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Diminuer l'éclairage artificiel, c'est bon pour la planète !

Mise à jour le 15/03/2023
Le 25 mars à 20h30 on éteint les lumières ! L'opération Earth Hour, est de retour. L'occasion de faire le point sur les réductions de l'éclairage nocturne à Paris. Car réduire la lumière artificielle, c'est bon pour l'environnement, la biodiversité et les économies d'énergie.
Samedi 25 mars, à 20h30 et pendant 1 heure c'est l'Earth Hour (heure de la terre). Partout dans le monde, des milliers de monuments iconiques sont plongés symboliquement dans le noir et des millions de citoyens sont invités à prendre 60 minutes de leur temps pour s’engager individuellement à réaliser une activité positive pour la planète.
L'événement Earth Hour (littéralement "Heure de la Terre", couramment appelé "Une heure pour la planète") est organisé par WWF (Fonds mondial pour la nature) depuis 2007 et entend sensibiliser à l'économie d'électricité et donc à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la lutte contre le réchauffement climatique.

A Paris de nombreux monuments participent à l’opération

  • Parc des Princes
  • Musée du Louvre, Petit Palais, Opéra Garnier
  • Notre-Dame, Sacré-Cœur
  • Hôtel de Ville, Académie du Climat
  • Panthéon (monument et place)
  • Hôtel des Invalides
  • Avenue des Champs-Élysées, Place de la Concorde
  • Colonnes du Trône
  • Pont Alexandre III, Pont de Bir-Hakeim, Pont-Neuf (2 bras)
A 19h30 un live Twitch animé par Doigby est organisé sur sa chaine.
A cette occasion, on fait le point sur l'impact des lumières artificielles sur la biodiversité et comment Paris la préserve.

Pourquoi la lumière artificielle a un impact sur la biodiversité ?

Si la lumière artificielle est vitale à l’activité humaine et contribue à la beauté de Paris, elle nuit aux autres espèces qui composent la biodiversité en ville.
Environ 60% des invertébrés (insectes et papillons) et 30 % des vertébrés (amphibiens, oiseaux et mammifères comme les chauves-souris) vivent la nuit. La lumière artificielle porte préjudice à leurs activités en déréglant l’alternance jour/ nuit.
Papillon sur une branche
Papillon Vulcain sur une branche du Bois de Vincennes
Crédit photo : Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Lors d'une nuit de pleine lune sans aucun éclairage artificiel, l’intensité lumineuse au sol est inférieure à 0.2 lumens. En ville, avec l'éclairage artificiel, cette intensité est en moyenne égale à 10 lumens dans les rues et souvent supérieure à 30 lumens sous les lampadaires. On comprend alors que cet éclairage porte atteinte à certaines espèces.

Pièges et désorientation

La lumière artificielle, du fait de son pouvoir attractif ou répulsif, altère la mobilité des espèces en modifiant la fréquence et la temporalité de leurs déplacements. Elle dégrade aussi la qualité des habitats nocturnes. Attirés par la source lumineuse, les espèces sortent de leur habitat de prédilection pour se retrouver dans un nouvel habitat.
Elle peut aussi provoquer de véritables pièges : les espèces volant autour de la source lumineuse jusqu’à l'épuisement peuvent être capturées par un prédateur ou brûlées par la chaleur émise.
Chouette Hulotte dans le Bois de Vincennes
Ouvrez l'oeil : une chouette Hulotte est bien nichée dans cet arbre du Bois de Vincennes
Crédit photo : Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Les zones d'éclairage artificiel créent aussi des ruptures dans le noir de la nuit et constituent des barrières infranchissables pour certains animaux. Elles peuvent aussi contrarier les corridors de déplacement en créant une dépense énergétique plus grande, aux dépends d'autres activités comme l'alimentation ou la reproduction.
L’incidence de la lumière artificielle est plus grande encore sur la flore, car elle accélère le bourgeonnement des fleurs qui croissent par photosynthèse.

