Moi, Alessio, Romain et fan de foot parisien
Portrait
Mise à jour le 09/02/2026
Comment dit-on « Paris est magique » en italien ? Il suffit de demander à Alessio, natif de Rome et Parisien d’adoption depuis six ans. Aujourd’hui, le cœur du jeune rappeur balance entre l’AS Roma, le club mythique de la Ville Éternelle, et le Paris Saint-Germain.
Il n’y a rien de mieux que le foot pour s’intégrer lorsqu’on arrive dans une nouvelle ville.
Titi parisien (enfin presque)
« J’ai 26 ans et je viens de
Rome. J’ai grandi un peu partout en Europe, au gré des déplacements de ma mère.
Cela fait six ans que j’habite dans l’est de la capitale. J’ai suivi des études
à la Sorbonne-Nouvelle (5e) et je travaille aujourd’hui dans le centre de
Paris. Je fais aussi du rap (sous le pseudonyme d’Accini) depuis trois ans. J’aimerais en faire mon métier. J’écris
des textes en français et en italien, et je suis particulièrement influencé par
la scène romaine. »
Gravé dans la Rome
« Je suis supporter de l’AS
Roma depuis toujours. Plus jeune, mes parents m’ont donné le choix
entre le Torino, le club préféré de mon père, et la Roma, celui de ma
mère. C’est là que mon sang est devenu giallorosso (jaune et rouge, les
couleurs de l’AS Roma) ! Quand je suis à Rome, j’essaye d’y voir un match
au Stadio olimpico. À Paris, je vais dans un bar du Quartier latin avec le Roma
Club Parigi. On passe la soirée à chanter, c’est comme si je
revenais un peu à la maison. Finalement, depuis que j’habite à Paris, l’AS Roma
est le seul véritable lien que je garde avec ma ville d’origine.
Je me suis tatoué la phrase "Non
ci pensare" ("N’y pense pas") sur le poignet : j’ai tendance à
trop réfléchir et la lire me rappelle que, parfois, il faut juste foncer sans
se poser trop de questions. Elle est tirée de la chanson "Nonostante
Tutto", du rappeur romain Gemitaiz. Il vient du même quartier que moi,
Montesacro, et supporte aussi la Roma ! D’ailleurs, le clip a été tourné
sur le terrain de foot où je jouais, petit. »
Paris c’est (pas si) loin
« J’ai commencé à m’intéresser
au Paris Saint-Germain au moment de l’arrivée de Zlatan Ibrahimovic, en 2012.
J’ai toujours adoré ce footballeur, même s’il n’a jamais joué pour mon club (le
Suédois est passé par la Juventus, l’AC Milan et l’Inter Milan). Puis, en 2013,
Marquinhos (le capitaine actuel du PSG), qui était alors tout jeune, a quitté la Roma pour le PSG. Je
l’aimais bien et j’ai continué à suivre sa progression parisienne.
Quand je suis arrivé ici, j’ai
rencontré des supporters du PSG. Ils allaient souvent au Parc des Princes (16e), en virage, avec les ultras. Petit à petit, je me suis imprégné
de cette culture-là. Pour moi, il n’y a rien de mieux que le foot pour s’intégrer lorsqu’on débarque dans une nouvelle ville. Dans mon cas, le PSG
a facilité cela et, désormais, je me sens vraiment Parisien ! Quand le
club a gagné la Ligue des champions, en 2025, j’étais dans un bar… à Lyon. Mais
tout le monde était quand même pour Paris. Je m’en souviendrai toute ma
vie ! »
De Paris à Rome !
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