La Nuit de la Solidarité 2019

Dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 février 2019, la Ville de Paris a organisé la deuxième édition de la Nuit de la Solidarité, décompte de nuit des personnes sans-abri. 

Aller à la rencontre des personnes qui vivent dans les rues de la capitale. Tel était l’objectif de la Nuit de la solidarité qui s’est déroulée jeudi à partir de 22 heures et ce jusqu'à 1 heure du matin.

Par groupe de 4 ou 5, les bénévoles, dotés d’un questionnaire anonyme, ont sillonné les rues de la capitale, pour parler, échanger, compter et apporter des solutions aux sans domicile fixe. Au total, près de 1700 Parisiens, encadrés par 400 professionnels de l’Action sociale étaient ainsi sur le terrain.


    Nuit de la Solidarité 2019 en images

    Qu’est-ce que la Nuit de la Solidarité, et pourquoi en organiser une chaque année ?

    La Maire de Paris a fait de la lutte contre l’exclusion la grande cause de sa mandature. La municipalité a élaboré le Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion 2015-2020 en partenariat étroit avec l’ensemble des acteurs institutionnels et associatifs de la solidarité, les entreprises et les personnes ayant vécu des situations de grande précarité afin de fixer conjointement les objectifs à atteindre. Plus de 90% de ces actions ont été mises en œuvre depuis 2015.

    L’une de ces actions vise à mieux connaître le nombre de personnes sans-abri, ainsi que leurs besoins : c’est la raison pour laquelle Paris a organisé en 2018 la première « Nuit de la Solidarité ».

    La Nuit de la Solidarité consiste à décompter, une nuit donnée et de façon la plus exhaustive possible, le nombre de personnes en situation de rue (c’est-à-dire n’ayant pas d’endroit ou dormir ou dormant dans un endroit impropre au sommeil, tel qu’une voiture, un hall d’immeuble, etc.). Il est proposé à chaque personne rencontrée, anonymement et sur la base du volontariat, de répondre à un questionnaire, qui permet de mieux connaître les besoins.

    Pour donner toute sa mesure et être utile, cette meilleure connaissance de la situation doit s’inscrire dans la durée : c’est pourquoi les acteurs impliqués dans la première Nuit de la Solidarité, et de nouveaux partenaires, organisent la deuxième édition de la Nuit de la Solidarité, qui se déroulera dans la nuit du 7 au 8 février 2019.

    Comment s'est déroulée la Nuit de la Solidarité du jeudi 7 février 2019 ?

    Comme l’an passé, aux côtés de la Ville, de l’État, des partenaires institutionnels et associatifs, les citoyens ont été invités à se mobiliser largement pour rendre la démarche possible. Il s’agissait de constituer plus de 360 équipes, réunissant professionnels et citoyens, qui sont allés dans l’espace public, les salles d’attente des urgences, les gares et les stations parisiennes du métro, les parkings, halls et caves d’immeubles, à la rencontre des personnes en situation de rue pour connaître précisément leur nombre, et leur proposer de répondre à un questionnaire.

    La méthode retenue en 2018 a été reconduite, pour permettre la comparabilité des résultats dans le temps. À ce titre, il est rappelé que le décompte de nuit n’est pas une intervention sociale, mais un outil de connaissance quantitative et qualitative, ayant pour but d’objectiver une situation et de partager les constats sur un territoire.

    Cette année, de nouveau, la Nuit de la Solidarité n'a pu se faire qu’en partenariat étroit avec les acteurs de terrain, en premier lieu ceux de l’accueil, de l’hébergement et de l’insertion, et en mobilisant les citoyens volontaires. L’opération a été réalisée dans des conditions qui garantissent le strict anonymat des personnes rencontrées, l’absence de géolocalisation individuelle, ainsi que le caractère volontaire de la réponse au questionnaire proposé. Chaque participant s’est enagé à respecter les valeurs éthiques de l’opération. Par rapport à la première édition de 2018, et tout en garantissant une comparabilité des résultats, de nouveaux territoires ont été ajoutés à la démarche, grâce à l’engagement de partenaires : la SNCF, la RATP, l’AP-HP, Indigo, Paris Habitat, la SAEMES.

