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Ces 10 sportifs parisiens qui ont laissé leur empreinte dans la capitale

Mise à jour le 30/03/2021
Qu’ils soient nageur, boxeur, escrimeur, aviatrice ou tenniswoman, chacun de ces sportifs a marqué Paris, leur ville de naissance, d’adoption, de décès ou de leurs plus grands exploits. Au point d'être passés à la postérité en donnant leur nom à des stades, gymnases et piscines dans la capitale.

Georges Carpentier

Georges Carpentier (1894-1975), boxeur français, à l'entraînement, vers 1912.
Georges Carpentier (1894-1975), boxeur français, à l'entraînement, vers 1912.
© Albert Harlingue / Roger-Viollet
C’est une légende tricolore de la boxe. Georges Carpentier, qui s’éteint en 1975 à Paris, est le premier boxeur professionnel français à avoir été champion du monde de boxe anglaise. Né à Liévin (Nord), il démontre très tôt des aptitudes pour les sports de combat, et d’abord en boxe française : le 4 décembre 1906, il dispute son premier combat officiel à l'âge de douze ans. Dès 1908, il devient champion du monde amateur de boxe française.
La même année, il fait ses débuts en boxe anglaise. Une riche carrière jalonnée de succès débute alors, tout juste interrompue par la Première Guerre mondiale, pendant laquelle Georges Carpentier se distingue dans l’armée de l’air. C’est à Paris qu’il remporte son premier titre majeur : le 15 juin 1911, il devient champion de France des poids mi-moyens à seulement 17 ans en battant le champion en titre Robert Eustache au Cirque de Paris.
L’après-guerre marque le sommet de sa carrière de boxeur. Le 12 octobre 1920, il affronte le champion d’Amérique, Battling Levinsky, à Jersey City aux États-Unis pour le titre de champion du monde des poids mi-lourds. Devant 20 000 spectateurs, le Français, surnommé "The Orchid Man", (l'homme à l'orchidée, la fleur qu'il arbore) triomphe.
Un centre sportif important qui comprend un gymnase, des terrains de football, de rugby et d'athlétisme porte son nom dans le 13e.

Jacqueline Auriol

Jacqueline Auriol a piloté plus de 140 avions et hélicoptères de tous types.
Photographie du fonds André Cros, archives municipales de la ville de Toulouse - sous licence CC BY-SA 4.0
Jacqueline Auriol est la première aviatrice à avoir passé le mur du son en Europe. Née en Vendée en 1917, elle meurt à Paris en 2000 après une longue carrière dans les airs, débutée en 1948.
Rien ne destinait cette jeune décoratrice d'intérieur, belle-fille du président Vincent Auriol, à un tel parcours. Malgré un grave accident en 1949, elle guérit de ses 124 fractures puis bat tous les records les années suivantes. Elle a finalement totalisé plus de 5 000 heures de vol, dont 2 000 d'essais, et a piloté plus de 140 avions et hélicoptères de tous types : Mystère II et IV, Super-Mystère B-2, Mirage III, Vautour, Breguet Alizé, Gerfaut II, Caravelle… Une piscine du 8e arrondissement porte désormais son nom.

Jean Taris

Jean Taris en 1936 lors de la traversée de Paris à la nage.
Jean Taris en 1936 lors de la traversée de Paris à la nage.
CCO
Avant la Seconde Guerre mondiale, le nageur Jean Taris est considéré comme une référence de sa discipline au niveau international. C'est en 1926 qu'il fait ses débuts au Sporting club universitaire de France (SCUF), un club omnisports français basé à Paris. Il contribue au développement de la nage alternative (respiration droite-gauche alternée par cycle de trois mouvements) et remporte le titre de champion de France à 34 reprises ! Jean Taris participe également à trois éditions des Jeux olympiques, en 1928, 1932 et 1936. C'est d'ailleurs en 1936 qu'il se retire des bassins après une carrière époustouflante : 8 records du monde sur 5 distances, 9 d'Europe, 49 de France, sans oublier, bien sûr, ses titres nationaux et européens. Une piscine du 5e arrondissement honore sa mémoire.

