L'arbre à Paris

La gestion des arbres à Paris

Tout au long de l’année, la Mairie de Paris assure la surveillance du patrimoine arboré, le remplacement des arbres dépérissant et l’installation de nouvelles plantations.

Le cycle de vie d’un arbre est identique en milieu naturel et en milieu urbain, toutefois, les contraintes spécifiques de la ville exigent un accompagnement attentif de chaque arbre et le renouvellement des sujets dépérissant.

Avant la plantation

Les arbres sont cultivés en pépinière en moyenne 8 à 10 ans avant d’être plantés en ville.

Pour planter l’arbre, une fosse de plantation doit être creusée et remplie de terre végétale.

Le volume de la fosse de plantation est d’environ 12 mètres cubes pour permettre un développement satisfaisant du système racinaire et une alimentation en eau et en éléments nutritifs appropriées à sa croissance.

La plantation et les 3 premières années de croissance

Une fois planté, des soins sont apportés à l’arbre pendant 3 ans pour garantir une bonne reprise et un développement harmonieux : il est arrosé régulièrement (environ 100 litres d’eau tous les 15 jours de mars à septembre) ; un tuteur est installé pour lui assurer une bonne stabilité le temps que les racines d’ancrages soient suffisamment développées, et des tailles de formation sont réalisées pour lui donner progressivement sa silhouette d’arbre adulte.

Après ces 3 premières années, l’arbre en pleine croissance ne nécessite plus de soin particulier.

L’entretien de l’arbre adulte

A l’âge adulte, l’arbre doit également être élagué régulièrement pour pouvoir cohabiter avec son environnement : dégagement des feux tricolores de circulation et signalétique routière, maintien d’une bonne distance entre l’arbre et les façades, relevage des branches basses pour la circulation routière et les piétons, suppression de bois mort et de branches dépérissantes, réduction de ses parties aériennes afin de maintenir son volume dans l’espace dont il dispose.

La surveillance de l'arbre vieillissant et dépérissant

Un arbre n'est pas éternel. Il vieillit, contracte des maladies et il faut parfois l’abattre et le remplacer. Les arbres plantés le long des rues dépassent rarement 80 ans.

Les travaux programmés

Retrouvez ici les dates  et les adresses des travaux programmés à Paris.

>> Tableau récapitulatif actualisé chaque semaine : cliquer ici

(Pour l'affichage du tableau, utiliser de préférence le navigateur Chrome ou Firefox)

Les arbres en chiffres

Paris est l'une des capitales les plus boisées d'Europe. Cette situation privilégiée est le fruit d'efforts datant de plus d'un siècle. D'ici 2020, la Mairie de Paris plantera 20 000 arbres supplémentaires.

Des arbres pour tous les Parisiens

Le patrimoine arboré géré par la Ville de Paris représente environ :

- 100 000 arbres d'alignement représentant un linéaire d’environ 700 km planté sur les 1650 voies publiques parisiennes ;

- 40 000 arbres dans les 490 parcs, jardins et squares municipaux ;

- 30 000 arbres dans les 6 cimetières extra-muros et les 14 cimetières intra-muros gérés par la Ville de Paris ;

- 6000 arbres sur les talus du boulevard périphérique ;

- 7000 arbres dans les établissements municipaux scolaires et de la petite enfance, et 4000 dans les établissements sportifs ;

- 300 000 arbres dans les bois de Boulogne et de Vincennes.

Un patrimoine important à entretenir et préserver

L’étendue de ce patrimoine impose des travaux d'entretien considérables, la programmation de plantations nouvelles chaque année et le suivi des plus anciennes. C’est le service de l'Arbre et des Bois de la Mairie de Paris qui est chargé de la gestion de l'ensemble du patrimoine arboré municipal, y compris des deux bois. Il élabore et met en œuvre la politique de l’arbre à Paris dans une perspective de développement durable privilégiant entretien minimal, sécurité pour les usagers, implantation optimale et qualité paysagère.

- Chaque année, la Mairie de Paris prévoie le remplacement de 1500 arbres des rues

- En tout, près de 3000 arbres issus des pépinères municipales sont plantés chaque année dans les rues et les espaces verts.


Une tradition qui remonte au 16e siècle

Les premières plantations d'arbres d'alignement à Paris le long des nouvelles voies de promenade et de circulation remontent à 1597 avec la création du mail de l'Arsenal, puis du Cours-la-Reine en 1628 sous l’impulsion de Marie de Médicis.

En 1667, la plantation d'un double alignement d'ormes est réalisée aux emplacements actuels de l'avenue des Champs-Élysées et de l'avenue Franklin-D.-Roosevelt.

A la fin du 18e siècle, de nombreuses plantations d'alignement sont effectuées le long du mur des Fermiers Généraux, correspondant aujourd’hui aux boulevards ceinturant les 11 premiers arrondissements.

Le premier recensement des arbres d'alignement de Paris, réalisé en 1855, dénombre 38000 arbres dans les avenues et les boulevards parisiens.

Quarante années plus tard, ce patrimoine atteint les 88000 arbres d'alignement. Cette valeur proche du recensement de 100000 arbres effectué en 2014 rappelle combien nous sommes héritiers d'un patrimoine constitué essentiellement à la fin du 19e siècle.

Au cours du 20e siècle, de nouvelles essences sont introduites et la gestion du patrimoine arboré parisien se traduit par de nombreux projets de nouveaux aménagements et le remplacement systématique de chaque arbre dépérissant.

