On a cuisiné une galette des Rois avec la pâtissière Alice Lin
Série
Mise à jour le 02/01/2026
Sommaire
Pour l’Épiphanie, on s’est glissés dans les cuisines d’Alice Lin, la pâtissière de la boulangerie Pépite, dans le 11e arrondissement. La lauréate du prix du Goût d'Entreprendre 2024 nous a dévoilé un peu de son histoire en même temps que la recette de sa galette des Rois à la pistache. À goûter ou… à refaire chez soi. Mais attention, niveau expert activé !
La fabrication en images
La pâte constituée de la détrempe et du beurre manié (voir encadré ci-dessous) passe plusieurs fois dans un laminoir pour bien l'étaler.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Alice obtient une pâte fine de deux millimètres, une dimension idéale.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Une fois étalée, la pâte est découpée. C'est le détaillage. Il est effectué au cutter et grâce à un fond rond dont le diamètre correspond à une galette pour huit.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
La pâte obtenue pour plusieurs galettes est mise au frigo pendant une nuit pour la détendre.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
C'est le moment de garnir la galette avec le mélange de frangipane à la pistache et la crème pâtissière. Le tout est fait maison et préparé en amont.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Une fois la galette garnie, Alice dispose la fève en porcelaine à l'effigie de sa boutique.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Alice prend alors une autre galette pour recouvrir la garniture. Petite astuce : il faut faire faire un quart de tour à la pâte du dessus avant de la poser, afin que la galette soit bien ovale après cuisson.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Alice a imbibé les bords avec un peu d'eau pour que les pâtes adhèrent. Il faut ensuite délicatement tasser les bords afin d'éviter les trous d'air dans le feuilletage.
Crédit photo :
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Alice redécoupe les pâtes garnies, mais cette fois avec un fond plus petit, afin que les bords soient parfaits !
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
C'est l'étape du dorage ! Celle-ci est faite avec des œufs et de la crème liquide. Certains mettent de l'essence de café pour que la dorure soit plus foncée.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
On passe alors au rayage avec la lame du couteau. On pique au centre et on effectue des arcs de cercle espacés de façon très régulière.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Et voilà une galette bien rayée et bien dorée ! Pour cela, il aura fallu la laisser 20 minutes au frigo pour que la première dorure sèche, puis appliquer une nouvelle couche de dorure !
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Avant la cuisson, il faut piquer la galette afin qu'elle ne gonfle pas trop quand elle cuira.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Avant de passer la galette au four, il faut la laisser au congélateur au moins une nuit !
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Une fois la galette cuite (45 minutes au four) et froide, Alice la décore ! Elle applique du praliné pistache sur les contours.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
La galette est prête ! Alice ajoute de la pistache hachée, avec au milieu le logo de sa boutique !
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Alice a prévu de préparer avec l'aide de son équipe, près de 1000 galettes pour l'Épiphanie.
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Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Les ingrédients
+ pour la pâte feuilletée : farine de tradition, sel, sucre, eau et beurre fondu
+ pour le beurre manié : farine de tradition et beurre cru
+ pour la frangipane : beurre, pâte d’amande, sucre, œufs entiers, praliné maison, pâte de pistache, pistache hachée torréfiée, farine, fleur d’oranger et un peu de rhum
+ pour la crème pâtissière : lait entier, œuf entier, sucre, poudre à flan et beurre (la crème pâtissière est mélangée à la frangipane pour l’alléger)
+ pour le beurre manié : farine de tradition et beurre cru
+ pour la frangipane : beurre, pâte d’amande, sucre, œufs entiers, praliné maison, pâte de pistache, pistache hachée torréfiée, farine, fleur d’oranger et un peu de rhum
+ pour la crème pâtissière : lait entier, œuf entier, sucre, poudre à flan et beurre (la crème pâtissière est mélangée à la frangipane pour l’alléger)
En savoir un peu plus sur Alice Lin
Un ingrédient coup de cœur
« Je dirais le sésame ! Cela vient de mon enfance – j’ai bu beaucoup de lait de sésame noir – et c’est aussi très bon pour la nutrition. Et si je devais choisir un fruit, ce serait la fraise, sans hésiter : le visuel est magnifique et le goût délicieux. »
Une source d’inspiration
« Sur les réseaux sociaux, je suis les créations qui se font en Angleterre, en Australie ou en Corée. Cela m’inspire beaucoup, et les idées me viennent la nuit ! Soudain, je trouve des noms pour les pâtisseries ou je pense à des produits que l’on pourrait travailler. Après, on fait des tests en équipe, on goûte et on adapte. »
« Il faut que les femmes se lancent sans avoir peur ! Il n’y a pas de syndrome de l’imposteur, on est aussi fortes que les hommes ! »
Pâtissière de pépite (11e)
Une pâtisserie signature
« Le black croissant, on l’a inventé et on le fait depuis trois ans. C’est une pâte à croissant avec du charbon végétal, ce qui lui donne sa couleur noire. À l’intérieur, on met une crème pâtissière au sésame et, au-dessus, vous avez une ganache aussi au sésame avec des graines de sésame. »
Un ustensile indispensable
« La maryse (spatule souple à tête plate), qui permet de mélanger délicatement la préparation pour qu’elle reste alvéolée et ne retombe pas. La maryse donnera, par exemple, une belle mousse au chocolat et favorisera son onctuosité. »
Son parcours en 3 moments clés
Ma reconversion en 2018 > À 24 ans, comme le veut la tradition chinoise, je soutenais mon époux dans son affaire, mais cela ne me plaisait pas. Ma passion, c’était la pâtisserie. J’ai alors beaucoup travaillé pour démontrer le sérieux de ma démarche, notamment auprès de ma famille.
Ma première boutique en 2022 > Un vrai défi : être une femme dans la pâtisserie, c’est compliqué, on ne se sent pas forcément légitime. J’avais très peur de ne pas être à la hauteur et j’appréhendais beaucoup le jugement des gens.
Ma deuxième boutique en 2024 > Après le succès de ma première boutique, on a pu en ouvrir une autre. On était six collaborateurs au départ et on est maintenant vingt dans chacune des enseignes !
Ma première boutique en 2022 > Un vrai défi : être une femme dans la pâtisserie, c’est compliqué, on ne se sent pas forcément légitime. J’avais très peur de ne pas être à la hauteur et j’appréhendais beaucoup le jugement des gens.
Ma deuxième boutique en 2024 > Après le succès de ma première boutique, on a pu en ouvrir une autre. On était six collaborateurs au départ et on est maintenant vingt dans chacune des enseignes !
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