« Earth Hour » : ce samedi 28 mars, on éteint les lumières pendant une heure !
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Mise à jour le 25/03/2026
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L'opération « Earth Hour » revient comme chaque année depuis 20 ans, et vous invite à éteindre toutes vos lumières pendant une heure, samedi 28 mars, dès 20 h. L'occasion de faire le point sur les réductions de l'éclairage nocturne parisien.
Samedi 28 mars, à 20 h et pendant 1 heure, l'Earth Hour (littéralement « Heure de la Terre », couramment appelé « Une heure pour la planète ») est organisée par WWF (Fonds mondial pour la nature) depuis 2007.
Les monuments parisiens concernés
Partout dans le monde, des milliers de monuments sont plongés symboliquement dans le noir, afin de sensibiliser des millions de citoyens et citoyennes aux enjeux du dérèglement climatique et de l’effondrement du vivant.
Paris participe à cette opération en éteignant, pendant une heure, plusieurs édifices particulièrement symboliques de la capitale :
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L'Hôtel de Ville (Paris Centre)
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Les mairies du 3e, du 5e, du 9e, du 14e et du 18e ;
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L'Académie du Climat (Paris Centre)
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Le Parc des Princes (16e)
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Le musée du Louvre (Paris Centre)
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La place et la Colonne Vendôme (Paris Centre)
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Notre-Dame de Paris (Paris Centre)
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Le Panthéon (5e)
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L'Hôtel des Invalides (7e)
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L'avenue des Champs Elysées (8e)
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Le Petit Palais (8e)
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La place de la Concorde (8e)
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L'Opéra Garnier (9e)
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Les Colonnes du Trône (12e)
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Le Sacré-Cœur (18e)
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Les ponts Alexandre III et Bir-Hakeim
Réduire l’impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité
Les espaces verts et les corridors écologiques de Paris hébergent près de 250 espèces nocturnes. Or la pollution lumineuse, qui dérègle l’alternance jour/nuit et dégrade la qualité des habitats nocturnes, a des effets dévastateurs sur cet écosystème.
Du fait de son pouvoir attractif ou répulsif, l’éclairage public influence les rythmes et les trajets de déplacement des espèces. En créant des ruptures dans le noir de la nuit, il constitue pour certaines espèces des barrières infranchissables : ces obstacles imposent une dépense énergétique plus grande, aux dépens d’autres activités, comme l’alimentation ou la reproduction.
Pour les espèces attirées par la lumière, l’éclairage artificiel peut devenir un piège. En quittant leur habitat de prédilection pour des zones plus éclairées, elles s’isolent dans un environnement inadapté à leurs besoins. Certaines, désorientées, tournent autour des sources lumineuses jusqu’à l’épuisement, et se font capturer par des prédateurs ou brûler par la chaleur émise. Un lampadaire peut ainsi tuer jusqu’à 200 insectes nocturnes par nuit.
L’incidence de la lumière artificielle est plus grande encore sur la flore, car elle perturbe le processus de photosynthèse.
Un nouvel éclairage plus respectueux de la biodiversité
Le renouvellement du marché d'éclairage de 2021 a permis à la Ville de Paris de repenser l’éclairage des espaces urbains et du patrimoine culturel afin d’en limiter l’impact environnemental. Paris a par exemple programmé l’extinction des lumières dans tous les parcs fermés la nuit. Les flux lumineux orientés vers le ciel et les végétaux sont progressivement supprimés.
Ce marché a prévu également la création d’une trame nocturne, un corridor écologique, avec une lumière réduite pour favoriser l’épanouissement de la faune et de la flore. Par ailleurs, afin de limiter l’attraction exercée par l’éclairage sur certaines espèces, la température de la lumière est diminuée dans les espaces verts ouverts 24h/24, les bois, ainsi que sur les rives de Seine et aux abords des canaux.
Des technologies modernes pour un éclairage plus sobre
Paris compte 315 000 points lumineux dédiés à l’éclairage public, à la signalisation tricolore et à la mise en valeur du patrimoine. Grâce aux rénovations menées depuis plusieurs années, la consommation énergétique de l’éclairage public a déjà diminué de 38 % entre 2004 et 2020. Dans la continuité de ces efforts, le contrat de maintenance signé en 2021 a prévu une réduction supplémentaire de 30% de la consommation annuelle d’ici 10 ans.
Pour atteindre cet objectif, la Ville a accéléré le remplacement des sources énergivores par des LED. En février 2025, 81% des éclairages des espaces verts étaient déjà équipés de cette technologie, avec un objectif de 100% d’ici 2026. Au total, 70 000 LED seront installées d’ici fin 2026, soit l’équivalent du parc lumineux de la ville de Marseille.
Dans une logique de sobriété lumineuse, des déposes raisonnées sont également réalisées, notamment dans les bois et sur la coulée verte René-Dumont, où l’éclairage a été supprimé lorsqu’il n’était pas jugé nécessaire. Aujourd'hui, un tiers des espaces verts clos n'est pas équipé d’éclairage. Pour chaque nouvel aménagement, un éclairage minimal est mis en place, dans la limite du nécessaire pour assurer l’accessibilité et la sécurité durant les heures d’ouverture.
Paris renforce également sa vigilance contre les enseignes commerciales, les vitrines et les bureaux qui restent éclairés au-delà des heures légalement autorisées.
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