Aujourd’hui, l’ambition de la Mairie de Paris se manifeste notamment par la volonté de planter 20000 arbres à Paris d’ici 2020. Ces arbres prendront place dans les 30 hectares d’espaces verts nouveaux, dans les projets d’embellissement de l’espace public (réaménagement de la place de la Bastille, de la place de la Nation), dans les 200 lieux de proximité à végétaliser (délaissés, pieds d’immeuble, mobiliers urbains, murs…) et les établissements sportifs.

- Les bois de Boulogne et de Vincennes totalisent une superficie de 1 840 hectares.

- Les principaux arbres des rues de Paris sont les platanes, les marronniers, les tilleuls et les sophoras. On y trouve en tout plus de 160 essences.

- Les principaux arbres des parcs et jardins sont les tilleuls, les arbres fruitiers à fleurs, les érables et les marronniers. On y dénombre près de 400 essences différentes.

- Les cimetières parisiens sont plantés de plus de 30000 arbres. La majorité (81%) sont alignés sur le long des voies de circulation, les autres étant situés à l’intérieur des concessions. Plus des deux tiers des arbres des cimetières sont constitués d’érables, de marronniers, de platanes, de tilleuls et de frênes.

- Le cimetière du Père Lachaise qui est le plus grand espace vert de Paris intra-muros (44 hectares) compte plus de 4 000 arbres.

Des arbres plus fragiles en ville

L’arbre est un être vivant en interaction avec son environnement. En ville, les conditions de vie parfois inappropriées fragilisent l’arbre : sol non naturel (très minéralisé), manque d’eau, forte réverbération qui augmente ses besoins en eau, diverses agressions (chocs de la circulation, déversements de substances polluantes au pied de l’arbre, stress hydrique…). Le sous-sol étant très encombré par les réseaux, les racines disposent d’un espace réduit sous terre alors qu’elles nécessitent une surface au moins égale à la surface du houppier projeté au sol.

Un arbre malade peut être dangereux

Un arbre qui dépérit doit être abattu quand il devient fragile et potentiellement dangereux :

Les plaies provoquées par des chocs ou des tailles importantes peuvent devenir des points de faiblesses ; des champignons lignivores propagent des pourritures au niveau des racines, du tronc, voire des branches et dégradent la résistance mécanique de l’arbre.

Fréquemment, des arbres malades et fragiles semblent sains en apparence.

Un arbre malade peut en contaminer d’autres

Lorsque un arbre est atteint d’une maladie incurable et facilement transmissible, l'abattre est la seule solution pour stopper l'avancée de la maladie et la contamination des arbres voisins.


Le diagnostic des arbres

La surveillance des arbres de Paris est effectuée par les personnels sylvicoles de la Mairie de Paris.

Un contrôle visuel est réalisé lors de chaque intervention d’entretien et à l’occasion des campagnes annuelles de marquage des arbres morts, dépérissant et dangereux. En complément, des expertises sont pratiquées à l’aide d’outils de détection des défauts internes du bois.

Depuis 2014, une base de données informatisée permet de suivre en temps réel chaque arbre grâce à sa « carte d’identité informatique » regroupant toutes les informations concernant son entretien et son état de santé. Chaque arbre fait ainsi l’objet d’un suivi régulier qui facilite le diagnostic des arbres dangereux.


Le remplacement des arbres des rues

Les arbres d’alignement abattus pour raisons sanitaires sont systématiquement remplacés. Ainsi, la Mairie de Paris doit prévoir en moyenne le remplacement d’environ 1500 arbres des rues chaque année, soit 1,60 % du patrimoine arboré.

3000 arbres issus des pépinières municipales plantés chaque année

Les arbres plantés à Paris sont majoritairement issus des pépinières du Centre de production horticole de la Ville de Paris. Réparti sur 44 hectares à Rungis et 20 hectares à Achères, le Centre de production horticole de la Ville de Paris consacre 30 hectares de sa surface à la production des arbres.

Il fournit près de 3000 arbres qui sont plantés chaque année dans les rues, les jardins, les cimetières, les établissements scolaires et sportifs, ainsi que les 2 bois parisiens. La palette végétale est très diversifiée : près de 190 essences dont 171 feuillus et 17 conifères.

Le reste des arbres plantés à Paris provient de pépinières spécialisées de France, d’Allemagne et des Pays-Bas, capables de fournir des arbres de grande taille de qualité.

>> Répartition des principales essences des rues et des espaces verts (PDF) / Source : Mairie de Paris

Diversifier les espèces pour lutter contre les maladies

La diversité spécifique est la seule réponse efficace, économique et durable aux pathologies végétales. En effet, la plupart des maladies n’attaquent qu’une seule espèce. C’est pourquoi la concentration d’arbres d’une même espèce sur un même lieu favorise la propagation des épidémies. Afin d’assurer une protection à long terme contre le risque épidémiologique, il est donc souhaitable de réduire la part des espèces les plus fréquentes dans les alignements des rues (platanes et marronniers notamment) et d’accroître la part des espèces moins représentées.

Associer des essences variées dans les alignements

Les alignements mono-spécifiques représentent 58 % du linéaire total des voies plantées à Paris. Afin d’accroître la diversité du patrimoine arboré d’alignement et de limiter la propagation des épidémies, il est souhaitable d’intégrer davantage de plantations plurispécifiques et de multiplier les variétés, notamment dans les alignements des quartiers périphériques où l’unité et la continuité des alignements ne constituent pas une contrainte majeure.

Planter des arbres adaptés aux épisodes caniculaires

Les enjeux liés au changement climatique imposent une adéquation de l’essence de plantation au risque d’épisodes caniculaires de plus en plus fréquents à moyen et long terme. En particulier, certaines essences méditerranéennes (telles que les micocouliers de Provence, les noisetiers de Byzance, les poiriers de Chine, les oliviers de Bohème ou les chênes verts) s’avèrent particulièrement bien adaptées aux sols et au climat parisiens.

