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Équipement

Jardin Hans et Sophie Scholl

Mise à jour le 30/11/2020
Sommaire

Horaires

 

mercredi 02/12 ouvert 24h/24
jeudi 03/12 ouvert 24h/24
vendredi 04/12 ouvert 24h/24
samedi 05/12 ouvert 24h/24
dimanche 06/12 ouvert 24h/24
lundi 07/12 ouvert 24h/24
mardi 08/12 ouvert 24h/24
mercredi 09/12 ouvert 24h/24
jeudi 10/12 ouvert 24h/24

Tous les horaires

horaires réguliers
Tous les jours ouvert 24h/24
25 octobre 2020 au 28 février 2021
Lundi ouvert 24h/24
Mardi ouvert 24h/24
Mercredi ouvert 24h/24
Jeudi ouvert 24h/24
Vendredi ouvert 24h/24
Samedi ouvert 24h/24
Dimanche ouvert 24h/24

Accès

Jardin Hans et Sophie Scholl
Porte Pouchet
75017 Paris

Contact

Nom : Jardin Hans et Sophie Scholl

Services

  • Aire de jeux : 1
  • Chiens admis tenus en laisse dans les allées : 1

Présentation

Formant un vaste corridor de verdure entre Paris, Clichy et Saint-Ouen, ce jardin permet de s’affranchir de la limite que constitue depuis les années 1970 le boulevard Périphérique. Tout en formant une galerie couverte transversale, ce dernier abrite des équipements sportifs collectifs. Son ombre se projette sur l’espace boisé situé au nord, plus humide,  agrémenté de plantes tapissantes.  Au sud, une vaste pelouse ponctuée d’arbres à feuillage léger et d’autres à fleurs – adaptés aux conditions d’ensoleillement – invite à la détente ou au défoulement.
Le nom du jardin est chiosi pour rendre hommage à Hans et Sophie Scholl.
Hans Scholl est né le 22 septembre 1918 à Crailsheim et sa soeur Sophie le 9 mai 1921 à Forchtenberg, en Allemagne. Ils ont été élevés dans la foi protestante, avec la liberté de penser et d’agir selon sa conscience. Aussi c’est contre l’avis de leur père, profondément pacifiste, que Hans et Sophie adhèrent dans un premier temps aux Jeunesses hitlériennes, séduits par l’image d’une société renouvelée qu’elles véhiculent. Au printemps 1942, révolté par les souffrances causées par la guerre, Hans fonde à l’université de Munich, avec son camarade Alexander Schmorell, le groupe de résistance étudiante au nazisme « La Rose blanche ». Encouragés par Kurt Huber, professeur de philosophie, ils appellent, à travers des tracts, leurs compatriotes à entrer en résistance face au « nihilisme intellectuel » du régime nazi. Sophie est étudiante en philosophie et biologie dans la même université que son frère aîné. Éprise de pacifisme, chrétienne convaincue, elle s’associe à ce combat pour la liberté, participe aux réunions du groupe et aide à l’impression et à la distribution de tracts. Dans le cadre de ses études de médecine, Hans est envoyé, en juillet 1942, pendant trois mois, comme infirmier sur le front de l’Est, avec Willi Graf et Alexander Schmorell. Ils sont témoins des exactions de
la Wehrmacht, ce qui les conforte dans leur mobilisation. C’est à l’hiver 1942 que les actions de la Rose blanche atteignent leur point culminant.
Pendant l’hiver 1942, Sophie parcourt la région de Munich pour y déposer des tracts, se faisant un devoir d’ouvrir les yeux de ses contemporains afin qu’ils se réapproprient « ce que l’homme possède de plus haut, le libre arbitre et la liberté. » Leur mouvement essaime dans tout le sud de l’Allemagne et jusqu’à Hambourg où un groupe de sympathisants recopie leurs tracts et les diffuse. Dans la nuit du 15 au 16 février 1943, deux mille tracts sont tirés et distribués. Sophie et Hans décident, le 18 février 1943, de distribuer les tracts restants dans leur université. Surpris par le concierge, ils sont dénoncés à la Gestapo.
Le 22 février 1943, après une rapide instruction, la Cour de Justice Populaire de Munich se réunit pour un procès de trois heures. Sophie, Hans et leur ami Christoph Probst sont jugés pour « haute trahison, propagande subversive, complicité avec l’ennemi et démoralisation des forces militaires ». Condamnés à mort, ils seront exécutés le jour même. Trois autres membres du groupe, Alexander Schmorell, Willi Graf et le professeur Huber, seront exécutés quelques mois plus tard, à l’issue d’un second procès. Survivante du mouvement, Annelise Knopf-Graf, soeur de Willi, va consacrer le reste de sa vie à témoigner de l'action et de l'esprit de résistance de La Rose blanche.
Hans Scholl et sa soeur Sophie Scholl furent les piliers du mouvement étudiant La Rose blanche, qui est associé à la résistance intérieure allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont dénoncé le National-socialisme et appelé le peuple allemand à résister. Leur bravoure leur coûta la vie. En Allemagne, de nombreuses écoles portent le nom de Sophie et Hans Scholl. Un prix littéraire, le prix Frère et soeur Scholl, a été créé en 1980. Un buste de Sophie Scholl est ajouté le 22 février 2003 au Walhalla (mémorial allemand à Ratisbonne).
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