Venus tout droit du Japon, des sumotoris se mesurent aux élèves d’une école parisienne

Reportage

Mise à jour le 12/06/2026

Visuel de Sumo de rikishi à la rencontre des élèves de l'école des Vertus (Paris centre)
Deux lutteurs de sumo japonais ont été reçus à l’école des Vertus ce vendredi avant leur participation au grand tournoi organisé à l’Accor Arena. Une présence exceptionnelle, la première à Paris depuis plus de trente ans. De quoi impressionner les élèves parisiens !
« Konnichiwa ! » Rarement la centaine d’élèves de l’école élémentaire des Vertus (Paris Centre) avaient connu telle effervescence. Ce vendredi 12 juin, c’est d’une seule voix qu’ils ont salué, en langue japonaise dans le texte, l’entrée sous le préau de deux colosses vêtus de kimonos colorés et chaussés de sandales.
Une visite inédite pour cet établissement, mais aussi pour Paris. Car ces deux invités de prestige sont des rikishis, des lutteurs de sumo venus du Japon pour participer au grand tournoi organisé les 13 et 14 juin à l’Accor Arena (12e) : une première depuis plus de trente ans pour cette discipline élevée au rang de culte au pays du Soleil-Levant.
S’ils sont considérés comme des demi-dieux dans leur pays – de nombreux journalistes nippons étaient d’ailleurs présents pour l’occasion ! –, c’est en toute simplicité qu’Abi et Wakamotoru ont rencontré les élèves et échangé avec eux pour leur faire découvrir leur art.
Après quelques cadeaux de bienvenue et un poème de Jacques Prévert, les élèves ont chanté un air bien connu au Japon : « Les Champs-Élysées », de Joe Dassin. « Cette chanson est très célèbre chez nous ! » sourit Wakamotoru, ravi d’écouter en live le morceau.

Des écoliers « frappés par leur humour et leur gentillesse »

Les journalistes sont nombreux, certes, mais ce sont les écoliers qui posent les questions quand l’heure est venue de faire parler les deux rikishis… « Comment devenir rikishi et à quel âge ? » demande un garçon. « Vous pouvez devenir rikishi dès l’âge de 15 ans, si vous êtes un garçon », réplique Abi. « Pourquoi n’y a-t-il pas de femmes au sumo ? » interroge une jeune fille. La réponse, après un temps de réflexion : « Il y a des filles au niveau amateur, mais pas au niveau professionnel, pour des raisons religieuses », concède-t-il.
Le régime alimentaire et le poids des lutteurs passionnent les élèves. Abi, qui pèse 175 kilos, confie « manger six à sept repas » par jour ! Son collègue Wakamotoru ne pèse, lui, que 145 kilos, avec trois repas quotidiens.

Ils sont majestueux, et ce sont des demi-dieux dans leur pays et dans la religion shintoïste.

Simon
élève de CM1
Après les questions, place à l’action : une dizaine d’écoliers affrontent, à tour de rôle, les deux rikishis. Mission impossible ! Nori, qui a combattu l’un d’eux, a été « impressionné par leur taille » et frappé « par leur humour et leur gentillesse ». Les deux Japonais n’hésitent pas à proposer à l’un des élèves de rentrer dans leur écurie de sumo… dès qu’il aura 15 ans !
« Ils sont majestueux, admire Simon, en classe de CM1, marqué par sa rencontre du jour. Ce sont des demi-dieux dans leur pays et dans la religion shintoïste. » Comme 25 camarades de son école, Simon sera ce samedi 13 juin à l’Accor Arena pour assister à la bénédiction du dohyō (l’aire de combat). Un moment unique à venir pour les jeunes élèves.
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