Favoriser les essences régionales

Les espèces indigènes régionales favorisent les continuités écologiques et sont bien adaptées à la faune francilienne (notamment en raison de leur caractère mellifère et de leur capacité à produire des fleurs, des fruits ou des graines susceptibles de s’intégrer dans les chaînes alimentaires, ou de servir de support de pontes). Il est donc souhaitable de renforcer la place des espèces indigènes régionales lorsque les conditions s’y prêtent (dans les parcs, les jardins ou les Bois). En particulier, la plantation d’essences mellifères permet de compenser, au moins partiellement, la diminution des populations d’abeilles en zone rurale. Plus de 300 ruches sont déjà présentes dans Paris.

Conserver des arbres morts dans les bois parisiens

La faune et la flore associées aux arbres doivent être préservées, notamment en conservant des arbres avec des cavités naturelles et des arbres morts (dans les deux bois). Par ailleurs, la strate arborée doit être reliée aux autres strates, notamment en renforçant le rôle des haies et des lisières dans les deux Bois.

- La Mairie de Paris plantera 20 000 arbres supplémentaire d’ici 2020. Ces arbres prendront place dans les 30 hectares d’espaces verts nouveaux, dans les projets d’embellissement de l’espace public, dans les 200 lieux de proximité à végétaliser et les établissements sportifs.

- Malgré la surveillance et l’entretien des arbres, une vingtaine d’arbres tombe chaque année inopinément (conditions météorologiques, accidents de la circulation, progression rapide de certaines affections parasitaires invisibles).

- Les traitements chimiques (insecticides, fongicides) contre les parasites, qui présentent des dangers immédiats ou différés en ville, ne sont plus utilisés à Paris pour l’entretien des arbres.

- L’utilisation systématique de méthodes alternatives à la lutte chimique permet de préserver les arbres sans nuire à l’environnement.

Des outils numériques de suivi

La gestion des arbres parisiens repose sur une base de données, une cartographie et une application mobile pour un suivi au plus près des arbres sur le terrain.

Le Service de l’Arbre et des Bois a en charge la surveillance et l’entretien d’environ 200 000 arbres dans Paris intramuros. Ces arbres sont inspectés chaque année, 20 % d’entre eux faisant l’objet d’un relevé phytosanitaire détaillé par les agents sylvicoles. Depuis mars 2014, ce suivi est réalisé au moyen d'une application développée par les services de la Ville et utilisable sur une tablette tactile grand public.

arbre tablette tactile

Une base de données des essences plantées à Paris

Une liste des arbres d'alignement et une cartographie interactive permet de découvrir la diversité des essences présentes dans les rues et les espaces verts

>> Les arbres d'alignement

>> Carte des arbres des rues

Une carte d’identité informatique pour chaque arbre

Améliorer la gestion des arbres d'alignement implique de suivre en temps réel l'évolution de chaque arbre. Une base de données informatisée sur tous les arbres d'alignement de Paris est opérationnelle depuis 2001. Elle a été totalement repensée en 2014 et cette application a évolué avec les nouvelles technologies et permet un suivi de tous les arbres du patrimoine arboré parisien (alignements, jardins, cimetières, écoles et crèches, établissements sportifs…).

Chaque arbre est suivi par sa " carte d'identité informatique " regroupant toutes les informations concernant sa date de plantation, les arrosages successifs, les élagages, l’état sanitaire (état physiologique, plaies, champignons, chocs) pour faciliter le diagnostic des arbres dangereux et fait l’objet d’un suivi régulier.

Elle se compose d’une application mobile (sur tablette tactile) permettant de saisir des informations sur le terrain, de réaliser des états phytosanitaires, de prendre des photos, de mettre à jour la fiche de l’arbre, et d’une application bureautique de gestion permettant d’accéder aux données collectées sur le terrain, de saisir des actions (plantations, arrosages, élagages…) et d’établir des tableaux de suivi (planning de travaux, plantations, élagages, abattages).

Un outil cartographique

Un outil d’exploitation de données (Système d’Information Géographique) vient compléter cette application permettant de visualiser et de préparer des cartographies de l’ensemble des arbres, des cartes d’inventaires (cartographie des états phytosanitaires, des différentes essences…).

 L’Open Data du site de paris.fr permet de consulter sous différents formats des données du patrimoine parisien utilisables en licence libre.

- L’Observatoire National de l’Innovation Publique a remis à la Ville de Paris le Territoria d’Or pour son suivi des arbres parisiens au moyen de tablettes tactiles.

Un verger dans mon école

Des vergers pédagogiques sont plantés dans les écoles disposant de suffisamment de place et d'ensoleillement pour que les arbres puissent fructifier. Une belle façon de faire découvrir aux jeunes citadins comment poussent les fruits des étalages des supermarchés et de goûter pommes, poires et prunes cultivées par leurs soins !

Des vergers pédagogiques

Les vergers sont à la fois des lieux d’apprentissage et d’initiation, de sauvegarde d’anciennes variétés, de sensibilisation à l’environnement, à la biodiversité et aux questions d’alimentation. Ils sont entretenus de manière écologique et sans traitement chimique. 

Des activités pédagogiques y sont organisées sur le temps scolaire et périscolaire par les enseignants et les animateurs soucieux de sensibiliser les jeunes citadins aux enjeux de la biodiversité et de la ville durable !

Parmi les 663 écoles maternelles et élémentaires de la capitale, 350 disposent déjà d’un jardin pédagogique. Partout où les conditions sont réunies (surface de pleine terre disponible, bon ensoleillement...), un verger sera proposé !

