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Série

Ayodelé Ikuesan, les Jeux de Tokyo en bout de piste

Mise à jour le 27/07/2020
Ils et elles font le sport à Paris. Nouvel épisode de notre série qui met en valeur les clubs et les sportifs parisiens avec Ayodelé Ikuesan, sprinteuse qui s'est installée dans l'élite de l’athlétisme français. Spécialiste du 100 m et 4 x 100 m, la championne âgée de 35 ans vise une troisième participation aux Jeux olympiques, en 2021 à Tokyo.
Née dans une famile de sportifs, elle commence le sport par le basket et le volley, mais c’est bien vers l’athlétisme qu’Ayodelé Ikuesan se dirige à l’âge de 12 ans. « J’ai toujours aimé courir vite, dès les jeux à la récréation à l’école », se souvient-elle. Elle rejoint alors le Championnet Sports (club du 18e arrondissement, quartier où elle grandit) et se prend de passion pour la discipline. L'athlète se spécialise dans les épreuves de vitesse et est sacrée championne de France cadet sur 60 m et 100 m en 2002, année où elle rejoint le Stade Français, tout en continuant de s’entraîner à la porte de Saint-Ouen (18e).

Sélectionnée deux fois aux Jeux olympiques

Ayodelé Ikuesan continue sa progression dans les catégories de jeunes jusqu'à être sélectionnée, à 23 ans, pour les Jeux olympiques et paralympiques de Pékin en 2008 et y représenter la France sur le relais 4 x 100 m. Licenciée dans des clubs parisiens depuis ses débuts (Championnet Sports, Stade Français, Racing Club de France, Lagardère Paris Racing), la française quitte la capitale en 2010 pour s’entraîner à Chambéry, puis à Clermont-Ferrand.
En 2012, la sprinteuse connait ses deuxièmes jeux à Londres, quelques semaines après une 5e place aux championnats d'Europe d'Helsinki sur 4 x 100 m. Cependant, le relais français ne sort malheureusement pas des séries, mais ce n'est qu'un début.
La sprinteuse Ayodelé Ikuesan lors des Championnats du Monde d'athlétisme à Londres en 2017.
Fédération Française d'Athlétisme

La joie après la désillusion

Ayodelé Ikuesan connaît son premier gros coup d'éclat aux championnats du monde à Moscou. Le 18 août 2013, le relais français (constitué d'Ayodelé Ikuesan, Céline Distel-Bonnet, Stella Akakpo et Myriam Soumaré) termine 2e de la course, synonyme de médaille d'argent. C'est le premier podium international pour la parisienne. Néanmoins, elles ne gardent cette médaille de vice-championnes du monde autour du cou que pendant quatre heures avant d'être disqualifiées, pour un passage de témoin hors-zone entre Ikuesan et Soumaré.
La sprinteuse ne laisse pas passer une seconde fois ses espoirs de médaille internationale. Un an après, aux championnats d'Europe 2014 de Zurich, elle remporte la médaille d'argent sur le relais 4 x 100 m avec les mêmes coéquipières qu'à Moscou. Une belle revanche.
En individuel, Ayodelé Ikuesan se qualifie pour la finale du 100 m en battant son record personnel en demi-finale : « C'est le meilleur moment de ma carrière. En série, je fais une course pas extraordinaire, mais qui suffit pour passer. En demi-finale, je suis au couloir n°8, je reste concentrée sur ma course. Je suis loin au départ mais je m’accroche et je bats mon record personnel (11’22’’). Et je me dis qu’avec une meilleure mise en action au début de ma course, ça aurait pu être encore plus rapide ! », se souvient-elle. En finale, la sprinteuse terminera à la 8e place aux côtés de Céline Distel-Bonnet (6e) et Myriam Soumaré (2e).

Cap sur les Jeux de Tokyo en 2021

Revenue s'entraîner en région parisienne depuis 2014, à Sarcelles (Val-d'Oise), au Paris Université Club et désormais à Créteil (Val-de-Marne), la sprinteuse est très attachée à sa ville natale : « L’idée est de terminer ma carrière dans un club parisien car c’est ici que tout a commencé. » explique l'athlète qui siège depuis 2017 à la Commission des athlètes au CNOSF (Comité national olympique et sportif français).
À 35 ans, Ayodelé Ikuesan n'a qu'un seul objectif en tête : participer à une troisième olympiade. « Je veux être aux Jeux olympiques de Tokyo. Si cela avait été en 2020, cela aurait été plus compliqué car je reviens de grossesse. Je courais un peu après le temps pour ma préparation. Comme ils sont décalés à l'été 2021, j'ai plus de temps pour revenir en forme. Le but est d’aller le plus loin possible en individuel et en relais » annonce la sprinteuse, qui vise une participation au 100 m et relais 4 x 100 m.

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