Georges Rigal

Georges Rigal en 1911.
Georges Rigal en 1911.
CCO
Champion de France et recordman de France du 100 mètres nage libre de 1911 à 1919, il participe aux Jeux olympiques de 1912. Georges Rigal est le premier nageur français à adopter le style du crawl. Mais c’est en water-polo qu’il signe ses plus grand succès. Avec l'équipe de France, il devient ainsi champion olympique en 1924. Il remporte également quatre titres de champion de France avec son club la Libellule de Paris. Une piscine du 11e arrondissement lui rend hommage.

Charles Rigoulot

Charles Rigoulot (1903-1962), haltérophile français. "l'Homme le plus fort du Monde". Photographie avec autographe.
Charles Rigoulot (1903-1962), haltérophile français. "l'Homme le plus fort du monde". Photographie avec autographe.
©Roger-Viollet / Roger-Viollet
Haltérophile, coureur automobile et catcheur : Charles Rigoulot est un touche-à-tout du sport. Disparu le 22 août 1962 à Paris, il a commencé sa carrière sportive par l'athlétisme sur 100 mètres. Puis il remporte la médaille d'or olympique d'haltérophilie en mi-lourds aux Jeux olympiques de Paris en 1924. Le jeune homme est surnommé « l’homme le plus fort au monde » après sa victoire en 1925 face à son compatriote Ernest Cadine, champion olympique d'haltérophilie catégorie mi-lourds, au Cirque d'Hiver. Après une grave blessure, il met fin à sa carrière d’haltérophile pour se consacrer au catch et à la course automobile.
Charles Rigoulot se fait aussi homme de spectacle. Il sera tour à tour chanteur, acteur de théâtre ou de cinéma. Le 28 avril 1964, le Conseil municipal de Paris a donné son nom au gymnase et stade de la porte Brancion (14e).

Lucien Gaudin

Lucien Gaudin (1886-1934), champion du monde d'escrime de 1922 à 1928.
Lucien Gaudin (1886-1934), champion du monde d'escrime de 1922 à 1928.
© Albert Harlingue / Roger-Viollet
Né en 1886 à Arras (Pas-de-Calais), Lucien Gaudin grandit à Paris où il est scolarisé au lycée Carnot (17e). Il est initié à l’escrime par son père, militaire pratiquant ce sport. L’athlète a marqué l’histoire tricolore des Jeux : il est le premier Français, avant le fleurettiste Christian d'Oriola puis le biathlète Martin Fourcade, à remporter quatre médailles d'or aux Jeux olympiques. Aux Jeux de 1924, il triomphe ainsi en épée et en fleuret par équipe. Puis, aux Jeux de 1928 à Amsterdam, il l’emporte à l’épée et en fleuret, ses premières médailles olympiques en individuel. Un exploit puisqu’il a alors…. 42 ans !

Suzannne Lenglen

Suzanne Lenglen restera quasiment invaincue en gagnant 341 des 348 matchs disputés.
Albert Harlingue / Roger-Viollet
En 15 ans de carrière, celle qu’on surnomme la « Divine » (1899-1938) remporte 241 titres, dont 13 majeurs en simple. Elle restera quasiment invaincue en gagnant 341 des 348 matchs disputés ! Déjà lauréate de 1920 à 1923 des championnats de France, la star internationale de tennis survole remporte la première édition des Internationaux de France.
Après avoir été la première joueuse professionnelle de l’histoire, elle abandonne définitivement les courts en 1928 pour devenir dessinatrice de mode sportive. La tenniswoman donnera aussi son nom à plusieurs complexes sportifs, et surtout au court A de Roland Garros en 1997. Suzanne Lenglen est aussi une avant-gardiste pour la condition de la femme : bousculant les codes de l'époque, elle porte des tenues colorées ou encore se maquille.