L’école élémentaire de la Brèche aux loups (12e) : 7 arbres

L’école maternelle et élémentaire Maurice d'Ocagne (14e) : 20 arbres

L’école polyvalente des Frères Voisins (15e) : 5 arbres

L’école maternelle Serge-Prokofiev (16e) : 12 arbres

L’école maternelle et élémentaire Françoise-Dorléac (18e) : 13 arbres

L'école maternelle rue des Bois (19e) : 10 arbres

L’école polyvalente Le Vau (20e) : 11 arbres

Le verger de l’école Maurice d’Ocagne

Le premier verger a été inauguré le 28 novembre 2014 dans la cour de l'école Maurice d'Ocagne (14e) par la maire de Paris, Anne Hidalgo et les enfants de l'école. 

Le projet de verger est venu en complément des autres actions déjà entreprises dans cette école en matière de jardinage et de sensibilisation à l’environnement. Le verger a été implanté sur une zone de pelouse de 300 m², séparée des deux cours de récréation des écoles maternelle et élémentaire. L’accès des élèves y est donc régulé.

Vingt arbres fruitiers y sont plantés, en ligne de façon traditionnelle, espacés de 4 mètres environ. Ce sont des pruniers, pommiers, poiriers, abricotiers et pêchers, choisis pour leurs périodes de floraison et de récolte échelonnées dans le temps, du mois d’août au mois d’octobre. Les arbres proviennent principalement de variétés anciennes d’Île-de-France. Afin de renforcer la diversité, les variétés sélectionnées pour l'ensemble des arbres fruitiers sont toutes différentes.

Il existe différentes formes d’arbres fruitiers, allant des formes de plein vent aux gobelets ou fuseaux. Pour permettre aux enfants de participer à l'entretien, la récolte et faciliter l'observation des fleurs et fruits, des formes basses ont été privilégiées, les premières branches démarrant à environ 50 centimètres du sol.

Pour favoriser le développement des arbres dans de bonnes conditions, de la terre végétale a été préalablement ajoutée aux fosses de plantation.

Foire aux questions

Retrouvez ici les réponses à toutes vos questions sur les plantations, les élagages, les abattages, la protection et les maladies des arbres...

La diversité des essences à Paris

A Paris sont plantées plus de 160 essences en alignements et près de 400 dans les espaces verts : platane, marronnier, tilleul, sophora, micocoulier de Provence, chêne vert et poirier de Chine… Vous pouvez consulter la liste et la carte de ces plantations sur l'Open data de Paris

>> Paris Data des arbres d'alignements

>> Paris Data des arbres des rues et des espaces verts 

>> Répartition des principales essences des rues et des espaces verts (PDF)

Les élagages des arbres des rues

L’entretien des arbres dans les propriétés privées n’est pas de la compétence de la Mairie de Paris. Vous devez vous orienter vers des professionnels pouvant justifier de compétences dans le domaine de l’arboriculture (certificat de spécialisation « taille et soins aux arbres »).


Les élagages permettent d’adapter les arbres aux contraintes de la ville (proximité des façades, circulation…) ou d’obtenir des formes harmonieuses, architecturées pour leur esthétisme.

• Qu’est-ce qu’une taille de formation ?

Réalisée sur les jeunes arbres, la taille de formation vise à les adapter aux futures contraintes de la culture en ville, notamment le passage des véhicules et des piétons sous son houppier. Cette opération précoce est réalisée sans grosses blessures (qui constitueraient des points de fragilité et d'entrée de maladies).

• Qu’est-ce qu’une taille « raisonnée » des arbres adultes ?

La taille « raisonnée » consiste à réduire le volume du houppier par élimination de branches et de bois mort. Elle est réalisée sur un faible volume en prenant soin de limiter la coupe des grosses branches pour respecter la biologie de l’arbre et minimiser le risque de prolifération des maladies.

• Qu’est-ce qu’une taille architecturée dite « en plateau-rideau » ?

Elle maintient les arbres dans des formes géométriques qui soulignent les perspectives de sites historiques (tels le Champ de Mars, la place des Vosges). Elle s’effectue par tailles légères et répétées sur de faibles sections en périphérie du houppier.

• Qu’est-ce qu’une taille de réduction ?

Cette taille est nécessaire en ville pour contrôler le volume et la hauteur d’arbres poussant très près des façades.

Vous pensez qu'un élagage d'arbres est souhaitable dans votre rue, vous pouvez contacter le service de l'Arbre de la Mairie de Paris grâce au formulaire "@parisjecoute" en bas de cette page.

L'abattage et le remplacement des arbres dépérissants

Un arbre est reconnu dangereux si sa charpente est fragilisée, par exemple par des foyers de pourriture ou des cavités.

Les symptômes de déclin ne s’observent pas toujours de l’extérieur car la sève circule à la périphérie du tronc et le feuillage peut rester vert. Certaines pourritures racinaires peuvent également fragiliser l’arbre à sa base sans signe extérieur visible.

Un arbre dépérissant peut être à l’origine de chute de branches et risque parfois même de tomber sur la voie publique. En ville, il est supprimé pour assurer la sécurité des passants et des automobilistes.

Lorsqu’il est possible de supprimer la partie atteinte pour sécuriser l’arbre, il peut être conservé. Si le danger est irréversible, localisé au niveau du tronc par exemple, l’arbre doit être abattu et remplacé.

La surveillance des arbres est effectuée par les personnels sylvicoles de la Mairie de Paris.

Un contrôle visuel est réalisé lors de chaque intervention d’entretien et à l’occasion des campagnes annuelles de marquage des arbres morts, dépérissants et dangereux. En complément, des expertises sont pratiquées à l’aide d’outils de détection des défauts internes du bois.

