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Série

Rugby : La vie en rose des « Pink Rockets »

Mise à jour le 17/08/2020
Il et elles font le sport à Paris. Pour ce nouvel épisode de notre série, nous vous présentons la section féminine du Stade Français Rugby, créée en 2011. Sous la houlette de son directeur sportif Georges Coudane, les « Pink Rockets » sont aujourd'hui pensionnaires d'Elite 1 (1ère division) et visent encore plus haut, à tous les niveaux.
Le Stade Français Rugby, connu pour ses performances chez les garçons, développe depuis bientôt 10 ans une section féminine qui vise à faire partie des plus grandes. L’équipe senior débutera en septembre une 3e saison consécutive dans l’élite française du rugby féminin.

Une rapide montée en puissance

Lorsque Fabrice Cueille et Georges Coudane, directeur sportif, mettent en place ce pôle, elles ne sont que 7 filles à rejoindre le bateau. En moins d’une décennie, elles sont désormais plus de 140 licenciées. « On a suivi ce qu’avait fait Max Guazzini avec les garçons. On part d’en bas, on construit, on monte et on fait prospérer. » explique le dirigeant parisien.
Surnommée les « Pink Rockets », l’équipe débute en bas de l’échelle, mais ne cesse de passer les étapes à vitesse grand V. De la 5e division en 2011, l’équipe première atterri en 1ère division en 2018. « On a eu des résultats. On a 3 titres de vice-champion de France en 9 ans, on compte 10 joueuses en équipes nationales de rugby à XV ou à VII. On a aussi mis en place une stratégie de communication qui fonctionne car on est le 2e club le plus suivi de France derrière le Stade Toulousain. » se félicite Georges Coudane.

Un club entre Paris et la banlieue

Ce développement d’une section féminine, le directeur sportif en est fier et le valorise : « Le rugby est un sport très féminin contrairement à ce que l’on peut croire, car c’est un jeu d’intelligence où les filles peuvent être meilleures que les garçons. » juge-t-il.
Néanmoins, les filles du Stade Français Rugby sont toujours orphelines de stade dans la capitale. Si elles s’entrainent au Stade Jean Bouin ainsi qu’à l’Hippodrome d’Auteuil (16e arrondissement), elles jouent leurs rencontres de championnat au Stade René Leduc à Meudon (Hauts-de-Seine), avec une capacité d’accueil de 300 personnes.
De jeunes femmes jouent au rugby.
Douglas Cavalera

Devenir l’élite du rugby français

Les Pink Rockets visaient le top 8 du championnat cette année, mais ce n’est que partie remise : « Avec le Covid-19 on a dû, comme tout le monde, resserrer nos budgets, mais pas nos objectifs sportifs. L’an prochain, on espère se qualifier pour les phases finales du Championnat de France. » explique Georges Coudane. Mais si l’équipe première brille, l’idée est également de développer le club à tous les étages : « Nous créerons à la rentrée une équipe de U15 (niveau régional) et le Centre Elite Féminin qui sera notre centre de formation. On rend possible pour des filles âgées de 16 à 17 ans de s’entrainer certains après-midis en semaine en plus de l’école. C’est important pour le développement de notre sport. »
Le rugby, réintégré aux Jeux Olympiques en 2016, est d’ailleurs déjà dans les têtes pour Paris 2024 : « Si tout va bien pour elles, le Stade Français compte dans ses rangs 3 joueuses qui joueront les Jeux Olympiques de 2024 avec l’Équipe de France de rugby à VII : Julie Annery, Séraphine Okemba et Mathilde Coutouly. C’est évident que les Jeux auront un super rayonnement pour nous, surtout que le rugby va se jouer au Stade Jean Bouin. » conclut Georges Coudane.

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