Moi, Jeanne, Parisienne et championne du monde de kick-boxing
Mise à jour le 30/06/2026
À Assas, c’est une étudiante en droit comme les autres. Comme les autres ? Pas vraiment. Entre deux amphis, Jeanne Huron, 27 ans, pratique le kick-boxing de manière professionnelle. Une discipline dans laquelle elle est récemment devenue championne du monde ! Rencontre (fracassante).
Des rings de boxe…
« J’ai débuté la boxe à 15 ans. J'avais déjà voulu essayer avant, mais ma mère était un peu réticente et m’avait dit : "On va te casser le nez, ça va te défigurer, je ne veux pas que tu fasses un sport comme ça."
J’ai d’abord fait du muay-thaï. Seulement, faute d’adversaires en France, je suis passée au kick-boxing. Ce sont des disciplines à la fois proches et éloignées. Le muay-thaï est marqué par une dimension culturelle et spirituelle très forte. Le kick-boxing, lui, est plus développé dans le monde et me permet de combattre plus souvent.
En avril 2026, je suis devenue championne du monde de kick-boxing. Le combat se déroulait au Grand Palais (8e), devant 4 000 personnes ! Quand le juge a levé mon bras, ç'a été une libération totale. Je me suis dit : "Waouh, j'ai réussi à le faire, c'est fou." Mais il ne faut pas non plus se complaire dans la victoire ; il faut continuer à avoir des objectifs pour que la pratique reste épanouissante. Me concernant, c’est la ceinture de championne de France ! »
… aux bancs de l’université
« Actuellement, je suis en troisième année de droit, dans une licence aménagée pour les sportifs de haut niveau. Je voudrais devenir notaire. La formation est en alternance, ce qui me permet d’avoir un pied dans le monde du travail, d’engranger de l’expérience et d’être rémunérée. Avec mes entraînements, le rythme est intense, mais c’est tellement enrichissant !
Continuer mes études en parallèle de ma carrière, c’est d’abord une sécurité. On n’est jamais à l’abri d’une blessure qui, du jour au lendemain, peut nous stopper net. Et puis, en France, la pratique sportive de haut niveau reste assez précaire. Enfin, je trouve que c’est important de maintenir un équilibre intellectuel et sportif.
Quand j’étais en prépa et que je ne faisais pas de sport, je n'avais plus d'exutoire. Quand je ne faisais que de la boxe, ça devenait une routine, presque un travail… Ça n'était plus une passion. Avoir les deux me maintient épanouie dans chaque domaine, tout en préparant aussi l’après-carrière. »
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