Depuis 2014, une base de données informatisée permet de suivre en temps réel chaque arbre grâce à sa « carte d’identité informatique » regroupant toutes les informations concernant son entretien et son état de santé. Chaque arbre fait ainsi l’objet d’un suivi régulier qui facilite le diagnostic des arbres dangereux.


Régulièrement, suite à des évènements météorologiques important (coups de vent, canicule…), des actes de vandalisme ou des accidents de la circulation, les bûcherons de la Mairie de Paris doivent procéder à l’abattage en urgence d’arbres dangereux. Ces opérations de mise en sécurité rapide sont réalisées 7j/7j, 24h/24h.

Vous avez repéré une situation anormale ou dangereuse dans un arbre, vous pouvez contacter le service de l'Arbre de la Mairie de Paris grâce au formulaire "Je discute avec ma ville" en bas de cette page.

A Paris, l’abattage d’un arbre est soumis à des autorisations administratives. Selon les servitudes des zones impactées au titre du Plan Local d’Urbanisme, la procédure peut varier. Une fois toutes les autorisations administratives requises (en moyenne 40 jours de délais), les travaux peuvent démarrer.

La campagne d’abattage des arbres, pour raisons sanitaires, se déroule en deux phases sur l’année.

Une première campagne de repérage des arbres est effectuée au cours du premier semestre. Les arbres sont abattus à l’automne et leur replantation peut avoir lieu l’hiver suivant.

La deuxième campagne de repérage a lieu au cours du second semestre et les abattages au cours de l’hiver. Leur replantation ne pourra intervenir que l’hiver suivant afin que les chances de reprise de l’arbre soient optimales.

Ces enclos constituent des coffrages de protection des fosses d’arbres. Ils sont définis en fonction de la dimension des fosses et ne sont mis en place que sur des trottoirs d’une largeur suffisante pour laisser le passage aux usagers. Contrairement aux pavages provisoires qui se disjoignent et peuvent provoquer des chutes, ils assurent une meilleure protection des usagers, un meilleur entretien, un emplacement mieux délimité…

La protection des arbres

La place de l'arbre sur le trottoir est soigneusement étudiée de façon à limiter le risque de collision des véhicules. Il est également nécessaire d'empêcher le tassement de la terre autour des arbres, qui entraînerait une mauvaise aération du sol et un dépérissement prématuré de l'arbre.

Des protections efficaces sont mises en place : la grille au sol permet d'éviter le compactage du sol tout en laissant passer l'eau et l'air, et les corsets protègent l'écorce contre les chocs.

La réalisation des chantiers (parcs souterrains, canalisations...) nécessite une vigilance accrue. Un cahier des charges des mesures de protection à prendre avant de commencer les travaux a été élaboré. Ce document est systématiquement repris dans le 6e protocole de bonne tenue des chantiers conclu avec les concessionnaires de réseaux.

Pendant l'hiver, l'utilisation des sels de déneigement des trottoirs plantés a provoqué dans le passé des hécatombes, notamment dans les populations de platanes. Cette pratique a été définitivement abandonnée et des études sont toujours en cours sur le remplacement du sel par des produits moins toxiques.

L'amélioration de la conception des nouvelles plantations d'alignement permet un développement harmonieux de l'arbre et des interventions ultérieures non traumatisantes grâce :

- au respect des distances minimales des arbres entre eux et par rapport aux façades, aux réseaux, au mobilier urbain ;

- au choix des essences en fonction des contraintes spécifiques liées à la voirie ou aux constructions climatiques ;

- à l'utilisation d'une terre de qualité ;

- à des volumes de fosses de plantation suffisamment importants pour les arbres à grand développement ;

- au choix d'une période de plantation adaptée ;

- à une sélection rigoureuse des arbres en pépinières ;

- à un arrosage régulier pendant 3 années après la plantation.

Pour bénéficier durablement de nos arbres, il est nécessaire de les entretenir, les surveiller et les remplacer au bon moment. Mais l’entretien et l’enrichissement du patrimoine végétal parisien ne peuvent être réalisés qu’avec l’adhésion des usagers.

Vous êtes attachés aux arbres de votre ville. Aidez-nous à les faire respecter, car ce sont eux qui, demain, feront que Paris conservera l’immense privilège d’être l’une des capitales les plus boisées d’Europe.

- Porter les déchets toxiques dans une déchetterie (consulter la liste sur le site). Sinon, les produits toxiques entraînés par ruissellement sont absorbés par les racines et empoisonnent l’arbre.

- Éviter de faire uriner son chien au pied des arbres. L’urine de chien brûle l’écorce et les racines de l’arbre.

- Ne pas saler au pied de l’arbre lorsqu’il gèle.

Et surtout, protégeons le tronc des arbres ! Toute agression sur le tronc endommage les vaisseaux conducteurs et interrompt la circulation de la sève. Ces blessures constituent la porte d’entrée à de nombreux micro-organismes capables d’entraîner la mort de l’arbre.

L'arbre, un organisme vivant en ville

En ville comme en milieu naturel, l’arbre croît grâce à la lumière, l’eau et les sels minéraux que lui procure son environnement.

Tout au long de sa vie il accumule une masse croissante de bois, en hauteur et en volume, et structure son houppier par un enchevêtrement de branches qui constitue sa charpente. Planté à Paris en tout types de situations (rues, jardins, cimetières), l'arbre impose des précautions spécifiques à sa grande taille.

L’arbre est un être vivant en interaction avec son environnement. En ville, les conditions de vie parfois inappropriées fragilisent l’arbre : sol non naturel (très minéralisé), manque d’eau, forte réverbération qui augmente ses besoins en eau, diverses agressions (chocs de la circulation, déversements de substances polluantes au pied de l’arbre, stress hydrique…). Le sous-sol étant très encombré par les réseaux, les racines disposent d’un espace réduit sous terre alors qu’elles nécessitent une surface au moins égale à la surface du houppier projeté au sol.

