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Paris, Rouen et Le Havre et la Métropole du Grand Paris se rencontrent sur les défis autour de la Seine

Mise à jour le 29/10/2021
Les villes de Paris, Rouen et Le Havre et la Métropole du Grand Paris se sont réunies le 26 octobre autour du thème de la décarbonation et de la transition énergétique de l'Axe Seine. Un opérateur commun, la Société d'économie mixte « Axe Seine Energie », va voir le jour.
La Seine, acte 3. Après deux premières rencontres le 11 février et le 31 mai dernier, Edouard Philippe, maire du Havre, Anne Hidalgo, maire de Paris, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, et Patrick Ollier, président de Métropole du Grand Paris, animaient une nouvelle réunion d'échanges le 26 octobre sur le thème de la décarbonation et de la transition énergétique de l'Axe Seine.
Axe majeur de développement économique, de renouveau industriel, de rayonnement culturel et de résilience face aux enjeux climatiques, la Seine n'est pas un fleuve comme les autres.

Acte 3 de l'Axe Seine : actions conjointes dans le domaine de l'énergie

Les troisièmes rencontres de l'Axe Seine autour des enjeux liés à la décarbonation et la transition énergétique se sont conclues par l'annonce de trois initiatives à l'échelle de ce grand territoire :
1. La constitution d'un opérateur commun : la Société d'économie mixte « Axe Seine Energie »

Afin d'accélérer la transition énergétique à l'échelle de ce territoire, une société d'économie mixte sera créée. Elle constituera un levier d'investissement dans des outils de production d'énergies renouvelables, dès 2022, pour tout l'Axe Seine. Cette SEM fera également une large place à l'investissement citoyen à travers la mise en place de fonds d'investissement citoyens et collectivités locales.
Cet outil de développement et de financement aura vocation à collaborer avec d'autres entreprises publiques locales telles qu'Énergie de Paris.

2. Le lancement d'un cycle d'Appels à manifestation d'intérêts (AMI) et d'un label « Axe Seine énergies renouvelables » :

Dès le premier trimestre 2022, un premier appel à manifestation d'intérêts sera lancé pour faire émerger des projets d'unités de production d'électricité solaire le long de l'Axe Seine : parc au sol, flottant, en carrières, ombrières, toitures photovoltaïques de grande taille…

3. La création d'une « Entente de l'Axe Seine » :

Le recours à l'Entente constitue un format d'association inédit tant au regard des collectivités fondatrices que de l'étendue du territoire concerné. Il marque une étape décisive dans l'approfondissement de la démarche originale de coopération entre les collectivités de l'Axe Seine : cela permettra de mutualiser les ressources humaines et financières pour mener et gérer des projets structurants autour des énergies renouvelables (par exemple création d'unités de production d'hydrogène).

Créer des écosystèmes favorables

Cartons sur une péniche.
La vallée de la Seine représente 50% du fret fluvial français.
Henri Garat / Ville de Paris
Ce n'est certes pas très connu, mais la Seine est le deuxième axe fluvial le plus navigué en Europe, et la vallée de la Seine représente 50 % du fret fluvial français. Un système portuaire renforcé par la naissance d'HAROPA en 2013. A compter du 1er juin 2021, les trois ports du Havre, de Rouen et de Paris sont réunis au sein d'un seul établissement dénommé HAROPA PORT.
Or à l'échelle de la vallée de la Seine, les biens et marchandises sont aujourd'hui transportés à 85 % par la route, engendrant congestion et pollution jusqu'aux centres des agglomérations.
Certes, des dispositifs d'aide aux armateurs existent déjà, et des bornes d'accès pour fournir de l'énergie aux barges à quai sont en cours d'installation. Mais dans un secteur en pleine mutation, il apparaît nécessaire de créer des écosystèmes beaucoup plus favorables à la logistique fluviale.

Intégrer la voie d'eau dans la commande publique

La Seine est déjà utilisée par plusieurs filières économiques comme le BTP, le transport de terres issus des chantiers et la gestion des déchets. Pour encourager d'autres filières à utiliser le fleuve, les collectivités de Paris, Rouen et le Havre intégreront dans leurs cahiers des charges de nouveaux critères de notation permettant de favoriser la croissance des flux logistiques sur la voie d'eau.

Valoriser les métiers de la logistique fluviale

Créer un « effet réseau » à l'échelle de la vallée de la Seine favorisera les rencontres entre les acteurs économiques et valorisera les métiers de la logistique fluviale.
En 2022, une convention d'affaires d'envergure européenne et une opération de valorisation des métiers du fluvial seront organisées. Le Havre accueillera en octobre 2022 le "Riverdating", en partenariat avec Voies navigables de France (VNF), pour renforcer les échanges entre les acteurs économiques et animera une démarche de promotion des métiers du fluvial en lien avec les fédérations et les acteurs de la formation et de l'enseignement.

Identifier des lieux favorables en milieu urbain

Les trois espaces métropolitains travailleront ensemble pour favoriser l'utilisation de la voie d'eau en milieu urbain en identifiant des lieux de débarquement, en travaillant sur la mixité des usages ou sur la réversibilité des aménagements.

Faciliter la logistique du dernier kilomètre

Les métropoles de Paris, de Rouen et du Havre mèneront une série de dispositifs innovants pour faciliter la logistique du dernier kilomètre. Elles proposent ainsi à HAROPA de mettre en place un appel à manifestation d'intérêt (AMI). Objectif : expérimenter des nouvelles façons de desservir la voie d'eau en cœur d'agglomération. Cet AMI sera mis en place au premier trimestre 2022.
Transport des marchandises par péniche.
Une série de dispositifs innovants seront menés pour faciliter la logistique du dernier kilomètre.
François Grunberg / Ville de Paris

La gestion des milieux aquatiques

La Métropole du Grand Paris conduira les travaux d'un quatrième atelier thématique créé spécifiquement pour traiter des enjeux de la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) et de la biodiversité à l'échelle de la vallée de la Seine.
Compétente en matière de GEMAPI depuis le 1er janvier 2018, la Métropole du Grand Paris met au cœur de son action, dans le cadre d'un programme pluriannuel d'investissement (2019-2023) de 108 millions d'euros, la lutte contre les inondations, la désimperméabilisation des sols et la restauration des zones humides.
Paris, le Havre, Rouen et la Métropole réfléchissent également à des actions communes dans le domaine de la culture, de l'agriculture et de l'alimentation durable.
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