A Paris, l'éclairage cherche à préserver la biodiversité

L'impact de la lumière artificielle sur la faune et la flore est connu depuis une quinzaine d'années, et il est aujourd'hui clairement pris en compte dans les choix qui concernent les éclairages publics.
Si cette préoccupation était déjà à l'esprit de la Ville de Paris, le renouvellement de son marché d'éclairage en novembre 2021, a permis de renforcer ses prérogatives et d'être accompagnée dans l’atteinte des objectifs d’économies d’énergie définis dans son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET).
Le marché a été passé avec le groupement d’entreprises CIELIS – Citelum et Eiffage, pour 10 ans. Avec ce marché 240 GWh d’économies d’énergie cumulées seront réalisées sur 10 ans, soit une réduction de 30 % de la consommation actuelle de l’éclairage public, et ce, dès la cinquième année du contrat.
L'éclairage nécessaire des espaces urbains et du patrimoine culturel sera pensé de façon à limiter son impact environnemental, notamment sur la biodiversité.
Celle-ci sera notamment préservée grâce à l’extinction programmée des lumières dans les parcs fermés la nuit ainsi que par une diminution de température de lumière, notamment sur les rives de Seine, les canaux, les espaces verts ouverts H24 et les bois
Le marché prévoit aussi le dessin d’une trame nocturne, sorte de "corridor" favorisant le développement de la faune et de la flore le long d'un axe moins éclairé.

Des technologies modernes pour un éclairage plus respectueux

L'éclairage LED des espaces verts

Avec ce nouveau marché, la Ville va continuer à remplacer progressivement les sources énergivores par des sources LED. Dans les espaces verts, 55% des sources sont déjà en LED. Un passage complet en LED est prévu d’ici 2026.
Aujourd'hui un tiers des espaces verts clos de la Ville n'est pas pas équipé d’éclairage, et des déposes raisonnées sont opérées (par exemple dans les Bois ou sur la Coulée Verte René Dumont qui ont été déséquipés d'éclairages non nécessaires)
Dans tout nouvel espace vert, la mise en place d’un éclairage est étudiée dans le but d’éclairer au plus juste et dans la limite du nécessaire pour assurer l’accessibilité et la sécurité.
Coucher de soleil au parc des Buttes Chaumont 19e
Crédit photo : Joséphine Brueder / Ville de Paris
Les luminaires éclairant vers le ciel seront progressivement supprimés. Et les flux lumineux orientés vers les végétaux dans tous les projets, sont interdits.
Les températures de couleur jouent aussi un rôle : une température « chaude » à 2200K dans les espaces verts a été choisie. Des études scientifiques ont en effet montré que les lumières moins blanches (4000K) et plus jaune – orangées (2200K) dans la ville ont moins d’impact sur certaines espèces animales. Ainsi, faire le choix de LED à basse température dans les espaces plantés est plus favorable à la biodiversité.
L'élaboration de la trame nocturne tenant compte des trames vertes et bleues d’ici à 2024 est en cours avec une concertation à venir.

L'éclairage des rues

La marché passé par la Ville prévoit de renouveler 12 000 supports, candélabres et consoles, de remplacer 70 000 lumières par des LED, 60 000 feux tricolores et plus de 500 kilomètres de câbles, notamment dans le nord-est parisien doté de câbles des années 1950.
Les 70 000 lumières remplacées sont l'équivalent du parc lumineux de Marseille.
De jour comme de nuit, il est possible de se promener sous la lumière tamisée des éclairages des bords de Seine.
Lumière tamisée des éclairages des bords de Seine.
Crédit photo : Joséphine Brueder / Ville de Paris
Des systèmes d’éclairage intelligent avec détection de présence sont aussi en phase de déploiement.
Dans le 15e arrondissement un projet déposé dès 2019 au Budget Participatif de la Ville a permis de créer, à la suite de l'expérimentation fructueuse de la rue Antoine Bourdelle, des rues aux lumières dites "intelligentes" où des capteurs de présence permettent de diminuer la luminosité lorsqu’il n’y a ni voiture, ni vélo, ni piéton. La liste des rues équipées du 15e

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