Géo André

Jeux Olympiques de 1924 à Colombes. L'athlète Géo André (1889-1943), s'entraînant à prêter le serment Olympique.
Jeux olympiques de 1924 à Colombes. L'athlète Géo André (1889-1943), s'entraînant à prêter le serment olympique.
© Albert Harlingue / Roger-Viollet
Décathlon, pentathlon, 110 m haies, saut en hauteur, saut en longueur, rugby : Georges André (plus connu sous son diminutif Géo André) a bien mérité son surnom d’ « Homme complet ». Ce natif de Paris a été licencié au Stade français de 1906 à 1908, puis au Racing Club de France de 1909 à 1927, où il a brillé dans les sections d'athlétisme et de rugby à XV. Aux Jeux olympiques de 1912, il participe ainsi à 6 épreuves (décathlon, pentathlon, saut en hauteur, saut en hauteur sans élan, saut en longueur sans élan, 110 m haies). Aux Jeux de Paris de 1924, c’est lui qui prononce le serment olympique, et est également le porte-drapeau de la délégation tricolore aux Jeux interalliés de 1919. Douze fois champion de France, il participe à quatre olympiades et remporte la médaille d’argent aux Jeux olympiques en saut en hauteur en 1908.

Alfred Nakache

Portrait d'Alfred Nakache (1915-1983), nageur et joueur de water-polo français. Surnommé "Artem", il est aussi connu sous le surnom de "nageur d'Auschwitz". Photographie d'André Vigneau (1892-1968). Février 1937. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
Portrait d'Alfred Nakache (1915-1983), nageur et joueur de water-polo français. Surnommé "Artem", il est aussi connu sous le surnom de "nageur d'Auschwitz". Photographie d'André Vigneau (1892-1968). Février 1937. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
© André Vigneau / BHVP / Roger-Viollet
Né dans une famille juive de Constantine (Algérie française), Alfred Nakache s’installe à Paris pendant l’été 1933. C’est l’année où il participe à ses premiers championnats de France de natation. Durant sa prolifique carrière de nageur, il remportera pas moins de 21 titres de champion de France. Lorsque le maréchal Pétain abolit en 1940 le décret Crémieux (qui accordait la citoyenneté française aux Juifs d'Algérie), Alfred Nakache, en tant que juif d'Algérie, est déchu de sa nationalité française. Avec son épouse-professeure de sport comme lui- et sa fille, ils doivent rejoindre Toulouse en zone libre pour continuer à travailler.
D'abord bien vu pendant l'Occupation grâce à ses records (5 titres de champion de France remportés en 1942), il est progressivement dénoncé par la presse collaborationniste et antisémite. Arrêté par la Gestapo en novembre 1943, il est interné au camp de Drancy puis déporté vers Auschwitz-Birkenau avec sa famille. Lui seul reviendra vivant du camp d’extermination en 1945.
Après la Seconde Guerre mondiale, il retrouve les bassins avec succès : un titre de champion de France en 1946 et une participation aux Jeux olympiques de Londres en 1948, pour l'épreuve de 200 m brasse papillon et comme membre de l’équipe de France de water-polo. Une piscine du quartier de Belleville (20e) honore sa mémoire.

Yvonne Godard

Jeux Olympiques de Los Angeles (Etats-Unis). La championne française de natation Yvonne Goddard et Léon Breton, dirigeant la délégation française. 1932.
Jeux olympiques de Los Angeles (Etats-Unis). La championne française de natation Yvonne Godard et Léon Breton, dirigeant de la délégation française. 1932.
©Roger-Viollet / Roger-Viollet
Yvonne Godard (1908-1975) est une championne de natation, licenciée au Club des nageurs de Paris. Elle gagne la médaille d'or sur 100 mètres nage libre et la médaille de bronze sur 400 mètres nage libre aux championnats d'Europe de natation de 1931. La jeune femme est membre de la délégation tricolore aux Jeux olympiques de 1932 à Los Angeles (Etats-Unis). Sans oublier ses 7 titres de championne de France remportés de 1929 à 1932. Une piscine du 20e arrondissement lui rend hommage depuis 2019.

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