>> La gestion des arbres des rues et des espaces verts 

Les arbres plantés le long des rues dépassent rarement les 80 ans en moyenne.

Outre les causes d’origine humaine (chocs de la circulation, déversements de substances polluantes au pied de l’arbre…), les arbres peuvent dépérir en raison de sécheresse ou succomber à des parasites, des maladies, des insectes ou des champignons lignivores.

Parmi les maladies ou parasites les plus fréquemment observés sur notre patrimoine arboré, on trouve :

• Le tigre du platane

Le tigre du platane est un insecte parasite spécifique du platane. Sa présence est aujourd’hui devenue chronique ; il peut se multiplier en plusieurs générations annuelles selon les conditions climatiques. Dans le cas de pullulations intenses, il peut induire des gênes par contacts épidermiques ou dépôts sur les surfaces (murs, fenêtres…). Ces dépôts, épars, n’induisent pas d’opacité complète des supports. Aussi, il ne présente pas un danger à l’égard de la santé de l’homme, ni de pouvoir d’altération des surfaces.

• La mineuse du marronnier

La chenille mineuse du marronnier fore des mines dans les feuilles, provoquant leur brunissement puis leur chute précoce. Cette affection, de type parasitaire, est particulièrement préoccupante depuis quelques années chez le marronnier blanc, entraînant un affaiblissement de l’arbre.

La plantation de marronniers rouges est souvent préconisée en remplacement du marronnier blanc qui se révèle plus sensible à ce parasite.

• La graphiose de l’orme

La graphiose de l’orme est provoquée par un champignon microscopique transmis par un insecte (scolyte) qui est le vecteur de propagation d’arbre en arbre. Cette maladie opture les vaisseaux de circulation de la sève et induit un dépérissement par asphyxie. De nouvelles variétés résistantes à la maladie ont progressivement étaient introduites et notamment les cultivars « Lutèce » et « sapporo gold ».

• La maladie de la suie de l’érable

La maladie de la suie est due à un champignon microscopique qui provique un fort noircissement de l’écorce (l’érable sycomore y est particulièrement sensible). On constate la mort brutale de l’arbre accompagnée d’une desquamation en plaque de l’écorce, celle-ci éclate et se décolle en laissant apparaître une poussière noire composée des spores du parasite. Cette poussière est réputée toxique pour les voies respiratoires, il est donc important de supprimer le foyer rapidement.

Les arbres dans les jardins privés

Vous possédez un arbre malade ou dépérissant qui nécessite une intervention ou un abattage, vous rencontrez des problèmes de voisinage à causes de branches débordantes, vous désirez planter un arbre dans votre jardin... Voici quelques rappels réglementaires et conseils des experts du service de l’arbre de la Ville.

Les arbres jouent un rôle essentiel au bien-être en ville. Leur ombre apporte de la fraîcheur en été, ils nous aident à réduire les émissions de gaz à effet de serre et ils jouent un rôle majeur dans l'accueil et le développement de la biodiversité en ville.

Pour favoriser le développement harmonieux de l’arbre et limiter les risques de querelles de voisinage, il est conseillé de ne pas planter en limite de la propriété voisine.

Toutefois, d’un point de vue règlementaire, la distance légale des 2 mètres, énoncée dans l’article 671 du Code civil, ne s’applique pas à Paris. Aucune distance n’est imposée par les usages locaux parisiens : la plantation d’arbres jusqu’à la limite du jardin est donc autorisée.

Si les branches débordent sur la propriété du voisin, ce dernier peut contraindre le propriétaire de l’arbre à couper les branches gênantes mais il n’a pas le droit de le faire lui-même. Le propriétaire est civilement responsable de tous les dégâts occasionnés par son arbre.

Un arbre sain et adapté au site ne devrait pas nécessiter de taille, le choix de l’essence au moment de la plantation en fonction du lieu est décisif.

La taille ne doit pas être systématique, elle est cause de stress pour l’arbre. Elle ne doit être pratiquée qu’en cas de réelle nécessité et réalisée par un professionnel compétent.

La taille devient indispensable quand des branches dépérissantes, mal fixées ou mortes risquent de se briser et de provoquer un accident. Par mesure de sécurité, il est nécessaire de les alléger ou de les supprimer.

Quand les arbres sont plantés dans un espace trop petit ou trop près des bâtiments, on peut utiliser la technique de taille en « rideau » pour dégager une façade ou « d’éclaircissage » pour maîtriser l’ombre en donnant plus de transparence.

Les tailles drastiques occasionnent des blessures par lesquelles s’introduisent et prolifèrent les organismes pathogènes. Elles provoquent des pertes de réserves importantes dont les effets peuvent perdurer au moins 7 ans.

Les arbres affaiblis sont plus vulnérables à la pollution, aux agents infectieux, au froid et à la sécheresse. Ils sont fragilisés et inesthétiques.

Un arbre dépérissant et fragile est potentiellement dangereux. Il doit être abattu mais une réglementation spécifique aux arbres des jardins privés s’imposent au propriétaire. Les arbres sont protégés par le Plan Local d’Urbanisme (PLU, consultable en mairie ou en ligne) qui applique les règles du Code de l’urbanisme. Les abattages nécessitent une autorisation administrative.

