Le Kilogramme : une épicerie en vrac au cœur du 19e 

Ouvert à l’automne 2018, le Kilogramme propose, en plus des produits d’épicerie en vrac, des ateliers pour apprendre à fabriquer ses propres produits d’entretien ou cosmétiques. Interview avec Iris Herbomel, cogérante de l’enseigne qui a reçu des financements du budget participatif.

Comment est née l’idée d’un magasin en vrac?

Iris Herbomel: J’étais très sensibilisée à la question du vrac. J’ai été administratrice auprès de Générations Cobayes en 2017-2018. En septembre 2016, deux ans avant l’ouverture, j’ai commencé à réfléchir. J’ai quitté mon emploi de conseillère en gestion pour les associations et j’ai voyagé pendant six mois. A mon retour, j’ai voulu entreprendre à mon tour et toucher à tous les aspects d'un projet. En janvier 2018, nous avons reçu un financement du budget participatif ainsi que d’autres subventions et appel à projets.

Quelle est la particularité du Kilogramme?

Tout est en vrac, sauf certains produits liquides ou périssables (sauce tomate, confiture). Nous avons plus de 500 références. Le plus gros, ce sont les fruits et légumes qui représentent près de 50% des ventes. Il y a certains alcools en vrac, du vin et de la bière, mais sinon, ils sont emballés dans du verre recyclable consigné auprès du producteur. Shampoings, savons, brosses à dents et huile végétale: les cosmétiques sont aussi vendus en vrac, sauf certains articles de maquillage. Pour remplacer les objets jetables, nous vendons des tissus et des brosses à dents durables, des serviettes ou des poêles en inox qui dure toute une vie, au lieu d’un revêtement éphémère.

Nous travaillons beaucoup avec les producteurs: cela représente 30% de notre stock. Le reste, nous négocions avec des grossistes intermédiaires. Mais on va essayer de passer à 50% en réalisant un tour de France des producteurs.

Et puis, avec Xavier Doure, un des fondateurs et Clémence Ranoux, une ancienne stagiaire, nous organisons des ateliers de slow cosmétique, avec le moins d’ingrédients possibles. En aromathérapie, avec peu, on peut en faire beaucoup. Nous allons proposer des ateliers cuisine pour accompagner les clients à cuisiner. En effet, nous ne vendons aucun produit transformé à consommation immédiate, alors nous invitons à une nouvelle façon de consommer.

Qui est votre clientèle? Les clients sont-ils sensibles au zéro déchet?

Nous avons notre clientèle composée à 80% d’habitués du quartier. Le zéro déchet parle de plus en plus, c’est de plus en plus commun et recherché. Certains de nos clients font 15 à 20 minutes de trajet pour acheter en vrac plutôt que d’aller au supermarché à côté de chez eux! Les gens du quartier viennent aussi, nous avons des liens avec les habitants.

Le Kilogramme, 10, rue de Meaux, Paris 19e 

Dernière mise à jour le mardi 30 avril 2019
Crédit photo : kilogramme

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