Activité

LA FABRIQUE DES POSSIBLES – Hypnoses à bouger

gymnase breguet - Salle de danse au 2e étage
Du mercredi 3 septembre 2025 au mercredi 1er juillet 2026
Danse
Un espace pour sortir de ses habitudes de bouger, de penser et de percevoir
L’atelier d’hypnose à bouger propose d’explorer ce que les états d’absorption peuvent ouvrir en soi : dans les perceptions, les manières d’être et de faire. Il s’agit aussi de découvrir comment l’imaginaire ne s’oppose pas au réel mais vient l’étendre, l’élargir de possibles bientôt puissances.
Cet atelier-laboratoire invite à se glisser en deçà de ses cartes du monde habituelles, pour laisser place à une sensorialité vivante, à un rapport au monde souple et créatif.
Il suffit parfois de suspendre, un temps, le réel, de s’autoriser à plonger dans une image, une sensation, pour réenchanter nos mondes, inventer de nouvelles manières de les habiter et en ramifier encore et encore la compréhension et nos manières d’interagir avec eux.
Le retour de plongée laisse en cadeau la certitude que nous contribuons activement à construire le réel, que rien n’est donné ou figé, et qu’il est possible de sortir de ses propres sentiers battus en levant un instant le nez de ses cartes, pour se laisser guider par la curiosité et la joie enfantine d’explorer l’inconnu : là où tout est possible.
  • La première partie de l’atelier-laboratoire sera une plongée guidée, amenant à habiter et explorer un imaginaire différent chaque semaine.
  • La deuxième partie sera laissée ouverte et sans guidage, afin que chacun·e puisse prolonger, décaler ou intégrer la plongée à sa manière.
  • Enfin, un temps de partage conclura chaque séance, pour apprendre les un·es des autres de ce travail autour de l’imaginaire et des états d’absorption.
Suspendre ses catégories, ses modes de perception routiniers, plonger physiquement dans ce qui apparaît comme autre ou imaginaire, se décaler un instant de soi sont autant de pratiques familières aux danseur·ses et aux artistes en général. Ces mercredis après-midis, nous prendrons le temps d’approfondir, de décliner et de goûter ces gestes ainsi que leurs effets sur nos pratiques respectives (qu’elles soient de danse ou d’un autre domaine).
Cet atelier-laboratoire ne s’adresse donc pas qu’aux danseur·ses : il accueille toute personne curieuse de s’offrir un espace pour sortir de ses habitudes de penser, de bouger et de percevoir. Chacun·e aura la liberté d’habiter les propositions à sa façon singulière et unique, et nous serons riches de ces différences.
Pour conclure cette invitation, voici quelques mots de François Roustang…
« L’induction a pour visée la destruction de notre système de coordonnées figé ou restreint et, par le fait même, de nous ouvrir, fût-ce quelques instants, à un nouveau complexe relationnel souple et ample. La force qui est alors ressentie naît du fait que nous ne disposons plus seulement de nos propres forces, mais de toutes celles qui nous octroyées par le réseau multiforme dans lequel nous sommes placés et par lequel nous acceptons d’être façonnés. La force ou la faiblesse d’un vivant humain est une fonction relationnelle. Si les liens aux autres et au monde sont limités en nombre et en qualité, ou bien s’ils reproduisent toujours les mêmes formes, nous demeurons exténués (…); si, au contraire, ces liens sont innombrables et toujours prêts à s’adapter aux fluctuations de l’environnement, alors la puissance est à notre porte.
Le lâcher-prise que suscite l’induction (…) a précisément pour effet d’ouvrir les portes et les fenêtres de notre demeure pour y laisser pénétrer le souffle porteur de toutes les formes d’autres vies. On saisit là que l’hypnose induite, ce que l’on nomme aussi l’état de transe, est très loin de se réduire à une agréable relaxation ; elle est par nature l’expérimentation d’une tonicité générale. La détente s’identifie au laisser-venir de l’extérieur tout ce à quoi nous nous opposions par notre pseudo-maîtrise, qui n’était qu’une fermeture. En revanche, la tonicité n’est rien d’autre que l’immersion dans les courants multiples auxquels est soumis un vivant dans son rapport avec tous les vivants. » p. 35-36
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« Ce qui fait obstacle au changement, c’est notre façon répétitive de percevoir et de comprendre les choses de notre existence. Or ses stéréotypes sont soutenus et consolidés par des pensées et des jugements qui ne sont plus en contact avec les fluctuations de la vie. Notre sensorialité est endormie par nos savoirs préalables. » p.66
Extrait de « Savoir attendre pour que la vie change » François Roustang
L'enseignante
Catherine Kych danse depuis sa plus tendre enfance. La danse classique est son fil conducteur, mais à la recherche d’espaces de liberté, de jeu et de partage, elle a plongé en 2007 dans le contact improvisation. Elle s’est enthousiasmée pour cette pratique non‐normative qui offrait la possibilité de rencontrer, d’abord par le toucher et le mouvement – puis par les mots – des « autres », et de construire et déconstruire avec eux le monde.
Chemin faisant, elle s’est dotée de différents outils pour approfondir ses pratiques de danse et d’accompagnement : une formation de « Danse et Thérapie du mouvement » (avec notamment les outils de la psychopédagogie perceptive et de la fasciathérapie de Danis Bois), le D.U. « Danse et éducation somatique » de Paris VIII, une formation en Entretien d’Explicitation qui s’est trouvé être l’outil qui lui manquait pour accompagner la mise en mots de l’expérience des danseurs. Depuis elle est un membre actif du GREX (www.grex2.com), groupe de recherche sur l’explicitation fondé par Pierre Vermersch. Le D.U. « Médecine, méditation et neurosciences » de Strasbourg est venu compléter ses connaissances pratiques et théoriques sur l’attention – notamment dans les pratiques méditatives. Catherine s’est enfin formée à l’hypnose ericksonienne pour tenter de mieux comprendre les liens entre imagination, perception, langage et relation, et la manière dont ils influencent les mécanismes de création, d’apprentissage et de changement.
Depuis de nombreuses années, Catherine enseigne et organise des stages et des festivals de contact improvisation au sein de l’association « L’œil et la main » dont elle est l’une des membres fondatrices. Selon les invitations, elle assure aussi des stages et des masters classes de contact improvisation au sein de conservatoires, de CDCN ou du CND ou de festival international tel que celui de Freiburg.

Séances

Du mercredi 3 septembre 2025 au mercredi 1er juillet 2026, hors vacances scolaires, hors jours fériés

Très exceptionnellement, certaines séances peuvent être annulées. L'agenda du contact improvisation à Paris est, dans ce cas-là, toujours mis à jour. Vous pouvez le consulter ici: http://lolm.eu/ci-paris/

Tous niveaux
à partir de 16 ans
mercredi14:30 - 16:30
  • Non accessible aux personnes à mobilité réduite
  • Non accessible aux personnes déficientes auditives
  • Accessible aux personnes déficientes visuelles
  • Non accessible aux personnes déficientes mentales
  • Accueil en langue des signes non disponible

Tarif

  • Combien? Participation libre et consciente à partir de 5€ + adhésion à l’association : http://lolm.eu/adherer/
  • Comment? Sans inscription Venez juste le jour-même, 5 minutes à l’avance.
  • Page Facebook – https://fb.me/e/gMUP5ep2j

Adhésion

Adhésion en ligne (ici)
par courriel via ynsnoevdhr.ybyz@tznvy.pbz[lafabrique.lolm puis gmail.com après le signe @]

Mise à jour le 01/09/2025

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