    Les documents ci-dessous ont permis à l’ensemble des personnes intéressées de prendre connaissance de la démarche.

    Paroles de bénévoles en vidéo

    Le site Paris.fr utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d'audience des vidéos et des pages de Paris.fr. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.

    accepter
    Le site Paris.fr utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d'audience des vidéos et des pages de Paris.fr. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.

    accepter
    Le site Paris.fr utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d'audience des vidéos et des pages de Paris.fr. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.

    accepter

    Retour sur la Nuit de la Solidarité 2018

    Lors de la première Nuit de la Solidarité, organisée dans la nuit du 15 au 16 février 2018, 3 035 personnes avaient été recensées, dont 485 dans le métro et les parkings.

    Les travaux menés par la suite par l’Atelier parisien d’urbanisme, sous l’égide d’un comité scientifique, à partir des questionnaires réalisés auprès des personnes rencontrées, ont permis de mieux connaître leurs profils. Cette nuit donnée :

    • les deux tiers des sans-abri avaient entre 25 et 54 ans

    • plus d’un sans-abri sur dix (12 %) était une femme

    • les deux tiers des sans-abri déclaraient ne jamais appeler le 115, le numéro d’urgence pour obtenir un hébergement

    • moins d’un sans-abri sur trois était suivi par un travailleur social

    • près d’un sans-abri sur deux déclarait avoir des problèmes de santé

    L’analyse des questionnaires montrait la grande diversité des situations : si un tiers des personnes rencontrées étaient en situation d’errance depuis moins de trois mois, près de la moitié (49%) l’étaient depuis plus d’un an.

    Les femmes, en particulier, semblent poursuivre une stratégie d’invisibilité, afin de se protéger des violences subies à la rue, qui touchent 90 % d’entre elles (elles sont plus nombreuses que les hommes à affirmer dormir dans des voitures ou à l’hôpital). Elles étaient moins nombreuses que les hommes à être accompagnées par un travailleur social (une femme sur dix, contre trois hommes sur dix), et avaient moins accès aux prestations sociales. Enfin, à la différence des hommes, elles mettaient au même niveau le besoin d’avoir un lieu pour prendre une douche, et celui d’accéder à un logement.

    L’analyse a permis de définir des grands profils de personnes en situation de rue : des jeunes, dont l’errance est récente, qui n’appellent pas le 115 et n’ont jamais été hébergés, principalement parce qu’ils ne savent pas que ces services existent ; des personnes plus âgées, errantes depuis des années, installées dans l’espace public, qui n’appellent pas le 115 et n’ont pas recours à l’hébergement, mais connaissent et sont suivis par des travailleurs sociaux ; des personnes qui appellent le 115 régulièrement et utilisent l’hébergement, et dont l’errance est moyenne.



    Mesures prises depuis la Nuit de la Solidarité

    À la suite de la Nuit de la Solidarité, la Maire de Paris s’est engagée à mettre à disposition de l’État et des associations 1 500 places d’hébergement, et a lancé un appel à l’État afin qu’il en crée 1 500 autres.

    Nouvelles places d’hébergement, notamment dédiées aux femmes

    Depuis février 2018, la Ville a mobilisé près de 900 places d’hébergement et près de 800 places supplémentaires le sont depuis début 2019, remplissant ainsi les objectifs fixés. De nombreux maires d’arrondissements ont proposé d’ouvrir les portes de leur mairie ou de locaux annexes, pour l’hiver, permettant de rajouter près de 200 places supplémentaires.

    La Maire de Paris a notamment décidé d’ouvrir une halte de jour et de nuit pour 50 femmes au cœur même de l’Hôtel de Ville afin de donner une première réponse à la situation des femmes sans-abri. La Halte de l’Hôtel de Ville s’inscrit dans le cadre du développement de nouveaux dispositifs adaptés aux besoins des femmes sans-abri. C’est également le cas de la halte femmes gérée par l’Armée du Salut et l’Association Droit et Santé des Femmes (ADSF) qui a ouvert dans le 13e arrondissement, de la halte femmes qui a ouvert au sein de la mairie du 5e et qui est gérée par l’association Aurore, ou encore du futur espace d’hygiène et de bien-être dédié aux femmes qui sera expérimenté au sein d’un bain-douche municipal et géré par le Samusocial de Paris.

