Paris renforce la régulation des trottinettes électriques en libre-service

En attendant la loi d’orientation sur les mobilités, le Conseil de Paris vient d'adopter des mesures afin de réguler l'utilisation des trottinettes électriques en libre-service afin notamment de protéger les piétons. 

Si la Ville de Paris soutient les nouvelles formes de mobilités propres, qui représentent des alternatives utiles à la voiture individuelle polluante, il est essentiel que leur présence dans les rues de la capitale soit régulée.

A ce titre, la multiplication ces derniers mois des trottinettes électriques en libre-service pose plusieurs problèmes qu’il convient rapidement de régler. Leur circulation sur les trottoirs est source d’insécurité pour les piétons, notamment les personnes âgées et les enfants. Leur stationnement, souvent anarchique, perturbe les déplacements des parents avec poussette et des personnes en situation de handicap.

La Ville de Paris a très vite alerté le gouvernement sur cette situation préoccupante, en proposant que la future loi sur les mobilités crée un cadre juridique clair pour les trottinettes électriques. Malheureusement, ce projet de loi, initialement prévu à l’automne 2018 puis reporté au printemps 2019, n’est toujours pas voté.

Dans l’attente des avancées nationales, la municipalité a décidé de mettre en place ses propres dispositifs de régulation, qui se déclinent en quatre axes présentés ci-dessous, à l’occasion de l’examen ce mercredi 3 avril par le Conseil de Paris, d’une délibération instaurant une redevance d’occupation du domaine public. 

Les quatre mesures de la Ville de Paris

1. Verbaliser les abus

Les utilisateurs de trottinettes électriques circulant sur les trottoirs s’exposent désormais à un procès-verbal de 135 euros. Le stationnement des trottinettes gênant la circulation des piétons est également verbalisé à hauteur de 35 euros et la Ville procède à des opérations de mises en fourrière de ces trottinettes. Ces mesures sont mises en œuvre par la police municipale parisienne, qui a accentué ces derniers jours les contrôles.

2. Délimiter le stationnement

La Ville de Paris va créer dans les prochaines semaines des zones spécifiques de stationnement, délimitées par un marquage au sol. Les utilisateurs seront invités à y déposer leurs trottinettes à la fin de leur trajet. Environ 2.500 places devraient être disponibles d’ici fin 2019. A terme, la municipalité envisage de rendre le stationnement obligatoire dans ces zones.

Rappel des bons usages du stationnement

S’il y a un emplacement réservé à proximité, c’est là qu’il faut se garer. Ces emplacements réservés sont identifiés par de la peinture au sol : un rectangle blanc, avec du marquage pour délimiter les différents véhicules. Là, où le marquage au sol indique « vélo », initialement prévu pour les vélos en free-floating, les trottinettes peuvent stationner.

S’il n’y en a pas, et en attendant que ces emplacements soient réalisés dans tout Paris, les trottinettes peuvent se garer sur les emplacements de stationnement deux-roues gratuitement (le stationnement est gratuit pour les deux roues dans Paris, et donc aussi pour les trottinettes) ;

En dernier recours, le stationnement sur trottoir est toléré en faisant preuve de bon sens : il ne doit pas perturber le cheminement des piétons. C'est "en dernier recours", c'est-à-dire que ce type de stationnement n'est toléré que s’il n’y a pas d’emplacements dédiés ni de stationnement deux-roues à proximité.

3. Responsabiliser les opérateurs

Neuf entreprises proposent la location de trottinettes électriques en libre-service à Paris. La municipalité a élaboré avec eux une charte de bonnes pratiques, sur le même principe que les chartes qui s’appliquent aux entreprises de vélos et de scooters en libre-service. Les opérateurs de trottinettes seront invités à signer cette charte d’ici la fin mai.

4. Réguler la flotte en circulation

Près de 15 000 trottinettes électriques sont aujourd’hui disponibles dans les rues de la capitale. Un chiffre en croissance constante, qui pourrait atteindre les 40 000 d’ici la fin de l’année. Pour réguler cette flotte, la municipalité a instauré une redevance pour les entreprises, d’un montant qui croit en fonction du nombre de trottinettes (de 50 à 65 euros par trottinette).

Trottinette vignette
Une première étape dans la régulation des trottinettes électriques

Ces mesures sont une première étape dans la régulation des trottinettes électriques à Paris. La municipalité compte sur la future loi d’orientation des mobilités pour créer un cadre juridique clair qui donne véritablement aux communes les moyens d’agir. Anne Hidalgo a adressé fin mars un courrier au Premier ministre pour souligner l’urgence de ce texte législatif, également demandé par de nombreuses autres villes de France.

Rappel des règles de sécurité

Que nous soyons automobiliste, cycliste, piéton, conducteur de trottinette... sur la route et dans la rue, nous devons tous nous côtoyer et chacun doit s’adapter aux conditions spécifiques de circulation des uns et des autres. Un respect mutuel et des règles de vie sont à suivre avec attention.

Pour les trottinettes électriques, il convient de respecter les mêmes règles qu’observent la plupart des cyclistes à savoir :

On ne roule pas sur les trottoirs: on respecte le code de la route (s'arrêter au feu rouge notamment..).

Le port du casque est recommandé.

On ne monte pas à 2 sur une trottinette.

Consignes de sécurité routière sur le site de la Préfecture de Police

Dernière mise à jour le mercredi 1er mai 2019
Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris

Votre avis nous intéresse

Afin d'améliorer l'information sur Paris.fr et de mieux répondre à vos attentes, vous pouvez exprimer votre opinion et nous laisser un commentaire ci-dessous.

Merci pour votre contribution. Attention nous ne formulons pas de réponse dans cet espace.

Restez connecté

La newsletter

Chaque semaine, recevez l’essentiel de Paris pour savoir tout ce qu’il se passe dans la capitale.

Je m'abonne

Paris j'écoute sur twitter

Sur @Parisjecoute, la Mairie de Paris répond à toutes vos questions pratiques. A votre service du lundi au vendredi.