Eglise Saint-Sulpice

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Nom : Eglise Saint-Sulpice
Tél. : 01 42 34 59 60
Site de l'Eglise Saint Sulpice

Présentation

UN PEU D'HISTOIRE

La première église

La paroisse Saint-Sulpice s'est développée au XIIIe siècle sur le territoire de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés. L'église avait alors pour saints patrons saint Jean-Baptiste, saint Laurent et saint Sulpice, évêque de Bourges dont la sainteté était légendaire depuis le VIIe siècle.

Certaines parties de la première église existent encore dans les substructions de l'église actuelle. 
Le bâtiment, composé d'une nef terminée par un chevet plat et de bas-côtés simples, mesurait trente-deux mètres de long sur dix-huit mètres de large.
Il fut agrandi sous François Ier (addition d'un grand chevet polygonal composé d'un sanctuaire semi circulaire et de chapelles rayonnantes) puis sous Louis XIII où six nouvelles chapelles furent construites de part et d'autre de la nef ancienne.

Malgré ces différents ajouts, l'église ancienne, qui s'étendait sur l'emplacement des trois dernières travées de la nef actuelle, de la croisée et de la première travée du choeur, ne répondait plus aux besoins de la population.
Un nouveau projet d'agrandissement fut écarté au profit de la construction d'un nouvel édifice.
Il fallut cependant le zèle de Jean-Jacques Olier, nommé curé de la paroisse en 1642, pour le faire aboutir.


Le curé Olier (1608-1657)
Le projet d'une reconstruction complète de l'église correspondait au souhait d'Olier. Profondément attaché à son ministère, le nouveau curé avait également fondé une compagnie de prêtres dotée d'un séminaire dont le bâtiment jouxtait Saint-Sulpice.

De jeunes clercs venaient y recevoir un enseignement spirituel destiné à les guider face aux défis lancés par le protestantisme.
Son action (et celle  de ses vicaires) fut également tournée vers l'organisation de la paroisse qui fut divisée en quartiers afin d'en permettre la réforme et de veiller aux intérêts spirituels et temporels des habitants.

Pour encourager la piété et l'accomplissement des devoirs religieux, Olier poussa le projet de construction conçu par ses prédécesseurs.
L'ampleur du nouveau bâtiment, très agrandi par rapport à l'ancienne église, répondait à ses vues pastorales et à l'essor de la population paroissiale.
L'église, en forme de croix latine, inspirée de Notre-Dame de Paris, fut consacrée en 1745, près d'un siècle après la mort d'Olier (1652), dans le respect des dispositions d'origine.


 

ARCHITECTURE

La construction de la nouvelle église
Les travaux eurent lieu entre 1660 et 1678 sous la direction de Daniel Gittard.
L'architecte, membre de l'Académie, a mis en oeuvre les plans commandés à Christophe Gamard par Olier. 
La partie Est de l'édifice, comprenant la chapelle de la Vierge, le choeur et son déambulatoire, les chapelles rayonnantes et le bras gauche du transept ainsi que le portail du même côté, lui est attribuée.

Pendant quarante ans, le chantier resta inachevé puis reprit, à l'instigation du curé Jean-Baptiste Languet de Gergy.
Il fut alors dirigé par Gilles-Marie Oppenord, architecte du Régent, qui éleva la nef et le portail sud de l'église et s'intéressa tout particulièrement au décor intérieur.

La façade donna lieu à l'organisation d'un concours remporté, en 1732, par Jean-Nicolas Servandoni, qui livra un dessin fortement inspiré par celui de la cathédrale Saint-Paul de Londres. Les travaux dirigés par Chalgrin peu avant la Révolution et concernant les tours de l'église, devaient marquer la fin de la construction de Saint-Sulpice.

 

Décors, mobiliers et vitraux

Plusieurs parties de l'église ont conservé leur décor d'origine, à commencer par la coupole de la chapelle de la Vierge peinte à fresque par François Lemoyne.

Elle fut commandée à l'artiste en 1730 et représente la Vierge recevant l'hommage des paroissiens que lui présentent saint Pierre, saint Sulpice et le curé Olier.
Dans la niche d'un caractère théâtral ajoutée par Charles de Wailly ultérieurement a été intégrée une statue de Vierge à l'enfant par Jean-Baptiste Pigalle.

Saint-Sulpice fournit également, avec les chapelles situées sous les tours d'entrée, un exemple peu connu de l'art décoratif d'époque Louis XVI parvenu jusqu'à nous dans son état d'origine et, à l'entrée du choeur, un très beau témoignage du style rocaille avec les boiseries de la sacristie des messes.

La totalité des chapelles latérales de l'édifice ont été revêtues, au XIXe siècle, de sujets religieux et nulle part mieux qu'ici, on peut découvrir les différentes directions de la peinture de l'époque, jusque et y compris dans le domaine technique (l'église fut ainsi choisie pour une tentative de restauration de la peinture à fresque).
On remarquera principalement parmi elles la présence, sur les murs de la chapelle des Saints Anges (1ère chapelle à droite) de deux chefs d'oeuvre de Delacroix peints par l'artiste à la fin de sa vie, Héliodore chassé du temple et le Combat de Jacob et de l'ange.
 

MOBILIERS ET VITRAUX
L'extrême richesse du mobilier de Saint-Sulpice va de paire avec la variété des styles.

Il suffit pour s'en convaincre d'observer successivement les deux bénitiers d'un goût pleinement rocaille sculptés par Pigalle (entrée de l'église), la Vierge de douleur de Bouchardon d'une beauté tragique (transept, pile de droite) ou encore le monument funéraire de Languet de Gergy de Michel-Ange Slodtz si proche des grands tombeaux du Bernin (chapelle de la nef).

L'église renferme également un des plus beaux ensembles de vitraux de la fin du XVIIe siècle qui puisse être observé à Paris (choeur).

L'église Saint-Sulpice retrouve les statues restaurées d’Edmé Bouchardon 

La Vierge de douleur, le Christ à la colonne et huit apôtres : à gauche saint Pierre, Saint Jean l’Évangéliste, Saint Jacques le Majeur et saint Barthélémy ; à droite saint Paul, saint Jacques le Mineur, saint Philippe et saint André. 

Ce sont ces 8 statues des apôtres qui ont été restaurées grâce au mécénat de la Fondation Frédéric de Sainte Opportune sous égide de la Fondation Notre Dame. La vierge et le christ ont été nettoyées en 2016 grâce au Musée du Louvre et du Getty Museum dans le cadre de l’exposition monographique dédiée au sculpteur au Louvre en 2016 et au Getty Museum de Los Angeles début 2017.

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