C’est comment… les Ateliers Beaux-Arts ? Réponses d’usagers !
Série
Mise à jour le 18/06/2026
Sommaire
Dans les Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris, débutants, amateurs et futurs artistes partagent un même espace de pratique. Des ateliers du soir à la classe préparatoire aux concours d’écoles, ces lieux ouverts à tous offrent un cadre d’expérimentation où se croisent techniques, parcours et générations. Suivez les guides !
Répartis dans différents arrondissements de la capitale, les Ateliers
Beaux-Arts (ABA) de la Ville de Paris proposent une large palette de cours
accessibles sans condition de diplôme. Dessin, peinture, sculpture,
photographie ou encore pratiques contemporaines : ces ateliers permettent
d’apprendre, de perfectionner une technique ou de développer une démarche
personnelle.
Encadrés par des
artistes-enseignants, ils fonctionnent sur un principe simple : pratiquer en collectif, au contact direct des
œuvres et des échanges. Certains y viennent pour découvrir,
d’autres pour approfondir une démarche déjà installée, d’autres encore pour
préparer les concours des écoles d’art. Dans tous les cas, les ABA constituent
un espace de transmission et de création où les trajectoires se croisent et se
construisent dans la durée.
Bertrand : un parcours initiatique vers la sculpture
Tout a commencé par un stage à
l’Institut Giacometti (14e), offert pour mon anniversaire. Cette
première expérience de la sculpture m’a donné envie de poursuivre ma pratique.
J’ai d’abord suivi des cours ailleurs, où j’ai découvert le plaisir de créer
dans un cadre très libre. Avec le temps, j’ai voulu approfondir ma technique.
C’est ce qui m’a conduit aux Ateliers Beaux-Arts de Paris.
Ici, je vois l’envers du décor : les essais d’émaux, les cuissons, la préparation des projets et même le montage des expositions.
Bertrand
usager des Ateliers Beaux-Arts Montparnasse (14e)
J’ai choisi l’atelier de Valérie Delarue après avoir découvert son travail d’artiste. Son enseignement correspondait exactement à ce que je recherchais : un apprentissage complet, exigeant et accessible. Dessin, modelage, cuisson, émaillage… ce que j’apprécie particulièrement, c’est de comprendre l’ensemble du processus créatif.
Au fil des années, les Ateliers Beaux-Arts Montparnasse sont devenus pour moi bien plus qu’un lieu de pratique : un véritable espace de transmission, d’échange et de découverte.
Bertrand, usager des Ateliers Beaux-Arts Montparnasse (14e).
Crédit photo :Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Blaise : préparer les concours, construire une démarche artistique
J’ai 20 ans et je suis la classe
préparatoire des Ateliers Beaux-Arts Glacière (13e) après une première expérience dans une autre prépa. Ici, la
formation est structurée autour de trois options : art, espace et image.
J’ai intégré la section image, en continuité avec mon parcours en animation.
On œuvre dans un cadre à la fois
exigeant et ouvert. L’objectif est clair : préparer les concours des
écoles d’art. Cela passe par la constitution de dossiers, la réflexion sur le
portfolio, les oraux et un accompagnement régulier par les enseignants. On est
peu nombreux dans chaque classe, ce qui permet un suivi réel et beaucoup
d’échanges autour des travaux.
La prépa n’est pas seulement un lieu de production, c’est un espace de transition. On y apprend à formuler une intention, à regarder autrement, à accepter que le travail soit en construction permanente.
Blaise
Ce qui me marque surtout, c’est la
diversité des approches. Des artistes et des intervenants viennent
régulièrement partager leurs pratiques, leurs parcours, leurs façons de
travailler. On n’est pas uniquement focalisé sur une dimension technique : on
apprend aussi à situer sa démarche, à comprendre ce que l’on fait et pourquoi
on le fait.
Blaise est en classe préparatoire aux Ateliers Beaux-Arts Glacière (13e).
Crédit photo :Ludivine Boizard / Ville de Paris
Diana : une vie d’ateliers, entre transmission et émulation
J’ai grandi dans un environnement artistique et, très tôt, j’ai dessiné,
presque comme une écriture du temps. Cette pratique ne m’a jamais quittée, même
si elle a pris des formes différentes au fil des années.
Montparnasse, place des Vosges, Belleville… j’ai fréquenté plusieurs
ateliers depuis ma première inscription, à la fin du lycée.
J’ai pu aussi appréhender toutes sortes de techniques, de la photographie à la
peinture, en passant par les arts déco, le modèle vivant, les agrandissements
en labo… Plus tard, je me suis focalisée sur la peinture, mais toujours centrée
sur l’essentiel : la lumière, le regard, la concentration.
Mon premier souvenir ? Monsieur Martin, le prof. C’était comme si j’étais avec Claude Monet, avec sa grande barbe blanche. Il nous faisait sentir l’importance du regard posé sur des détails insignifiants en apparence.
Diana
usagère des Ateliers Beaux-Arts Marc-Bloch (20e)
Aux Ateliers Beaux-Arts Marc-Bloch (20e), on partage les espaces, les propositions, parfois même les
supports. Il existe une vraie dynamique d’échange entre les participants, et
les enseignants jouent un rôle de guide : ils accompagnent, ils orientent,
sans imposer une seule manière de faire. Aujourd’hui encore, c’est ce cadre – les
ateliers, les interactions, les idées croisées – qui me
nourrit.
Diana, usagère des Ateliers Beaux-Arts Marc-Bloch (20e).
Crédit photo :Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Hiris : un rendez-vous artistique à ne pas manquer
J’ai intégré les Ateliers Beaux-Arts Chapelle International (18e) il y a un an, lors de mon arrivée à
Paris dans le cadre de mes études. J’avais besoin d’un cadre régulier pour
pratiquer, sinon le temps disparaît vite entre les études et le travail.
Dans mon cours, qui dure trois heures, on est
une dizaine. Les profils sont très variés, avec des pratiques déjà installées
pour certains, plus exploratoires pour d’autres. De mon côté, je travaille
surtout le dessin, avec le pastel gras et l’encre de Chine.
Participer à cet atelier m’a permis d’explorer de nouvelles choses, de nouvelles techniques, de nouvelles personnes et de nouveaux mouvements, et aussi de réfléchir autrement à ma pratique.
Hiris
Hiris, usagère des Ateliers Beaux-Arts Chapelle International (18e)
Le cours s’organise autour de références
artistiques : le professeur présente un artiste, puis propose une consigne
inspirée de son travail. Ensuite, chacun s’en empare librement, ce qui donne
des résultats très différents à partir d’un même point de départ.
Ce que cet atelier m’apporte, c’est surtout un rythme, un
espace pour pratiquer, mais aussi des échanges et un regard extérieur sur mon
travail. C’est devenu un rendez-vous incontournable dans ma semaine !
Hiris, aux Ateliers Beaux-Arts Chapelle International (18e).
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