Lieu

Jardin Paule Minck

Photo

Horaires

Du 01/05/2024 au 31/08/2024
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Lundi
  • 08 h 00 – 20 h 30
Mardi
  • 08 h 00 – 20 h 30
Mercredi
  • 08 h 00 – 20 h 30
Jeudi
  • 08 h 00 – 20 h 30
Samedi
  • 09 h 00 – 20 h 30
Dimanche
  • 09 h 00 – 20 h 30

Sur place

Équipement
  • Aire de jeux
Infos pratiques
  • Toilettes : non
  • WIFI : non
  • Table à langer : non
  • Distributeur de boisson : non
  • Admission animaux : non
  • Défibrillateur : non

Découvrir

En savoir plus

Ce jardin est conçu comme un espace naturel aménagé aux abords du réservoir de Ménilmontant. Il se dévoile depuis la rue au travers d’ouvertures dans le mur d’enceinte. La végétation arborée existante a été conservée et lui donne une atmosphère de sous-bois alternant massifs arbustifs et percées visuelles vers le réservoir. En empruntant les allées, le promeneur découvre la variété des ambiances végétales propices à la biodiversité et en particulier aux oiseaux, comme la mare écologique aménagée en bas du jardin. Il trouvera également des espaces de détente ensoleillés ou ombragés et des jeux pour les enfants.

Un peu d'histoire : le château de Saint-Fargeau

En 2019, ce nouvel espace vert, en attendant sa nouvelle dénomination, portait le nom de Saint-Fargeau. Tout comme la rue éponyme, il fait référence à l'histoire du quartier où se tenait, au XVIIIe siècle, le château de Saint-Fargeau également appelé le château de Ménilmontant, propriété de l'homme politique Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau (1760-1793) député et révolutionnaire assassiné par un royaliste. Paule Minck, militante féministe du XIXe siècle. L'occasion des 150 ans de la Commune permet d'attribuer en 2021 un nouveau nom à ce jardin.  Adèle Paulina Mekarska (1839-1901), dite Paule Minck (parfois Mink), a milité toute sa vie pour le droit des femmes et l’égalité salariale. Originaire de Clermont-Ferrand, elle s’installe à Paris en 1867 et fonde la Société fraternelle de l’ouvrière, une organisation mutualiste féministe et révolutionnaire. En 1869, elle publie  « Les mouches et les araignées », un pamphlet dans lequel elle compare Napoléon III à une araignée dévorant le peuple (les mouches). Durant la Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871), elle prend une part active à l'agitation sociale et continue à diffuser ses idées socialistes et féministes par l’écriture et les discours. Elle se rend régulièrement en province pour tenter d'étendre la Commune. C'est pendant une de ses tournées qu'à lieu la Semaine sanglante (21 au 28 mai 1871), elle échappe ainsi à la répression qui marqua la fin de la Commune de Paris. Après son exil, elle est amnistiée en 1880. Elle poursuit ensuite son combat  : écrit des articles engagés pour « La Cocarde », « La  Petite République », « L’Aurore », ainsi qu’au quotidien féministe « La Fronde » ; s'engage politiquement  comme en 1893, quand elle se porte candidate aux élections législatives à Paris au sein du groupe féministe « La solidarité des femmes », une candidature toute symbolique, les femmes ne possédant pas de droits civiques. Une vie qu'elle a vouée à la défense de la justice sociale, de l'instruction pour tous, des droits des femmes et des travailleuses.