De l’art pariétal, aux fresques Renaissance, aux grands
lambris 18ème siècle, en passant par les mosaïques byzantines, cet
attachement au support impose ses contraintes (format, technique,
dispositif). Même au 19ème siècle, l’art impressionniste (Renoir,
Pissarro, Caillebotte, Mary Cassatt…) que l’on pensait plutôt attiré par des
formats adaptés à la nouvelle bourgeoisie, faciles à transporter d’un lieu à
l’autre, nourrit un lien très fort avec le décoratif qui aura son point
d’acmé avec les Nymphéas de Monet. Aujourd’hui encore, le décoratif
soulève l’ambiguïté du statut des œuvres : entre « meubles meublants » (les meubles
destinés à l’usage et à l’ornement des appartements, comme tapisseries, lits,
sièges, glaces, pendules, tables, porcelaines et autres objets de cette
nature) et œuvres d’art. Dès lors quelle place offrir aux décorations de
Kandinsky, Sophie Taeuber-Arp, aux
meubles de Diego Giacometti, frère de
Alberto ?