Pour toute demande d’abattage d’arbre, c’est au propriétaire ou gestionnaire de copropriété d’effectuer la démarche justificative suivante : il s’agit d’un courrier accompagné de photos des arbres demandés à l’abattage, d’un plan de positionnement et localisation des sujets concernés, d’un rapport de diagnostic phytosanitaire (avec les dimensions de circonférence et hauteur des arbres) établi par un professionnel de l’arbre justifiant par exemple d’un Certificat de spécialisation « Taille et soins aux arbres », ou appartenant aux associations Gecao (www.gecao.fr) ou la Société Française d’Arboriculture (www.sfa-asso.fr).

Le rapport doit également indiquer la localisation des arbres de remplacement, les essences choisies (identique ou non, de développement équivalent). La politique de la Ville est de privilégier des essences régionales et/ou indigènes adaptées à vos conditions d’espaces et de nature de sol, afin de favoriser la biodiversité. 

- Le formulaire Cerfa "déclaration préalable" doit être adressé à la Direction de l’urbanisme qui consulte l’avis de la Direction des espaces verts et de l‘environnement si le jardin privé est grevé des servitudes suivantes :

Espaces verts protégés (EVP)

Jardins reconnus pour leur qualité paysagère, leur rôle dans le maintien des équilibres écologiques et leur qualité végétale ou arboricole ;

Espaces libres à végétaliser (ELV)

Jardins le plus souvent situés en bordure de voie améliorant la qualité du paysage urbain ;

Secteurs sauvegardés du Marais et du VIIe arrondissement

Zones du Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV).

- Si le jardin privé est situé dans le périmètre de visibilité des monuments historiques (500 mètres autour d’un monument historique) ou en site inscrit, la demande d’autorisation d’abattage doit être adressée par lettre recommandée à la direction de l'Urbanisme de la Mairie de Paris qui recueille l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France

>> formulaire CERFA 

- l’abattage est à la charge du propriétaire et doit être exécutée par un professionnel compétent, par exemple une entreprise adhérant à la charte qualité Séquoia qui assure la qualité des services fournis ;

- tout arbre abattu doit être remplacé ;

- le non-respect de l’ensemble de ces dispositions est passible d’une sanction pénale.

- la maire peut, dans le cadre des pouvoirs de police qu'elle détient de l'article 2212-2 du code général des collectivités territoriales, imposer aux riverains des voies publiques de procéder à l'élagage ou à l'abattage des arbres de leur propriété dès lors que ces derniers, en empiétant sur les voies communales, posent un problème de sécurité ou de commodité.

- la maire est compétente pour établir les servitudes de visibilité prévues à l'article L. 114-2 du code de la voirie routière, qui comportent l'obligation de « supprimer les plantations gênantes » pour les propriétés riveraines des voies publiques.

Deux règles d’or pour une nouvelle plantation

- ne pas planter en limite de propriété mais anticiper l’espace nécessaire au développement de la ramure et des racines de l’arbre ;

- choisir une essence aux besoins adaptés aux conditions de milieu (luminosité, humidité, nature et profondeur de sol).

Les arbres remarquables

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L’arbre remarquable, c’est l’arbre qu'on remarque ! Il se distingue par sa singularité, sa morphologie, son identité ou encore son rôle social. Cette distinction lui permet d’entrer au panthéon du patrimoine naturel, culturel ou paysager. Les quelque 222 spécimens remarquables répertoriés à Paris appartiennent à 80 essences d'arbres différentes. Les platanes (36 sujets) et les hêtres (18 sujets), par leur longévité et leur port impressionnant sont les mieux représentés.

Le plus vieil arbre de Paris, le robinier du square Viviani

La curiosité du square René-Viviani - Montebello est sans conteste le plus vieil arbre de Paris, un robinier planté en 1601. Les plants ont été rapportés d'Amérique par Jean Robin (1550-1629), jardinier du Roi et directeur du jardin des Apothicaires (aujourd'hui Jardin des Plantes). Il mesure 15 m de haut et 3,50m de circonférence. La taille maximum habituelle d'un robinier est de 10m. La silhouette de ce très vieil arbre est fatiguée. Son tronc est tellement large que son poids et celui des branches et des feuilles l'ont penché. Habilement dissimulée sous une masse luxuriante de lierre, une structure en ciment supporte et étaye le tronc incliné. Ceci lui permet de tenir encore debout.

Le robinier est un arbre robuste a croissance rapide et qui se propage spontanément. Il ressemble beaucoup à l'acacia et il faut être botaniste pour les différencier. Ses fleurs délicatement parfumées apparaissent en avril-mai. Elles se transforment ensuite en grosses gousses remplies de graines. Les fleurs sont couramment utilisées dans la cuisine Provencale.

Contrairement aux lieux communs qui courent sur le lierre, ce n’est pas une plante parasite. Il émet bien des racines dites crampons qui sont capables de se fixer sur les supports les plus divers, mais elles ne peuvent pas pénétrer dans l’arbre. Depuis des années, les jardiniers maintiennent la présence du lierre sur le robinier du square Viviani. Il masque les étais peu esthétiques. Les bûcherons-élagueurs interviennent toutefois régulièrement pour limiter son développement. Il pourrait en effet étouffer l’arbre en empêchant la lumière de passer et son poids pourrait rompre les rameaux fragiles.

Rassurez-vous même si l'arbre paraît un peu bancal il est en parfaite santé. Tous les arbres parisiens subissent un contrôle annuel. Mais les jardiniers municipaux surveillent plus particulièrement ce vénérable ancêtre. Son évolution est observée avec attention et chaque année, au printemps, les jeunes pousses du lierre sont supprimées. Cette opération s’accompagne du nettoyage de l’arbre et de la suppression du bois mort par les bûcherons de la Ville.

