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Avec Start’in ESS, la jeunesse a de l'avenir dans l'économie sociale et solidaire

Mise à jour le 21/11/2022
La Maison des initiatives étudiantes (MIE) aide les jeunes à se professionnaliser dans l'économie sociale et solidaire (ESS). Chaque année, 15 structures bénéficient du dispositif Start’in ESS . L'appel à candidatures est en cours. Focus sur trois projets lauréats en 2021. Et si vous vous lanciez, vous aussi ?
La jeunesse, avenir de l'économie sociale et solidaire (ESS) ? C'est en tout cas le pari que fait la Maison des initiatives étudiantes (MIE) depuis 2017, en accompagnant étudiant·e·s ou jeunes diplômé·e·s (de moins de 2 ans) en Île-de-France. Elle les aide à s’engager, entreprendre et innover dans ce domaine, pour les mener vers la professionnalisation.
Depuis l'édition 2021-2022 des ressources sont mises en commun entre la MIE et l’Académie du Climat. qui met à disposition un espace de travail en son sein. L'accompagnement est aussi élargi aux thématiques de la transition écologique à travers des masterclass (empreinte carbone, sobriété, zéro déchet…) et des mises en réseau lié à cet écosystème. Enfin, certains lauréats participent pleinement à l’activité de l’Académie en collaborant à divers événements (ateliers, animations, conférences.)
Lola, Thibault, Mathilde, Juliette, Pauline et Maxime ont bénéficié du dispositif Start'in ESS, avec l'ensemble de la promotion 2021. Ils racontent son utilité.
À vous de jouer !
Si vous êtes étudiant·e·s ou jeunes diplômé·e·s (de moins de 2 ans) en Île-de-France, vous pourrez candidater à l’appel à projets Start’in ESS 2022-2023 via le formulaire en ligne sur le site de la MIE, jusqu'au dimanche 25 décembre 2022 inclus.

Et si le pollen devenait un isolant pour la construction ?

Lola Vanwormhoudt – Fondatrice de EUJAN – lauréat de Start in ESS
Lola Vanwormhoudt travaille avec assiduité sur son projet qu'elle mène en parallèle de ses études.
Crédit photo : Sophie Robichon / Ville de Paris
Avec son projet de matériau isolant à base de pollen des arbres, Lola, 22 ans, est bien décidée à transformer ce déchet de la nature en projet écologique en lui donnant une seconde vie dans la construction.
En se baladant sur les quais de Seine en 2020 après les confinements, Lola est frappée par la quantité de pollen sur les trottoirs et se demande s'il pourrait servir à quelque chose.
Une réponse que l'étudiante en double cursus architecte-ingénieure à l'ENSAPLV (École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-la-Villette) et l'EIVP (École des Ingénieurs de la Ville de Paris) va vite trouver. « Je sais qu'on utilise déjà le lin, le chanvre ou la paille dans la construction alors pourquoi pas aussi le pollen ? » La voilà partie à faire des expérimentations avec les étamines du pollen (la partie non allergisante) et des liants pour en faire une matière qui ne se désagrège pas. Elle mène aussi des tests sur sa conductivité thermique.
Le dispositif Start’in ESS est tombé à pic pour professionnaliser l'entreprise qu'elle a nommée EUJAN (pluie en Indonésien et anagramme de jaune). « Nous sommes vraiment choyés pendant un an. L'équipe encadrante est jeune et très motivante. Nous pouvons rencontrer des professionnels, avoir des conseils sur la création d'une entreprise avec de nombreux ateliers et rendez-vous. »
Elle retient aussi les rencontres qui permettent des échanges rassurants « Dans ma démarche, je me sentais parfois un peu seule, mais voir d'autres jeunes se mobiliser pour l'environnement ou pour le social, cela donne de l'énergie et l'envie d'aller de l'avant. »

Et si l'art graphique était accessible à tous ?

Thibault Boube et Mathilde Nourrisson veulent mettre en avant les jeunes créateurs des arts graphiques.
Thibault Boube et Mathilde Nourrisson veulent mettre en avant les jeunes créateurs des arts graphiques.
Crédit photo : Sophie Robichon / Ville de Paris
Pour Thibault et Mathilde, se retrouver à l'Académie du Climat a été un réel point d'ancrage. « Nous avons rencontré des jeunes aux profils très différents, certains dans l'optique “startup nation”, d'autres dans l'associatif. La confrontation des points de vue était très enrichissante. » expliquent Thibault et Mathilde, tous deux diplômés de l’École Estienne, aujourd'hui en master d'arts plastiques.
Ils ont aussi bénéficié de l'atelier Tumo (situé sur place) pour des impressions laser et des workshops. Thibault cite Jeanne la référente très investie de la promo qui organise des rencontres avec des professionnels. « Cela nous a permis de voir que nous pouvions être légitimes dans notre projet. »
Un projet déjà imaginé en 2020 en fondant la Maison d’édition associative Les Trois Têtes. Objectif : mettre en avant de jeunes créateurs. trices évoluant dans le domaine des arts graphiques en leur permettant d’éditer des livres, de produire des tirages d’art et en les exposant. « Il s'agit vraiment de réenchanter la façon de produire des livres, de repenser leur accessibilité auprès des publics et de penser la production en termes de durabilité. » précise Thibault.
Les Trois Têtes souhaitent également sensibiliser aux savoir-faire du livre graphique en proposant des ateliers et en réalisant des œuvres à des prix accessibles. Pour eux, Start’in ESS a été comme un « crash test » et ils se sentent aujourd'hui confiants dans le bien-fondé de leur entreprise.

Et si nos seniors (re) prenaient plaisir à manger ?

Juliette Stym-Popper, Pauline Thevenet et Maxime Darras de Appetoque lauréat start 'in ess
Maxime Darras, Juliette Stym-Popper et Pauline Thevenet sont incubés aujourd'hui au Smart Food Paris
Crédit photo : Sophie Robichon / Ville de Paris
De leur côté, Juliette, Pauline et Maxime, diplômés d'AgroParisTech, sont à un stade plus avancé de leur projet avec leur société Appétoque et le développement d'un premier produit qui devrait être commercialisé en 2023.
Juliette raconte « Nous avons envie de replacer le plaisir dans la nourriture des seniors qui ont des besoins physiologiques spécifiques, mais qui souvent n'aiment pas trop ce qu'ils mangent. » Ils ont donc créé une première recette dans les cuisines professionnelles de leur ancienne école et l'ont fait goûter (et valider) par des personnes en EHPAD et par une équipe médicale. « C’est un dessert gourmand, riche en protéines et source d’oméga 3 et de fibres, ce qui limite la fonte musculaire et l’altération des fonctions cognitives et de la capacité digestive. » Fort de ce premier bon résultat, la marque compte bien diversifier sa gamme afin de proposer d’autres aliments sucrés ou salés.
Ce qui les a le plus intéressés dans Start’in ESS a été la partie sur l'aspect financier. « Mais tous les ateliers que nous avons suivis une fois par semaine pendant 6 mois étaient riches et utiles. » précise Juliette qui confirme que, pour eux aussi, la rencontre avec d'autres jeunes entrepreneurs a été un des points forts du dispositif.

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