Les nouvelles fontaines des Champs-Élysées 

À peine dévoilées, elles font déjà beaucoup parler d'elles. Les nouvelles fontaines du rond-point des Champs-Élysées font revivre les bassins, à l'arrêt depuis vingt ans. Elles ont été conçues comme des créations artistiques et ont été entièrement financées par le mécénat. 

Après trois ans de travail, les nouvelles fontaines des Champs-Élysées viennent d’être installées à leurs emplacements respectifs. 

À l’origine de cette renaissance, le diagnostic d’Eau de Paris, qui a permis d’accompagner dès 2016 la restauration des bassins et des infrastructures en arrêt depuis vingt ans. Grâce au travail de quatre entreprises françaises et aux directions opérationnelles de la Ville de Paris, ce chantier ambitieux a pu être mené en un an. Cette réalisation a été conçue par deux frères designers français, Ronan et Erwan Bouroullec.

Cette création est une véritable prouesse technique rendue possible par l’engagement de 35 ateliers et entreprises et ce projet est intégralement financé par des mécènes. C'est en effet le premier projet porté par le Fonds pour Paris (fonds de dotation de droit privé de la Ville de Paris) qui a souhaité poursuivre l’histoire de ces fontaines dont la réalisation a toujours été confiée à des créateurs. Ainsi, les designers Ronan et Erwan Bouroullec ont imaginé, pour le célèbre rond-point, une création qui mêle eau, lumière et mouvement. 

Le Fonds pour Paris c'est quoi ?

Le Fonds pour Paris a été créé en mai 2015 à la demande de la Maire de Paris, Anne Hidalgo. Cette structure de droit privé illustre une approche nouvelle de la collecte de fonds en France. Paris est en effet la première ville française à se doter d’une telle organisation dédiée à la recherche de mécènes.

Le Fonds pour Paris intervient pour restaurer et dynamiser le patrimoine parisien à travers l’émergence de l’art contemporain. Convaincu de l’impact de la culture et du renouvellement du patrimoine sur la qualité de vie et le vivre ensemble, le Fonds pour Paris a pour mission de collecter des fonds auprès du secteur privé, entreprises ou particuliers.

En savoir plus sur leur site

Le travail de 40 entreprises et plus de 250 personnes 

Ils ne peuvent laisser indifférent, élancés vers le ciel, ces hauts mâts qui reversent l'eau dans les bassins. Les designers ont en effet imaginé six structures composées d’un mât central en bronze de 13 mètres de haut sur lequel viennent s’accrocher des bras haubanés supportant un ensemble de maillons lumineux en cristal Swarovski, le long desquels l’eau s’écoule jusqu’aux bassins. L’ensemble tourne sur lui-même à un rythme très doux, proche de celui de la marche des piétons alentour, et scintille tel un luminaire en mouvement accompagné de jeux d’eau.

Chaque structure, composée de bronze et de cristal, a été agencée par l’atelier Blam Lemunier & Meyer, agence spécialisée dans la mise en œuvre de pièces pour l’architecture, le design et l’art. L’atelier, qui collabore depuis plusieurs années avec Ronan et Erwan Bouroullec, a notamment piloté la phase extrêmement technique de la conception et de l’installation des infrastructures enfouies : chaque mât est ancré sur un châssis en acier de plus de deux tonnes et un système de pièces tournantes assure la rotation des fontaines. 

Au total, quarante entreprises et plus de 250 personnes sont intervenues dans la conception et la réalisation des fontaines, véritables bijoux de technologie dignes des pièces les plus complexes de l’industrie aéronautique ou horlogère.

"Pour cette création, il fallait trouver le juste équilibre entre le monumental et la légèreté afin de se fondre dans le paysage urbain, de souligner le plus délicatement possible la perspective entre la place de la Concorde et la place de l’Étoile et de marquer avec subtilité le passage du calme des jardins à la vie trépidante de l’avenue des Champs-Élysées." ont expliqué les deux frères designers.

Un brevet pour un cristal de lumière 

Pour le jeu de lumières, élément essentiel de cette création, Ronan et Erwan Bouroullec ont collaboré avec la Maison Swarovski. Pendant plus d’un an, les ingénieurs de la société, basés à Wattens en Autriche, ont travaillé au développement d’un cristal répondant à la vision créative des designers et aux exigences de sa réalisation. La démarche d’innovation a été jusqu’au dépôt d’un brevet pour un cristal résistant aux intempéries, aux chocs, à la pollution urbaine et facile d’entretien pour un usage de longue durée.

Swarovski a également fabriqué la structure invisible agençant les quelque 3 200 pièces de cristal – plus de quatre tonnes – taillées sur mesure et illuminées de LED. Ainsi, les cristaux semblent ne former qu’un mouvement fluide et continu avec l’eau traversant les branches qui les supportent, et offrent l’impression d’un spectacle lumineux flottant dans les airs.

À cet engagement d’expertises et de compétences, la maison Swarovski a ajouté un soutien financier majeur qui fait d’elle un des premiers partenaires du projet.

Dernière mise à jour le jeudi 14 mars 2019
Crédit photo : Henri Garat / Ville de Paris

Votre avis nous intéresse

Afin d'améliorer l'information sur Paris.fr et de mieux répondre à vos attentes, vous pouvez exprimer votre opinion et nous laisser un commentaire ci-dessous.

Merci pour votre contribution. Attention nous ne formulons pas de réponse dans cet espace.

Restez connecté

Paris j'écoute sur twitter

Sur @Parisjecoute, la Mairie de Paris répond à toutes vos questions pratiques. A votre service du lundi au vendredi.