    Mobilisation citoyenne

    Pour encourager l’engagement citoyen et répondre à toutes les questions que se posent les Parisien.ne.s sur la grande exclusion, des formations de "Volontaires de la Solidarité" sont par ailleurs mises en place par la Ville. Les premières sessions ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, et de nouvelles sessions ont été organisées courant janvier 2019.

    De plus, un lieu dédié à la mobilisation citoyenne pour les sans-abri, la Fabrique de la Solidarité, ouvrira ses portes au printemps en 2019. 

    Soirée du 20 mars 2018 en vidéo

    Le site Paris.fr utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d'audience des vidéos et des pages de Paris.fr. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.

    accepter
    Le site Paris.fr utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d'audience des vidéos et des pages de Paris.fr. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.

    accepter

    Une démarche novatrice, qui s’étend sur le territoire français

    Si elle est pratiquée de longue date par de grandes villes, telles que les villes nord-américaines (New York, Los Angeles, Washington, etc.), ou Bruxelles, la méthodologie du décompte de nuit des personnes sans-abri est plus récente sur d’autres territoires comme Athènes, qui a réalisé sa première édition en 2018.

    En France, Paris a été la première ville à mettre en place ce projet, en février 2018. La Ville de Paris a ensuite travaillé avec la Ville de Metz, qui a réalisé un premier décompte des personnes en situation de rue en mars 2018. En 2019, de nouvelles villes françaises travaillent à l’organisation de décomptes de nuit, comme Rennes, ou encore la Métropole de Grenoble.

    Réaliser un décompte de nuit des personnes en situation de rue est un projet complexe, qui requiert des compétences très différentes qu’il faut articuler étroitement. La Ville de Paris dispose, grâce à la Nuit de la Solidarité, d’une expérience qu’elle partage avec d’autres collectivités.



    Le site Paris.fr utilise des cookies pour le fonctionnement des boutons de partage sur les réseaux sociaux et la mesure d'audience des vidéos et des pages de Paris.fr. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez leur utilisation. Pour mieux comprendre notre politique de protection de votre vie privée, rendez-vous ici.

    accepter

    De telles opérations de décompte ont déjà été menées dans plusieurs villes, comme Bruxelles, New York, Athènes et Washington, mais l'initiative, par son ampleur reste inédite à Paris. Metz a réalisé un décompte dès mars 2018. 

    Foire aux questions

    La Nuit de la Solidarité

    Qu’est-ce que la Nuit de la Solidarité ?  

    Paris a fait de la lutte contre l’exclusion et le sans-abrisme une priorité en adoptant en 2015 le Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion. Lors de la nuit du 15 au 16 février 2018, la Ville et l’ensemble des signataires du Pacte ont réalisé un premier décompte anonyme de nuit des personnes en situation de rue à Paris avec l’aide de professionnel.le.s du social et de Parisien.ne.s bénévoles. La deuxième édition de la Nuit de la Solidarité aura lieu dans la nuit du 7 au 8 février 2019.

    Pourquoi organiser un décompte de nuit ?

    Une opération de décompte de nuit a pour objectif de mieux connaître les profils de ces personnes ainsi que leurs besoins. Cette opération n’est pas une intervention sociale, mais un outil qui a pour finalité de mieux connaître la situation de ces personnes dans le but d’améliorer les réponses qui leur sont proposées. De nombreuses villes pratiquent déjà cette démarche, comme New York, Bruxelles, Athènes, Sydney… Depuis la première opération française organisée à Paris en février 2018, d’autres villes ont suivi : Metz en mars 2018 et Grenoble et Rennes, respectivement en janvier et février 2019.

    Comment se déroule l'opération ?

