures majeures de la résistance à la répression en Iran. Elle s’est distinguée dans son combat contre l’oppression des femmes en Iran et pour la promotion des droits humains et de la liberté pour tous, alors qu’elle était emprisonnée à Evin (Iran).
Elle est notamment reconnue pour ses prises de position contre la peine de mort, pour la criminalisation de l’apartheid de genre et contre le port obligatoire du hijab, les violences contre les prisonniers politiques et la répression des mouvements de contestation, dont le mouvement « Femme, Vie, Liberté », suite à la mort de la jeune Mahsa Jîna Amini en 2022.

Soutien de la France, des Nations unies et de l’Union européenne

Arrêtée à nouveau le 12 décembre 2025 à Mashad (Iran), elle a été condamnée en février 2026 à sept ans supplémentaires de prison.
Sa santé s’est dégradée : elle a fait une deuxième crise cardiaque le 1er mai dernier. Après une mobilisation internationale, dont celle de plusieurs États (France, Canada, Espagne), de l’Union européenne et des Nations unies, le régime iranien a accordé son transfert à l’hôpital.
Narges Mohammadi reste condamnée à une peine de 18 ans de prison qu’elle doit purger. Son époux, lui-même ancien prisonnier politique, Taghi Rahmani, et leurs deux enfants, Ali et Kiana, ont trouvé refuge en France en 2012, et vivent à Paris. Le 12 novembre 2024, la 7e commission du Conseil de Paris avait auditionné Taghi Rahmani avec l’avocate de Narges Mohammadi.
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