En 2010 une margelle protectrice a été construite en cercle autour de l'arbre. Elle sert à la fois de protection (en délimitant un périmètre protégé et recouvert de broyat pour permettre au sol de respirer autour de l'arbre) et de lieu de repos puiqu'elle comporte un banc circulaire. La margelle est composée d'un tressage en chataignier selon une méthode qui date du moyen âge et qui est à nouveau appliquée dans certains jardins. La partie banc est en chêne.

Le 1er Robinier a été planté Place Dauphine en 1601 mais a disparu depuis longtemps… Issus de celui-ci, 2 autres Robiniers ont été plantés dans Paris : un dans le Square Viviani et un dans le Jardin des Plantes en 1636.

La très ancienne église de Saint-Julien-le-Pauvre , qui jouxte le jardin, était située sur la route des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. C’était un axe stratégique, à l’intersection de deux voies romaines conduisant à Orléans et le Midi, et vers Lyon et l’Italie.

Créé en 1928, le square René-Viviani - Montebello est situé au nord et autour de l'église Saint-Julien-le-Pauvre, face à Notre-Dame. Il doit son nom à l'avocat et homme politique français René Viviani, un temps député du 5e arrondissement de Paris à la fin du XIXe siècle, premier ministre du Travail et inventeur de l'impôt sur le revenu, mort en 1925, ainsi que du quai de Montebello qui le longe.

Square René-Viviani - Montebello

2 rue du Fouarre ,75005 PARIS

L'arbre de la justice, l'orme de Saint-Gervais

L'orme déploie à nouveau son feuillage printanier sur le parvis de l'église St-Gervais-St-Protais (4e). Biographie d'un arbre parisien qui traverse le temps depuis le Moyen-Age.

Egratigné par la foudre, adulé par les connaisseurs, des visiteurs s'arrêtent souvent pour le saluer et toucher son tronc. Cerclé d'une chaîne protectrice, au pied de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais, l'orme mesure 12 mètres de haut pour 1,50m de circonférence. Son tronc est marqué d'une longue cicatrice due à la foudre mais qu'importe. L'arbre de la place Saint-Gervais (4e) a survécu. Il est le successeur d'une lignée d'orme qui ont occupé depuis le Moyen Âge le centre de la place. Si bien qu'on surnomme parfois cet endroit le carrefour de l'Orme.

Au Moyen-Age, les habitants du quartier avaient coutume de s’y assembler, en particulier pour le règlement de leurs créances. Il était courant de procéder à des assemblées et jugements en plein air.

Des représentations peintes ou sculptées subsistent encore dans quatre des stalles de l’église ou sur les balcons du bâtiment voisin, édifié sous Louis XV, du 2 au 14 rue François Miron.

Abattu sous la Révolution, l’orme d’origine représentait à lui seul plusieurs symboles : sacralisé au début du christianisme pour la couleur rouge de sa sève, comme le sang des martyrs, il était aussi le lieu où l’on rendait justice après la messe, sous ses ramures. On s’y rassemblait également pour boire et danser les jours de fêtes, et l’on topait pour affaire, assis sur la margelle. On raconte aussi que les femmes du quartier prélevaient, secrètement la nuit, des morceaux d’écorces, utiles contre la fièvre. Il a été abattu sous la Révolution pour servir à la construction d'affûts de canons.

L’Orme actuel a été planté au début du XX° siècle et perpétue la tradition ainsi que les mutliples représentations qui se trouvent dans le quartier. Certaines histoires racontent qu’il fut autrefois le lieu de rencontre privilégié des Francs-Maçons, et aujourd’hui des magnétiseurs de la capitale…

Robert Bourdu, “Il y a tout lieu de penser que l’orme fut remplacé plusieurs fois. En effet, une estampe du XVII° siècle représente sur le parvis de l’église un orme jeune entouré d’une margelle : il n’a guère plus de 7 à 8 mètres de haut et ressemble fort à celui d'aujourd’hui. Sur un manuscrit du XVIII° siècle, il n’est pas beaucoup plus grand mais toujours entouré d’un muret de pierre, muret qu’on retrouve sur toutes les représentations anciennes, sur de vieilles enseignes conservées au musée Carnavalet, sur une plaque de cheminée rue François-Miron, comme en-tête de facture d’artisans et de commerçants : “A l’Orme de Saint-Gervais”. Cet orme a marqué profondément la vie du quartier et de la paroisse. Il figure sur les balustrades en fer forgé du premier étage des maisons de la rue François-Miron et de la rue des Barres, sur les miséricordes des stalles de l’église, il orne la bannière paroissiale, le sceau et les jetons des marguilliers… (...)

A la révolution, il est violemment menacé comme symbole de l’Ancien Régime. Premier Ventôse, an II : “La société populaire de la section de la Maison commune demande que l’on fasse abattre l’arbre planté par le fanatisme, appelé l’Orme de Saint-Gervais.” Cependant, nul n’est capable de préciser quand il fut effectivement abattu : pendant la Révolution ? en 1806 ? en 1811 ? ou plus récemment encore ? Quoi qu’il en soit, en 1847, le curé de la paroisse demande que les doubles rangées de platanes qui se meurent autour de la place soient remplacés par un orme.” (Source: Robert Bourdu et Michel Viard, Arbres Souverains, Ed. Dumay, 1998)

Place Saint-Gervais (4e)

Métro : Hôtel-de-Ville (lignes 1/11)

Bus : 67 arrêt Pont-Louis-Philippe - 69/76/96 arrêt Saint-Gervais

Dernière mise à jour le vendredi 24 juillet 2015

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Bonjour, vous pouvez consulter les horaires de collecte des ordures ménagères par arrondissement ici : http://ow.ly/Qpb38
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@Parisjecoute
En attendant davantage de détails sur cette journée, nous pouvons vous dire qu'un parcours @Velib insolite sera organisé. :)

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