    L’opération suppose la mobilisation d’équipes constituées de professionnel.le.s et de Parisien.ne.s bénévoles. Le décompte anonyme sera précédé d’une formation collective de l’ensemble des participant.e.s. Un guide méthodologique sera distribué aux participant.e.s. Il est disponible en téléchargement sur ce lien.

    Après avoir suivi une formation sur la méthodologie du décompte, toutes les équipes partiront, rue par rue et selon un itinéraire prédéfini, à la rencontre des personnes en situation de grande exclusion pour leur proposer de répondre à un questionnaire anonyme.

    Il ne s’agira pas de proposer des solutions le soir-même de l’opération à l’ensemble des personnes rencontrées. Les situations d’urgence sociale ou médicale seront signalées auprès des services compétents (Samu Social de Paris, Samu Médical de Paris, etc.).

    Chaque personne rencontrée est libre de répondre ou non aux questions posées, et son anonymat est garanti.

    Un temps d’échange avec les autres participants sera proposé après le décompte pour permettre à celles et ceux qui le souhaitent d’échanger sur leur expérience. De plus, des psychologues seront joignables au retour des équipes.

    À noter : En cas de conditions climatiques très difficiles (par exemple grand froid), les organisateurs se réservent le droit d’annuler l’événement pour se concentrer sur l’urgence sociale. 

    Participer à l’opération

    Qui peut s’inscrire ?

    Tout.e citoyen.ne de plus de 18 ans le jour de l’opération. Les inscriptions sont ouvertes à tou.te.s, Parisien.ne.s ou habitant.e.s d’Ile de France.

    Comment puis-je m’inscrire ?

    Les inscriptions sont désormais closes.

    Comment créer un compte parisien ?

    Pour créer un compte, il suffit de renseigner une adresse email et un mot de passe en suivant étapes suivantes. Notez bien, il n'est pas nécessaire d'habiter Paris pour créer un compte parisien !

    Suis-je assuré.e ?

    Au cours de cette opération, organisée sous la responsabilité de la Ville de Paris, vous serez considéré.e comme un.e « collaborateur.rice occasionnel.le du service public ». À ce titre, vous serez assuré.e par la Ville de Paris pour tout incident qui interviendrait durant l’opération et dans le cadre de la mission que vous remplirez. Vous restez seul.e responsable pénalement de vos actes.


    Et si j’ai un empêchement ?

    En cas d’empêchement, merci de nous prévenir à l'adresse : nuit-solidarite@paris.fr

    Afin d’assurer le bon déroulé de l’opération, nous vous serions reconnaissant.e.s de ne pas annuler la veille ou le jour-même.

    Puis-je venir accompagné.e ?

    Seules les personnes majeures inscrites via le formulaire en ligne peuvent participer à l’opération.

    Puis-je venir avec mon enfant ?

    Si vous souhaitez venir accompagné.e d’un enfant mineur, il/elle sera placé.e sous votre responsabilité. Afin de limiter la taille des équipes, seul un enfant pourra accompagner un.e participant.e.

    Pour rappel, toutes les personnes majeures souhaitant participer à l’opération doivent s’inscrire au préalable.

    Mon inscription en tant que responsable d’équipe

    Qui peut s’inscrire en tant que responsable d’équipe ?

    L’inscription en tant que responsable d’équipe est ouverte aux professionnel.le.s du social (association ou institution), aux membres d’une association de lutte contre l’exclusion, aux maraudeurs expérimentés ou aux bénévoles de la première Nuit de la Solidarité. Il n’est donc pas nécessaire de travailler dans le secteur social pour s’inscrire comme responsable d’équipe.

    Quelles sont les responsabilités de la/du responsable d’équipe ?

    Chaque responsable d’équipe se verra remettre un guide méthodologique, par ailleurs accessible dès à présent sur ce lien.

    La/le responsable d’équipe est garant.e du bon déroulement de l’opération et veille au respect des consignes par son équipe, composée de quatre bénévoles au maximum.

    Il réalise, avec les bénévoles, les entretiens avec les personnes en situation de rue. En cas de besoin, il/elle sollicite le QG d’arrondissement ou le QG central, selon les situations.

