Le Paris de… l’autrice Marguerite Abouet

Série

Mise à jour le 08/04/2026

Portrait de Marguerite Abouet.
Dans « Akissi de Paris », l’autrice de la célèbre BD « Aya de Yopougon » se penche cette fois sur son adolescence dans la capitale. Un récit loin des clichés et empreint d’humour.
« Petite, j’étais Tom Sawyer », confie Marguerite Abouet en riant. Le destin de l’autrice, qui a grandi dans le quartier de Yopougon à Abidjan (Côte d’Ivoire), bascule à 12 ans, lorsqu’elle part pour Paris : « Je ne savais même pas que le métro existait ! » Très vite, la pétillante adolescente captive ses camarades en leur racontant son enfance africaine. Puis, un peu par hasard, la jeune femme met sur papier ses souvenirs, « pour ne pas les oublier ». De fil en aiguille, elle donne naissance à deux héroïnes : Aya, une jeune Ivoirienne qui se rêve médecin, et Akissi, son alter ego espiègle, qui découvre la vie parisienne. Aujourd’hui, Marguerite Abouet transmet sa passion en ouvrant des bibliothèques en Côte d’Ivoire et en travaillant avec des écoles françaises.

La Bibliothèque nationale de France Richelieu (Paris Centre)

« À 12 ans, en arrivant à Paris, mon grand-oncle m’a emmenée dans une bibliothèque. Émerveillée, je pensais que c’était payant ! Très vite, je me suis passionnée pour les livres, et la BnF Richelieu est devenue un symbole : un espace magnifique où nous sommes tous égaux face au savoir. Aujourd’hui, je conseille à tout le monde d’aller dans ces bibliothèques, car beaucoup ignorent qu’elles sont gratuites. »

La butte Bergeyre (19e)

« Adolescente, je faisais beaucoup de baby-sitting et j’arpentais les quartiers parisiens avec pour mission d’épuiser les enfants turbulents ! Un jour, je suis tombée sur un escalier menant à un havre de paix : la butte Bergeyre. Loin du tumulte, avec ses petites maisons et ses jardins, elle offrait alors des vignes à visiter. Un quartier bucolique qui se mérite, avec une vue imprenable sur Montmartre. »

La librairie La Régulière (18e)

« Au cœur du bouillonnant quartier de la Goutte-d’Or, La Régulière est un espace à part. On y vient pour feuilleter des ouvrages, écouter des lectures d’enfants, échanger autour d’un café. Les gérantes en ont fait un endroit convivial où l’on se sent chez soi. J’y fais souvent des dédicaces, car ici, la littérature est vivante et accessible à tous ! »

Les bouquinistes (Paris Centre)

« Voir ces vendeurs de livres en pleine rue me surprend toujours : en Côte d’Ivoire, les “librairies par terre”, comme on les appelle, sont interdites, car perçues comme une concurrence aux magasins. Ici, c’est tellement représentatif du charme parisien. »

Le musée du quai Branly (7e)

« Le Quai-Branly est unique, on peut y rencontrer les cultures d’ailleurs : l’Océanie, l’Amérique, l’Afrique… Et puis, le bâtiment est superbe, ainsi que son jardin, une œuvre en soi. Pour ceux qui sont loin de leur pays, ce lieu aide à se reconnecter. Je le conseille aux jeunes : on y parle de l’autre, on montre que chaque culture a une histoire. »
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