Dry January : 5 idées reçues sur la consommation d’alcool
Vrai / Faux
Mise à jour le 13/01/2026
Janvier rime avec… levez le pied ! Après les excès des fêtes, ce premier mois de l’année invite à réduire (drastiquement si possible) sa consommation de boissons alcoolisées. On en profite pour démêler le vrai du faux autour de ce sujet majeur de santé publique.
Une semaine d’arrêt de l’alcool suffit pour que le corps en retire des bénéfices
Vrai
Dès les premiers jours sans alcool,
on observe une amélioration du sommeil,
davantage d’énergie et une meilleure concentration. Quel que
soit son niveau de consommation, arrêter de boire pendant une, deux ou trois
semaines entraîne des effets positifs. Chez certaines personnes, cela peut
également avoir un impact bénéfique sur le poids, l’alcool étant riche en sucre.
Les hommes et les femmes sont égaux face à l’alcool
Faux
À quantité d’alcool égale, le taux
d’alcool dans le sang est généralement plus élevé chez les femmes que chez les
hommes. Cela s’explique par une plus petite corpulence souvent, une masse grasse moins importante et une proportion d’eau plus faible
(or, l’alcool se diffuse surtout dans l’eau), ainsi qu’une élimination plus
lente de l’alcool par le foie. Plus largement, l’alcoolémie dépend du poids, de
la composition corporelle, de l’âge, du genre et des conditions de consommation
(à jeun ou non).
Un café, de l’activité physique ou une douche permettent d’éliminer l’alcool plus rapidement
Faux
Seul le temps agit sur la baisse de l’alcoolémie. En
moyenne, l’organisme élimine entre 0,10 g et 0,15 g d’alcool par
litre de sang chaque heure, ce qui signifie qu’il faut environ trois à quatre
heures pour faire disparaître les effets de deux verres d’alcool.
À noter : les
chewing-gums ou pastilles à la menthe n’influencent pas le résultat d’un
éthylotest lors d’un contrôle routier !
Le binge drinking ne touche que les jeunes
Pas forcément
Le binge drinking, ou alcoolisation ponctuelle
importante, consiste à boire au moins six verres standard d’alcool lors
d’une même occasion (environ 60 g d’alcool pur). Ce comportement, impactant notamment les jeunes, peut concerner tous les âges. Ce seuil peut être
atteint rapidement, au cours d’évènements festifs (anniversaire, pot entre
collègues…), par exemple avec 3 pintes de bière, 3 cocktails ou 6 verres de
vin.
Pour limiter les risques, il est recommandé :
-
d’alterner boissons alcoolisées et boissons sans alcool ;
-
de boire lentement et de manger pendant la consommation.
Le vin et la bière présentent moins de risques pour la santé que les alcools forts
Faux
Vin, bière ou alcool fort : au final, c’est la même
chose pour le corps. Un verre de vin (10 cl), une bière (25 cl) ou un petit
verre de whisky (2 cl) contiennent chacun la même quantité d’alcool. Ce n’est
donc pas le type d’alcool qui compte, mais combien de verres on boit au total
dans la journée.
L’alcool tue
En 2024, Santé publique France rappelle que l’alcool est toujours responsable de près de 40 000 décès annuels. Un chiffre qui souligne l’importance de réduire sa consommation pour préserver sa santé.
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