On parie que vous ignorez le nom de l’espace piéton le plus fréquenté de Paris

Cartographie

Mise à jour le 05/11/2026

Une personne et un enfant traversent une route sur un passage piéton.

En quelques années, Paris est redevenue une ville qui se pratique d’abord… à pied ! C’est ce qui ressort de l’Atlas de la fréquentation piétonne réalisé par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur). Voici 5 faits surprenants à retenir.

Plus d’un million de piétons par semaine sur cette place au nom peu connu

1 033 000 piétons empruntent chaque semaine la place… Raoul-Dautry (15e) ! Ce nom ne vous dit rien ? Petit indice : elle rend hommage à un ancien ministre qui fut ingénieur ferroviaire au début du XXe siècle. Les plus perspicaces auront déduit qu’il s’agit du parvis d’une gare. Et, plus précisément, de celui de la gare Montparnasse !

Avec cette moyenne hebdomadaire d’un peu plus d’un million de piétons, la place Raoul-Dautry devance le cour de Chalon (gare de Lyon) et ses 834 000 piétons et le cour de Rome (gare Saint-Lazare) avec 802 000 piétons.

Quant à la rue la plus fréquentée par les piétons, il s’agit tout simplement de « la plus belle avenue du monde ». Les Champs-Élysées (8e) – entre la rue Balzac et la rue Washington – voient passer 614 000 piétons chaque semaine, d’après les données issues de MyTraffic et utilisées par l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) dans son Atlas de la fréquentation piétonne des espaces publics parisiens.

Autour de la Seine, la fréquentation grimpe de 50 % en été

Une autre carte de l’Apur met en avant les écarts de fréquentation piétonne entre les périodes hivernale et estivale. Sans surprise, les lieux de promenade et de visite (jardins et parcs notamment) sont beaucoup plus fréquentés, tout comme les espaces autour de l’eau. Au-delà des quais de Seine, le canal Saint-Martin connaît une hausse de fréquentation très marquée durant l’été, en particulier grâce à la baignade estivale.

Qui dit été sous-entend vacances. Et les environs des gares assurant les liaisons hexagonales voient leur fréquentation augmenter en été en raison des départs en vacances. Au contraire, certaines rues des quartiers résidentiels dans lesquels se trouvent de grands ensembles de logements (notamment dans l’est) sont plus fréquentées, car on y part moins en vacances et que la vie de quartier se fait plus intense en été.

Ce grand espace vert voit sa fréquentation diminuer en été : pourquoi ?

Sur la carte, des « quartiers de travail » et des artères commerçantes s’affichent en bleu, signe qu’ils sont plus fréquentés l’hiver que l’été. C’est également le cas de certains quartiers résidentiels où la population s’absente massivement durant l’été. Même phénomène pour les lieux courtisés par les étudiants et qui se vident en période estivale : malgré son grand parc arboré, la Cité internationale universitaire (14e) voit sa fréquentation piétonne chuter lorsque les étudiants sont en vacances. On observe le même phénomène aux abords de Jussieu (5e).

Autre typologie de lieu : ceux qui organisent des événements. Ainsi, les environs du parc des expositions de la porte de Versailles (15e) voient leur fréquentation chuter drastiquement, car ce lieu orchestre beaucoup plus d’événements durant la période hivernale que durant la période estivale.

Dans la capitale, deux tiers des déplacements se font à pied

La marche représente aujourd’hui 65 % des déplacements dans Paris intra-muros, contre 4 % pour la voiture. Elle est l’option privilégiée pour tous les courts trajets du quotidien : aller chercher son pain, faire une course au marché, déposer un enfant à l’école ou rejoindre un arrêt de métro.

Pour permettre aux piétons de regagner de la place dans un espace public longtemps alloué aux voitures, la Ville de Paris a mené de nombreux aménagements : piétonnisation des rives de Seine, transformation des portes en places, création de rues végétalisées et de rues aux enfants… Paris compte ainsi 101,5 km de linéaire de voies piétonnes (+6,5 % entre 2024 et 2025).

En quête d’ombre en été ? Voici où la trouver

Si cette carte ravira les amateurs de terrasses désireux de faire le plein de vitamine D, elle indique aussi les zones où profiter d’espaces ombragés lors des pics de chaleur. Ainsi, rien ne vaut les bois de Boulogne (16e) et de Vincennes (12e) pour se protéger du soleil. Tous les parcs et les jardins (dont l’ouverture est prolongée en cas de canicule) sont également à privilégier, tout comme les rues végétalisées.

L’Atlas de la fréquentation piétonne des espaces publics parisiens

À partir de données de géolocalisation mobile acquises auprès de la société MyTraffic, l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) propose une lecture inédite des flux piétons, à l’échelle de la capitale, de chacun des arrondissements, des avenues, des rues et des grands parcs.
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