    C’est à la/au responsable d’équipe qu’est remis l’ensemble des documents nécessaires au bon déroulement de l’opération (fiche de composition des équipes, fonds de cartes, questionnaires…).

    Une fois la zone entièrement parcourue, la/le responsable d’équipe s’engage à revenir au QG d’arrondissement afin de remettre les questionnaires complétés à l’équipe référente.

    Une formation est-elle proposée avant l’opération ?

    Des sessions de formation sont prévues pour les responsables d’équipe, en amont de l’opération. Un guide de la/du responsable d’équipe lui sera remis lors de cette formation. Il est d’ores et déjà disponible sur ce lien. Le courriel d’information envoyé à tou.te.s les responsables d’équipe après leur inscription comporte toutes les informations utiles sur ces formations. De plus, le jour de l’opération, l’ensemble des participants (responsables d’équipe et bénévoles) est formé à la méthodologie spécifique du décompte.

    Que se passe-t-il le soir de l’opération ?

    Après la formation collective, chaque équipe, composée de 2 à 5 personnes au maximum, parcourt le secteur qui lui a été attribué. Chaque équipe ira, rue par rue, à la rencontre des personnes sans-abri pour, si elles l’acceptent, leur proposer de répondre à un questionnaire.

    Une fois le secteur entièrement couvert, le responsable d’équipe retourne au QG d’arrondissement pour remettre les questionnaires à l’équipe référente. C’est aussi l’occasion d’un retour d’expérience « à chaud ».

    Mon inscription en tant que bénévole

    Qui peut s’inscrire en tant que bénévole ?

    Tout.e citoyen.ne de plus de 18 ans le jour de l’opération. Les inscriptions sont ouvertes à tou.te.s Parisien.ne.s ou habitant.e.s d’Ile-de-France.

    Quel est le rôle du bénévole ?

    La/le bénévole, placé sous la responsabilité du responsable d’équipe, fait partie d’une équipe de cinq personnes maximum. Son rôle est d’appuyer le responsable d’équipe dans les entretiens avec les personnes en situation de rue, la passation des questionnaires dans le respect des règles méthodologiques, et le suivi de la cartographie et de l’itinéraire.

    Une formation est-elle proposée avant l’opération ?

    L’opération est précédée d’une formation collective et obligatoire, dispensée à l’ensemble des participant.e.s sur la méthodologie du décompte et les bons réflexes à avoir. C’est la raison pour laquelle il vous est demandé d’arriver impérativement à 19h30 dans les QG d’arrondissement, le 7 février prochain.

    Un guide méthodologique est distribué aux participant.e.s. Il est disponible en téléchargement sur ce lien.

    Ce temps de formation est essentiel car il est l’occasion d’échanger avec les professionnel.le.s présent.e.s, d’identifier les membres de votre équipe et de poser toutes vos questions.

    Que se passe-t-il le jour J ?

    Après la formation collective, chaque équipe, composée de 2 personnes au minimum et de 5 personnes au maximum, parcourt le secteur qui lui a été attribué. Chaque équipe ira, rue par rue, à la rencontre des personnes sans-abri pour, si elles l’acceptent, leur proposer de répondre à un questionnaire.

    Une fois la zone entièrement parcourue, les bénévoles peuvent, si elles/ils le souhaitent, accompagner le responsable d’équipe au QG d’arrondissement. Un temps d’échange avec les autres participants y sera proposé pour permettre d’échanger sur leur expérience. Si nécessaire, des psychologues seront joignables au retour des équipes.

    Le matériel nécessaire

    Quel matériel sera fourni ?

    • Outils méthodologiques : questionnaire, cartes du secteur, fiches pratiques, guides…

    • Chasuble de sécurité, lampe torche, clipboard…

    • Une collation est distribuée à tou.te.s les participant.e.s

    Que dois-je apporter pour le décompte?

