On a testé un cours de boxe thaï au centre sportif Angélique-Duchemin
Mise à jour le 30/10/2026
Enfiler les gants, monter sur le ring et oser passer à l’attaque : on a testé un cours de boxe thaï gratuit et réservé aux femmes, proposé par l’association Muayboxing75 dans le cadre de Paris Sportives. Et on n’a pas trouvé de meilleure façon de pimenter notre dimanche après-midi !
Notre avis
Des premiers coups aux petits combats sur le ring : on est vite plongées dans le bain ! Mais ici, pas de pression : chacune progresse à son rythme, portée par les encouragements du groupe. Au-delà de la performance, c’est surtout la confiance en soi et la fierté de se dépasser que l’on vient chercher.
À retenir
> Cette version de la boxe thaï enseigne les bases avec des exercices de frappe, d’esquive et de renforcement musculaire.
> Accessible à partir de 14 ans, le cours est gratuit (sans inscription), quel que soit le niveau de pratique.
> La séance a lieu au centre sportif Angélique-Duchemin (20e), dans le cadre de Paris Sportives.
Prendre ses marques
Dimanche, 16 heures. Rendez-vous devant la porte du centre sportif Angélique-Duchemin (20e) où, à quelques mètres, des adolescents se défoulent sur les terrains de basket et de foot du complexe. Pour nous, c’est à l’intérieur du gymnase que se tient le cours de boxe thaï, dispensé par l’association Muayboxing75. S’il est d’ordinaire animé par la professeure Liane, aujourd’hui, c’est son remplaçant Alexandre qui est aux manettes pour nous enseigner les bases de ce sport de combat.
Les élèves arrivent, certaines connaissent déjà les lieux, d’autres balaient la salle du regard avec curiosité. Le nôtre s’arrête sur la demi-douzaine de sacs de boxe répartis aux quatre coins de la pièce, les gants posés sur le rebord de la fenêtre et le ring qui nous fait de l’œil. Mais, avant, place à l’échauffement ! Hop, on quitte nos chaussures, on fait grimper le cardio, et on passe au renforcement musculaire : les exercices de gainage, pompes et squats s’enchaînent. Ça y est, notre front commence à perler, notre cœur à accélérer et le rouge à monter aux joues.
Être aux aguets
Nous voilà prêtes à entrer dans le vif du sujet. Directs, crochets, uppercuts : on apprend à tenir la garde en positionnant correctement nos poings pour protéger notre visage. On découvre aussi les différents coups de pied, dont le teep, une frappe frontale permettant de maintenir son adversaire à distance, ou encore le coup de pied circulaire, visant plutôt le milieu du corps. La force ne fait pas tout : il faut assimiler la coordination de ses mouvements et anticiper ceux de l’autre.
Puis, on passe aux exercices en binôme, comme le « toucher-épaule ». Le principe ? Toucher l’épaule de son adversaire en évitant qu’elle ne fasse de même. Facile ? Oui, en apparence ! Car, entre les feintes, les esquives et les tentatives pour déjouer les attaques, on s’agite, on rit et on commence à manquer de souffle. De quoi nous obliger à rester concentrées ! Un sérieux à garder quand vient le moment des petits combats. On enfile les gants – l’association en prête – et on se prépare à monter sur le ring.
Se réapproprier sa force
Chacune combat deux à trois fois face à différentes participantes. Le but n’est pas de mettre son adversaire au tapis, mais bien d’appliquer les gestes appris, de tenter quelques enchaînements et, surtout, de garder la tête froide malgré l’adrénaline. La consigne est claire : on ne vise pas le visage et on dose sa force ! Heureusement, les encouragements des élèves et les conseils du professeur aident à se dépasser.
Pour plusieurs participantes, le fait d’être entre femmes contribue à être plus à l’aise. « Je pense que je n’aurais pas testé ce cours s’il ne nous était pas adressé. Là, je me sens en confiance », souffle Marie, 32 ans. Même constat pour Sarah, 25 ans, qui évoque la peur du jugement, notamment celle d’être « perçue comme faible, nulle ». Une crainte ressentie par beaucoup : « On est souvent éduquées, en tant que femmes, avec l’idée que nous n’avons pas de muscles ni de force. L’avantage de la boxe thaï, c’est justement de se réapproprier cette force sans avoir à prouver quoi que ce soit. J’essaie simplement de les amener à se dépasser dans une bonne ambiance », assure Liane, la coach principale.
Apprendre à se défendre ?
Kadiatou, 33 ans, en est déjà à sa troisième séance. « C’est super, ça me permet de me défouler et d’apprendre certaines techniques pour me défendre dans la rue. » Sur ce dernier point, Liane tient à apporter une précision : la boxe thaï est un sport de combat, mais pas d’autodéfense, même si on travaille certains réflexes utiles, notamment la gestion de la distance et la capacité à encaisser les coups.
Et si l’on en croit Amélie, 26 ans, le pari est réussi. Venue d’abord pour la gratuité, elle a rapidement pris goût à la discipline, au point de songer à rejoindre un club. « Se retrouver entre femmes permet de sauter le pas et envisager, pourquoi pas, de faire de la boxe en mixité. En soi, je n’ai pas peur de me battre avec des hommes ! » sourit-elle.
De notre côté, après deux heures de cours, on repart le cœur léger et avec la sensation grisante d’avoir repoussé nos limites dans un cadre bienveillant. De quoi mettre quelques uppercuts aux petites voix qui nous convainquent que notre place est ailleurs…
Infos pratiques
Cours 100 % féminin dispensé par l’association Muayboxing75
Contact : bzne.mrttnv75@tznvy.pbz[omar.zeggai75 puis gmail.com après le signe @] / 06 68 90 04 14
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