    • Des vêtements chauds et appropriés pour une marche de nuit de 2 à 3h

    • Un parapluie et/ou k-way

    • Un sac à dos

    • Pensez à charger votre portable

    Ce qu’il faut éviter d’apporter

    • N’emportez pas trop d’argent liquide ou d’objets de valeur

    • N’amenez pas avec vous d’autres personnes non inscrites

    • N’apportez pas d’appareil photo

    Après l’opération

    Comment les résultats sont-ils exploités ?

    La collecte des informations est réalisée sous la responsabilité de la Mairie de Paris. Les résultats seront ensuite exploités par l’APUR, en lien avec un le comité scientifique. Ces travaux respecteront strictement l’anonymat des personnes interrogées et ne rendront pas possible une localisation individuelle. Ils seront ensuite rendus publics, et un rapport rendant compte de la démarche sera établi collectivement par l’ensemble des partenaires.

    Comment faire pour m’engager auprès des personnes sans-abri à Paris ?

    Au-delà de cette opération, vous voulez vous engager auprès des personnes sans-abri à Paris ? Rendez-vous pour plus d’informations et des événements sur la page de la Fabrique de la Solidarité, projet parisien de mobilisation citoyenne sur la thématique de la lutte contre l’exclusion.

    Plus d’information ?

    Vous avez d’autres questions ? Vous pouvez nous contacter via l’adresse nuit-solidarite@paris.fr.

    Retour sur la Nuit de la Solidarité 2019

    3622 personnes sans abri ont été dénombrées dans la nuit du 7 au 8 février par les 356 équipes déployées à Paris et par les partenaires de la Ville.

    Premiers bilans et perspectives

    Les premiers enseignements de la 2ème édition

    La Nuit de la Solidarité permet d’objectiver une situation, de rendre plus visible une partie des publics invisibles et apporte des éléments de connaissance sur un public trop peu connu. Elle fournit une photo, un instantané, de la situation à une date donnée. Elle n’explique ni ce qui a pu se passer avant ni ne prédit ce qui peut intervenir après.

    Les analyses ne peuvent se comprendre sans données de contexte : la météo, le nombre de personnes hébergées par ailleurs, les efforts de mise à l’abri déployés les semaines précédentes… Enfin, il s’agit d’un chiffre a minima, car tous les espaces susceptibles d’accueillir des personnes ne sont pas couverts.

    Des résultats qui confirment les enseignements de la 1ère édition

    On y retrouve la présence diffuse des personnes en situation de rue sur tout le territoire parisien, et les phénomènes de concentration dans certains arrondissements

    La proportion de femmes, plus élevée que dans les enquêtes précédentes, confirmant une évolution du public en situation de rue

    Le recours limité au 115, que ce soit par méconnaissance ou par représentation négative de l’hébergement

    La diversité des situations et des trajectoires, avec notamment 2 grands profils :

    Les personnes à l’errance ancienne, ancrées dans l’espace public

    Les personnes arrivées récemment à Paris, plus mobiles et volatiles

    Des évolutions 2019, à approfondir

    La persistance d’un public en situation de rue malgré l’ouverture en nombre de places

    La hausse du nombre de personnes rencontrées dans les 18e et 19e arrondissements et la baisse dans le 10e arrondissement, qui laissent penser à des effets de système, avec des territoires poreux entre eux

    La progression du nombre de personnes en groupe

    La moindre présence de jeunes âgés de moins de 25 ans

    Des analyses plus fines seront réalisées prochainement et apporteront des éléments supplémentaires de compréhension. Elles pourront être mis en perspective d’autres enquêtes et études pouvant être menées à d’autres échelles ou avec une méthodologie différente.

    Dernière mise à jour le mardi 19 mars 2019
    Crédit photo : Mairie de Paris – Guillaume Bontemps

    Votre avis nous intéresse

    Afin d'améliorer l'information sur Paris.fr et de mieux répondre à vos attentes, vous pouvez exprimer votre opinion et nous laisser un commentaire ci-dessous.

    Merci pour votre contribution. Attention nous ne formulons pas de réponse dans cet espace.

    Restez connecté

    Paris j'écoute sur twitter

    Sur @Parisjecoute, la Mairie de Paris répond à toutes vos questions pratiques. A votre service du lundi au vendredi.